Vernis & Sécateur

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jeudi, février 5 2009

En vrac (encore)

Rouillan reste en prison

La nouvelle est tombée : après avoir mis fin à son régime de semi-liberté l'année dernière, la justice reste cohérente dans sa logique liberticide (puisque Rouillan a été renvoyé au trou pour une petite phrase qu'il a dit) et a décidé de rejeter sa demande de libération conditionnelle.

Je ne sais pas quoi dire que je n'ai pas exprimé auparavant, mais je n'en pense pas moins.

Pétitions

Trois pétitions différentes que vous pouvez signer dès maintenant :

Lesbians on Ecstasy

J'ai découvert hier un super clip de Lesbians on Ecstasy, groupe électronique de Montréal. J'avais déjà écouté un ou deux morceaux du groupe avant et j'avais moyennement accroché, mais celui là, je suis super fan, alors je fais partager :


Lesbians on Ecstasy - Sedition

jeudi, décembre 4 2008

Liberté d'expression, il faut le dire vite

La suspension de la semi-liberté de Jean-Marc Rouillan vient d'être confirmée en appel. Ce n'est pas forcément une décision très surprenante, mais ça n'en fait pas moins chier.

Je trouve ça quand même ironique, qu'on renvoie un type en détention parce qu'il a osé insinuer qu'il ne crachait pas sur tout ce qu'il avait pu faire, alors que, quelques semaines plus tôt, un type comme Vanneste était être «blanchi» de ses accusations d'homophobie au nom... de la liberté d'expression.

Bien entendu, il fallait comprendre : la liberté pour le dominant d'exprimer son mépris pour les dominé-e-s, la liberté d'expression de celui qui est du côté du manche, la liberté d'expression de l'oppresseur pour dénigrer l'opprimé-e, et jamais l'inverse.

Et pendant ce temps, deux autres personnent restent, elles aussi, en taule, Julien Coupat et Yldune, les terroristes des caténaires, sur des preuves assez fumeuses. Mais il est vrai qu'ils ont édité un bouquin anarchiste, alors...

Liberté d'expression hein ? En tout cas lorsqu'il s'agit de les considérer comme des terroristes ; pas, manifestement, lorsqu'il s'agit de les défendre, comme l'ont démontré les arrestations et perquisitions menées contre un comité de soutien belge aux arrêtés du 11 novembre.

Alors évidemment, ça met en colère, mais je vais éviter de le dire trop fort, pas envie de finir au poste.

Et merci de ne pas laisser de traîner de copies de ce billet près des voies ferrées.

jeudi, octobre 16 2008

Rouillan réincarcéré, liberté d'expression bafouée

Jean-Marc rouillan a donc vu son régime de semi-liberté supprimé à cause d'une interview dans l'express. La décision n'est pas motivée.

Ce qui est reproché à Rouillan, c'est d'avoir osé critiquer la mesure qui l'empêchait de s'exprimer sur les actes passés d'Action Directe, et d'avoir dit que s'il crachait sur tout ce qu'ils avaient fait, il pourrait s'exprimer (de là pour des médias à conclure qu'il ne regrettait rien).

Je suis personnellement vraiment attristée que Rouillan retourne en prison, après y avoir passé plus de 20 ans, pour des actes commis dans une situation qui était sans doute bien différente que celle qu'on vit maintenant. Mais au-delà, je trouve vraiment hypocrite le système consistant à libérer une personne uniquement si elle prétend regretter et se repentir. Car c'est ça, au fond, qu'on reproche à Rouillan : ne pas avoir expier ses pêchés, ou, au moins, avoir fait semblant.

Et puis, je suis en désaccord avec les méthodes qu'avait Action Directe, mais j'aurais aimé qu'il soit possible d'en discuter avec ses membres, d'en tirer un bilan critique, sans moralisme, sans jugement, pour comprendre.

Et par ailleurs, je suis vraiment inquiète qu'on puisse renvoyer un homme en prison uniquement à cause d'une interprétation hasardeuse d'une interview. Certes, aujourd'hui, ce sont les prisonniers qu'on baillonne...

Mais demain ?