Non, malheureusement, ce billet n'est pas un doublon de celui posté il y a une semaine où le meurtrier présumé d'une trans' avait été acquitté.

Cette fois-ci, c'est en Philadelphie (USA) que le meurtrier d'Alexis King a été condamné pour «manslaughter» et non pas pour «murder» ; le terme «manslaughter» introduisant une notion similaire à des circonstances atténuantes (dûes à des circonstances ou à l'état mental de l'accusé).

Si le juge ne s'est pas justifié sur le verdict, il est probable qu'il ait retenu l'hypothèse de la défense consistant à plaider la «panique trans'», c'est-à-dire le fait de découvrir que la personne avec qui on est en train de flirter est un pénis et de «péter les plombs» en conséquence.

Comme souvent pourtant, cette hypothèse ne tient pas sérieusement la route lorsqu'on regarde les faits : ainsi, le meurtrier prétend que la victime lui aurait attrapé la main pour la placer sur son pénis, tandis que le médecin ayant tenté de la soigner témoigne que son pénis était replié et maintenu entre ses jambes ; le meurtrier décrit un comportement «sexuellement agressif» de la victime qui s'avançait vers lui, pourtant les impacts de balles proviennent du côté et du dos.

Ce que prouve ce verdict, comme tant d'autres, c'est que le simple fait qu'une victime soit trans' est une circonstance atténuante à un meurtre et que nos vies ne valent manifestement pas autant que celles des personnes cisgenres.

(Encore une fois, via Questioning Transphobia)