Vernis & Sécateur

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lundi, octobre 4 2010

Nos artistes ont du talent

Je ne pensais pas au départ relayer l'information sur ce blog, vu qu'il y a des chances pour que, si vous avez une connexion Internet, vous n'ayez pas pu passer à côté, mais bon voilà : il y a un groupe de rap qui s'appelle Sexion d'assaut dont les propos homophobes ont récemment été découverts et (légitimement) dénoncés, et qui du coup a vu quelques-uns de ses concerts annulés à cause de ça.

Ce que je trouve drôle, là-dedans, c'est la complainte ressortie par un certain nombre de personnes, pour en gros expliquer que c'est le rap, dans son ensemble et sans nuance, qui est sexiste et homophobe, avec l'idée du coup que c'est un problème bien spécifique au rap et qu'on ne retrouverait pas ailleurs.

La preuve, pendant ce temps, il y avait «salle comble à Bègles pour le retour sur scène de Bertrand Cantat», ce «grand artiste».

Mais ouais, les connards qui font de la musique, ça doit vraiment être spécifique au rap...

mercredi, novembre 25 2009

Vices & râlements déviants - Les mecs du milieu

Voilà un petit morceau du groupe de Hip-Hop lyonnais Vices & Râlements déviants, qui parle de la façon dont, même dans les milieux alternatif, libertaire, pouet-pouet pas mal de mecs ont tendance à fermer les yeux sur des agressions sexistes, voire à se positionner carrément du côté de l'agresseur.

Comme je n'ai pas trouvé leur site web, que c'est marqué «Copyleft» sur le CD que j'ai, et que j'avais bien envie de vous faire partager cette chanson, j'ai uploadé le morceau, que vous pouvez télécharger ici et écouter juste là :

Les mecs du milieu

J’veux parler d’ces mecs du milieu

Hétéronormés à t’en crever les yeux

Qui changent en apparence leurs comportements

Font de belles phrases et acquiescent gentiment

Lèchant les bottes de leurs potes féministes

Voire même se revendiquent anti-sexistes

Mais n’ont rien changé à leur façon de penser

Ils continuent d’écraser les minorités

En prônant l’égalité

Empêchent les mécontentes de parler

De peur de perdre leur position

Qu’ils se cachent bien d’accepter

Mais ne font surtout rien pour la refuser

Courbettes par devant, coup de dents par derrière

J’désespère d’les voir changer

D’ les voir penser qu’il n’y a pas de lutte possible

Si on laisse pas tomber nos privilèges

Alors pour les féministes ya pas d’repos

Faut répondre à tous les coups dans l’dos

Pas l’temps d’respirer

Espoirs ruinés de penser que le message est passé

C’est trop beau pour être vrai

S’rendre compte que tout ça c’est du pipeau

Et que personne n’a pigé

Et que tout le monde sans piper

Feint d’comprendre, sans désapprendre

Et au final s’comporte en bon p’tits soldats du patriarcat

Refrain

On rendra chaque coup avec attention

On laissera pas casser nos revendications

Plus d’garde baissée

Plus d’mots pour excuser

Ya que l’combat

En réponse aux coups bas

On lachera rien, on t’préviens !

Au quotidien difficile d’les reconnaître

Ils agissent en bons pro-fem’ ces traîtres

Mais ils commetent des erreurs de temps en temps

Des lapsus, des phrases, des comportements

Qui te montrent qui ils sont vraiment

Ce genre de mecs totalement déconstruits

Qui font la bouffe, la vaisselle et compagnie

Mais quand il s’agit d’bricoler

Ils t’enlèvent les outils des mains

Car il paraît, ils en sont persuadés

Qu’une bite vaut mieux qu’un vagin

Sans commentaire sur leur vision binaire

Ces personnes pullulent dans notre milieu libertaire

Et ils sont nos potes, nos amants, nos frères

Alors pas facile de les faire taire.

Refrain

J’ai la beuj’ quand j’vois des amis

Après quelques verres enquillés

S’comporter en pourritures finies

Le politiquement correct s’envole

Les masques tombent dilués par l’alcool

Les vieux tics réapparaissent plus vite

Dans les vapeurs éthyliques

Et la kro révèle les ennemis

Mieux qu’le marc de café quand on l’lit

Et le relou ressurgit

Il est toujours vivant

Il ne s’est pas assagi

Il est bien présent

Demain c’est sûr, il reviendra et on l’attend

Refrain

En cas d’agression pas d’doute ils sont là

A soutenir le pote, le frère

Ou juste le mec qu’ils connaissent pas !

Parce qu’il ne fait aucun doute

Qu’les meufs ça exagère

Ça parle de viol pour faire réagir

Alors qu’en réalité c’est juste des histoires futiles pleines de banalité

« C’était pas un viol, ya pas eu d’pénétration ! »

« Ouais elle l’a cherché aussi elle l’a allumé ! »

Ça m’fout trop la haine pour pleurer

Sur ce genre de réflexions à gerber

L’ennemi est en chacun d’eux tapi à l’intérieur

Attendant son heure pour revenir

Attendant une erreur pour ressurgir

Refrain

mardi, mars 31 2009

King's Queer à Lille les 3/4 avril + Quinzaine du centre LGBT de Lille

Un petit message pour faire un peu de pub pour un groupe de musique, constitué d'une gouine et d'un transboy, qui s'appelle King's Queer. En gros, c'est de l'électro (electro-clash, même, mais je sais pas trop la différence) sympathique avec des paroles revendicatives d'un point de vue transpédégouine.

Alors je suis très embêtée parce que je ne sais pas comment mettre un extrait musical ici, mais vous pouvez écouter ce que ça donne sur leur page Myspace. Ils ont aussi un blog que vous pouvez consulter.

Et surtout, pour les lilloises et envrionnantes, King's Queer fera deux concerts sur Lille à la fin de cette semaine :

  • le vendredi 3 avril au Centre Culturel Libertaire, 4 rue de Colmar, à partir de 20h30
  • le samedi 4 avril au Centre LGBT de Lille, J'en suis j'y reste 19 rue de Condé, à partir de 21h (le concert devrait démarrer vers 22h mais il y a un cocktail des flamands roses qui commence avant).

Pour les non-lilloises, ils ont aussi des dates prévues le 1er avril à Paris, le 2 à Bruxelles, le 18 et le 25 à Rennes, le 16 mai à Angers, le 17 à Strasbourg et le 21 à Grenade (plus d'infos sur leur page).

Pour les lilloises (et environnantes), j'en profite pour parler de la Quinzaine du J'en suis j'y reste, puisque j'avais oublié de le faire (lorsque cela n'est pas précisé, le lieu est le J'en suis j'y reste, centre LGBT de Lille, 19 rue de Condé)

Dimanche 29 Mars :

  • À Partir de 16h : Le centre sera l'une des étapes du Vélo tour des Ajonc, pour l'inauguration de l'exposition de bannières réalisée collectivement lors de différents ateliers dans le cadre du Collection Régional de Prévention SIDA pour le 1er Décembre 2008. Cette exposition est réalisée dans le cadre des Fenêtres qui parlent organisé par le Réso Asso Métro. (Bon, c'est déjà passé ça, désolée)
  • De 21h à 22H : Homosapiens l'émission des Flamands Roses sur Radio Campus 106,6FM (Ça aussi, oups)

Mercredi 1er Avril :

  • De 18h30 à 20 : Les Flamands Roses vous accueillent au CGL de Lille.
  • À partir de 20h : L'Assemblée Générale publique des Flamands Roses.

Jeudi 2 Avril :

  • À partir de 19h : Rencontre mensuelle du Groupe d'Arras au piano bar l'Ambassade, 18 Grand-Place à Arras

Samedi 4 Avril :

  • À 16h sur la Grand-Place de Lille : Promenade sur les traces des anciens lieux lesbiens, gais, bis, trans' et féministes de Lille
  • À Partir de 21h : soirée cocktail des Flamands Roses au CGL de Lille. Entrée Gratuite.
  • À 22h Concert de King's Queer au CGL de Lille. Prix Libre

Dimanche 5 Avril :

  • De 21h à 22H : Homosapiens l'émission des Flamands Roses sur Radio Campus 106,6FM

Lundi 6 Avril :

  • À partir de 20h : Réunion du Conseil d'Administration du Centre LGBT de Lille Nord Pas-de-Calais

Mercredi 8 Avril :

  • De 18h30 à 20 : Les Flamands Roses vous accueillent au CGL de Lille.
  • À partir de 20h : L'Assemblée Générale publique des Flamands Roses.

Jeudi 9 Avril :

  • À partir de 20h : Repas Solidaire à prix Libre. Inscription souhaitée à lesflamandsroses@yahoo.fr

Vendredi 10 Avril :

  • À partir de 20h : Le J'en Suis, J'y Reste et Aides Nord Pas-de-Calais vous proposent un atelier santé sexualité gay sur le thème des relations affectives et sexuelles entre Pédé bios et trans' FtM. Gay Non Mixte

Samedi 11 Avril :

  • À partir de 15h : Conférence-débat avec Elsa Dorlin, philosophe à l'Université Paris I.

Dimanche 12 Avril :

  • À partir de midi : Venez bruncher au J'en Suis, J'y Reste. Auberge espagnole/Prix Libre
  • À partir de 15h : Lectures : Partagez un texte qui vous a plu pour un moment de lectures
  • À partir de 17h : Le thé sera servi par le collectif Garsenic et vieilles dentelles
  • De 21h à 22H : Homosapiens l'émission des Flamands Roses sur Radio Campus 106,6FM

Lundi 13 Avril :

  • À partir de 20h : Rencontre-débat à l'occasion du lancement du programme d'actions Ma Santé est Politique proposé par le J'en Suis, J'y Reste

Mardi 14 Avril :

  • À partir de 20h : Rencontre-débat sur le sujet de la déportation pour motif d'Homosexualité pendant la seconde guerre mondiale.

Mercredi 15 Avril :

  • De 18h30 à 20 : Les Flamands Roses vous accueillent au CGL de Lille.
  • À partir de 20h : L'Assemblée Générale publique des Flamands Roses.

Jeudi 16 Avril :

  • À 20h : projection-débat du film Harvey Milk de Gus Van Sant au Cinéma le Mélies (centre commercial Tiolo, rue traversière à Vilneuve d'Ascq) proposé par les Flamands Roses et la commission LGBT d'Amnesty International.

Samedi 18 Avril :

  • À partir de 20h30 : Les Amis des Jardins vous proposent une rencontre-débat sur la question des lieux de drague homosexuelle suivi d'un casse-croûte et d'une sortie.

jeudi, février 5 2009

En vrac (encore)

Rouillan reste en prison

La nouvelle est tombée : après avoir mis fin à son régime de semi-liberté l'année dernière, la justice reste cohérente dans sa logique liberticide (puisque Rouillan a été renvoyé au trou pour une petite phrase qu'il a dit) et a décidé de rejeter sa demande de libération conditionnelle.

Je ne sais pas quoi dire que je n'ai pas exprimé auparavant, mais je n'en pense pas moins.

Pétitions

Trois pétitions différentes que vous pouvez signer dès maintenant :

Lesbians on Ecstasy

J'ai découvert hier un super clip de Lesbians on Ecstasy, groupe électronique de Montréal. J'avais déjà écouté un ou deux morceaux du groupe avant et j'avais moyennement accroché, mais celui là, je suis super fan, alors je fais partager :


Lesbians on Ecstasy - Sedition

mardi, mars 11 2008

Laibach

Histoire de changer un peu, et parce que j'avais promis, voilà un «billet» sur un groupe de musique que j'ai découvert assez récemment et dont je suis devenue total(itair)ement fan.

Laibach

Laibach est un groupe Slovène dont le nom vient du nom allemand de Ljubljana, la capitale de la Slovénie. Il s'est créé au début des années 1980 et, avec son imagerie totalitaire mélangeant éléments staliniens et nazis a provoqué pas mal de polémiques ; il a ainsi été interdit pendant plusieurs années.

Laibach s'est ensuite «exporté» en dehors de la Yougoslavie et a fait un certain nombre de «reprises» de tubes (de groupes comme Les Beatles, Queen, Opus) et en abordant de sujets divers dans ses albums, dont certains titres sont suffisamment évocateurs :

  • Kapital (1992)
  • NATO (1994)
  • Jesus Christ Superstars (1996)
  • WAT (2003) (WAT signifie ici «We Are Time» mais il est dur de ne par le rapprocher de «War Against Terror»)
  • Volk (2006)

S'il y a bien évidemment des constantes dans la façon d'aborder les thèmes, dans l'imagerie totalitaire et déshumanisée, musicalement le style varie beaucoup selon les albums

NSK

Laibach fait partie d'un collectif artistique plus large, le NSK, Neue Slowenische Kunst, qui ne se limite pas simplement à la musique (même si Laibach est la composante la plus connue). Depuis 1991, ils son mêmes devenus un «État dans le temps», qui délivre des passeports.

Quelques clips

Histoire de profiter de l'aspect multimedia et Web 2.0 des blogs et de l'Interweb, voici deux clips, histoire de montrer ce que ça donne concrètement :

Tanz mit Laibach

Tanz Mit Laibach (qui est, il me semble, inspiré du morceau «Der Mussolini» de DAF) mélange «Dance» et totalitarisme.


Tanz Mit Laibach
Opus dei

Opus Dei, lui, est une reprise de «Live is life» d'Opus avec un côté peut-être un peu plus sinistre. Ils ont fait plusieurs reprises de tubes de rock version fascisante et je trouve ça intéressant comme reflexion sur le lien entre idéologie et art, en particulier la musique.


LAIBACH / OPUS DEI / LIFE IS LIFE

Un mot de conclusion

À cause de son imagerie qui passe de l'ultra stalinisme au fascisme en passant par le capitalisme démocratique occidental - et bien souvent les 3 à la fois -, Laibach a souvent été accusé de fascisme, accusation que leur refus de s'expliquer clairement n'a pas aidé à lever. En effet les membres continuent à jouer leur rôle dans les interviews (il n'y a qu'à voir cette magnifique interview qui date de 1984) et répondent, lorsqu'on leur pose la question : «Ce n'est pas évident ?»

Je ne vais pas faire long là dessus mais je vais citer un petit article du philosophe Slavoj Zizek, «Why Are Laibach and NSK not Fascists ?», qui date de 1993 :

The first reaction of the enlightened Leftist critics was to conceive of Laibach as the ironic imitation of totalitarian rituals; however, their support of Laibach was always accompanied by an uneasy feeling: "What if they really mean it? What if they truly identify with the totalitarian ritual?" -or, a more cunning version of it, transferring one's own doubt onto the other: "What if Laibach overestimates their public? What if the public takes seriously what Laibach mockingly imitates, so that Laibach actually strengthens what it purports to undermine?" This uneasy feeling is fed on the assumption that ironic distance is automatically a subversive attitude. What if, on the contrary, the dominant attitude of the contemporary "postideological" universe is precisely the cynical distance toward public values? What if this distance, far from posing any threat to the system, designates the supreme form of conformism, since the normal function of the system requires cynical distance? In this sense the strategy of Laibach appears in a new light: it "frustrates" the system (the ruling ideology) precisely insofar as it is not its ironic imitation, but over-identification with it - by bringing to light the obscene superego underside of the system, over-identification suspends its efficiency.

La première réaction des critiques de Gauche éclairés fut de concevoir Laibach comme l'imitation ironique de pratiques totalitaires ; cependant, leur soutien de Laibach était toujours accompagné d'un sentiment désagréable : «Et s'ils le pensaient vraiment ? Et s'ils s'identifiaient vraiment avec la pratique totalitaire ?» ou, une version plus habile, en transférant les doutes de l'un sur l'autre : «Et si Laibach surestimait leur public ? Et si le public prenait sérieusement ce que Laibach imite en se moquant, de telle façon que Laibach renforcerait en fait ce qu'il cherche à saper ?» Ce sentiment désagréable est nourri par la supposition que la distance ironique est automatiquement une attitude subversive. Et si, au contraire, l'attitude dominante de l'univers contemporain «postidéologique» était précisément la distance cynique envers les valeurs publiques ? Et si cette distance, loin de poser la moindre menace au système, était la forme suprême de conformisme, puisque le fonctionnement normal du système requiert une distance cynique ? Dans ce sens, la stratégie de Laibach apparaît dans une nouvelle manière : elle «frustre» le système (l'idéologie dirigeante) précisément en ce qu'il ne s'agit pas d'imitation ironique, mais de suridentification - en montrant en plein jour l'obscène sur-moi en-dessous[1] du système, la sur-identification suspend son efficacité.

Cela ne clôt évidemment pas le débat concernant Laibach, mais personnellement en tant qu'auteure et militante cette vision de l'ironie et de la parodie m'interroge et me semble intéressante.

À noter, pour ceux que ça intéresse, que si Laibach et le NSK ne s'expliquent jamais directement, ou en tout cas pas franchement clairement, le site du NSK recense un certain nombre d'articles (en anglais) qui, comme celui de Zizek, donne un éclairage sur leur approche.

PS: on me racomte dans mon oreillette qu'un groupe de metal industriel français dénommé le CNK a une approche inspirée de Laibach pour son dernier album, «L'hymne à la joie», qui par ailleurs vaut le détour.

PPS: tiens, il y au moins un autre camarade de la LCR qui écoute ça, je ne l'aurais pas parié :o) Par contre, ça ne fait manifestement pas l'unanimité à l'extrême-gauche.

PPPS : je suis allée au concert de Laibach à Marseille. J'avais quand même peur qu'il y ait pas de fachos et que l'ambiance soit du coup pas géniale. Résultat, avant le concert, Laibach a passé une dizaine de morceaux... soviétiques : l'Internationale, les partisans, la Varsovienne, la jeune garde, etc. Il y avait quand même quelques types à l'alllure un peu faf[2], ben ils tiraient un peu la gueule sur la fin[3] :o

(Billet légèrement mis à jour le 10 mars 2008)

(Billet légèrement mis à jour le 31 mars 2008)

Notes

[1] Désolée, je n'arrive pas à traduire mieux «obscene superego underside», si quelqu'un a une proposition...

[2] Cela dit, l'allure ça ne veut pas toujours dire grand-chose.

[3] Et ça, ça veut dire quelque chose, parce que quelqu'un qui n'aime pas ce genre de chants est au pire un fasciste, au mieux quelqu'un qui n'a pas de goût.

dimanche, novembre 11 2007

Un peu de musique...

Je pensais que Cauet était un gros con ; je sais maintenant que c'est un trou du cul transphobe. Mais en fait, ce n'est pas lui dont je vais parler, mais du groupe qui m'a servi à me passer les nerfs après avoir entendu sa dernière merde sur youtube (je mets pas de lien, je vous laisse utiliser google si vous êtes masochistes).

Ce groupe, c'est Bolchoi, un groupe punk/Oi! qui malheureusement à ma connaissance n'existe plus, mais qui a fait une quinzaine de morceaux. On peut télécharger leurs chansons gratuitement sur leur site, alors il serait dommage de s'en priver.

Perso les morceaux purs «skins» sont un peu hermétiques pour moi, mais il y a deux chansons que j'aime beaucoup : «Branleur» (Tu me mates dans la rue, reluques bien mon cul. Tu z'yeutes bien mes seins, me prends pour une putain. Tu vois mes bas résilles, tes yeux partent en vrille, ta bouche vient me siffler en un sourire niais. Mais quand je me mets à te jeter, tu me traites de bêcheuse, d'allumeuse. Continue comme ça et c'est ta teutê que j' vais allumer.) et «Violence rouge, colère noire (Hé ! Bourgeois ! Vise un peu par là : Ton erradication, c'est notre combat. Hé ! Bourgeois ! Vois notre poing levé, c'est dans ta face qu'il va retomber. ).

L'avantage, c'est que ça fout la pêche.

L'inconvénient, c'est qu'après on a quand même un peu envie d'aller jeter des cocktails molotovs.

mardi, avril 17 2007

Un peu de rap engagé

D'abord, je voudrais m'excuser, parce que ce blog a dû être indisponible pendant une bonne semaine. Et j'espère que ça va remarcher, sinon vous ne verrez pas ce message tout de suite.

Sinon, je n'ai pas de message bien construit à écrire, alors juste quelques liens vers des chtits morceaux de raps sympas à écouter ou télécharger :

lundi, mars 12 2007

Concert de soutien à la candidature d'Olivier Besancenot

Pour les (éventuels :p) lecteurs parisiens de ce blog :

Concert de soutien à la candidature d’Olivier Besancenot

Dimanche 18 mars, 17 h, au Cabaret sauvage, M° Porte-de-la-Villette, (entrée libre) avec : Monsieur R, Youssoupha, 2 bal, Skunk, Alibi Montana, Ministère des Affaires populaires

et des interventions d’Olivier Besancenot, d’acteurs des mouvements sociaux, de représentants des collectifs de sans-papiers et des JCR.

(Cf l'annonce sur le site de la LCR)

En espérant qu'on aura les 500 signatures requises le 16 mars, parce que sinon ça risque de pas être la super bonne ambiance au concert... :o)

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(À noter pour ceux que ça amuse, avec le nouveau «look» des tracts et autre matériels de la LCR où on voit les différents manifestants en noir en bas, c'est qu'on peut jouer à «Où est le Che ?». Là c'est une version un peu petite, désolée, donc vous abîmez pas trop les yeux quand même)

dimanche, février 11 2007

Fête Rouge 13

(Non, ce post n'a rien à voir avec un certain personnage de Final Fantasy VII)

Aujourd'hui (enfin, hier vu qu'il est trois heures du mat') a eu lieu la fête Rouge 13, c'est à dire la fête organisée par la LCR des bouches du Rhône.

Au menu politique : en dehors des nombreux stands, il y a d'abord eu deux forums organisés en parallèle, l'un sur l'internationalisme, centré sur le proche-orient (situation en Palestine, au Liban), et l'autre sur les sans (sans papiers, sans emploi, sans logement). Finalement un meeting politique avec Olivier Besancenot (mais aussi une intervention pour RESF).

Je suis désolée de ne pas pouvoir faire de compte-rendu plus détaillé de ce qui a été dit, vu que j'étais au bar la plus grande partie du temps (pour servir, pas pour boire (enfin, de temps en temps aussi mais j'ai quand même pas passé six heures à boire, quoi)). Donc voilà niveau politique, ça le fait moyennement (mon compte-rendu je veux dire), mais bon je fais confiance à Olivier pour pas avoir été bien. Dans les discussions (et y compris... dans le concert), la question de la candidature Bové revenait souvent.

Par contre comme il y a eu pénurie de bière vers 21h, j'ai pu assister à la majorité du concert du Ministère des Affaires Populaires, et, vraiment, c'est de la balle (populaire). C'est un groupe venu du nord (Lille) qui fait un peu un mélange de rap et de bal-musette, avec des paroles engagées mixant joyeusement français, arabe et ch'ti (parce que pour reprendre une blague sur scène, «les bronzés font du ch'ti». J'avais déjà entendu un ou deux de leurs morceaux (qui doivent être disponibles sur leur site), mais avec le spectacle sur scène ça a une toute autre dimension. Vraiment bien.

Bref, une journée super crevante (parce que servir des bières, ça va deux minutes ,et qu'après le concert il a fallu participé au nettoyage et au démontage) mais vraiment sympa.

Je regrette juste d'avoir oublié mon appareil photo, j'aurais pu mettre des images du concert et d'Olivieeeeer.

dimanche, novembre 19 2006

Craquage

Mise à jour du 19 novembre 2006: cette chanson est désormais disponible au format Ogg \o/

Ce matin j'imagine un destin sans nuage

Avec quelques couleurs comme vient mon drapeau
Du noir, du rouge ils me croient sage comme une image
Mais ils sauront bientôt qu'ils avaient tout faux
Ce matin j'imagine un pays sans nuage,
Où tous les sans-papiers ne vivent plus en cage
Des jaunes, des noirs, des blancs, ils font ce qui leur plait
Car c'est comme ça que j'imagine un monde parfait...
Barricades, révolutions, poings levés
Des soviets, le pouvoir aux ouvriers
Pour tous les travailleurs je veux qu'ça soit pareil
Et ce soir je m'endors au pays des merveilles
Insurrection, vive la lutte armée
Des soviets, la commune, l'égalité
Entre les sexes et les nationalités
Pour tous les travailleurs je veux qu'ça soit pareil
Et ce soir je m'endors au pays des merveilles
Ce matin j'imagine un destin à étoile
Sa couleur est rouge, et noire sur les contours
Le monde m'plait plus j'efface tout et je recommence
Avec d'autres règles et plus de capitaux
Ce matin j'imagine un pays sans nuage,
Où tous les transgenres ne vivent plus en marge
Peu importe leur sexe, ils font ce qui leur plait
Car c'est comme ça que j'imagine un monde parfait...
Ohhh c'est beau ça, ah ouai,
C'est comme ça que t'imagine un monde parfait
Mais qu'est-ce que tu crois ma pauvre tu rêves
Plus tard tu respecteras les sénateurs UMP
Toi aussi à mon âge tu seras pareille
Ce matin j'imagine un destin à étoile
Sa couleur est rouge, et noire sur les contours
Le monde m'plait plus j'efface tout et je recommence
Avec d'autres règles et plus de capitaux

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