Note d'Ellie : étant quelque peu en panne sèche de billets en
ce moment, je me permets de combler ce vide avec une contribution (à laquelle
je n'ai pu m'empêcher de rajouter quelques notes personnelles) d'un de mes
fidèles lecteurs, Vlad, qui se trouve être un sociologue étudiant la domination
féminine à l'intérieur du mouvement LGBT.
La non-mixité, comme cela a été démontré[1][2][3], est communautaire et
ghettoisante[4] et devrait être évitée absolument[5][6]. Pourtant, malgré tous
les efforts de la communauté LGBT pour s'ouvrir et s'intégrer à la société
hétéropatriarcapitaliste normale et respectable[7][8][9], des
personnes que l'on ne peut que difficilement que qualifier d'autre chose que
d'intégristes continuent à prôner non seulement un ghetto[10][11], mais même
des non-mixités, autant-dire des sous-ghettos, à l'intérieur[12].
Cet article a pour objectif de les recenser d'une manière impartiale, ce qui
est possible car, à la différence d'un certain nombre d'auteurs publiant sur le
sujet, étant moi-même hétérosexuel j'ai l'avantage d'être neutre[13][14].
Non-mixité lesbienne
La non-mixité lesbienne[15] est basée sur une haine, refoulée ou assumée,
des hommes[16]. Le succès de cette formule est assez incompréhensible de nos
jours, puisque ce sont justement les hommes qui se sont démenés pour ouvrir aux
lesbiennes le milieu LGBT[17][18], où elles sont, toujours grâce aux hommes
gays, beaucoup plus nombreuses qu'avant[19], voire pour ne pas dire le nouveau
groupe dominant (des études[20] avancent le chiffre élevé de jusqu'à 5% dans
une soirée).
Peu reconnaissantes, les lesbiennes continuent pourtant à vouloir se
retrouver entre elles, parfois pour parler politique[21], ce qui est d'autant
plus ridicule. Politique féminazie[22] et totalitaire[23], cela va sans
dire.
Par ailleurs, la non-mixité lesbienne est par essence[24] et dans toutes ses
incarnations[25], transphobe[26], quoi que puissent en dire les différentes
lesbiennes trans[27] qui se retrouvent dans ces espaces, à qui les hommes gays
rendent d'ailleurs pourtant service en leur expliquant qu'on va les mettre
dehors même si elles sont les bienvenues[1]. C'est en
opposition complète à la communauté LGBT de manière plus large qui respecte
pourtant toujours parfaitement les identités des homosexuels refoulés qui
choisissent de devenir hétéros par facilité personnes trans[28][29].
Malgré cela, on retrouve tout de même parfois des espaces
«femmes/lesbiennes/trans»[30], ce qui tend surtout à prouver que l'objectif de
cette non-mixité est plus de dénigrer les véritables hommes biologiques que de
se retrouver ensemble[31][32].
Non-mixité gay
À l'inverse, on ne peut pas vraiment parler de non-mixité gay[33][34]. On
devrait plutôt, en fait, parler de pas-non-mixité[35] gay, puisque jamais un
bar gay ne se revendique non-mixte, ce qui prouve bien qu'il est, lui, ouvert à
tout le monde, et en particulier à la communauté LGBT[35].
Ainsi, les saunas, backrooms et certains bars ne sont pas une forme de
non-mixité ghettoisante comme peuvent la pratiquer les lesbiennes[36], mais
bien une forme d'ouverture à toute la communauté LGBT[37], même si en pratique
seuls les hommes sont admis[38], ce qui est assez compréhensible étant donné
l'effort qu'ils ont déjà fourni pour ouvrir le reste du mouvement LGBT aux
femmes et aux trans (voir ci-dessus).
Non-mixité trans
La non-mixité trans est, elle, plutôt inspirée de la non-mixité
lesbienne[39], sauf qu'au lieu de dire du mal des hommes, elle consiste à dire
du mal des gens biologiques[40][41]. Cela dit, il est reconnu que la non-mixité
trans est tout de même moins ghettoïsante[42], puisqu'en pratique n'importe qui
peut y entrer, vu qu'on est finalement tous un peu transgenre[43].
L'intérêt principal d'un espace non-mixte trans est donc de venir débattre
des thématiques concernant les gays normaux (enfin, biologiques, pas trans,
quoi)[44][45][2], qui sont souvent malheureusement invisibles
dans la communauté LGBT[46][47][48]. Certes, certains trans hystériques vont
traiter les personnes biologiques de «cissegenre», ce qui relève de l'insulte,
car consistant à coller une étiquette, ce qui ne se fait pas (qualifier une
personne de trans sans lui demander son avis n'ayant évidemment rien à voir,
puisque dans ce cadre il ne s'agit pas de coller une étiquette mais simplement
de bon sens[49]).
Conclusion
Nous avons couvert de manière détaillée la façon dont la notion de
non-mixité nuisait à l'idéal républicain d'universalisme blanc cisgenre
hétéro masculin et avons prouvé à quel point elle était nuisible, sauf
lorsqu'elle était abordée de manière plus objective par les hommes. Cet article
soulève également la question encore taboue, que nous aborderons de manière
plus approfondie lors d'un prochain papier, de l'oppression, à l'intérieur du
mouvement LGBT, des hommes gays par les lesbiennes et les trans.