Vernis & Sécateur

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dimanche, février 12 2012

Être une butch trans en milieu misogyne

Ce texte est paru dans le numéro deux du zine Un Bruit de Grelot, que vous pouvez alternativement télécharger ou acheter à prix libre dans toutes les bonnes boulangeries. C'est vraiment un zine chouette, alors lisez-le, c'est un ordre..


Y'en a pas une sur cent, et pourtant elles existent

Je suis une butch trans, mais ce n'est pas toujours suffisant pour que cela soit clair, parce qu'en général lorsqu'on dit «butch trans», les gens pensent à des personnes assignées dans le genre féminin à la naissance, qui sont sur une identité butch tout en étant trans (ou vice-versa), et rarement à des meufs trans qui seraient butchs. Voire, parce qu'on est quand même dans un milieu un tantinet transphobe, quand on dit «butch trans», les gens pensent plus facilement à des mecs trans qui ne sont pas du tout sur une identité «butch» qu'à, ben, des meufs butchs trans.

Paye ton milieu.

Bref, tout ça pour dire qu'être une butch trans, ce n'est pas forcément être dans le clan hyper-majoritaire, si vous voyez ce que je veux dire. Ce qui pose différents problèmes pour se construire (il n'y a déjà pas tant de modèles que ça de meufs trans qui ont la classe, ni de butches, d'ailleurs, mais alors des butchs trans, niet, même si ça évolue doucement[1]), pour échanger là-dessus, ou tout simplement pour dire : ohé, j'existe. En dehors de ça, et en plus de ce que se tapent les butchs cis, il y a la façon dont être butch peut interagir avec le parcours de transition, le fait de devoir calculer trois mois à l'avance ses rendez-vous psy ou juridiques pour laisser à ses cheveux le temps de repousser de trois centimètres, les questions débiles du genre «mais pourquoi vouloir devenir une fille si c'est pour ressembler à un mec ?», etcaetera.

Eh ben le truc chouette, à naviguer dans un milieu transpédégouine féministe, c'est que j'arrive quand même à me dire que, malgré tout ça, je suis peut-être mieux lotie que les copines trans plus féminines.

Les trucs de filles, c'est trop pas subversif...

Il faut bien l'admettre : on a beau être dans des milieux qui se proclament féministes, transpédégouines, en dehors des normes de l'hétéropatriarcat, on est quand même dans des milieux bien misogynes. Et notamment, il y a deux aspects qui me paraissent frappants de cette misogynie.

Le premier, c'est la valorisation du masculin par rapport au féminin. Certes, ce n'est pas spécialement révolutionnaire de dire ça, c'est un peu le B.A.-BA du féminisme, mais dans certains milieux où on a tendance à considérer qu'on est bien au-dessus de tout ça tellement on est militantEs et déconstuitEs, ça ne fait pas de mal de le rappeler, surtout que la dévalorisation de la féminité se fait souvent, justement, au nom du féminisme (ce n'est pas si rare d'entendre qu'être féminine et féministe, c'est quand même un peu contradictoire) ou du «subversif» : la féminité, c'est pour les gonzesses, alors que la masculinité, c'est trop révolutionnaire[2].

Le second aspect, c'est l'exotisation et la sexualisation de la féminité. Pour prendre un exemple concret, quand il y a un boulet relou qui va faire de la drague à deux balles sur une copine, en général, ça va être pour la pomme d'une (ou plusieurs) meufs féminines. Même sans parler de drague, les commentaires un peu douteux sur le physique des personnes, c'est souvent les meufs considérées féminines qui se les tapent.

... et les meufs trans, c'est vraiment des caricatures de pas-subversion

En plus de la misogynie, la transphobie est aussi très présente dans ces milieux. C'est un peu le second effet Kiss-Cool de la visibilité trans telle qu'elle est pratiquée actuellement (que ce soit par des trans ou par des cis, d'ailleurs) : on parle plus des personnes trans, on sait qu'elles existent, on sait parfois qu'elles sont trans, ou on le «capte», et comme on fait beaucoup moins de visibilité sur le privilège cis et le fait qu'il s'agit de rapports d'oppression , on oute les gens, on leur pose des questions pourries, bref, on fait de la merde, et comme on a l'impression de tout avoir compris à la question trans, on fait encore plus de la merde que dans d'autres milieux, où au moins les gens se contentent d'estimer que ça a l'air compliqué et qu'ils feraient mieux de la fermer.

Enfin, «on», surtout les cis, quand même, il faut bien le dire.

Bref, on est dans des milieux où on se tape régulièrement des trucs transphobes. Là où je trouve que le croisement avec la misogynie est assez intéressant, c'est qu'autant sur pas mal de choses (entendre des blagues ou des élucubrations transphobes, se faire outer, ce genre de choses sympathiques) je vais subir ma dose de transphobie comme les copines, autant lorsqu'il s'agit d'interactions plus directes du genre questions intrusives, remarques déplacées, etc, j'ai l'impression de relativement échapper à la plupart.

La première hypothèse pour expliquer cela, c'est que les gens n'imaginent tellement pas que les butchs trans puissent exister qu'ils ne vont jamais griller que je suis une meuf trans. Comme je suis quelqu'un qui préfère globalement que les gens qui ne sont pas mes potes ne sachent pas que je suis trans, j'avoue que cette hypothèse m'arrangerait, mais j'ai quand même du mal à croire que ça explique tout. Ne serait-ce que parce que même si c'était le cas, il se trouve qu'il y a des gens dont je sais qu'ils/elles savent que je suis trans qui vont être moins pénibles avec moi qu'avec des copines.

La seconde hypothèse, évidemment, c'est la misogynie. C'est que je suis plus acceptée que des copines trans plus féminines parce qu'on peut moins facilement me sortir le truc à deux balles «les meufs trans sont des caricatures de féminité» sans avoir l'air bête ; c'est qu'on me fait moins chier à savoir si telle ou telle partie de mon corps est «vraie» ou pas parce qu'on considère que la féminité est plus artificielle, plus «fausse», que la masculinité. C'est aussi, bêtement, que je vais être plus acceptée par des gouines cis parce que je rentre à peu près dans leurs codes$$Je précise que je suis dans des milieux où il y a une présence et une visibilité de butchs et une relative acceptation ; ce ne serait peut-être pas vrai dans des mileux où les butchs sont hyper stigmatisées. $$, et que je peux donc rentrer dans la catégorie «bonne trans acceptable qui n'est pas trop une “caricature de féminité”», ce qui ne passe pas pour des copines plus féminines dans un milieu où cette féminité est décriée.

Cela dit, à bien y réfléchir, la première hypothèse relève également de la misogynie et de la transphobie, et ces aspects entrent en jeu dans le fait de ne pas voir que les meufs trans aussi peuvent être butchs et dans les comportements pénibles que cela induit, comme le fait de voir son identité butch remise en cause dès que la personne a capté qu'on était trans. En physique quantique, le chat de Schrödinger est à la fois mort et vivant jusqu'à ce que quelqu'un l'observe, moment à partir duquel il ne peut plus être que dans un des deux états. Être une butch trans est parfois un peu pareil : être les deux, c'est assez facile tant qu'on est seule, mais souvent, en étant observée, il faut choisir entre être une butch – et que l'observatrice ne capte pas qu'on est une meuf trans, ou décide de ne pas le prendre vraiment en compte (estimant qu'on n'est pas assez caricaturalement féminine pour faire partie de ces idiotes de meufs trans) – ou être une meuf trans – et que l'observatrice n'envisage pas qu'on puisse être butch, souvent en estimant que certains attributs masculins ne sont pas révélateurs d'une masculinité (butchitude) choisie, mais de malheureux résidus révélateurs de l'avant-transition.

Si je ne peux pas être superficielle, ce n'est pas ma révolution

Je n'ai pas été butch toute ma vie, et j'ai notamment eu une expression de genre plus féminine jusqu'à il n'y a pas si longtemps. Un des changements que j'ai pu constater, c'est que je suis maintenant considérée comme moins superficielle, plus sérieuse (à chercher le pratique plus que le décoratif), que je ne pouvais l'être avant (et aussi plus agressive, plus violente, et autres caractéristiques plaisantes qui restent associées aux butchs) ; et lorsque je suis considérée superficielle, c'est à cause des choses qui sont censées être «féminines».

C'est fou comme les gens peuvent se planter, parce que, pour ma part, j'ai l'impression de ne jamais avoir autant assumé mon côté superficiel. Prenons les godasses : je kiffe les grosses bottes coquées, montantes, et si possible à sangles. J'en ai un nombre de paires assez considérable, et, franchement ? Ouais, les docs de base, c'est pratique, mais quand t'as des bottes où il te faut une heure pour mettre les lacets, puis les sangles, qui en plus te font un peu mal aux pieds, et ou t'arrêtes pas de t'égratigner les jambes à cause des boucles des sangles, à un moment, il faut quand même admettre que ce n'est pas le summum du pratique. Et, oui, quand je mets ce genre de chaussures, c'est parce que je veux avoir la classe, quitte à avoir mal aux pieds. Ce qui est quand même carrément superficiel.

Un autre exemple ? J'aime bien les cravates. Dans le genre pas pratique, la cravate, ça se pose là. Ou les pointes, aussi, parce que j'aime bien les bracelets à pointes. C'est mon côté fille du métal. Alors les petites pointes, ça va, mais quand je suis vraiment superficielle, ben je sors les grosses impressionnantes, quitte à me galérer à chaque fois que j'enfile ou retire une veste.

Bizarrement, ce n'est jamais là-dessus que les gens font des remarques comme quoi c'est superficiel, pas «pratique» ; non, ça va plutôt être sur les boucles d'oreilles (même sur celles qui ne me gênent pas), les trucs un peu roses et un peu girlys, les jupes (y compris celles qui me permettent plus de liberté de mouvement que la majorité de mes pantalons), etc.

Et puis ce n'est pas à moi qu'on va dire que je suis une «bourgeoise» à cause de mes vêtements ; je pourrais avoir 300€ de fringues sur moi, je me ferais toujours moins emmerder que la fem d'à-côté qui s'habille intégralement en récup' ou chez Tati.

Bref, tout cela ne veut pas dire que je trouve qu'être butch c'est trop facile, qu'on est trop privilégiée, qu'on ne subit aucune oppression ; c'est surtout que la misogynie prend des formes assez différentes quand on est butch (notamment l'accusation d'être violente ou agressive, ou le fait de vouloir faire «comme les mecs»). Par ailleurs, si j'ai l'impression que le fait d'être butch peut, dans un mileu restreint, me permettre d'être parfois mieux considérée que d'autres meufs trans, je ne pense pas que ce soit dû à un statut «supérieur» de la butch, mais plutôt que les oppressions ne s'additionnent pas simplement et qu'en l'occurence les gens ont tendance à trouver incompatibles les statuts «butch» et «meuf trans», ce qui permet parfois d'éviter de subir certaines galères transphobes mais provient d'une invisibilisation et conduit aussi à des choses moins positives, comme devoir choisir quelle identité peut être plus ou moins «reconnue» à un moment donné. Par ailleurs, si j'ai l'impression d'être parfois mieux acceptée que d'autres meufs trans, j'ai bien conscience que je n'ai pas un statut de gouine cis, et que les quelques «privilèges» que je peux avoir sont à la fois très partiels et conditionnels.

Ce bémol précisé, il me semble que l'expérience que je peux retirer de mon parcours de butch trans, et la différence de traitement par rapport à la période où j'étais sur une expression de genre plus féminine, me fait remettre en cause l'idée que les comportements pénibles subis en tant que meuf trans seraient dûs «juste» à de la transphobie, et à prendre en compte le fait que c'est inextricablement lié à la misogynie et à la dévalorisation de la féminité.

Notes

[1] On notera par exemple le blog http://mtfbutches.tumblr.com/

[2] En général, c'est enrobé avec des mots comme «réappropriation», «déconstruction», «queer», pour justifier la masculinité, et «renforcer les normes de genre», «binarisme» pour dévaloriser la féminité. Il faut le reconnaître, le milieu transpédégouine féministe est un peu plus subtil pour faire passer son message «masculinité = révolutionnaire ; féminité = frivolité» que, mettons, le milieu skinhead antifasciste.

jeudi, octobre 6 2011

Réflexion post-existrans

Ce week-end, j'étais à l'Existrans. C'était plutôt chouette, et il y avait pas mal de monde, plus que d'habitude, j'ai trouvé. Mais ce n'est pas vraiment le sujet de ce post.

Non, le sujet c'est qu'il y avait aussi pas mal d'appareils photos.

C'est pas un secret, que j'ai du mal à ce que des gens que je connais pas me prennent en photo. Après, voilà, c'est une marche de visibilité, et en général dans les marches de visibilité je suis prête à faire des concessions, comme :

  • accepter que les gens prennent des photos des pancartes et des banderoles que je porte
  • tolérer que les gens me prennent, moi, en photo, quand j'ai une pancarte ou une banderole, tant qu'il y a pas un truc particulièrement relou[1]

Il y en a d'autres que je ne suis pas prête à faire, comme :

  • accepter de poser comme ils en ont envie pour que leur photo soit «mieux» (surtout gratuitement) ;
  • accepter que des gens viennent me photographier avant ou après la manif, alors que je suis posée tranquillement.

Maintenant, tout ceci étant dit, pendant toute l'Existrans, selon un calcul pifométrique mais réalisé sur un nombre néanmoins important de photographes, je suis amenée à constater que :

  • environ 90% étaient des mecs ;
  • dont une très grande majorité de cisgenres.

Bon, alors voilà, assumer de faire de la visibilité, je veux bien, être prête à être photographiée à cause de ça, pourquoi pas, mais, juste, je suis féministe et je suis gouine, et je crois que ça me le fait pas, mais alors vraiment pas, qu'il y ait ce putain de regard masculin magnifié par la lentille et le mitraillage. Et à un moment, quand le cinquantième gars que je ne connais pas me prend une fois de plus en photo, j'en ai plus rien à foutre de savoir s'il me cadre moi ou s'il cible la banderole, de savoir si c'est quelqu'un de chouette ou pas, j'ai juste envie de lui prendre son appareil photo et de lui faire bouffer.

Et j'ai pas de solution miracle (à part peut-être n'autoriser un port d'appareil photo qu'en non-mixité à définir, ou venir à ce genre de manif avec une bombe EMP), mais je crois que là, je me dis que la «nécessité de visibilité» ne justifie pas que non seulement je me tape une saleté de regard lubrique masculin encore amplifié par rapport à d'habitude, mais surtout que je l'accepte sans rien dire et avec le sourire.

Y'a juste plus moyen.

Notes

[1] Tolérer, et pas accepter, ça veut dire que les rares fois où on me demande, ben je dis non. Ce qui permet de réaliser que les rares photographes qui demandent ne sont pas prêts à ce qu'on leur dise non...

samedi, décembre 13 2008

Sale temps pour les femmes

Je ne sais pas ce qu'il y a en ce moment, mais ça fait coup sur coup plusieurs mauvaises nouvelles :

D'abord, la censure du film «les bureaux de Dieu» par des anti-avortements (via LeZ Strasbourg) :

CENSURE ET MOUVEMENTS ANTI-CHOIX

Bonjour à toutes et à tous,

Le LEM, petite salle d'Art et Essai de Tassin, s'est vu déprogrammer le film « les Bureaux de Dieu » de Claire Simon par une association catholique car celui-ci serait « blasphématoire » et « prônant l'avortement ».

L'association catholique dirigée par le père Matteo Lo Gioco est bien connue des associations féministes puisqu'il faisait partie des organisateurs des commandos anti-IVG qui ont à plus de 100 reprises, en France, fait entrave aux droits des femmes de disposer librement de leur corps.

Le LEM est lié par une clause du bail stipulant que « le preneur exploitera la salle pour la projection de films de bonne tenue morale choisis par Chrétiens Média ou tout autre organisme qui lui serait substitué par les autorités ecclésiastiques ».

Qu'une salle paroissiale décide de son programme, soit. Mais le LEM fait partie du réseau du GRAC(1) et à ce titre est subventionnée par la Région Rhône-Alpes et la DRAC. Cette censure à cause de convictions religieuses est inadmissible.

Le MFPF du Rhône dénonce cette censure et derrière, la remise en cause d'un droit fondamental pour les femmes.

Le MFPF du Rhône apporte son soutien aux bénévoles et aux salarié-e-s qui ont dénoncé et se sont oppposé-e-s à cette censure.

Le film est reprogrammé cette semaine :

a.. Le jeudi 11 décembre 2008 à 21h00

b.. Le samedi 13 décembre 2008 à 18h30

c.. Le dimanche 14 décembre 2008 à 19h15 en présence de Claire Simon, la réalisatrice, et Françoise Laurent Présidente du MFPF et d'une représentante du MFPF du Rhône.

Cinéma Le Lem

62 avenue du 8 Mai 1945

69160 TASSIN LA DEMI LUNE

L'association catholique et le père Mattéo Lo Gioco seront présents à la séance de dimanche.

Nous vous invitons à dénoncer cette censure, à réaffirmer le droit à l'avortement et plus globalement les droits des femmes et à soutenir les bénévoles et les salarié-e-s en venant débattre avec nous le dimanche 14 décembre 2008.

En ces temps de remise en question des droits individuels et collectifs, nous devons plus que jamais être vigilent-e-s et solidaires.

Amitiés féministes

Pour le MFPF 69

Marion ATHIEL, membre du CA du MFPF du Rhône

et membre du CA Confédéral du MFPF.

(1) Groupement Régional d'Actions Cinématographiques

Malika MEHENNAOUI

MFPF 69

mfpf69m.mehennaoui@laposte.net


Ensuite, un couple de lesbiennes s'est vu, en appel, refuser le partage de l'autorité parentale sur leurs enfants . Entre ça et le «blanchiment» de Vanneste, on dirait que la justice est très sensible à l'homophobie en ce moment...


Enfin, le viol et l'homicide d'une femme à Marseille par quatre personnes, dont visiblement au moins une qu'elle connaissait, qui l'ont forcée à boire (voir articles du Post , du Point et de la Provence). Si cette nouvelle n'était pas suffisante pour nous donner envie de vomir, on pourrait se rabattre avec les commentaires en ligne puant le racisme et la misogynie. Ou encore, ce petit extrait de l'article de la Provence :

Sur le trajet, est-ce de son plein gré que la jeune femme a ingurgité une bouteille entière de vodka ? Ivre morte dès son arrivée à l'hôtel, a-t-elle vraiment accepté de se soumettre aux volontés sexuelles de ces quatre hommes ?

C'est ce qu'affirment les deux mis en cause. Mais Cécilia n'est plus là pour donner sa version. Ce soir-là, de l'aveu même des violeurs présumés, elle va alterner les pertes de connaissance. Ce qui n'empêchera pas ses quatre "partenaires" de poursuivre leurs assauts.»

où l'on pourra noter l'utilisation du terme «violeur présumé» alors qu'ils avouent au moins avoir «poursuivi leurs assauts» après qu'elle ait perdu connaissance : il faudra m'expliquer comment quelqu'un qui a perdu connaissance pourrait donner un consentement.

Certes, ce n'est qu'un «fait divers», mais qui est malheureusement révélateur des violences systémiques contre les femmes... et de la façon dont elles sont traitées.