Vernis & Sécateur

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jeudi, mai 27 2010

En vrac : Rassemblement contre une agressions lesbophobe à Paris / Tract de la manif de nuit à Lille

Juste un petit billet pour passer quelques news.

Rassemblement contre une agression lesbophobe à Paris

Suite à l'agression de deux lesbiennes le samedi 23 mai devant le canal de l'Ourcq, il y a un appel aux lesbiennes à venir se rassembler pour un pique-nique solidaire, pour se réapproprier l'espace le samedi 29 mai entre 18h30 et 21h00 devant le restaurant «O KAY Café» au bord du canal.

Pour plus d'informations, voir par exemple ici.

Tract de la manif de nuit à Lille

Et si vous êtes plutôt à Lille ce samedi 29 mai (et si vous êtes une lesbienne, une meuf, une gouine ou en tout cas une quelquechose), il y a la manifestation de nuit qui partira à 21h devant l'opéra, et dont j'avais copié/collé le tract dans le billet précédent.

Tract qui est dorénavant disponible dans un format vachement plus joli sous forme de beau 4 pages, ce que je ne pouvais m'empêcher de vous faire partager.

lundi, mars 9 2009

Compte-rendu personnel des manifestations du 7 mars

Je suis donc finalement descendue à Paris samedi dernier pour aller manifester pour la journée internationale des femmes (et pour voir des potes, aussi, accessoirement, mais je vais pas faire un billet là-dessus).

Il y avait donc deux manifestations : l'une à 14h qui regroupait beaucoup d'associations et était organisée grosso-modo par le CNDF, la seconde intitulée «Féministes partout», à l'appel notamment des Panthères roses et des TumulTueuses (et d'autres groupes, évidemment).

Sur la première manif, je m'étendrai pas trop et me contenterai de dire que j'ai passé l'essentiel du temps avec le cortège anar', vu qu'une bonne partie (notamment Alternative Libertaire) partait pour l'autre manif' à 16h et que je ne savais pas trop, comme provinciale, comment y allait seule (quelques camarades du NPA y sont allés aussi, donc j'aurais pu ne pas faire ma traîtresse de parti et aller dans le cortège NPA).

Quelques slogans quand même (vus /entendus dans la manif pour les premiers, dans le cortège anar pour les derniers), pour donner le ton :

  • le féminisme n'a jamais tué personne, le machisme tue tous les jours (je suis pas fan de celui-là, toujours se justifier et dire qu'on est innofensives, je préfererais «le féminisme n'a jamais tué personne, il serait peut-être temps de s'y mettre»)
  • ma fille est lesbienne, ça vous dérange ?
  • avortement, contraception, libre, gratuits, et accessibles
  • l'ivg, on s'est battus pour la gagner on se battra pour la garder
  • ni dieu, ni maître, ni ordre moral (ouais ça c'est les anars ils peuvent pas s'empêcher de la caser à chaque manif)
  • ni dieu, ni maître, ni mari, ni patron (plus original déjà)
  • fachos, cathos, machos, vous nous cassez l'clito
  • une femme sans homme, c'est comme un pays sans gouvernement : lesbianisme et anarchie (bon en fait ça y'a que moi qui ai essayé de le scander, ça a pas été repris, mais bon, je le mets quand même, nah)

Concernant la seconde manif, eh ben j'ai trouvé ça super cool au final.

Il y a d'abord eu deux actions au départ sur la statue de la république : l'une de la Barbe qui a mis des barbes sur les statues pour montrer que la république avait beau avoir des symboles féminins, elle restait commandée par des hommes ; l'autre des organisatrices de la manif, qui ont déployé un joli drapeau bleu-blanc rouge avec «République hétérosexiste, république raciste, république capitaliste».

On s'est ensuite mises en marche avec des slogans sympathique rappelant évidemment la nécessité du combat féministe mais intégrant cette-fois ci les visibilités lesbiennes et trans'. Au fur et à mesure de la manifestation des rues étaient rebaptitsées : quelques noms qui me viennent en mémoire sont «rue du travail domestique», «rue Audre Lorde», «rue de la visibilité gouine», «rue du droit des trans'», «rue du non c'est non», etc. À chaque fois une brève prise de parole expliquait le sens de la nouvelle plaque, ce qui était je trouve vachement plus intéressant qu'une manif' où on va juste d'un point A à un point B, et plus facile à digérer que les prises de paroles qui s'enchainent parfois en fin de manif'.

En tout cas voilà, mon impression c'est que ça filait la pêche et que ça rappelait que le féminisme c'est pas juste la journée de la fâme, mais d'une part que ça concerne toutes les personnes opprimées par le sexisme, et d'autre part que c'est une lutte qui se fait toute l'année.

Là encore, quelques exemples de slogans (plus ceux d'avant, qui existaient aussi) :

  • racisme, sexisme, lesbophobie et transphobie : et hop tout ça, à la poubelle
  • voilées, non voilées : solidarité ! école public, choisis pas ton public !
  • ni dieu, ni maitre, plus de maitresses
  • on est fières, on est gouines, on est moches et masculines !
  • phallus partout, jouissance nulle part
  • non c'est non
  • travail égal, fiche de paye inégal
  • travail des femmes, salaire infâme
  • culture hétéro, culture macho

lundi, mars 2 2009

Annonces pour les parisiennes

(...ou pour celles qui passeront par là ce jour là, évidemment)

Le 7 mars auront lieu à Paris deux manifestations féministes :

Féministes Partout

Organisée par des groupes comme les Panthères roses, les TumulTueuses, Collectif des féministes pour l'égalité, etc., elle partira de République à 16h. Comme j'aime bien le tract d'appel, je le copie/colle ici :

Sexisme partout, féministes partout !

Si vous aussi vous êtes fatiguéEs par le paternalisme qui parle à notre place, ou par la violence qui cherche à nous faire taire, rejoignez-nous à la manifestation féministe du 7 mars 2009 ! .   Parce qu’il existe pour la majorité des gens toujours deux classes distinctes, les femmes et les hommes, et qu’il vaut mieux appartenir à la seconde qu’à la première. Parce que nous revendiquons d’avoir le choix : de notre sexe, de notre genre, de notre sexualité. Parce que nous désirons que les femmes, et touTEs leurs alliéEs, puissent s’approprier leur corps et ses représentations, sans devoir se conformer aux injonctions de normes oppressantes, réductrices et stéréotypées, véhiculées dans tous les domaines.

 Parce qu’il existe mille façons de faire rentrer dans le « droit chemin » les insurgéEs contre leur sexe, leur genre, leur destin obligatoire : de l’assignation forcée des intersexes par mutilations génitales, au viol de représailles contre les lesbiennes ; de la psychiatrisation des trans’, aux violences masculines les plus régulières – en France, tous les trois jours, une femme est assassinée par l’homme avec qui elle vit.

  Parce que notre santé passe en dernier, parce que le droit des femmes à disposer de leur corps est sans cesse remis en question, comme le montre la récente remise en cause du financement public du Planning familial et de nombreuses autres associations d’éducation populaire, parce que le savoir gynécologique est accaparé par les médecins, la contraception pas toujours remboursée, le droit à l’IVG menacé sous l’influence de l’Église catholique. Parce que, partout, les institutions qui exercent un pouvoir au nom de la religion ou d’une autorité morale ou politique prétendent toujours contrôler nos corps.

  Parce que nous sommes largement touchées par le VIH, discriminées dans les essais par les labos qui ne prennent pas en compte notre métabolisme spécifique, parce que nous n’avons pas le même accès à des traitements de qualité, parce que nous sommes négligées dans les campagnes de prévention publiques, parce que, précarisées, nous sommes particulièrement touchées par les attaques contre la Sécurité Sociale, et notamment par l’instauration des franchises, ou par la remise en cause de l’hôpital public.

 Parce que nous sommes précaires et trop souvent à temps partiel sans l’avoir choisi, que nous sommes toujours moins payées que les hommes à travail égal et à qualifications égales, et que nous effectuons l’immense majorité du travail gratuit appelé « travail domestique ». Parce que nous sommes les premières à payer la crise et le démantèlement des services publics. Parce que, malgré les lois et les effets d’annonce, le domaine public et politique nous reste toujours largement fermé.

 Parce qu’en tant que femmes racialisées, nous luttons dans tous les domaines contre cette double oppression raciste et sexiste. Parce que la logique du racisme s’attaque directement à notre droit à disposer librement de notre corps. Parce qu’elle opère par exclusion, comme la loi sur le port de signes religieux à l’école qui prétend nous « protéger » – en particulier les filles musulmanes – et en fait contribue à nous stigmatiser, à nous enfermer dans le statut de « victimes » et à nous marginaliser.

  Parce que, sans papiers, nous souffrons tout à la fois de la précarité, de la politique raciste du gouvernement français, des remises en cause du droit au regroupement familial, de l’intensification des interpellations policières. Parce que ce climat répressif nous éloigne encore davantage de l’accès aux soins.

 Parce qu’en tant que prostituéEs, nous sommes mépriséEs, harceléEs et criminaliséEs par la loi sur la sécurité intérieure (LSI) de 2003. Parce que le délit de racolage passif accroît notre précarité et notre clandestinité et que nous ne pouvons pas exercer notre activité dans des conditions décentes et qui nous protègent.

 Pour un féminisme qui refuse de voir son discours récupéré à des fins racistes, qui sache se démultiplier, concevoir l’émancipation sous toutes ses formes, un féminisme offensif qui lutte pleinement contre le système patriarcal et toutes les oppressions, qu’elles soient de classe, sexiste, raciste ou liées à la sexualité, un féminisme qui se revendique aussi des féminismes non-blancs, trans’ et lesbiens. . À l’appel de :

Alternative Libertaire, Atelier de lectures féministes (cip-idf), CFPE (Collectif des Féministes Pour l’Égalité), Droits et prostitution, Étudions Gayment, Femmes Publiques, collectif Langues de putes, collectif Les mots sont importants, Mix-Cité Paris, Les Panthères roses, Pari-T, les Putes, le Torchon brûle toujours, les TumulTueuses

- Repas de soutien : dimanche 1er mars à 19h30, à la Rôtisserie, 4 rue Ste-Marthe, 75010, métro Belleville, Goncourt ou Colonel Fabien. _ Manifestation : samedi 7 mars à 16h, départ Place de la République.

- Fête : samedi 7 mars au soir, à la CIP-IDF, 14 quai de Charente, 75019, Métro Corentin Cariou.

- Lors de la fête à la CIP sera également projeté le film Un racisme à peine voilé, de Jérôme Host (2004) (plus d'infos sur le film : http://www.hprod.org)

Toutes et tous ensemble pour les droits des femmes

Organisée par le CNDF, elle partira d'angle rue Viviene/rue du 4 septembre (métro bourse) à 14h.

Comme j'aime pas spécialement le texte d'appel (et que c'est en PDF), ben je le copie/colle pas, mais vous pouvez le lire ici, par exemple.

Voilà, après cette présentation parfaitement neutre n'indiquant pas du tout ma préférence personnelle, je voudrais dire que je pense beaucoup de bien d'Alternative Libertaire pour être la seule organisation «politique» (bien que les autres associations soient aussi politiques d'une certaine façon, certes) à avoir signé la première malgré l'horrible passage pro-prostitution dénonçant le racolage passif et l'horrible condamnation islamo-fasciste de la loi sur les signes religieux.

mercredi, novembre 14 2007

Depuis Paris

  • Ouais maintenant je poste même quand je suis en déplacement, genre ce blog peut pas rester sans mise à jour une semaine...
  • Je sais pas si c'est à cause de la grève, mais j'ai l'impression que les voitureux conduisent encorent plus mal et sont encore plus des gros cons qu'à Marseille...
  • Le Velib c'est pas mal (enfin si, quand meme un peu, c'est pas idéal). Par contre je sais pas qui a dit que le vélo ne s'oubliait pas, mais il se plantait.
  • J'ai pas vu d'étudiants mobilisés. J'ai raté la manif à une demi heure près pour tomber sur les nettoyeurs de rue. Par contre qu'est-ce qu'est-ce que j'ai vu comme flics...
  • C'est un billet complètement inutile, certes, mais comme ça, ça fait vrai blog.