Je ne sais pas ce qu'il y a en ce moment, mais ça fait coup sur coup
plusieurs mauvaises nouvelles :
D'abord, la censure du film «les bureaux de Dieu» par des anti-avortements (via
LeZ
Strasbourg) :
CENSURE ET MOUVEMENTS ANTI-CHOIX
Bonjour à toutes et à tous,
Le LEM, petite salle d'Art et Essai de Tassin, s'est vu déprogrammer le film
« les Bureaux de Dieu » de Claire Simon par une association
catholique car celui-ci serait « blasphématoire » et « prônant
l'avortement ».
L'association catholique dirigée par le père Matteo Lo Gioco est bien connue
des associations féministes puisqu'il faisait partie des organisateurs des
commandos anti-IVG qui ont à plus de 100 reprises, en France, fait entrave aux
droits des femmes de disposer librement de leur corps.
Le LEM est lié par une clause du bail stipulant que « le preneur
exploitera la salle pour la projection de films de bonne tenue morale choisis
par Chrétiens Média ou tout autre organisme qui lui serait substitué par les
autorités ecclésiastiques ».
Qu'une salle paroissiale décide de son programme, soit. Mais le LEM fait
partie du réseau du GRAC(1) et à ce titre est subventionnée par la Région
Rhône-Alpes et la DRAC. Cette censure à cause de convictions religieuses est
inadmissible.
Le MFPF du Rhône dénonce cette censure et derrière, la remise en cause d'un
droit fondamental pour les femmes.
Le MFPF du Rhône apporte son soutien aux bénévoles et aux salarié-e-s qui
ont dénoncé et se sont oppposé-e-s à cette censure.
Le film est reprogrammé cette semaine :
a.. Le jeudi 11 décembre 2008 à 21h00
b.. Le samedi 13 décembre 2008 à 18h30
c.. Le dimanche 14 décembre 2008 à 19h15 en présence de Claire Simon, la
réalisatrice, et Françoise Laurent Présidente du MFPF et d'une représentante du
MFPF du Rhône.
Cinéma Le Lem
62 avenue du 8 Mai 1945
69160 TASSIN LA DEMI LUNE
L'association catholique et le père Mattéo Lo Gioco seront présents à la
séance de dimanche.
Nous vous invitons à dénoncer cette censure, à réaffirmer le droit à
l'avortement et plus globalement les droits des femmes et à soutenir les
bénévoles et les salarié-e-s en venant débattre avec nous le dimanche 14
décembre 2008.
En ces temps de remise en question des droits individuels et collectifs,
nous devons plus que jamais être vigilent-e-s et solidaires.
Amitiés féministes
Pour le MFPF 69
Marion ATHIEL, membre du CA du MFPF du Rhône
et membre du CA Confédéral du MFPF.
(1) Groupement Régional d'Actions Cinématographiques
Malika MEHENNAOUI
MFPF 69
mfpf69m.mehennaoui@laposte.net
Ensuite, un couple de lesbiennes s'est vu, en appel, refuser le partage de
l'autorité parentale sur leurs enfants . Entre ça et le «blanchiment» de
Vanneste, on dirait que la justice est très sensible à l'homophobie en ce
moment...
Enfin, le viol et l'homicide d'une femme à Marseille par quatre personnes,
dont visiblement au moins une qu'elle connaissait, qui l'ont forcée à boire
(voir articles du Post , du Point et de
la Provence). Si cette nouvelle n'était pas suffisante pour nous donner
envie de vomir, on pourrait se rabattre avec les commentaires en ligne puant le
racisme et la misogynie. Ou encore, ce petit extrait de l'article de la
Provence :
Sur le trajet, est-ce de son plein gré que la jeune femme a ingurgité une
bouteille entière de vodka ? Ivre morte dès son arrivée à l'hôtel,
a-t-elle vraiment accepté de se soumettre aux volontés sexuelles de ces quatre
hommes ?
C'est ce qu'affirment les deux mis en cause. Mais Cécilia n'est plus là pour
donner sa version. Ce soir-là, de l'aveu même des violeurs présumés, elle va
alterner les pertes de connaissance. Ce qui n'empêchera pas ses quatre
"partenaires" de poursuivre leurs assauts.»
où l'on pourra noter l'utilisation du terme «violeur
présumé» alors qu'ils avouent au moins avoir «poursuivi leurs
assauts» après qu'elle ait perdu connaissance : il faudra m'expliquer
comment quelqu'un qui a perdu connaissance pourrait donner un consentement.
Certes, ce n'est qu'un «fait divers», mais qui est malheureusement
révélateur des violences systémiques contre les femmes... et de la façon dont
elles sont traitées.