Bonne nouvelle : un employer qui avait licencié une transsexuelle sans autre raison valable que sa «transition» a été condamné par les Prud'hommes. Un article plus complet est sur le blog d'Alain Piriou.
Même si la transphobie n'est pas reconnue par la loi, le jugement se base sur l'égalité entre les sexes : en gros si j'ai bien compris la logique, si le traitement est différent (en l'occurence licenciement) après «changement de sexe», il y une discrimination par rapport au traitement qu'il y avait dans «l'autre sexe» et donc discrimination basée sur le sexe.
C'est plutôt une bonne nouvelle qui tend à montrer que les discriminations transphobes peuvent être partiellement reconnues. Cependant je pense qu'il ne faut pas pour autant abandonner l'idée de faire reconnaître la transphobie comme une discrimination spécifique (bon ok, dans les faits j'ai quand même l'impression que ça fait un bail que la majorité des associations ont abandonné l'idée, si elles l'ont jamais eu, m'enfin bon, on se comprend) : en effet je ne vois pas comment il serait possible par exemple de condamner un propos transphobe (du genre «sale travelo» et compagnie).
Cela dit, ça reste quand même une bonne nouvelle : les trans' ne sont pas aussi sans-droits que certains ne le voudraient.