Là, j'avoue, je suis sur le cul. On apprend dans une news AFP qu'il trouve difficile d'attaquer son bilan. Soit. Jusque là, normal : je suis pas d'accord, mais on se doute bien qu'il va pas dire «ok, mon bilan est pourri.»
Mais il ne s'arrête pas là, le bougre. «En quatre années de ministre de l'Intérieur, il n'y a pas eu une seule bavure et pas un seul scandale, alors pour quelqu'un qui n'a pas de sang-froid...» Bon. Il me semblait que tous les indicateurs de violence policière étaient plutôt dans le rouge, que la révolte des banlieues avait été causée par une poursuite par des policiers, mais il parle peut-être juste de lui et pas des policiers : lui n'a pas commis de bavure directement, et le terme de «karschër» qui a provoqué un scandale n'était pas de lui, mais d'un doppelganger. Pas de pot.
Ensuite, Sarkozy réagit à la proposition de Bayrou de débattre sur Internet. Et là il sort : «Ce n'est pas parce qu'internet est hors la loi qu'il faut être hors la loi».
Damned. Internet est hors-la-loi. J'avais bien conscience qu'avec la loi DADVSI notamment il avait entrepris de le nettoyer lui aussi au kärsher, mais quand même.