Vernis & Sécateur

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Tag - statistiques

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vendredi, avril 2 2010

Billets inachevés (partie 1)

Quand je commence à écrire un billet pour ce blog, ça m'arrive souvent de ne pas le publier tout de suite, et de le mettre dans le purgatoire des «en attente». Parfois, je le termine, et parfois non.

Du coup, j'ai un tas de billets inachevés, dont le plus vieux date de plus de deux ans et ne sera probablement jamais achevé. Et donc voilà, j'ai décidé de publier ceux que je trouvais encore un tant soit peu intéressant, même s'ils n'étaient pas finis, même si maintenant j'écrirais les choses différement. Donc forcément, ça fait un peu fonds de tiroir,..

Privilège cis

(écrit en mai 2009)

Sexualisation

Tu me considères comme un objet de fantasme.

Tu penses que si je m'habille en fille, c'est pour aguicher les mecs et pouvoir mettre des boulets dans mon lit et pas, évidemment, uniquement pour moi.

Tu veux de l'hyperfémininité, être avec plus femme qu'une femme. Ou alors c'est juste que ton trip, c'est les femmes à bite.

Objectification

Tu me considères comme un fantasme d'une nuit, poupée gonflable jetable que tu n'irais pas présenter à tes copains, et encore moins à ta femme.

Subversivisme

Tu penses que je ne fais que renforcer les codes du genre.

Tu estimes que tu peux me dire que je ne dois pas modifier mon corps.

Tu me reproches de ne pas être assez radicale, ou peut-être justement que tu me trouves super radicale, d'une manière exotique.

Tu t'exclames que toi, tu ne sens pas spécialement dans ton genre - un peu comme un poisson ne se sent pas spécialement dans l'eau - et que tu ne vois pas pourquoi je pique des crises quand tu ne respectes pas le mien.

Droit de nommage

Tu t'énerves quand j'utilise le terme cis, parce que ça devient n'importe quoi.

Le manifeste travelo

Un spectre hante le monde : le spectre du travelottisme. Toutes les puissances du vieux monde se sont unies en une Sainte-Alliance pour traquer ce spectre : le pape et les psys, Zemmour et Raymond, les «radicales» américaines et les policiers du monde entier.

Quelle est la féministe qui n'a pas été accusée d'être travelotte par ses adversaires au pouvoir ? Quelle est l'opposition qui, à son tour, n'a pas renvoyé à ses adversaires butchs ou fems l'épithète infamante de travelotte ?

Il en résulte un double enseignement.

Déjà le travelottisme est reconnu comme une puissance par toutes les puissances du monde entier.

Il est grand temps que les travelottes exposent à la face du monde entier, leurs conceptions, leurs buts et leurs tendances; qu'elles opposent au conte du spectre travelo un manifeste travelo lui-même.

Statistiques bloguesques

(datant d'octobre 2009)

Bon, comme ça fait bien de montrer ses stats, voici mes stats sur le mois de septembre :

Visites : 630 (selon la police), 130000 (selon les organisateurs)

Et maintenant, passons à ce qui nous intéresse vraiment dans les stats (enfin moi, c'est mon trip) : les mots-clés ! Alors j'ai fait un petit pré-tri pour garder que le meilleur :

  • 1: transgirls vs féminisme. Alors je comprends pas trop, soit mon petit texte du même nom a eu un succès fou, soit il y a un nouveau courant dans le porno (qui m'apporte l'habitude l'essentiel de mes mots-clés), qui se base peut-être sur des combats dans la boue.
  • 2: porno trans. Eh oui, je suis quand même sixième sur google avec ce mot-clé, au milieu de plein de sites pornos, et c'est un peu ma fierté. Les mecs qui cherchent du porno trans et tombent sur des textes dogmatiques et illisibles payent pour toutes les fois où je suis tombée sur du porno quand je cherchais des textes militants trans. Nyark.
  • 4, 5 et 7: trans porn, porn trans, et trans porno, pour rester dans le même domaine
  • 6: masturbation feminine
  • 9: changer de sexe
  • 13: mtf porn : là c'est déjà les amateurs de porno plus raffinéEs, qui connaissent le terme «mtf».
  • 14 et 15: bas résille (avec ou sans accent)
  • 18: les lesbiennes ne sont pas des femmes (
  • 23: questions idiotes : c'est au bon endroit
  • 30: sarah connor : non, c'est à côté
  • 40: rangers fille
  • 51: gros culturiste
  • 53: transvestisme : yeah, ça fait tellement plus classe que "travestissement" ou "travelottage"
  • 70: travestissement : loser
  • 71: annonces parisiennes
  • 83: les lesbiennes c'est horrible : ben oui, on est sales, moches et méchantes
  • 87: operation de trans porno: euh... y'a vraiment des gens qui se branlent sur une vaginoplastie ?
  • 104: blague transsexuel : j'en ai une bonne. C'est quoi un queer édenté ? Un transcendant.
  • 109: castration
  • 112: castrer un mec
  • 117: comment mettre des lacets sur des rangers : euh... c'est vraiment si compliqué ?
  • 135: fessée déculottée
  • 151: ma femme est un trans
  • 178: rechche blog de filles nues à fortes poitrines avec des couches : hum, peut-être quand j'aurais des implants, hein ?
  • 193: transgenre cou : marrant, j'ai quand même vachement plus de requêtes pour d'autres parties du corps

Les gouines, les trans et la non-mixité, épisode 12

(écrit en novembre 2009, et non publié puisqu'il y a eu à la place une analyse sociologique des non-mixités par Vlad)

Non, ça ne va pas être un remake version lesbotrans de «le bon, la brute et le truand» (sinon, j'aurais appelé ça «The Good, The Butch and The Tranny», ça sonne quand même mieux[1]).

Bon alors, je sais ce que vous auriez envie de dire : encore un billet là-dessus ? T'en as pas un peu marre ?

Ce à quoi je répondrai d'abord que non, je ne m'en lasse pas, et ensuite que là, en fait, ça va être un peu différent puisque je ne vais pas dire du mal des mêmes personnes que d'habitude[2]

Ce qui est amusant, c'est qu'à première vue, les personnes dont je vais dire du mal aujourd'hui sont des mecs cisgenres (en général, peut-être pas tout le temps à 100%, mais assez souvent en tout cas pour que je ne m'emmerde pas à féminiser) qui, bizarrement, croient qu'on va être potes.

Bon, soit-dit en passant, la catégorie «mecs boulets qui pensent qu'on va être potes / coucher ensemble» est quelque chose d'assez vaste et mériterait sans doute un billet à part, voire un bouquin.

Ici, je me limiterai uniquement aux mecs qui te repèrent en tant que trans et qui, du coup, vont venir te confier sur un ton entendu que quand même, les gouines elles font un peu chier à se réunir en non-mixité, c'est du sectarisme de la ghettoisation, du communautarisme, une haine des mecs, bref tout le tintouin habituel, et qu'en plus c'est forcément transphobe.

Soit dit en passant, une parenthèse juste par mesquinerie, c'est le genre de trucs qui m'est pas mal arrivée avec des gays, non pas parce que les gays sont moins féministes que les mecs hétéros, mais parce qu'en général ces espaces ont plus souvent lieu à l'intérieur du vaste et grand «mouvement LGBT» que dans les milieux hétéros. Et ce qui est drôle, c'est que bien souvent, ces mêmes personnes qui n'ont pas de mots assez forts pour dénigrer la non-mixité des gouines passent quand même un certain temps dans des bars, saunas et autres back-rooms qui ne sont en fait pas tout le temps des supers exemples de mixité. Mais bon, hein, évidemment, ça n'a rien à voir. (Et bien sûr il va sans dire que ces endroits sont toujours hyper trans-friendly).

Mais revenons-ons à nos moutons. Alors, si on n'est pas rôdée, on peut se dire pendant un quart de fraction de seconde qu'au moins le souci que peuvent poser certains espaces non-mixtes pour les personnes trans a été entendu.

Et ensuite on se rend compte qu'en fait, ben non, on est juste instrumentalisée contre, non pas une éventuelle politique particulière qui exclurait les trans, mais la non-mixité de manière générale.

Ce qui est ironique, c'est que ces mecs en question font en fait exactement ce qu'ils reprochent aux espaces non-mixtes qui excluent les trans : c'est-à-dire qu'ils n'envisagent pas une seule demi-seconde que tu ne sois pas juste la trans de service pour justifier le «T» du «LGBT», et qu'en fait tu te reconnais aussi dans une identité gouine et que du coup, ben, tu te retrouves finalement pas trop mal dans cet espace[3].

Parce qu'en fait, ben oui, si je râle parfois contre l'exclusion ou le manque de clarté vis à vis des trans de certains espaces non-mixtes, c'est pas parce que je trouve que la non-mixité c'est pas bien, dangereux, anti-mecs, pouet-pouet, mais plutôt parce qu'il y a des momens où je n'ai pas envie d'avoir à me taper un espace où les mecs prennent toute la place, où il faut faire gaffe où on met ses pieds pour ne pas se faire marcher dessus, où quand t'es en train de discuter avec une copine faut qu'il y ait des mecs qui viennet se foutre au milieu pour toujours être le centre de l'attention.

Notes

[1] Mais c'est un titre que j'ai déjà réservé pour une potentielle future nouvelle, donc je ne vais pas le gâcher pour un billet de post vite fait, non mais.

[2] Enfin, par rapport à d'habitude si on se réfère aux fois précédents où j'ai parlé de gouines, de trans et de non-mixité (quoique, et encore) ; pas par rapport à d'habitude en général, vu qu'en fait je vais surtout dire du mal des mecs et que du coup c'est quand même pas spécialement rare. (Quoiqu'en fait je me trouve relativement modérée sur ce blog, l'air de rien)

[3] D'ailleurs je trouve ça drôle cette impression que pour certaines personnes je peux être catégorisée comme «gouine» ou comme «trans» mais difficilement les deux en même temps. Et bizarrement quand je suis catégorisée en tant que gouine j'ai l'impression d'être perçue comme vachement plus méchante par les mecs un peu misogynes, je trouve ça marrant ce qu'on associe à certaines identités.

lundi, février 15 2010

Élections régionales

Comme je m'emmerdais sec, je suis allée sur la page Wikipédia concernant les élections régionales 2010, et là dessus à partir du nom de chaque tête de liste (je crois qu'il y a pas encore toutes les régions, mais y'en a assez pour que ce soit chiant de compter) et du genre grammatical que lui attribuait Wikipédia, je les ai réparties en trois catégories : hommes, femmes, ou indéfinies. La troisième catégorie veut pas forcément dire que la personne se revendique genderqueer, juste que moi j'ai pas trouvé et que j'ai eu la flemme de mener plus amples investigations.

Et du coup on peut faire des statistiques de, ben, pas vraiment parité du coup, mais plutôt de trinité, qu'on peut additionner selon les partis, avec le jeu que par exemple quand Machin est tête de liste NPA-FG, est-ce qu'on le compte chez le NPA ou le FG ? Là, j'ai mis dans les deux, mais le principe est discutable, surtout qu'il y a des fois où je crois m'être gourrée.

Ah, et je me suis peut-être gourrée une fois ou deux ailleurs aussi, mais bon, globalement sur la masse (purée, je pensais pas qu'on avait autant de têtes de listes...) ça doit pas changer grand-chose, surtout que selon les statistiques 83% des statistiques sont fausses.

Bref, assez de blabla, des chiffres !

  • LO: 10 hommes (53%) et 9 femmes (47%)
  • NPA: 10 hommes (53%), 8 femmes (42%) et 1 indéfiniE (5%)
  • FN : 13 hommes (65%) et 7 femmes (35%)
  • UMP : 14 hommes (70%) et 6 femmes (30%)
  • Europe-Écologie : 14 hommes (74%) et 5 femmes (26%)
  • Modem : 14 hommes (74%) et 5 femmes (26%)
  • PS: 14 hommes (82%) et 3 femmes (18%)
  • FG: 15 hommes (83%) et 3 femmes (17%)
  • Autres listes : 37 hommes (90%) et 4 femmes (10%)

Total : 141 hommes (73%), 50 femmes (26%) et 1 indéfiniE (1%)

Après, à partir de là, on peut s'amuser à tirer d'autres chiffres :

  • Pourcentage de partis qui, par pur hasard, ont un peu plus de femmes que d'hommes têtes de listes : 0%
  • Pourcentage de partis qui, par pur hasard, ont «un peu» plus d'hommes que de femmes têtes de listes : 100%

Et puis pour être un peu provoc...

  • Nombre de candidates affichant un «symbole de soumission sexiste» en portant un foulard : 1
  • Nombre de candidats s'affichant en une sorte de «symbole de domination sexiste», puisque statistiquement dans un monde sans sexisme ce ne seraient pas eux qui seraient têtes de listes : 45

mardi, mars 13 2007

De la précision des sondages

Il y a un débat qui revient un peu à chaque élection, c'est la question des sondages, de savoir s'ils sont fiables ou pas, s'il s'agit d'une «photographie de l'opinion», leur marge d'erreur, etc.

Franchement, je ne suis pas une flèche en statistiques, mais vu qu'une nuit vers une heure du matin je me suis réveillée avec l'envie irrépressible de calculer la marge d'erreur du sondage sur le score d'Olivier Besancenot, je vous fais part de ce que j'ai compris.

Méthode aléatoire / méthode des quotas

Normalement, pour faire un sondage valable, il faudrait prendre un certain nombre de personnes de manière purement aléatoire. Par exemple, pour les sondages électoraux, prendre 1000 personnes au hasard sur la liste des inscrits sur les listes électorales.

Seulement, c'est plus cher, plus compliqué (notamment parce qu'il n'y a pas de liste électorale centralisée en France), et, du coup, en général ce n'est pas ça qui est fait, mais la «méthode des quotas», qui revient à distinguer différentes catégories de personnes et à piocher des gens dedans.

En théorie, ça devrait revenir plus ou moins au même, mais en pratique, je ne sais pas.

Marge d'erreur

J'ai lu à plusieurs reprises que la marge d'erreur pour un sondage portant sur un millier de personnes était de 3%. Ce qui fait tout de suite beaucoup. Cela dit, ce n'est pas vrai tout le temps.

Mais d'abord, ce qu'il faut dire, c'est que le calcul de la marge d'erreur se fait en partant du principe qu'on utilise la méthode aléatoire. J'ai lu quelque part (et malheureusement je ne retrouve plus le lien) qu'il n'était pas possible de calculer la marge d'erreur en utilisant la méthode des quotas, et qu'il n'était pas donné que ça soit la même chose qu'avec la méthode aléatoire. Donc il faut faire un peu attention quand on parle de marge d'erreur vu que là d'un point de vue rigoureux on devrait déjà dire qu'on ne peut pas calculer (si j'ai bien compris).

Mais admettons que soit la même chose qu'avec la méthode aléatoire. Pour calculer la marge d'erreur, on considère que si 4% des gens disent voter pour Besancenot, ça veut dire que chaque personne a une probabilité p = 0,04 de répondre «Besancenot» et 1-P = 0.96 de ne pas répondre «Besancenot». Cela s'appelle une loi binomiale.

L'écart-type d'une telle loi vaut sqrt (p * (1-p) * n) où sqrt est la fonction racine carré (désolée je sais pas faire les formules mathématiques jolies), p la probabilité (là 0.04) et n le nombre de sujets (en général un peu moins de 1000).

Donc si Olivier Besancenot est crédité de 4% dans un sondage où 1000 personnes ont répondu, l'écart-type sera sqrt (0.04 * 0.96 * 1000) = 6.197 pour 1000, donc 0.62%.

Pour le second tour Royal-Sarkozy à 47% contre 53%, l'écart type sera de sqrt (0.53 * 0.47 * 1000) = 15.783 pour 1000, donc 1.58%

À partir de là, comment on calcule la marge d'erreur ? Le principe de la marge d'erreur c'est donner un «intervalle de certitude», c'est à dire qu'on est sûr à 95% (ou 99%, ou X%) que le score est entre a et b.

En l'occurrence, on considère que la répartition d'un sondage à l'autre avec un échantillon différent (donc ce qu'aurait donné le même sondage si on avait pas appelé les mêmes gens) va suivre une loi gaussienne, grâce à un théorème qui dit, si j'ai bien compris, que si on prend plein de variables aléatoires, ben en général on aura une gaussienne.

Cette fonction a une propriété intéressante, c'est que 95% (à peu près) de sa surface est contenu entre «- 2 écarts-types» et «+2 écart types». Autrement dit, on multiplie l'écart-type par deux et on a un intervalle à 95% de certitude.

Donc pour Olivier Besancenot à 4% ça donnerait 2 * 0.63 = 1.34, et 2* 1.58 = 3.06% pour Royal ou Sakozy à 53/47%. Donc on retombe sur le 3% de marge d'erreur quand on est proche de 50%, mais heureusement c'est un peu moins quand c'est plus bas. Cela dit ça donne quand même un intervalle qui va de 2.66% à 5.34%, et donc on voit bien que dire qu'un candidat à 4% a gagné 0.5% depuis le dernier sondage a assez peu de sens.

Cela dit, je remets le bémol que rigoureusement, ça ne marcherait qu'avec la méthode aléatoire et pas celle des quotas, d'une part, et, d'autre part, mon dernier examen en statistiques remonte à il y a 3 ans et j'avais eu 5/20. Donc il y a peut-être une erreur dans le raisonnement :o)

Réajustement

Il y a aussi un autre petit problème du point de vue statistiques, c'est que pour qu'une statistique soit valable, il faut éviter que ça soit biaisé.

Est-ce qu'un sondage est biaisé ? Ben oui. Carrément.

Par exemple, un électeur qui vote Front National va statistiquement moins le dire dans les sondages, ce qui, si on prenait les chiffres brut, tendrait à minimiser le score du FN dans les sondages.

Pour pallier ça, les instituts de sondage «redressent» les score en appliquant des coefficients, calculés à partir des résultats bruts pour les élections précédentes et des résultats dans les urnes.

Le problème, c'est que, pour 2007, on corrige le biais qu'on sait qu'il y avait en 2002. Or, absolument rien ne permet de dire que le biais est le même. Par exemple pour le FN, le fait que Le Pen soit passé au deuxième tour pourrait faire en sorte que les électeurs votant Front National aient plus de facilité à le déclarer dans les sondages ;ou l'inverse, à cause du choc produit par le 21 avril et des manifestations contre le FN. Idem pour Olivier Besancenot : en 2002 il n'était pas connu, là il a une certaine notoriété, le biais ne sera certainement pas le même. Et c'est encore pire pour les candidats qui se présentent pour la première fois, comme José Bové.

Lorsque les instituts de sondage communiquent leurs chiffre, c'est après avoir compensé leur biais, donc on ne sait pas les résultats bruts. Si un sondage IFOP donne un candidat à 10% le 1er janvie, et un sondage Sofres à 15% le 1er février, est-ce que c'est parce qu'il y a vraiment plus de gens qui ont répondu ou alors juste un moyen d'ajuster les chiffres différent ? Du coup pour comparer une évolution du score on est obligé de comparer avec les sondages précédents du même institut.

Conclusion

Voilà je m'excuse si j'ai fait un billet peut-être un peu professoral avec des formules et tout, et si ça se trouve ça paraît évident pour ceux qui lisent, mais c'est les petites réflexions que je m'étais faites sur les sondages.

Pour conclure, on dit souvent que les sondages sont «une photographie de l'opinion à un instant t» ; au vu du nombre de problème inhérents à leur fabrication, je dirais plutôt qu'il s'agit d'un dessin d'après la réalité réalisé par un enfant de 6 ans. Autrement dit, s'il y a un soleil et une maison, c'est sans doute qu'elles sont bien présentes, mais il vaudrait peut-être mieux éviter de baser trop d'analyses sur le fait que la fumée de la cheminée fait des spirales.