Hier, je n'ai pas mis de jupe, puisque c'est visiblement la question qui suscite le plus d'interrogation dans le «féminisme» médiatique.

Par contre, il y a avait la manifestation féministe de nuit de Lille, en non-mixité gouines et meufs (que nous soyons trans ou cisgenres, quelles que soient nos sexualités, nos couleurs, nos cultures, nos classes sociales…)

On était une petite cinquaintaine et c'était plutôt chouette, surtout que cette fois-ci on a pu finir sans se faire arrêter par les policiers au bout de deux rues, ce qui est plutôt appréciable. Ce qui l'était moins, par contre, c'était la présence plutôt nombreuse des policiers qui nous «escortaient» et qui, eux, n'étaient évidemment pas en non-mixité gouines et meufs, loin s'en faut.

J'ai trouvé que c'était un petit cortège mais vachement dynamique, avec très peu de temps morts entre les slogans et une sorte d'«émulation» qui faisait qu'on s'appropriait vachement les slogans, surtout lorsqu'il s'agissait de répondre aux quelques mecs relous qui faisaient chier sur les côtés, ou qui gueulaient «sales gouines» depuis les fenêtres du troisième étage.

Bref, c'était ma première manif de nuit non-mixte que je faisais complètement et j'ai trouvé que c'était plutôt classe.

Quelques slogans (oraux et pancartes), parce que j'aime bien recopier les slogans que j'ai appréciés (vous avez peut-être remarqué) :

  • Tremblez, machos, les féministes sont dans la rue !
  • Je ne suis pas mal baisée, je suis féministe !
  • Trop d'hétérosexisme, protégeons les enfants
  • Un mari ça coûte trop cher, le vibro est une bonne affaire
  • Une femme sans homme, c'est comme un pays sans gouvernement : lesbianisme et anarchie
  • On est fières, on est gouines, on est moches et masculines
  • Le féminisme n'a jamais tué personne ; Andy Warhol a eu du bol
  • Face aux machos, ni oubli ni pardon ; on vous rendra les coups
  • Contre les violences sexistes, auto-défense féministe
  • Lesbienne de mon coeur, tu sais qu'on a raison
  • Cathos, fachos, machos, vous nous cassez l'clito
  • Il y a plus inconnue que la femme du soldat inconnu : l'amante de la femme du soldat inconnu

Et sinon, j'en profite pour rappeler qu'il y en a aussi une demain samedi 27 novembre à Paris à 17h devant l'hôpital Tenon, métro Gambetta. Plus d'informations sur le site Rage de Nuit.