Rangers & Bas résille

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vendredi, juin 5 2009

En vrac

Je sais pas ce que j'ai en ce moment, j'ai plein de billets que j'arrive pas à terminer. Du coup voilà, là c'est juste une suite de liens, au moins c'est facile :

Plus de 20 trans assassiné·e·s cette année au Venezuela

Via BirdofParadox, un article (en anglais) sur la situation, pas réjouisante du tout, des personnes trans au Venezuela.

Certains commerces n'aiment pas la lutte contre la transphobie

Pas mal d'associations ont écrit une lettre ouverte à 4 commerces Lyonnais. En effet, cette année la Pride de Lyon a choisi de mettre en avant la question trans, avec le slogan «non à la transphobie, respectons l'identité de genre». Ce qui n'a pas plu à certains commerces : ce n'est pas assez vendeur. Les interviews que j'ai lus des responsables avaient beau répéter «je n'ai rien contre les transsexuels» ou «je ne suis pas transphobe», il se trouve qu'apparemment, ben si, on dirait. On notera la superbe phrase :

les trans font uniquement dans la provocation, (...) ils ne font que montrer leur bite et leur foufoune

Ça donne envie d'aller dans ces bars, y'a pas à dire.

Une femme emprisonnée pour... protéger son foetus

Aux États Unis, une femme enceinte séropositive a été condamnée à 238 jours de prison, avec le juge expliquant que ce n'était pas pour la punir, mais pour protéger son enfant à naitre, parce que soi-disant elle aurait plus de soins en prison que dehors où, étant migrante, elle risque de se faire expulser.

Entre sexisme, racisme, classisme et sérophobie... on voit de qui la «justice» sert les intérêts.

samedi, décembre 13 2008

Sale temps pour les femmes

Je ne sais pas ce qu'il y a en ce moment, mais ça fait coup sur coup plusieurs mauvaises nouvelles :

D'abord, la censure du film «les bureaux de Dieu» par des anti-avortements (via LeZ Strasbourg) :

CENSURE ET MOUVEMENTS ANTI-CHOIX

Bonjour à toutes et à tous,

Le LEM, petite salle d'Art et Essai de Tassin, s'est vu déprogrammer le film « les Bureaux de Dieu » de Claire Simon par une association catholique car celui-ci serait « blasphématoire » et « prônant l'avortement ».

L'association catholique dirigée par le père Matteo Lo Gioco est bien connue des associations féministes puisqu'il faisait partie des organisateurs des commandos anti-IVG qui ont à plus de 100 reprises, en France, fait entrave aux droits des femmes de disposer librement de leur corps.

Le LEM est lié par une clause du bail stipulant que « le preneur exploitera la salle pour la projection de films de bonne tenue morale choisis par Chrétiens Média ou tout autre organisme qui lui serait substitué par les autorités ecclésiastiques ».

Qu'une salle paroissiale décide de son programme, soit. Mais le LEM fait partie du réseau du GRAC(1) et à ce titre est subventionnée par la Région Rhône-Alpes et la DRAC. Cette censure à cause de convictions religieuses est inadmissible.

Le MFPF du Rhône dénonce cette censure et derrière, la remise en cause d'un droit fondamental pour les femmes.

Le MFPF du Rhône apporte son soutien aux bénévoles et aux salarié-e-s qui ont dénoncé et se sont oppposé-e-s à cette censure.

Le film est reprogrammé cette semaine :

a.. Le jeudi 11 décembre 2008 à 21h00

b.. Le samedi 13 décembre 2008 à 18h30

c.. Le dimanche 14 décembre 2008 à 19h15 en présence de Claire Simon, la réalisatrice, et Françoise Laurent Présidente du MFPF et d'une représentante du MFPF du Rhône.

Cinéma Le Lem

62 avenue du 8 Mai 1945

69160 TASSIN LA DEMI LUNE

L'association catholique et le père Mattéo Lo Gioco seront présents à la séance de dimanche.

Nous vous invitons à dénoncer cette censure, à réaffirmer le droit à l'avortement et plus globalement les droits des femmes et à soutenir les bénévoles et les salarié-e-s en venant débattre avec nous le dimanche 14 décembre 2008.

En ces temps de remise en question des droits individuels et collectifs, nous devons plus que jamais être vigilent-e-s et solidaires.

Amitiés féministes

Pour le MFPF 69

Marion ATHIEL, membre du CA du MFPF du Rhône

et membre du CA Confédéral du MFPF.

(1) Groupement Régional d'Actions Cinématographiques

Malika MEHENNAOUI

MFPF 69

mfpf69m.mehennaoui@laposte.net


Ensuite, un couple de lesbiennes s'est vu, en appel, refuser le partage de l'autorité parentale sur leurs enfants . Entre ça et le «blanchiment» de Vanneste, on dirait que la justice est très sensible à l'homophobie en ce moment...


Enfin, le viol et l'homicide d'une femme à Marseille par quatre personnes, dont visiblement au moins une qu'elle connaissait, qui l'ont forcée à boire (voir articles du Post , du Point et de la Provence). Si cette nouvelle n'était pas suffisante pour nous donner envie de vomir, on pourrait se rabattre avec les commentaires en ligne puant le racisme et la misogynie. Ou encore, ce petit extrait de l'article de la Provence :

Sur le trajet, est-ce de son plein gré que la jeune femme a ingurgité une bouteille entière de vodka ? Ivre morte dès son arrivée à l'hôtel, a-t-elle vraiment accepté de se soumettre aux volontés sexuelles de ces quatre hommes ?

C'est ce qu'affirment les deux mis en cause. Mais Cécilia n'est plus là pour donner sa version. Ce soir-là, de l'aveu même des violeurs présumés, elle va alterner les pertes de connaissance. Ce qui n'empêchera pas ses quatre "partenaires" de poursuivre leurs assauts.»

où l'on pourra noter l'utilisation du terme «violeur présumé» alors qu'ils avouent au moins avoir «poursuivi leurs assauts» après qu'elle ait perdu connaissance : il faudra m'expliquer comment quelqu'un qui a perdu connaissance pourrait donner un consentement.

Certes, ce n'est qu'un «fait divers», mais qui est malheureusement révélateur des violences systémiques contre les femmes... et de la façon dont elles sont traitées.

mardi, novembre 18 2008

Transgender Day Of Remembrance

Le 20 novembre aura lieu le Transgender Day Of Remembrance, ou journée de souvenir trans', qui vise à se souvenir et à visibliser les personnes trans' assassinées.

J'ai écrit un article qui a été mis en ligne sur le blog de la commission LGBTI du Nouveau Parti Anticapitaliste et je vous invite à le lire, en espérant que ce ne soit pas trop mauvais :) En particulier, j'ai essayé d'expliquer pourquoi, à mon avis, les droits des trans' sont une partie intégrante du féminisme :

Pourtant, même les violences spécifiques aux trans' ne concernent pas qu'eux et elles : donner des circonstances atténuantes à un meurtrier parce que sa victime l'a «trompé» sur son «vrai sexe» ou parce qu'elle avait «une force d'homme» lui permettant de se défendre, c'est aussi légitimer les argumentations patriarcales rendant responsables les victimes de violences et de viols ; permettre à des psychiatres de donner ou pas leur feu vert en fonction de l'«adéquation» au genre désiré, c'est légitimer les normes de genre pour tout le monde ; exclure une trans' d'un espace non-mixte parce qu'elle a un pénis, c'est légitimer le fait de réduire les femmes à leurs organes génitaux ; refuser aux trans' l'accès à des traitements hormonaux ou chirurgicaux, ou au contraire leur en imposer pour obtenir un changement d'état-civil, c'est attaquer le droit de tou-te-s à disposer de son corps.

Voilà, le reste de l'article est ici. Une liste des trans' assassiné-e-s en 2008 est consultable ici.

Sinon, il y aura aussi, le 25 novembre, la Journée internationale contre les violences faites aux femmes. Je ne sais pas si j'aurai le temps/courage de faire un billet là-dessus d'ici la semaine prochaine mais, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'à l'heure où l'assemblée nationale décrète une minute de silence pour quelqu'un qui a abattu une femme (et pas, mettons, pour cette femme), il y a encore du boulot à faire sur ce sujet.

vendredi, novembre 14 2008

Assassinat de Duanna Johnson à Memphis

Un petit billet là-dessus, parce que je n'ai pas le temps de faire beaucoup mieux: le dimanche dernier, Duanna Johnson a été retrouvée assassinée dans une rue de Memphis.

En février dernier, elle avait été brutalement agressée par la Police de Memphis. Pourquoi ? Parce qu'elle avait eu le malheur de ne pas répondre à un agent lorsqu'il l'adressait en tant que «faggot» (pédale) et «he-she» (il-elle). Par la suite, deux agents ont été radiés, mais aucun n'a été poursuivi.

On ne peut donc qu'espérer que la vérité sur ce meurtre sera faite et que la police arrêtera les coupables, même si, par pur hasard, ils se trouvaient être dans ses rangs.

En attendant et parce que je n'ai pas envie d'aller plus loin dans les pures spéculations, la Tennessee Transgender Political Coalition a mis en place un système de donation sur leur site pour permettre de faire un don à la famille de Duanna et notamment payer son enterrement.

dimanche, août 17 2008

Le meurtrier d'une trans' sort libre

Kellie Telesford avait été retrouvée morte le 21 novembre l'année dernière. Dernièrement avait lieu le procès de son meurtrier, qui a finalement été acquitté. La raison est que la défense s'est attaquée à la victime, qui se trouvait être une femme trans' de couleur, expliquant par exemple que puisqu'elle était trans', elle avait la force d'un homme et aurait pu se défendre.

Au final la défense a avancé que la victime est morte lors d'un jeu sexuel, malgré le manque d'éléments dans ce sens (miroirs, jouets sexuels, etc.) et les contradictions dans le témoignage de celui que je continuerai à appeler le meurtrier.

Alors ne nous méprenons pas, je suis d'ordinaire tout à fait pour la présomption d'innocence, mais là j'ai comme l'impression que quand on parle de femme trans', et pas blanche de surcroit, on en revient toujours à rejeter la faute sur la victime.

Bref, je suis assez dégoutée par ce que je perçois comme un manque flagrant de justice.

Mise à jour du 20 aout: un article en français est disponible sur le site d'E-llico, C'est à pleurer de voir que le seul article qui parle de ça en français, qui plus est sur un site LGBT, parle «d'un transsexuel» et mélange allégrément masculin et féminin pour parler de la victime...

lundi, juillet 28 2008

Rassemblements pour Rosa Pazos

Un peu en retard, mais pour signaler rapidement qu'aujourd'hui ont lieu en Espagne un certain nombre de rassemblement suite au meurtre de la militante trans' et anarchiste Rosa Pazos, assassinée le 11 juillet à Séville.

Je n'ai pas pu avoir à cette heure la traduction française du communiqué signé par un certain nombre d'organisations LGBTI, aussi je me contente de le résumer et de copier/coller la version espagnole.

Ils exigent notamment un éclaircissement des faits et le traitement du processus sous des conditions respectant la personne assassinée, de la part des autorités et des médias, dont le travail informatif a pour l'heure été offensant et transphobe.

Ils dénoncent la transphobie qui était présente dans la vie quotidienne de Rosa Pazos, notamment le fait qu'elle n'ait pas eu droit à de la chirurgie ou un changement de papiers parce que les personnes souffrant d'un diagnostic de "schizophrénie" ou une autre "maladie mentale" n'ont pas le droit de disposer de leurs corps.

Ils dénoncent aussi la transphobie quotidienne présente dans la rue, les lois, les médias. Ils demandent que l'Administration Publique assume ses responsibilités et effectue un travail sérieux pour l'intégration des personnes trans'.

Ils dénoncent la vulnérabilité dans laquelle se trouve les personnes trans' et la fréquence alarmante des meurtres dans des circonstances "étranges".

Enfin, ils revendiquent que le combat contre la transphobie est une lutte de tous et toutes et que la seule manière de combattre la transphobie quotidienne est d'apprendre à l'identifier et à la dénoncer dans tous les endroits où cette violence est produite.

(Merci aux camarades de la Guerilla Travolaka pour avoir transmis l'information.)


Comunicado por el asesinato de Rosa Pazos

La activista transexual y anarquista sevillana, Rosa Pazos fue asesinada el pasado 11 de julio en su domicilio. Organizaciones de minorías sexuales de todo el estado español han convicado concentraciones para este lunes como repulsa. Adjuntamos comunicado conjunto de estas organizaciones.

"El pasado viernes 11 de julio, Rosa Pazos, activista transexual de 47 años, fue hallada muerta en su domicilio de Sevilla. Tras someter su cuerpo a la correspondiente autopsia, el Instituto Anatómico Forense emitió un informe en cual se expresaba que Rosa había sido objeto de apuñalamiento.

Los grupos y colectivos firmantes de este manifiesto exigimos con carácter de urgencia:

1- El esclarecimiento de los hechos que rodearon la muerte de Rosa Pazos y ello a la mayor brevedad con el fin de evitar difamaciones sobre las causas asociadas a su muerte así como incrementar el dolor que ya de por sí supone para familiares, amigas/os y compañeras/os de Rosa.

2- La implicación en el caso del Fiscal General del Estado, Sr. Cándido Conde Pumpido con el fin de exigir y agilizar el esclarecimiento de los citados hechos.

3- El tratamiento del proceso bajo las condiciones de máximo respeto a la dignidad de la fallecida y de quiénes le rodean, tanto por parte de las instancias policiales y judiciales involucradas en el proceso como por parte de los medios de comunicación, cuya labor informativa sobre el caso de Rosa hasta el momento ha resultado extremadamente ofensiva y transfóbica tal y como se viene denunciando desde el conocimiento de la noticia. El respeto a la identidad de Rosa y a la intimidad de su persona descarta el sensacionalismo de los medios y el talante discriminatorio con el que hasta la fecha se ha abordado la noticia.

Al mismo tiempo, denunciamos la enorme transfobia que rodeó la vida cotidiana de Rosa, así como el hecho de que se le negara su derecho al cambio de documentación y acceso a la cirugía debido a que nuestro sistema de salud entiende que una persona con un diagnóstico de esquizofrenia o cualquier otra "enfermedad mental" no puede decidir sobre su cuerpo o su identidad de género. Esa era la denuncia de Rosa y sin duda también la nuestra.

Las transfobias cotidianas que se encuentran en las calles, en las leyes, en los medios de comunicación, etc, son las que impiden a muchas personas acceder a derechos básicos como el acceso al mundo laboral, el respeto a la propia identidad y el derecho a la autodeterminación del propio cuerpo lejos de la tutela psiquiátrica.

Exigimos que la Administración Pública asuma su responsabilidad y trabaje para la integración laboral y social de las personas trans. Exigimos un trabajo serio, a la altura de la gravedad y la importancia de la situación: no queremos más parches, creemos firmemente que la manera de evitar este tipo de situaciones es trabajar directamente desde la raíz del problema y hacerlo sin excusas. No es una propuesta seria ni consecuente aquella que aprueba una "ley de identidad de género" para evitar la discriminación y al mismo tiempo trata de enfermas a quienes manifiestan una identidad de género diferente a la mayoritaria. Diferente, no por ello patológica. Reivindicamos que se trabaje para deconstruir los estereotipos que asocian la identidad trans con lo extraño, lo monstruoso y lo perverso, por destruir todos esos mensajes que generan odio y nos convierten en marginados y marginadas sociales.

Denunciamos una vez más la extrema vulnerabilidad de nuestro colectivo y la más que alarmante frecuencia con la que nos encontramos casos de personas trans muertas en extrañas circunstancias.

Reivindicamos nuevamente que la lucha contra la transfobia es una lucha de todos y de todas, es un compromiso de quienes queremos construir una sociedad distinta. Que la única forma de acabar con estas discriminaciones y violencias que se visibilizan en las calles de nuestras ciudades, en los despidos, en la exclusión, en las agresiones verbales y físicas es identificarlas en nuestro entorno más cercano y denunciarlas en todo momento. Porque aunque desde los movimientos sociales luchemos para acabar con la transfobia, la verdadera lucha está en nuestras calles, nuestros barrios, nuestras escaleras, donde cada día se vive la violencia.

Por todo ello, los grupos abajo firmantes convocamos a todas las personas el próximo lunes 28 de Julio a las 18 horas para acudir a las concentraciones que tendrán lugar en las diversas ciudades en aras de exigir una investigación transparente de rigor y el cese de la transfobia que ha venido acompañando al tratamiento del caso de la muerte de Rosa Pazos.

Recordamos que los grupos de Barcelona, Bilbao, Donosti, Gastéiz, Galicia, Madrid y Zaragoza aquí firmantes realizamos ya una labor de observación sobre la evolución judicial y mediática del caso con objeto de denunciar cualquier tipo de injerencia o de vulneración que por acción u omisión pueda tener lugar durante el proceso. Así mismo, denunciaremos por los cauces formales pertinentes cualquier tipo de acto que atente contra la dignidad de la fallecida y en particular aquellos de naturaleza discriminatoria que se dirijan contra el respeto a la identidad de género.

BARCELONA - 18:00 - Frente a la sede de Delegación de Gobierno

BILBO - 19:30 - Plaza Circular Abando

DONOSTI - 19:30 - Frente al Boulevar

GASTÉIZ - 19:30 - Plaza de la Virgen Blanca

MADRID - 18:00 - Frente a la sede de la Fiscalía General del Estado (c/ Fortuny, nº4, Colón)

SANTIAGO DE COMPOSTELA - 20:00

CORUÑA - 21:00 - El Obelisco

ZARAGOZA - 20:30 - Plaza de España

SEVILLA - 20:00 - Pza. Barrio de la Barzola

Firman este manifiesto: Acera del Frente, Madrid Guerrilla Travolaka, Barcelona MariBolheras Precárias, Corunha Stonewall, Aragón Medeak, Donosti Mass Medeak, Bilbo Ehgam, Euskal Herria ATA (Asociación de Transexuales de Andalucía) 7menos20, Gastéiz Amasol, Aragón Asoc. madres y padres de lesbianas, gays, transexuales y bisexuales de Aragón ATURUXO (Federaçom de Associaçons LGBT da Galiza) Col·lectiu Gai de Barcelona Emaize, asesoría sexológica del ayuntamiento de Gasteiz Énfasis, Gasteiz Errespetuz-Asociación Vasca de Transexuales (Euskadi) Front d’Alliberament Gai de Catalunya Gaytasuna, Gastéiz Gaztehgam, Euskal Herria Grupo de Respuesta Antipatriarcal, Madrid Liberacción, Madrid Panteras Rosas, Galiza Nomepisesofreghao (feministas desgeneradas), Galiza Centro Social Atreu, Galiza Panteras Rosas, Sevilla Queer Ekintza, Bilbo RQTR, Madrid Towanda, Aragón Panteras Rosa, Portugal

mardi, février 12 2008

Transphobies

Une femme trans' s'est faite assassiner à New York. , dans le Bronx.

Le traitement des journaux est assez formidable.

Par exemple, pour le New York Daily News :

A transgendered prostitute was stabbed to death in the Bronx Saturday by a customer who was apparently surprised by the hooker's true sex

Une prostituée transgenre a été poignardée à mort dans le Bronx dimanche par un client qui a apparemment été surpris par le vrai sexe de la pute

Donc déjà, on sent pas du tout la volonté d'excuser l'acte. Elle était pute, et le client a été supris, donc c'est normal de poignarder, hein ? C'est elle qui l'a trompée.

Mais le pire est à venir.

The victim - a 25-year-old man who dressed like a woman -

La victime - un homme de 25 ans qui s'habillait comme une femme

Même dans la mort, il faudrait surtout pas respecter le genre dans lequel se définissait cette personne. Non, c'était un homme qui se déguisait en femme.

Ah, et pour finir (enfin non, pas vraiment)

Stewart, more than 6 feet tall, was known to wear stylish, provocative outfits with towering high heels, neighbors said.

Stewart, qui mesurait plus d'un mètre 82, était connu pour porter des tunes «stylish», provocatrices avec de hauts talons, selon les voisins

Donc autant dire qu'elle l'a cherchée, quoi.

Sur un autre site, on a globalement la même merde transphobe.

Sources said McMillian was Stewart's john and became enraged when he learned his partner was not a woman.

Les sources disent que McMillian l'assassin était le client de Stewart la victime et est devenu enragé quand il a appris que son partenaire n'était pas une femme

Encore une fois, excusons le meurtre et nions tout droit à une femme trans' d'être reconnue comme femme.

Ceci étant dit, pour les lecteurs anglophones, plutôt que de lire le vomi journalistique je suggère les articles de quelques blogs, comme celui-ci ou Questioning Transphobia.