Vernis & Sécateur

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mercredi, octobre 26 2011

Une autobiographie transsexuelle (avec des vampires) – communiqué alternatif

Parce que, ouais, les espèces de «communiqués» sérieux c'est chiant, voilà une version un peu plus fun (en tout cas selon moi, vous avez le droit de ne pas être d'accord).


Vous avez toujours trouvé que les biographies trans manquaient de guns et de motos ? Vous n'avez jamais compris cette obsession pour la poésie chez les auteures lesbiennes ? Alors vous aimerez «Une autobiographie transsexuelle (avec des vampires)», de Lizzie Crowdagger (et illustrée par Rose Butch), située entre «Buffy», «True Blood» et «Sons Of Anarchy», mais avec plus de gouines.

«Une parfaite illustration de la dialectique post-moderniste foucaldienne troublant le genre de manière subversivement queer.»

Butler (Gerard)

«Un torchon pire que le Hellfest et la Pride réunis.»

Christine Boutin

«Les lesbiennes ne sont pas des femmes. Et je ne parle même pas des vampires lesbiennes.»

Monique Wittig

«Ce roman montre à quel point le patriarcat nous aliène.»

Ellen Ripley


Et sinon, si vous avez du goût et que par conséquent ce bouquin vous intéresse, vous pouvez soit le commander sur le site TheBookEdition, soit en contactant l'auteure par mail (crowdagger at reveries point info), soit en passant au centre LGBTQIF de Lille, 19 rue de Condé, pendant le Festival Ô Mots des Flamands Roses (c'est-à-dire, jusqu'au 12 novembre).

samedi, octobre 22 2011

Sortie du livre «Une autobiographie transsexuelle (avec des vampires)»

Voilà le pseudo-communiqué vaguement «sérieux» copié/collé de Rêveries.info pour annoncer la sortie de mon nouveau livre, que vous pourrez trouver (en plus de sur Internet) au centre LGBTQIF de Lille, 19 rue de Condé, pendant toute la durée du neuvième Festival Ô Mots des Flamands Roses (c'est-à-dire, du 20 octobre au 12 novembre).


Lizzie Crowdagger a le plaisir de vous annoncer la sortie de son nouveau livre, Une autobiographie transsexuelle (avec des vampires). Constituée de trois histoires où l'on suit le parcours de la narratrice, Cassandra, et d'un gang de lesbiennes surnaturelles, cette oeuvre mélange thématiques féministes, lesbiennes et trans, avec une intrigue fantastique.

Afin d'avancer dans son parcours transsexuel, Cassandra décide de se procurer des hormones de manière illégale, sans se douter que l'association lesbienne à laquelle elle s'adresse sert en fait de couverture à un gang de motardes surnaturelles.

Depuis sa première sortie en Harley jusqu'à sa participation à des règlements de comptes, Cassandra nous raconte son histoire. Elle parle aussi de son combat et des différents obstacles auxquels elle a dû faire face dans sa quête d'identité :

Comment obtenir des hormones et trouver un médecin compréhensif ?

Peut-on être acceptée par des lesbiennes surnaturelles lorsqu'on est une pathétique mortelle ?

Comment faire comprendre à sa mère que son fils est en fait une fille ?

Et, surtout, que faire face à une vampire bikeuse qui a envie de vous pour son quatre heures ?

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Une autobiographie transsexuelle (avec des vampires) peut être commandée au prix de 12€ sur le site de l'auteure ou sur The Book Edition.

Illustrations par Rose Butch.

Extrait :

« C’est là », expliqua-t-elle.

Je me tournai et aperçus un bar plutôt voyant dont la devanture proclamait fièrement : « From L, pour les filles de la nuit ». Je trouvai étrange de ne l’avoir jamais remarqué jusqu’à ce qu’elle me le montre du doigt. Ce n’était pourtant pas un lieu discret.

« C’est là depuis longtemps ? demandai-je. Je passe dans cette rue régulièrement, et...

— Filtre perceptif, expliqua Valérie tandis qu’elle déverrouillait la porte. Ça pousse les esprits non entraînés à regarder ailleurs. Sauf si on sait ce qu’on cherche...

— Je comprends mieux l’expression « lesbienne invisible », maintenant... »

Elle me jeta un regard blasé avant de me faire entrer dans le bar.

« On est fermées aujourd’hui, dit-elle en allumant la lumière. D’habitude, l’ambiance est quand même un peu plus chaleureuse. »

Elle s’assit à une table et je la suivis, en prenant le temps de regarder la décoration. Le tout était très sombre et faisait un peu mélange entre bar gothique et hangar désaffecté : les têtes de mort et les bougies noires, ainsi qu’un impressionnant réfrigérateur relooké en cercueil, cotoyaient de gros tuyaux métalliques rouillés et des vieux barils qui servaient de tables.

« J’ai ce que tu veux », annonça-t-elle.

Elle sortit triomphalement un gros sachet en plastique de son sac à dos.

« Hormones féminines, modèle « gel à tartiner ». Rassure-toi, ça tache moins que le Nutella. »

La porte du bar s’ouvrit soudainement et une grande blonde aux cheveux courts et à l’allure de métalleuse — pantalon noir à sangles, blouson en cuir de la même couleur, croix inversée, tout y était — entra d’un pas rapide avant de refermer la porte brutalement.

Elle nous dévisagea ensuite tour à tour, s’attardant un peu trop longuement sur moi à mon goût.

« Salut, Morgue, lança Valérie.

— ’lut, Val », répondit la nouvelle venue.

Après quoi, elle se tourna à nouveau vers moi et me désigna du doigt. Je pus au passage constater qu’elle avait des ongles noirs suffisamment longs pour pouvoir prétendre au titre de griffes.

« C’est quoi, ça ? »

Valérie soupira, et je sentis le sang me monter aux joues. Je m’étais déjà fait traiter de travelo dans la journée, maintenant « ça » ? Je commençais à en avoir plus que marre.

« Vous avez un problème parce que je suis transsexuelle ? » demandai-je sur un ton agressif.

Morgue s’approcha de moi et retroussa ses lèvres, dévoilant des canines proéminentes.

« Non, j’ai un problème parce que tu es de la nourriture. Ce qui n’est pas un mal en soi, vu que j’ai méchamment la dalle. Seulement, on n’a plus le droit de manger les humains, de nos jours, quoique je suis en train de me dire que je pourrais faire une exception à mon régime. »

Valérie prit une grande inspiration et se tourna vers la vampire — cette fois-ci, je n’avais pas besoin de le demander pour n’avoir aucun doute sur le fait qu’elle en était bien une.

« Morgue, s’il te plaît...

— C’est un endroit secret ! Tu comprends ce que ça veut dire ? Ça veut dire : ne pas amener de putain d’humains !

— On n’est plus un endroit secret, protesta Valérie d’une voix calme. Nous sommes une association légale qui agit au grand jour.

— J’ai voté contre cette décision ! » cria Morgue.

Elle s’assit ensuite à côté de moi et s’intéressa de nouveau à ma personne.

« C’est quoi, ton nom ? demanda-t-elle.

— Cassandra.

— C’est un nom à chier », lâcha-t-elle, lapidaire.

Valérie lui lança un regard mauvais.

« Arrête d’être désagréable, s’il te plaît. Et puis, on était en train de discuter, toutes les deux. Tu ne veux pas nous laisser ?

— Oui, ajoutai-je. Accessoirement, dans la série « nom à chier », Morgue ? Sérieusement ? »

La vampire me regarda dans les yeux avec un air menaçant avant de me montrer ses dents une nouvelle fois.

« C’est bon, soupirai-je, j’ai compris, tu as les plus grandes canines. »

Comme pour me répondre, elle s’allongèrent encore de deux bons centimètres.

« Ouais, fit Morgue avec un sourire. Qu’est-ce que tu viens faire ici, Cassie ? »

Je lui montrai le sac avec les hormones qui traînait sur la table.

« Valérie m’aide à me procurer ce genre de choses. »

La vampire continua à sourire, et ses canines se rétractèrent pour retrouver leur taille normale.

« Alors, tu n’es pas une étudiante qui tient à faire un entretien avec une vampire pour rendre son mémoire un peu plus exotique ?

— Non, soupira Valérie.

— Juste une transsexuelle », ajoutai-je.

Morgue hocha la tête, avant de se lever.

« D’accord, je vous laisse. Je vais grailler. Si on me cherche, je suis dans le bureau. »

Elle allait partir, mais sembla hésiter. Elle me regarda finalement avec un air interrogatif.

« Ton histoire de transsexuelle, ça a quelque chose à voir avec la Transylvanie ?

— Vous ne savez pas ce qu’est une transsexuelle ? » demandai-je, étonnée.

Je réalisai après coup que j’avais pris un ton dédaigneux et que ce n’était peut-être pas la chose idéale à faire face à une vampire assoiffée.

Heureusement, Morgue se contenta de soupirer d’un air blasé.

« Bien sûr que je sais ce qu’est une transsexuelle. Tu crois que tu es la première à venir ici ? C’était simplement une façon, d’une part, de montrer mon dédain envers ces termes trop nouveaux par rapport à mon existence millénaire, et, d’autre part, de caser une anecdote croustillante racontant comment j’avais défait ce connard de Dracula. Mais apparemment, tu n’es pas intéressée par ce genre de choses, alors je laisse tomber. »

Elle commença à s’écarter, puis se tourna une nouvelle fois vers moi en se passant la langue sur les lèvres.

« Oh, et pense à lui filer de la progestérone, aussi. Ça donne ce petit arrière-goût au sang. »

dimanche, octobre 9 2011

Trailer : Une autobiographie transsexuelle (avec des vampires)

(Repris de Rêveries)

Sortie prévue le 20 octobre 2011, plus d'informations dans les jours à venir.

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Afin d'avancer dans son parcours transsexuel, Cassandra décide de se procurer des hormones de manière illégale, sans se douter que l'association lesbienne à laquelle elle s'adresse sert en fait de couverture à un gang de motardes surnaturelles.

Depuis sa première sortie en Harley jusqu'à sa participation à des règlements de comptes, Cassandra nous raconte son histoire. Elle parle aussi de son combat et des différents obstacles auxquels elle a dû faire face dans sa quête d'identité :

Comment obtenir des hormones et trouver un médecin compréhensif ?

Peut-on être acceptée par des lesbiennes surnaturelles lorsqu'on est une pathétique mortelle ?

Comment faire comprendre à sa mère que son fils est en fait une fille ?

Et, surtout, que faire face à une vampire bikeuse qui a envie de vous pour son quatre heures ?

mardi, novembre 30 2010

Noir & Blanc (Roman)

Depuis que j'ai fait une légère refonte de mon site «littéraire», Rêveries, j'essaie de remettre en ligne des écrits relativement anciens tout en les relisant un peu avant afin d'éviter de mettre des trucs que je trouverais vraiment trop pourries maintenant.

Dans cette optique relativement laborieuse, j'ai le plaisir de vous annoncer que Noir & Blanc est à nouveau disponible.

Pour sa première enquête sur un meurtre, Mélanie est servie.

Non seulement son amie (ou était-ce ennemie ?) d'enfance est apparemment impliquée dans cette sombre histoire, mais en plus il ne s'agit jpas d'un évènement isolé.

Mais le plus gênant, c'est que «Lumière Blanche», secte vouée à l'élimination des démons et autres créatures maudites, a décidé de reprendre l'affaire en main pour faire le ménage.

Son enquête va mener Mélanie plus loin qu'elle ne l'aurait pensé et qu'elle ne l'aurait voulu.

Plutôt une novella (à mi-chemin, niveau taille, entre le roman et la nouvelle) qu'un véritable roman, Noir & Blanc est basé sur le tout premier texte que j'avais écrit, il y a maintenant pratiquement dix ans, et qui était à l'époque une longue nouvelle que j'avais écrite dans l'univers du jeu de rôle In Nomine Satanis/Magna Veritas.

Vous pouvez télécharger tout ça sur le site Rêveries, ou si vous avez la flemme :

lundi, septembre 6 2010

Sortie du roman de fantasy «Pas tout à fait des hommes»

(Copié/collé depuis Rêveries.info)

J'ai le plaisir de vous annoncer que Pas tout à fait des hommes est enfin disponible en version papier et peut être commandé sur ILV Édition au prix de 15€ (il est, par ailleurs, évidemment toujours téléchargeable gratuitement sur ce site) et devrait rapidement pouvoir être acheté sur d'autres sites de vente par correspondance ou commandé en librairie.

Du coup, pour me la jouer vaguement professionnelle, voici un pseudo-communiqué que vous pouvez faire circuler si vous en avez l'envie :


Sortie du roman «Pas tout à fait des hommes», d'Élisabeth Henry.

«Pas tout à fait des hommes», le premier roman publié d'Élisabeth Henry, est disponible dès maintenant.

Se situant dans un univers médiéval fantastique, ce roman raconte l'histoire de l'elfe Kalia qui, après sa rencontre avec la voleuse démoniaque Axelle, va voir sa vie chamboulée et devra composer avec, en vrac, des orcs révolutionnaires, un vampire schizophrène, une épée sacrée, une prophétie obscure et une multitude d'autres choses potentiellement mortelles.

«Pas tout à fait des hommes» est disponible à la vente et peut notamment être commandé sur le site de l'éditeur, ILV Édition, au prix de 15 euros. Une version électronique est également téléchargeable gratuitement.

Élisabeth Henry est née en 1983 et vit actuellement à Lille. Pour son premier roman publié en auto-édition, elle mêle humour, aventure et amour lesbien sur fond de complots et de révolution.

Liens :

Contact: Élisabeth Henry - elly at reveries.info

lundi, mars 29 2010

En vrac : Cinéma / Enfants de Mars et de Vénus

Cinéma

Aujourd'hui, j'ai regardé Transamerica. En Version Française. Et je dois dire que j'ai pas franchement réussi à rentrer dans le film. J'avais beau faire des efforts, je voyais vachement une femme cisgenre qui s'amusait à jouer la trans. Il faut dire que le doublage n'aidait pas franchement, parce que bon, à force de se forcer à avoir une voix masculine pour «faire trans», j'avais juste l'impression d'entendre Marge Simpson.

Du coup voilà, pour l'immersion c'était un peu raté, et la seule chose que j'ai vraiment retenu du film c'est que c'est dommage que le gosse ne se soit pas appelé «Luc», parce que ça aurait revisité un peu le coup du «Luc, je suis ton père».

Et ça m'a un peu questionné sur les figures de filles trans que j'avais pu voir dans les films. Les figures un peu positives, genre pas la méchante dans Ace Ventura ou le tueur dans le Silence des Anneaux.

Et bizarrement je crois que c'est encore Hershe las Palmas, jouée par Pam Grier dans Los Angeles 2013, que je trouve la moins pire. Parce que d'accord, elle est aussi jouée par une femme cisgenre qui se force à prendre une voix grave, sauf qu'au moins elle a la classe. Bon OK, ça rentre dans la catégorie «trans qui meurt avant la fin du film», mais au moins y'a les deux tiers du casting qui meurt aussi, donc c'est moins pire. Et puis, bon, OK, c'est sans doute un traitement un tout petit peu exotisant de la transidentité, où le héros fouille entre ses jambes, sort sa rengaine «plus les choses changent et plus elles restent les mêmes» en sortant le flingue qu'elle cache sous sa jupe, continue à l'appeler par son ancien prénom, tout ça au milieu de célébrités obligées de voler des organes à cause d'excès de chirurgie esthétique, d'un ersatz de Che Guevara qui roule dans une décapotable ornée de têtes de poupées Barbie décapitées et d'une boule à facette, mais au moins c'est quand même une nana trans chef de gang, et ça ça a de la gueule.

Alors que le traitement des trans façon «on se la joue super authentique et proche de la réalité mais on va quand même pas confier le rôle à une trans», bizarrement, ça me botte moins.

(Les mauvaises langues diront que c'est aussi parce que je ne peux pas apprécier un film s'il n'y a pas d'armes à feu et au moins une explosion.)

Enfants de Mars et de Vénus

Juste pour signaler aux personnes qui ne suivraient pas qu'il y a des nouveaux épisodes d'Enfants de Mars et de Vénus, c'est-à-dire le chapitre 1 :

Et là encore, quelques commentaires après la séparation (qu'il vaut évidemment mieux lire après avoir lu les épisodes).

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lundi, mars 8 2010

Enfants de Mars et de Vénus : le premier épisode

Un petit billet pour annoncer la publication du premier épisode (ou plus exactement du zeroième épisode) d'Enfants de Mars et de Vénus, roman policier fantastique lesbien publié sous forme de feuilleton tous les lundis.

Pour celles et ceux qui voudraient avoir le résumé de l'intrigue :

Au départ, quand Lev se retrouve avec une jolie blonde dans son lit, elle est plutôt contente.

Manque de pot, ensuite, tout va de travers : non seulement elle apprend que la fille avec qui elle vient de coucher est une transsexuelle non opérée, mais il se trouve qu'en plus elle est suspectée d'être une tueuse en série.

Du jour au lendemain, Lev se retrouve alors recherchée par les forces de Police, une secte occulte, des skinheads nazis et des cauchemars bizarres.

Et, à force de la chercher, ils risquent bien de la trouver.

Comme vous l'aurez sans doute noté, j'ai décidé de publier ce roman sur un autre site plutôt qu'ici ; par contre j'ai aussi estimé que ça pourrait être cool de livrer quelques réflexions sur mes dilemnes d'écrivaine (d'un point de vue féministe, pas «alors, j'ai galéré niveau répétition parce que trouver des synonymes c'est pas mon truc»).

Et du coup, je commence tout de suite, mais comme ça peu gâcher un peu le suspens, je recommande de lire l'épisode avant de regarder la suite.

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samedi, février 20 2010

Teaser

mars_venus.png

Voilà, ce petit teaser à la pertinence douteuse pour dire que, ça y est, je me suis décidée à publier Enfants de Mars et de Vénus sous forme de feuilleton en ligne avec un épisode hebdomadaire, sur le site http://enfants-terribles.net (j'ai hésité à prendre l'adresse www.mars-venus.net, mais je me suis dit que j'aurais tous les fans de John Gray et que ça allait me gaver).

Je vais peut-être regretter (parce que c'est quand même un engagement), mais en attendant ça me motivera sûrement à me booster un peu.

Le premier épisode sera donc publié le 8 mars, et ensuite ce sera tous les lundis. En attendant je devrais mettre un peu de contenu «bonus» si j'ai pas trop la flemme.

Voilà pour l'instant, je remettrai sans doute un peu plus d'infos d'ici quelques jours.

jeudi, septembre 10 2009

Extrait de roman : pas aujourd'hui

Toujours un extrait du roman «Enfants de Mars et de Vénus»[1] dont des extraits ont déjà été postés sur ce blog précédemment ici, ici, ici , et .


Alys et moi, on a fait la tournée de quelques bars ensemble avant de rentrer nous coucher. J’y suis allée mollo sur l’alcool, sachant que je conduirais la moto pour rentrer, mais on était quand même plutôt joyeuses lorsqu’on s’est dirigées vers elle, vers deux heures du matin.

C’était une putain de bonne soirée.

Une voiture chargée de mecs a entrepris de nuire à notre bonne humeur lorsqu’on a atteint la bécane.

« Hé ! a fait un mec par la fenêtre, alors que la voiture ralentissait. Le bois de Boulogne, c’est pas par là ! »

J’ai imaginé que cette remarque était destinée à Alys plutôt qu’à moi.

« C’est un mec ou une fille ? » a alors demandé un des potes au gars concerné. Là, je n’étais plus trop sûre de qui il parlait.

« Qu’est-ce que ça peut te foutre, trou du cul ? » a répliqué ma copine en lui faisant un doigt d’honneur.

Les mecs de la bagnole ont rigolé, alors que je faisais descendre mon sac à dos de mon dos.

« C’est un travelo, a repris le premier mec à avoir parlé. Allez, sucez vous bien, les pédés. »

J’ai grogné. Qu’on me prenne pour un mec, à la rigueur, j’étais habituée, mais qu’on insinue que je pouvais envisager de coucher avec un, ça avait le don de m’énerver.

Cela dit, je n’ai rien eu le temps de répondre, vu que la voiture a redémarré. J’étais toujours occupée à fouiller dans mon sac.

« Pfff, a soupiré Alys. Il y a des jours, on regrette de ne pas avoir un flingue sur soi.

— Ouais, mais pas aujourd’hui », ai-je répliqué en sortant le pistolet à gaz de mon sac.

Travelotte a ouvert de grands yeux alors que je visais la voiture qui s’était arrêtée à un feu rouge, une vingtaine de mètres plus loin.

« Tu ne vas quand même pas... », a-t-elle commencé, mais elle n’a pas ressenti le besoin de terminer sa phrase lorsqu’elle a vu un des pneus exploser.

J’ai eu le temps d’en faire deux autres avant que les mecs descendent de leur bagnole, à moitié effrayés, à moitié en colère. Du coup, j’en ai profité pour tirer quelques plombs sur leur plage arrière.

« Tu es complètement tarée », a commenté Alys alors que je rangeais l’arme et entreprenais de faire démarrer la moto.

Elle est ensuite montée derrière moi et a placé ses mains d’une façon sensuelle autour de mon corps.

« Je t’aime », a-t-elle ajouté à mon oreille.

C’était vraiment une putain de bonne soirée.


Voilà, et en fait pour être honnête ce qui m'a motivée à écrire ce passage c'est parce qu'aujourd'hui, c'est un de ces jours, et que moi, j'ai pas de flingue (et ça explique le manque de relecture /o\)

Notes

[1] Même si en fait je pense que je vais changer le titre, vu que je trouve que ça risque d'être lu comme assez binaire, Mars l'hôm et Vénus la fâme.

jeudi, août 27 2009

Extrait de roman : rencontre

Voilà un nouveau début du roman «Enfants de Mars et de Vénus» sur lesquel j'essaie vaguement de travailler en ce moment, et dont vous avez peut-être déjà pu voir des extraits ici, ici et , et . Le but de cette scène est en fait d'introduire l'aspect gouino-trans du roman de manière plus soft, afin d'être plus mainstream et donc d'accrocher les lectrices et lecteurs hétéros plus facilement lorsqu'il sera vendu à la FNAC. Donc ce sera censé être le début du roman si un jour j'arrive à le terminer.


La première fois que j’ai rencontré Alys, c’était dans une manifestation contre des anti-avortement. Je l’avais un peu regardée lorsqu’elle gueulait « fachos, cathos, machos, vous nous cassez l’clito », avec sa tenue hyper-féminine, exception faite de ses bottes de combat aux lacets rouges. Je n’avais pas fait plus attention que ça, à ce moment là. J’aimais bien ses pompes mais, à part ça, ce n’était pas vraiment mon style : j’avais du mal avec les filles plus grandes que moi. Une sorte de jalousie, je suppose.

C’est quand les choses ont dégénéré que je l’ai revue. Les flics avaient balancé des lacrymos parce qu’on refusait de se disperser et que deux anars avaient commencé à jeter quelques pierres sur les fachos, par-dessus les policiers qui faisaient barrage.

Classique.

J’étais restée un peu comme une conne, alors que tout le monde se barrait en courant, pas si affectée que ça par le gaz des grenades. Et puis, mon regard s’est fixée sur une silhouette, debout sur un camion de police.

J’ai observé ses longs cheveux blonds, sa mini-jupe et ses jambes interminables à travers le brouillard lacrymogène. L’espace d’un instant, j’ai cru que j’étais morte et qu’une Valkyrie était venue me chercher pour m’emmener au Walhalla.

Et puis, trois types de la brigade anti-criminalité ont violemment interrompu ma rêverie en me plaquant au sol.


***

Quelques heures plus tard, après un moment pénible passé dans une fourgonnette, puis dans une cellule de garde-à-vue, l’officier de police judiciaire qui m’interrogeait me dévisageait d’un air sévère.

J’ai baissé les yeux, embarrassée, vers les menottes qui m’entravaient les poignets.

« Mademoiselle Lætitia Saffi, a-t-il lu. Vingt-neuf ans, journaliste.

— Lev, ai-je corrigé.

— Pardon ?

— C’est mon prénom. Lev. Y’a que les cons qui m’appelle Lætitia. »

L’homme est resté silencieux quelques instants, l’air de ne pas savoir quoi faire de l’information, aussi ai-je décidé d’en rajouter une couche.

« Et je ne suis pas une « mademoiselle ». Je ne suis pas libre pour les mecs.

— Très bien, madame Saffi, a répondu l’officier avec un petit sourire. Est-ce qu’on peut en venir aux faits, s’il vous plaît ?

— Allez-y. Vous me reprochez quoi ? »

Le type a levé un sourcil en regardant mon dossier, puis m’a dévisagée d’un air interrogateur.

« Avant de commencer, il est dit ici que vous avez été dans la police ?

— Ouais, ai-je répondu.

— C’est drôle. Je ne suis pas habitué à voir des anciennes policières dans les manifestations d’anarchistes.

— Ce n’était pas une manifestation anarchiste, ai-je répliqué. Simplement pour la défense du droit à l’avortement. Pour lequel je ne me sens pas forcément directement concernée, mais qui me semble important pour les nanas qui commettent l’erreur de coucher avec des mecs. Manifester était juste un comportement citoyen.

— J’ai un témoignage d’un de mes hommes qui dit vous avoir vu participer aux jets de pierres, a froidement répliqué l’officier. Ce n’est pas exactement ce que je qualifierais d’un geste citoyen. »

Je me suis reculée dans ma chaise et ai souri. Techniquement, sur les fachos qui se mettaient à genoux pour faire des prières aux fœtus assassinés par les méchantes féministes, je pensais que le pire que pouvait faire une pierre était encore de reconnecter par miracle leur deux neurones.

« Ben, ai-je finalement répondu, quand j’étais flic, j’étais payée pour aller dans les manifs et jeter des pierres au bon moment. C’est pas de ma faute si j’y ai pris goût, hein ? »


***

Je suis finalement ressortie du commissariat vers onze heures du soir, avec la promesse d’être convoquée au tribunal d’ici quelques mois. Ça faisait longtemps que je n’étais pas allée faire un tour dans ce genre d’endroit, tiens.

J’ai allumé une clope lorsque je suis arrivée sur le trottoir et ai commencé à marcher vers l’endroit où j’avais laissé ma moto quand j’étais venue à la manif. J’avais de la chance : ça ne devait pas être à plus de dix minutes à pied.

Alors que j’avançais, j’ai reconnu la blonde qui se dirigeait vers moi. Elle venait d’un kebab et avait un sandwich à la main.

« Hé ! m’a-t-elle lancé. T’es sortie aussi ?

— Ouais. »

J’ai regardé son visage souriant, malgré l’hématome qu’elle avait à la lèvre. Elle était vraiment canon, en fait.

« Tu veux une frite ? » m’a-t-elle demandé en me tendant une barquette.

J’ai tendu la main vers un morceau de patate plein de graisse et ai souri à mon tour en me demandant furtivement s’il y avait une chance qu’elle soit gouine.

« Je m’appelle Alys, au fait, a-t-elle dit entre deux frites.

— Lev.

— Ils t’ont pas trop emmerdée ? Les flics, je veux dire ?

— Non. Je vais juste être convoquée au tribunal. Et toi ?

— Ça va. À part quelques coups pendant l’arrestation et le fait qu’ils insistaient pour m’appeler monsieur. »

J’ai froncé les sourcils, ne comprenant pas trop la raison d’un tel traitement vu son apparence que je n’aurais que difficilement pu qualifie de masculine ou même d’androgyne — moi, à la limite, j’aurais compris. D’un autre côté, je me suis dit qu’il ne fallait parfois pas chercher la logique des raisonnements de certains flics.

« Dis, ai-je fait, je vais rentrer en moto. Je peux te déposer quelque part ? »

Elle m’a regardé avec un petit sourire et un regard qui m’ont fait penser qu’elle n’était sans doute pas hétérosexuelle.

« Je suis déçue, j’aurais cru que t’aurais un camion. »


Bon, en fait en relisant, ça me plaît moyen, mais d'un autre côté ça me fait toujours un peu cet effet là.

Sinon, tant que j'y suis, j'ai envie de vous annoncer deux idées projets en cours concernant l'écriture, que j'abandonnerai sans doute dans les semaines à venir, mais peut-être pas les deux, si ? :

  • la première, ce serait de faire un blog spécifique pour publier ce roman par épisodes, comme j'avais fait pour le dernier roman que j'avais réussi à finir, avec l'idée que ça me boosterait peut-être pour le finir (mais que du coup les éditeurs ils aiment pas, et au revoir le rêve de me faire lire par des hétéros à la FNAC)
  • le second, ce serait de faire quelques mini-(auto)-éditions papier de nouvelles concernant ce que j'ai pu écrire sur les trans, avec l'idée de plutôt faire genre une diffusion prix libre que de cibler la FNAC sur ce coup-là. Bon, pour l'instant j'ai pas grand-chose pour le contenu ni d'idée comment faire pour que ça me coûte pas la peau des couilles (j'en ai besoin si je veux me faire opérer), mais jai déjà une super idée de couverture (provisoire, je précise quand même).

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