Vernis & Sécateur

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jeudi, avril 5 2007

Sarko est trop trop fort

Là, j'avoue, je suis sur le cul. On apprend dans une news AFP qu'il trouve difficile d'attaquer son bilan. Soit. Jusque là, normal : je suis pas d'accord, mais on se doute bien qu'il va pas dire «ok, mon bilan est pourri.»

Mais il ne s'arrête pas là, le bougre. «En quatre années de ministre de l'Intérieur, il n'y a pas eu une seule bavure et pas un seul scandale, alors pour quelqu'un qui n'a pas de sang-froid...» Bon. Il me semblait que tous les indicateurs de violence policière étaient plutôt dans le rouge, que la révolte des banlieues avait été causée par une poursuite par des policiers, mais il parle peut-être juste de lui et pas des policiers : lui n'a pas commis de bavure directement, et le terme de «karschër» qui a provoqué un scandale n'était pas de lui, mais d'un doppelganger. Pas de pot.

Ensuite, Sarkozy réagit à la proposition de Bayrou de débattre sur Internet. Et là il sort : «Ce n'est pas parce qu'internet est hors la loi qu'il faut être hors la loi».

Damned. Internet est hors-la-loi. J'avais bien conscience qu'avec la loi DADVSI notamment il avait entrepris de le nettoyer lui aussi au kärsher, mais quand même.

mercredi, mars 21 2007

Pars vite et reviens tard

Voilà, Chirac a apporté son soutien à Sarkozy, et a accessoirement précisé la date à laquelle ce dernier quitterait le ministère de l'Intérieur : ce sera le 26 mars. Plus que cinq jours.

Bien sûr, il est fort probable que son remplaçant, François Baroin, qui si je me souviens bien avait fait une sortie l'année dernière pour remettre en cause le droit du sol, mènera à peu près la même politique sécuritaire, pour faire du chiffre, mais c'est tout de même quelque chose qu'on peut fêter symboliquement.

J'ai vu qu'Act-Up Paris avait déjà prévu de faire un rassemblement à cette occasion, espérons qu'il y aura d'autres forces pour dire à Sarkozy que s'il pouvait ne pas revenir, il ne nous manquerait pas.

lundi, mars 19 2007

Mourir pour Sarkozy

Un article de Libération cite notamment une jeune militante UMP qui dit «Je suis prête à mourir pour Nicolas».

Je ne pense pas que Elanchelvan Rajendram ait jamais eu envie de mourir pour Nicolas, mais en tout cas, il est mort par sa faute. Expulsé au Sri Lanka en août 2005, il est mort sous les balles des militaires fin février. Ce n'est certes pas Sarkozy qui a appuyé sur la détente ; mais avec sa politique de faire du chiffre sur les expulsions en méprisant les conditions humaines des sans-papiers, réduisant le droit d'asile à peau de chagrin, le ministère de l'Intérieur est complice de cet acte barbare, tout comme de l'emprisonnement d'un demandeur d'asile au Tchad.

La France de Nicolas, je n'ai pas encore spécialement prévu de la quitter, mais ce qui est sûr, c'est que je ne l'aime pas.