Jeudi soir, 19h, réunion publique LCR de ma section (ou cellule selon le genre qu'on veut se donner). Une quarantaine de personnes sont venues, le débat est intéressant et porte sur des points variés (économiques, impérialisme, LGBT, etc.). Bref, soirée sympa, d'autant qu'on vient d'apprendre qu'on a réussi à réunir les 500 sésames et donc qu'Olivier Besancenot pourra être candidat à la présidentielle.
Le lendemain, enfin après deux heures de sommeil, réveil à 4h pour aller à l'aéroport de Marignane soutenir Sedat, un sans-papier kurde qui va être expulsé, une première tentative ayant déjà eu lieu deux jours plus tôt. Il risque la prison en Turquie, et s'est mis en grève de la faim, mais ça ne perturbe pas la police, déterminée à le faire expulser. À cinq heures (le vol étant prévu à 6h50), malgré l'horaire très matinal, une cinquantaines de militants du Réseau Éducation Sans Frontières sont présents, informent les passagers et scandent des slogans. Après une heure de «suspens» et d'angoisse vécue depuis le hall de l'aéroport en essayant d'apercevoir ce qui se passe aux abords de l'avion, on finit par apprendre que grâce à certains passagers, Sedat n'embarquera pas cette fois-ci. Victoire donc, même si rien ne permet de dire que la police n'essaiera pas à nouveau de l'expulser d'ici quelques jours voire quelques heures.
Bref, je suis complètement crevée, mais, pour une fois, même si dans les deux évènements l'effet de ma présence est tout à fait anecdotique, j'ai l'impression de me sentir un tout petit peu utile, et ça fait du bien.
(Mise à jour dimanche 18 mars : une nouvelle tentative d'expulsion a eu lieu hier, et a une troisième fois échoué. Espérons que ce sera la dernière)

