Vernis & Sécateur

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mercredi, novembre 24 2010

Journée du souvenir Trans & Rassemblement Pro-IVG : ma journée du samedi 20 novembre

Samedi 20 novembre dernier, il y avait deux évènements militants, sur Lille comme dans d'ailleurs pas mal d'autres régions de France. La Journée du souvenir trans, ou Transgender day of remembrance, d'un côté, histoire de se rémémorer et de visibiliser les personnes trans assassinées ; de l'autre côté, des rassemblements anti-avortement organisés par «Sos Tout Petits», association d'extrême droite catholique qui aime prier les fétus morts, et du coup des contre-rassemblemens organisés pour défendre le droit à l'avortement.

D'un point de vue chronologique, c'était la journée du souvenir trans qui arrivait en premier, avec un rassemblement organisé par les Flamands Roses à midi, au marché Sébastopol. Déploiement d'une grande banderole «La transphobie tue», ainsi qu'une plus petite des Flamands Roses, diffusion de tracts dont je vous avais fait suivre le contenu il y a quelques jours ; c'est pas énorme, mais on est quand même entre dix et vingt[1], ce qui, sur ce genre de rassemblement, me paraît plutôt pas mal.

Petit détour pour manger un casse-croûte léger[2] avant d'aller au deuxième rassemblement, cette fois-ci pour défendre l'avortement, à 13h30 devant le Parvis Saint-Maurice.

Après environ une demi-heure à poirauter et à entendre la même question revenir dans la bouche de plein de militantEs : «ils sont où, les autres ?» (c'est-à-dire, rappelons-le, les cathos intégristes de SOS Tout Petits), on finit par apprendre qu'ils se sont réunis devant le planning familial. Du coup on finit par aller les «rejoindre», tout de même séparés par une centaine de mètres et pas mal de flics. On peut tout de même apercevoir la petite vierge qu'ils ont mis sur un tabouret, c'est-y-pas mignon.

Et du coup, pour couvrir leurs prières et leurs paroles anti-IVG, on [3] gueule des slogans féministes et humoristiques comme (oui, j'aime bien faire les listes de slogans) :

  • Avortement, contraception, libres, gratuits, et accessibles !
  • Ah si Marie avait connu l'avortement, on aurait pas tous ces emmerdements !
  • Moins de dieu, plus de godes !
  • Jouir, jouir, plutôt que reproduire !
  • Phallus partout, jouissance nulle part !
  • C'est l'orgasme final, Fistons-nous et demain, Les trans, les gouines et les pédales, Seront le genre humain (sur l'air de l'Internationale)
  • Le lesbianisme est une solution à la reproduction !
  • Mon corps m'appartient, que votre Christ garde le sien !
  • Si votre dieu engrosse nos copines, on lui coupera la pine, à ce vieux misogyne
  • Face aux machos, ni oubli ni pardon
  • Première, deuxième, troisième aspiration, nous sommes toutes, des salopes avortées !

Un groupe plutôt dynamique et avec une visibilité féministe bien présente (notamment grâce aux mégaphones prêtés par Sud, si je ne me trompe pas), ce que j'ai trouvé plutôt classe. J'avais un peu peur que, comme ça se passe quelques fois, les slogans se centrent sur l'antifascisme et «zappent» la thématique féministe (surtout vu les tensions qu'il y a concernant le féminisme dans le milieu libertaire Lillois actuellement, mais ça mériterait un autre billet) mais au final on a pu prendre la parole et se faire entendre et c'était plutôt chouette, même si ça fait chier que les fachos aient pu s'installer devant le planning familial au lieu de devant leur église.

Voilà, et oui, c'est tard pour en parler, et non, j'ai pas de photos.

Notes

[1] Avertissement : ne travaillant pas aux Rassemblements Généraux et ayant tendance à estimer que «les mathématiques, c'est pas une science exacte», les estimations du nombre de militantEs peuvent être plus qu'approximatives.

[2] Je sais, s'il y a des personnes qui lisent mon blog et qui ont vu le casse-croûte en question, elles vont se dire qu'on n'a pas la même notion de «léger».

[3] C'est-à-dire, un groupe de féministes, certains slogans étant plus ou moins repris par les autres militantEs.

vendredi, novembre 19 2010

La transphobie tue ! T-DOR, 20 novembre 2010 (Lille)

(Pour continuer dans le copié/collé de tracts, voici l'appel des Flamands Roses pour la journée du souvenir trans de 2010)

La transphobie tue

T-DOR, 20 novembre 2010

Rassemblement marché Sébastopol à Lille samedi 20 novembre 2010 à midi

Nous sommes ici aujourd'hui car le 20 novembre 2010 a lieu pour la douzième fois le «Transgender Day Of Remembrance», journée du souvenir trans, dont l'objectif est de se souvenir et de visibiliser les personnes trans assassinées.

Organisé pour la première fois pour dénoncer le meurtre de Rita Hester en 1998, cet événement est devenu international et est l'occasion de rassemblements dans de multiples pays. En France, des événements ont notamment lieu à Paris, Strasbourg...

Les personnes trans ne se reconnaissent pas dans le genre qui leur a été attribué à la naissance. Les hommes trans sont des hommes assignés à la naissance dans le genre féminin, effectuant une transition du féminin au masculin, et les femmes trans sont des femmes assignées à la naissance dans le genre masculin, effectuant une transition du masculin au féminin. Certaines personnes trans se reconnaissent aussi hors des identités "homme" et "femme". Ils et elles sont contraintes à la fois par l'Etat, la médecine et les normes sociales. Ce système de normes entraîne et légitime la violence à l'égard des personnes trans.

Les meurtres des personnes trans ne sont pas des événements isolés, mais sont révélateurs de l'omniprésence de la transphobie. Alors qu'une personne trans est assassinée tous les trois jours dans le monde, les peines obtenues par les meurtriers sont souvent légères : ainsi le 14 août 2008, au Royaume-Uni, le meurtrier présumé de Kellie Telesford était acquitté après que la défense fut parvenue à jeter le discrédit sur la victime ; le 23 août, aux États-Unis, le meurtrier d'Alexis King obtenait des circonstances atténuantes ; un an plus tôt, dans le même Etat, le meurtre d'Erica Keel, heurtée à quatre reprises par la voiture de son assassin, était considéré comme un accident, tandis qu'au Portugal en 2006 les meurtriers de Gilberta Salce avaient été condamnés à des peines légères de 11 à 13 mois.

S'il ne s'agit que d'exemples, ces jugements affirment que les personnes trans n'ont pas les mêmes droits que les autres être humains, qu'assassiner une personne parce qu'elle est trans n'est pas considéré comme un crime de haine mais comme une circonstance atténuante. La défense fait peser la culpabilité sur les victimes, prétendant qu'elles se «feraient passer pour ce qu'elles ne sont pas» et l'auraient forcément un peu cherché. La majorité des médias va également dans ce sens, s'acharnant à utiliser les prénoms et le genre assignés à la naissance pour parler des personnes trans, légitimant ainsi la défense des meurtriers.

Mais le vecteur principal de transphobie vient encore des Etats eux-mêmes, qui, en plus de ne pas reconnaître la transphobie comme une discrimination, rendent généralement extrêmement difficile le changement d'état-civil, requérant la stérilisation pour changer la mention du sexe. En plus de mettre des bâtons dans les roues des personnes trans, ce refus de changer l'état-civil peut avoir des conséquences catastrophiques, en risquant de les «outer» dans un milieu transphobe ; un autre exemple dramatique où l'Etat est directement complice des violences transphobes est la situation dans les prisons, où les trans sont placé·e·s quasi-systématiquement en isolement, et où les femmes trans sont enfermées avec des hommes, devenant des cibles privilégiées d'humiliations, de violences et de viols.

La prétendue « dépsychiatrisation » des trans clamée par le gouvernement n'est qu'un effet d'annonce : seul le nom de catégories de remboursement ALD change, et non pas l'obligation d'être « diagnostiqué » par un psychiatre pour avoir accès aux hormones et aux opérations, tandis que les trans subissent également des discriminations dans les accès aux soins. De plus, le non-remboursement de certains actes liés à la transition, ainsi que les discriminations à l'embauche ou encore dans l'accès au logement exposent particulièrement les trans à la précarité. Ainsi, un nombre important de femmes trans ont recours à la prostitution, et sont par conséquent encore plus exposées aux risques de violence.

Les violences spécifiques aux personnes trans ne concernent pas qu'eux et elles : donner des circonstances atténuantes à un meurtrier parce que sa victime l'a «trompé» sur son «vrai sexe» ou parce qu'elle avait «une force d'homme» lui permettant de se défendre, c'est aussi légitimer les argumentations patriarcales rendant responsables les victimes de violences et de viols ; permettre à des psychiatres de donner ou pas leur feu vert en fonction de l'«adéquation» au genre désiré, c'est légitimer les normes de genre pour tout le monde ; refuser aux trans l'accès à des traitements hormonaux ou chirurgicaux, ou au contraire leur en imposer pour obtenir un changement d'état-civil, c'est attaquer le droit de tou-te-s à disposer de son corps.

La haine des trans ne naît pas de rien ; elle est le fruit du système patriarcal qui impose à tout le monde, en fonction d'un détail anatomique, un genre rigide qui doit déterminer toute notre vie : rose ou bleu, jupe ou pantalon, attirée par les hommes ou attiré par les femmes, opprimée ou privilégié. La lutte pour la libération des trans, comme celle des homosexuel-le-s ou des intersexes, n'est par conséquent pas dissociable du combat féministe et doit être pleinement prise en compte dans le combat pour un monde sans oppressions

Nous exigeons :

  • la dépsychiatrisation des trans, sans expertEs censéEs séparer les vraiEs trans du reste de la population ;
  • Arrêt des traitements imposés aux intersexes, accès libre et remboursé aux actes liés à la transition, contraception et avortement libres, gratuits et accessibles ; l'arrêt des pressions exercées par la médecine et l’Etat pour imposer la chirurgie génitale ;
  • l’accès à une véritable information sur les traitements, pour permettre aux trans d'être acteurICE de leur suivi médical ;
  • la dissolution des équipes officielles et le libre choix des médecins ;
  • la prise en charge des soins par la Sécurité Sociale ;
  • la reconnaissance officielle et légale de la transphobie et la mise en place de réelles campagnes de prévention contre les discriminations sexistes et LGBTIphobes ;
  • la suppression de la mention du sexe à l’état-civil et le droit pour chacunE de modifier son identité légale s’il ou elle le désire.

Rassemblement marché Sébastopol à Lille samedi 20 novembre 2010 à midi

mardi, novembre 16 2010

Manif de nuit féministe le jeudi 25 novembre à Lille

Rendez-vous le 25 novembre 2010 à Lille à 20h30 devant l'Opéra

Manif de nuit féministe non-mixte pour les gouines et les femmes, que nous soyons trans ou cisgenres, quelles que soient nos sexualités, nos couleurs, nos cultures, nos classes sociales…

Nous sommes diverses, multiples et mouvantes. Nous sommes féministes tant qu’il le faudra !

LA NUIT NOUS APPARTIENT !

En tant que personnes catégorisées femmes, nous sommes en permanence matraquées par des règles de conduites qui restreignent nos libertés : «Ne sors pas toute seule le soir», «Ne mets pas de mini-jupe, c’est de la provocation» ou encore «Fais-toi raccompagner par un homme». Ces injonctions conditionnent nos agissements et ne nous donnent pas d’outils pour nous défendre. Et si on ne suit pas ces règles, on a encore plus peur, on est culpabilisées et rappelées à l’ordre.

La peur entretenue de la nuit fait de l’ombre aux violences de la journée. NON, les violences n’ont pas d’heure et elles sont partout : dans les maisons, dans la rue, au travail… En effet, les femmes sont principalement agressées par des hommes qu’elles connaissent (conjoint, collègue, voisin, patron, oncle, père…) dans un lieu qui leur est familier. Cependant, l’espace public reste majoritairement - voire exclusivement - le territoire des hommes, d’autant plus la nuit.

Pour les personnes catégorisées comme femmes, la rue est un espace où l’on est en permanence considérées comme disponibles sexuellement ; un espace de harcèlements, de reluquages, d’attouchements sexuels, d’injures, de sifflements et de peur des agressions masculines (qu’elles soient physiques, verbales, sexuelles, psychologiques).

Pour exprimer notre force et notre parole en autonomie par rapport aux mecs, cette manifestation est organisée entre féministes, femmes, filles, lesbiennes, gouines ; celles qui en ont marre de se faire mater comme un bout de viande ou d’être considérées comme des poupées gonflables, celles qui vivent dans la rue ou y travaillent, celles qui veulent embrasser leur copine dans le bus, celles à qui on dit qu’elles se sont trompées de chiottes, celles qui sont racisées et exotisées, celles qui en ont marre des mains au cul, celles qui veulent boire un coup sans se faire draguer… Cette manifestation est pour toutes celles qui reconnaissent des petits bouts de leurs vies dans ces violences et cette oppression.

Marre du contrôle de nos corps et de nos vies ! Marre de se prendre des claques dans la gueule (au propre comme au figuré) ! Marre d’être de la chair à viol ! Nous voulons que nos corps nous appartiennent enfin !

✪ Parce qu’il n’est pas normal que nous ayons peur quand nous marchons seules la nuit.

✪ Parce qu’on en a marre de ne croiser que des mecs dans la rue, les gares, les métros… après 23h.

✪ Parce que nos corps et nos vies ne nous appartiennent toujours pas.

✪ Parce qu’on nous impose le modèle hétérosexuel et que toute autre sexualité est diabolisée ou invisibilisée.

✪ Parce que les normes physiques qu’on nous impose (pubs, journaux, films, télé…) sont fixées par et pour les hommes, et qu’on voudrait nous faire croire que toutes les femmes sont blanches, aux cheveux lisses, « valides », jeunes, minces et épilées, ces modèles dominants excluent et répriment toutes celles qui ne rentrent pas dans le cadre.

✪ Parce que les violences masculines sont une importante cause de mortalité et d’invalidité des femmes et des lesbiennes dans le monde.

✪ Parce qu’une femme est violée toutes les 10 minutes ! Et parce qu’en face, la réponse des institutions (quand elles la croient !) n’est que demande de preuves et infantilisation.

✪ Parce que ras-le-bol de l’obligation d’être polies, souriantes, douces et aimables.

✪ Parce qu’être sans-papières, c’est travailler pour peu ou pas de rémunération et sans la protection du droit du travail.

✪ Parce que la situation de semi-clandestinité dans laquelle sont placées les femmes sans-papiers, les empêche de porter plainte en cas d’abus ou d’agressions de peur de l’expulsion et les place à la merci de dominations patriarcale, capitaliste et raciste plus accrues.

✪ Parce que les personnes racialisées sont exotisées, considérées comme objets de fantasmes.

✪ Parce que l’islamophobie régnante catégorise les femmes musulmanes (voilées ou non) comme des victimes, des terroristes ou des prosélytes religieuses et les instrumentalise pour justifier des lois racistes.

✪ Parce que la société raciste n’accorde aux personnes racialisées qu’une place de sous-citoyenNE, et que les personnes blanches refusent souvent de reconnaître et d’abandonner leurs privilèges issus de la colonisation.

✪ Parce que le concept de race est une construction sociale, tout comme celui de genre.

✪ Parce qu’avec peu ou pas de ressources (tunes, réseau social, études, …), c’est encore plus compliqué de se sortir d’une relation violente.

✪ Parce que, fait chier, on n’a pas toutes un 4x4 de luxe pour pouvoir traverser la ville sans se prendre insultes, mains aux fesses et plans dragues.

✪ Parce que parfois les seules sources lumineuses dans la rue sont des pubs sexistes .

✪ Parce que les gouines en ont marre qu’on leur dise qu’elles sont gouines parce qu’elles n’ont pas trouver le bon mec.

✪ Parce que les lesbiennes sont victimes de lesbophobie (agressions physiques, verbales, viols, blagues, invectives, remarques, invisibilisation, injonction à l’intégration…) .

✪ Parce que tous les trois jours une personne trans est assassinée dans le monde, et que celles qui subissent le plus de violences sont souvent des meufs pauvres et de couleur.

✪ Parce que la transphobie n’est même pas reconnue par la loi française.

✪ Parce que les personnes bi vivent avec l’injonction permanente de choisir leur camp et que la biphobie n’est pas reconnue par les institutions.

✪ Parce que le caractère lesbophobe ou transphobe de certaines agressions est rarement reconnu ; et que le caractère sexiste des agressions sur les femmes trans est généralement nié.

✪ Parce que celles qui ont choisi de ne pas avoir d’enfants vivent avec l’injonction d’en avoir, et parce que celles qui en ont vivent avec l’injonction d’être des "bonnes mères" (douces, entièrement vouées à leurs enfants, devant renoncer à la vie nocturne…). Mais aussi parce que certaines qui voudraient en avoir se voient refuser l’accès à l’adoption ou à la procréation médicalement assistée.

✪ Parce qu’en réprimant les prostituées (notamment via la loi sur le racolage passif), l’État les met en danger.

✪ Parce que dans notre société binaire (masculin/féminin) et patriarcale, les dominations masculines et hétérosexistes continuent d’exister même dans les milieux « ouverts d’esprit ».

✪ Parce qu’on est censées être baisables mais pas baiseuses.

✪ Parce que avant 30ans, on est censées être des petites connes immatures et qu’après 30ans, on est censées être des vieilles connes acariâtres, alors qu’en vrai, on a la classe tout le temps.

✪ Parce qu’on en a marre d’entendre « alors, vous êtes seules les filles ? » alors que: « non, on est quatre, connard ! », et qu’on en a marre d’entendre « alors, tu es seule ce soir ? » puisque « oui, je suis seule, et je t’emmerde ! ».

✪ Parce que, oui, on a de l’humour, mais les remarques, invectives et blagues sexistes ne sont pas drôles.

✪ Parce que : oui, on existe, non, on n’a pas besoin qu’on nous tienne par la main et si vous refusez de l’entendre, ça va chier et on vous emmerde!

Ainsi pour toutes ces raisons et bien d’autres encore, nous sommes dans la rue aujourd’hui et dans la lutte au quotidien. Nous ne souhaitons pas accéder aux privilèges des hommes mais abolir tous les privilèges et les systèmes de dominations qui les entretiennent ; nous voulons pouvoir nous définir par nous-mêmes et pour nous-mêmes.

Tant que nous ne serons pas considérées comme des individues à part entière, tant que nous serons des citoyennes de seconde zone, tant que nous n’aurons pas notre place dans la rue, tant que notre accès à l’espace public sera soumis à des conditions hétérosexistes, nous ne lâcherons pas l’affaire !

Nous continuerons à nous mobiliser, à investir l’espace, à exiger notre place et à combattre ce système patriarcal, capitaliste, raciste, classiste, binaire et hétéronormé.

Organisons-nous…

Résistance Féministe ! Solidarité! Autonomie !

MARCHONS LA NUIT POUR NE PLUS JAMAIS NOUS FAIRE MARCHER DESSUS!

Qui sommes nous ?

Un groupe informel féministe de gouines, hétéras, bies, meufs (trans et cisgenres). Notre féminisme s’inscrit dans une lutte plus globale contre tous les systèmes d’oppression. Nous avons conscience d’être une écrasante majorité de blanches cisgenres issues des classes moyennes instruites. C’est pourquoi nous essayons de travailler entre nous sur nos rapports de domination liés à notre genre, notre classe socio-économique, notre origine géographique, notre racialisation… Nous invitons toutes celles qui se reconnaissent dans ce tract, toutes celles qui ont une réflexion sur le croisement des oppressions, et toutes celles qui veulent critiquer les oppressions (y compris celles que nous produisons) à venir nous rejoindre pour un réel féminisme antiraciste !

lundi, mai 31 2010

Manif de nuit de Lille : bilan perso...

Voilà, samedi dernier s'est tenue la manif de nuit dont je vous avais déjà parlé sur ce blog à deux reprises.

Alors on est parties à une petite centaine de meufs, direction le vieux Lille, derrière la banderole "Marchons la nuit pour ne plus jamais nous faire marcher dessus". On avait plein de jolies pancartes avec des slogans sympas :

  • la nuit nous appartient !
  • dans "non" c'est quoi que tu comprends pas?
  • pourquoi les couples hétéros cherchent-ils à imiter les couples butch-fem ?
  • le féminisme n'a jamais tué personne, on s'y met quand ?
  • riot, not diet
  • XX ? XY ? Je suis une fille XXL !
  • Mère si je veux, mère comme je veux !
  • Nique ton père le patriarche
  • Exotique toi-même !
  • lesbienne radicale contre l'ordre morale
  • Etc. etc.

Ambiance super sympa malgré le temps un peu pourri. Quelques réactions pourries de connards machos sur notre chemin mais une façon de répondre vachement collective et «enpouvoirante» comme on dit, puisqu'on leur répondait en général à grand coups de slogans bien sentis. On notera d'ailleurs que le macho de base ne trouve le courage d'attaquer les méchantes féministes que dans une des conditions suivantes :

  • être accompagné d'au moins quatre de ses pairs
  • être dans une voiture
  • être depuis sa fenêtre du deuxième étage

Donc bref c'était hyper cool, avec à la fois un côté se réapproprier la nuit, se rendre compte que youhou les connards on pouvait les envoyer chier et qu'on avait pas à fermer nos geules et tout ça.

Sauf qu'au bout de trois rues, en arrivant à Rihour, des flics nous ont encerclées et empêchées de continuer plus loin. On est restées bloquées une bonne demi heure sous la pluie battante, ce qui était moyennement sympa. On a aussi eu droit aux reflexions sexistes/lesbophobes/transphobes de la police nationale (police patriarcale, rappelons-le). Finalement on a fini par se disperser non sans avoir gueulé quelques slogans en retour, dont notamment (quand on a vu débarquer une demi-douzaine de camions de flics) : «moins de camions, plus de camionneuses», qui n'a pas vraiment plu aux messieurs en uniforme qui apparemment n'aime pas les camionneuses (ce qui prouve, s'il le fallait encore, que le policier de base, en plus d'être au service de l'hétéropatriarcapitalisme, n'a pas de goût).

Donc voilà, c'était bien parti mais du coup ça a été très court à cause de nos «amis» de la police....qui nous ont en plus empêchées de repartir avec nos belles pancartes, qu'on a dû poser sur la place et les laisser livrées seules face à la pluie battante qui les dissolvait lentement. Snif...

Heureusement on s'est ensuite retrouvées pour une after qui était super cool et il y a quand même des chances (enfin j'espère) qu'on remette ça dans pas trop longtemps et qu'on refera vite des pancartes encore plus belles... et rebelles.

jeudi, mai 27 2010

En vrac : Rassemblement contre une agressions lesbophobe à Paris / Tract de la manif de nuit à Lille

Juste un petit billet pour passer quelques news.

Rassemblement contre une agression lesbophobe à Paris

Suite à l'agression de deux lesbiennes le samedi 23 mai devant le canal de l'Ourcq, il y a un appel aux lesbiennes à venir se rassembler pour un pique-nique solidaire, pour se réapproprier l'espace le samedi 29 mai entre 18h30 et 21h00 devant le restaurant «O KAY Café» au bord du canal.

Pour plus d'informations, voir par exemple ici.

Tract de la manif de nuit à Lille

Et si vous êtes plutôt à Lille ce samedi 29 mai (et si vous êtes une lesbienne, une meuf, une gouine ou en tout cas une quelquechose), il y a la manifestation de nuit qui partira à 21h devant l'opéra, et dont j'avais copié/collé le tract dans le billet précédent.

Tract qui est dorénavant disponible dans un format vachement plus joli sous forme de beau 4 pages, ce que je ne pouvais m'empêcher de vous faire partager.

dimanche, mai 9 2010

Manif féministe de nuit à Lille le 29 mai

Youpi, voici le tract pour la manif féministe de nuit qui aura lieu à Lille le 29 mai que je ne peux m'empêcher de vous copier/coller (un tract au format Word est aussi disponible sur le site d'Indymedia)


MANIF DE NUIT FEMINISTE NON-MIXTE FEMMES, LESBIENNES, GOUINES, BISEXUELLES, ASEXUELLES, HETEROSEXUELLES, PANSEXUELLES (QUE NOUS SOYONS TRANS OU CISGENRES)

RENDEZ-VOUS LE SAMEDI 29 MAI 2010 A 21H DEVANT L’OPERA DE LILLE

Nous sommes diverses, multiples et mouvantes.

Nous sommes des féministes, femmes, lesbiennes, gouines, et/ou transgirls …

Nous sommes bisexuelles, hétérosexuelles, autosexuelles, asexuelles, homosexuelles…

Nous sommes précaires, pauvres, salariées, sans-papières, ouvrières, étudiantes, chômeuses, femmes au foyer, travailleuses du sexe, mères célibataires, organisées ou isolées…

Nous sommes noires, blanches, métisses, asiatiques, arabes, latinas, berbères…

Nous sommes grosses, maigres, fortes, minces, rondes, poilues, rasées, plates ou à gros seins, à cheveux longs ou crâne rasé, avec crête de punk ou raie sur le côté, avec un voile, une casquette ou un chapeau…

Nous aimons les mini-jupes et les caleçons, les baggys et les talons, les grosses godasses et les tops à paillettes…

Nous sommes jeunes, vieilles, avec handicap ou pas pour l’instant… Nous sommes féministes tant qu’il le faudra !

La nuit nous appartient !

En tant que personnes catégorisées femmes, nous sommes en permanence matraquées par des règles de conduites qui restreignent nos libertés : « Ne sors pas toute seule le soir », « Ne mets pas de mini-jupe, c’est de la provocation » ou encore « Fais-toi raccompagner par un homme ». Ces injonctions conditionnent nos agissements et ne nous donnent pas d’outils pour nous défendre. Et si on ne suit pas ces règles, on a encore plus peur, on est culpabilisées et rappelées à l’ordre.

La peur entretenue de la nuit fait de l’ombre aux violences de la journée. NON, les violences n’ont pas d’heure et elles sont partout : dans les maisons, dans la rue, au travail… En effet, les femmes sont majoritairement agressées par des hommes qu’elles connaissent (conjoint, collègue, voisin, patron, oncle, père…) dans un lieu qui leur est familier. Cependant, l’espace public reste majoritairement - voire exclusivement - le territoire des hommes, d’autant plus la nuit.

Pour les personnes catégorisées comme femmes, la rue est un espace où l’on est en permanence considérées comme disponibles sexuellement ; un espace de harcèlements, de reluquages, d’attouchements sexuels, d’injures, de sifflements et de peur des agressions masculines (qu’elles soient physiques, verbales, sexuelles, psychologiques).

Pour exprimer notre force et notre parole en autonomie par rapport aux mecs, cette manifestation est organisée entre féministes, femmes, filles, lesbiennes, gouines et/ou transgirls ; celles qui en ont marre de se faire mater comme un bout de viande ou d’être considérées comme des poupées gonflables, celles qui vivent dans la rue ou y travaillent, celles qui veulent embrasser leur copine dans le bus, celles à qui on dit qu’elles se sont trompées de chiottes, celles qui sont racisées et exotisées, celles qui en ont marre des mains au cul, celles qui veulent boire un coup sans se faire draguer… Cette manifestation est pour toutes celles qui reconnaissent des petits bouts de leurs vies dans ces violences et cette oppression.

Marre du contrôle de nos corps et de nos vies ! Marre de se prendre des claques dans la gueule (au propre comme au figuré) ! Marre d’être de la chair à viol ! Nous voulons que nos corps nous appartiennent enfin !
  • Parce qu’il n’est pas normal que nous ayons peur quand nous marchons seules la nuit.
  • Parce qu’on en a marre de ne croiser que des mecs dans la rue, les gares, les métros… après 23h
  • Parce que nos corps ne nous appartiennent toujours pas
  • Parce qu’on nous impose le modèle hétérosexuel et que toute autre sexualité est diabolisée ou invisibilisée
  • Parce que les canons de beauté qu’on nous impose (pubs, journaux, films, télé…) sont fixés par et pour les hommes.
  • Parce que les violences conjugales et intrafamiliales sont la première cause de mortalité et d’invalidité des femmes en Europe
  • Parce qu’une femme est violée toutes les 10 minutes ! Et parce qu’en face, la réponse des institutions (quand elles la croient !) n’est que demande de preuves et infantilisation.
  • Parce que ras-le-bol de l’obligation d’être polies, souriantes, douces et aimables.
  • Parce qu’être sans-papières, c’est travailler pour peu ou pas de rémunération et sans la protection du droit du travail.
  • Parce que la situation de semi-clandestinité dans laquelle sont placées les femmes sans-papiers, les empêche de porter plainte en cas d’abus ou d’agressions de peur de l’expulsion et les place à la merci de dominations patriarcale, capitaliste et raciste plus accrues.
  • Parce que parfois les seules sources lumineuses dans la rue sont des pubs de femmes à poil pour vendre du carrelage.
  • Parce que les lesbiennes sont victimes de lesbophobie (agressions physiques, verbales, viols, blagues, invectives, remarques…)
  • Parce que tous les trois jours une personne trans est assassinée dans le monde.
  • Parce que la transphobie n’est même pas reconnue par la loi française
  • Parce que les personnes bi vivent avec l’injonction permanente de choisir leur camp et que la biphobie n’est pas reconnue par les institutions
  • Parce que le caractère lesbophobe ou transphobe de certaines agressions est rarement reconnu ; et que le caractère sexiste des agressions sur les femmes trans est généralement nié
  • Parce que celles qui ont choisi de ne pas avoir d’enfants vivent avec l’injonction d’en avoir, et parce que celles qui en ont vivent avec l’injonction d’être des "bonnes mères" (douces, entièrement vouées à leurs enfants, devant renoncer à la vie nocturne…)
  • Parce qu’en condamnant le racolage passif, l’État accroît la répression à l’encontre des prostituées et les met encore plus en danger
  • Parce que dans notre société binaire (masculin/féminin) et patriarcale, les dominations masculine et hétérosexiste continuent d’exister même dans les milieux « ouverts d’esprit ».
  • Parce qu’on est censées être baisables mais pas baiseuses.
  • Parce qu’on en a marre d’entendre « alors, vous êtes seules les filles ? » alors que non, on est quatre, « connard ! »
  • Parce qu’on a beau avoir beaucoup d’humour, les remarques, invectives et blagues sexistes ne nous font toujours pas rire !

Ainsi pour toutes ces raisons et bien d’autres encore, nous sommes dans la rue aujourd’hui et dans la lutte au quotidien. Nous ne souhaitons pas accéder aux privilèges des hommes mais abolir tous les privilèges et les systèmes de dominations qui les entretiennent ; nous voulons pouvoir nous définir par nous-mêmes et pour nous-mêmes.

Tant que nous ne serons pas considérées comme des individues à part entière, tant que nous serons des citoyennes de seconde zone, tant que nous n’aurons pas notre place dans la rue, tant que notre accès à l’espace public sera soumis à des conditions hétérosexistes, nous ne lâcherons pas l’affaire !

Nous continuerons à nous mobiliser, à investir l’espace, à exiger notre place et à combattre ce système patriarcal, capitaliste, raciste, classiste, binaire et hétéronormé.

ORGANISATION ! RESISTANCE FEMINISTE ! SOLIDARITE ! EMANCIPATION !

Marchons la nuit, pour ne plus jamais nous faire marcher dessus !

jeudi, décembre 10 2009

Un peu de pub : une journée chez Violette

Un petit peu de pub pour la journée organisée par Chez Violette, en soutien à l'ouverture d'un local pour les femmes à Lille. Du coup je vous copie-colle l'annonce :


Une Journée CheZ VioleTTe Samedi 19 décembre de 16h à minuit Salle Courmont (M° Porte d’Arras – rue Courmont) Tarif 1 euros – gratuit pour les enfants

Danseuses, plasticiennes, comédiennes, conteuse, slameuses, dj’ette : programmation détaillée ci-dessous. Tout au long de l’après-midi, vous pourrez glaner de l'info auprès de nos partenaires et sur notre info kiosk; vous rhabiller pour l'hiver (et pour l'été) dans la friperie, vous restaurer et vous désaltérer.

Les enfants trouveront un espace qui leur est dédié avec livres et jouets ainsi qu’un spectacle de contes africains à 18h30.

Nous remercions toutes les artistes, les techniciennes et les volontaires qui s'impliquent dans cet événement!

« Une journée CheZ VioleTTe » le programme :

16h : cirque

16h30 : Leïla dans tous ses éclats... - One woman show

Mise en scène: Daniel Fatou et interprétation: Leïla Amara

« Dans ce one woman show, Leïla multiplie les personnages qui viennent faire résonner la complexité de son identité. Derrière l'apparente légèreté des scènes jouées, Leïla place des petites phrases provocantes avec humour. Ainsi quand sa mère lui demande si elle fait un spectacle parce qu'elle a des choses à dire, elle lui répond "Bien sûr sinon je ferai de la politique..." »

17h : slam avec Ange Gabrielle -Cie La Générale d’Imaginaire

scène ouverte aux femmes inspirées

18h Une femme seule solo théâtre

Mise en scène: François Joinville et interprétation: Charlotte Thomas

« Une femme, un seau, un escabeau. C’est le grand nettoyage ! Des personnages familiers vont surgir de l’imagination d’une femme au verbe vif. Aldo le mari macho, la voisine d’en face, le beau frère aux mains baladeuses, le voyeur, un vrai défilé public dans un lieu pourtant intime, là où seule, face à elle-même, cette femme va quotidiennement vider son sac, libérer sa parole.Entre coups de téléphone, pipi du bébé et tirs à la carabine, quand faire le ménage devient un véritable parcours du combattant »

Cie Osmonde http://www.osmonde.org

18h30 : Les Margouillats 5 Contes africains - à partir de 5 ans

De Solo Gomez

« Voyage au pays Malinké avec "LES MARGOUILLATS", vous y croiserez un chien inquiet, doté d'une âme bienveillante, Fanta une toute petite fille à la voix imposante. Vous comprendrez pourquoi le coq accueille le soleil en chantant et apprendrez qu'il ne faut en aucun cas défier les esprits dangereux et redoutables de la forêt interdite...»

http://www.myspace.com/sologomez

19h30 : repas chaud

20h30 : La Ruine des Choses - solo de danse et vidéo

Mise en scène et interprétation: Sarah Gonçalves

« Ce spectacle s'inspire de la correspondance des poilus notamment avec leurs femmes qu'ils ont quitté pour rejoindre le front et les tranchées durant la première guerre mondiale.

Sur scène une danseuse, un sol envahi de terre et une toile peinte, support de la projection vidéo. Une chorégraphie du souvenir, un film d'animation qui évoque les protagonistes de la guerre aujourd'hui disparus. Un hymne à la paix »

Cie Osmonde: http://www.osmonde.org/

En partenariat avec la cie Double Accroche

21H30 : Modèle(s) – Performances et vidéo

Une Réflexion sur l'apparence, les complexes, l'image de soi...

Mise en scène par Cécile Talbot

Avec: Sarah Elghazi - Adèle Vandroth - Florie Talbot

Présenté pour la première fois en 2008 à l'école des beaux-arts de Tourcoing, ce travail est une étape de ma recherche sur l'apparence, la manière dont nous négocions notre image face au regard des autres. Comment pouvons-nous contrôler cette confrontation? Une manière de reprendre le contrôle semble être d'agir sur son propre corps, de modeler soi-même la performance du genre féminin. A quel prix?

Cécile Talbot fait parti du collectif des ARTISTES PLASTICIENS D'INSPIRATION CAFEINEE (A.P.'I.C) : http://apic.over-blog.com/

22h : Dj’ette Miss Poodle Wah Wah

En continu :

  • Exposition
  • Photographies - Ballades dans les fresques de la maison des femmes et les rues de San Francisco
  • Gravures - Julia Kays
  • Installation - La Tente – Elise Dethier
  • Tables d’information des associations d’appui aux femmes
  • Coin enfant merci au Café des enfants de Fives !
  • Bar

Pour en savoir plus sur « CheZ VioleTTe »

Contact.chezviolette@gmail.com http://chezviolette.over-blog.org


Voilà, n'hésitez pas à aller voir leur site pour plus d'informations, ni évidemment à passer le 19 si vous êtes dans le coin.

Par ailleurs mon petit doigt (qui est aux R.G.) me dit que le centre LGBT (qui est juste à côté de la salle Courmont) sera ouvert après minuit pour une éventuelle after.

mardi, mars 31 2009

King's Queer à Lille les 3/4 avril + Quinzaine du centre LGBT de Lille

Un petit message pour faire un peu de pub pour un groupe de musique, constitué d'une gouine et d'un transboy, qui s'appelle King's Queer. En gros, c'est de l'électro (electro-clash, même, mais je sais pas trop la différence) sympathique avec des paroles revendicatives d'un point de vue transpédégouine.

Alors je suis très embêtée parce que je ne sais pas comment mettre un extrait musical ici, mais vous pouvez écouter ce que ça donne sur leur page Myspace. Ils ont aussi un blog que vous pouvez consulter.

Et surtout, pour les lilloises et envrionnantes, King's Queer fera deux concerts sur Lille à la fin de cette semaine :

  • le vendredi 3 avril au Centre Culturel Libertaire, 4 rue de Colmar, à partir de 20h30
  • le samedi 4 avril au Centre LGBT de Lille, J'en suis j'y reste 19 rue de Condé, à partir de 21h (le concert devrait démarrer vers 22h mais il y a un cocktail des flamands roses qui commence avant).

Pour les non-lilloises, ils ont aussi des dates prévues le 1er avril à Paris, le 2 à Bruxelles, le 18 et le 25 à Rennes, le 16 mai à Angers, le 17 à Strasbourg et le 21 à Grenade (plus d'infos sur leur page).

Pour les lilloises (et environnantes), j'en profite pour parler de la Quinzaine du J'en suis j'y reste, puisque j'avais oublié de le faire (lorsque cela n'est pas précisé, le lieu est le J'en suis j'y reste, centre LGBT de Lille, 19 rue de Condé)

Dimanche 29 Mars :

  • À Partir de 16h : Le centre sera l'une des étapes du Vélo tour des Ajonc, pour l'inauguration de l'exposition de bannières réalisée collectivement lors de différents ateliers dans le cadre du Collection Régional de Prévention SIDA pour le 1er Décembre 2008. Cette exposition est réalisée dans le cadre des Fenêtres qui parlent organisé par le Réso Asso Métro. (Bon, c'est déjà passé ça, désolée)
  • De 21h à 22H : Homosapiens l'émission des Flamands Roses sur Radio Campus 106,6FM (Ça aussi, oups)

Mercredi 1er Avril :

  • De 18h30 à 20 : Les Flamands Roses vous accueillent au CGL de Lille.
  • À partir de 20h : L'Assemblée Générale publique des Flamands Roses.

Jeudi 2 Avril :

  • À partir de 19h : Rencontre mensuelle du Groupe d'Arras au piano bar l'Ambassade, 18 Grand-Place à Arras

Samedi 4 Avril :

  • À 16h sur la Grand-Place de Lille : Promenade sur les traces des anciens lieux lesbiens, gais, bis, trans' et féministes de Lille
  • À Partir de 21h : soirée cocktail des Flamands Roses au CGL de Lille. Entrée Gratuite.
  • À 22h Concert de King's Queer au CGL de Lille. Prix Libre

Dimanche 5 Avril :

  • De 21h à 22H : Homosapiens l'émission des Flamands Roses sur Radio Campus 106,6FM

Lundi 6 Avril :

  • À partir de 20h : Réunion du Conseil d'Administration du Centre LGBT de Lille Nord Pas-de-Calais

Mercredi 8 Avril :

  • De 18h30 à 20 : Les Flamands Roses vous accueillent au CGL de Lille.
  • À partir de 20h : L'Assemblée Générale publique des Flamands Roses.

Jeudi 9 Avril :

  • À partir de 20h : Repas Solidaire à prix Libre. Inscription souhaitée à lesflamandsroses@yahoo.fr

Vendredi 10 Avril :

  • À partir de 20h : Le J'en Suis, J'y Reste et Aides Nord Pas-de-Calais vous proposent un atelier santé sexualité gay sur le thème des relations affectives et sexuelles entre Pédé bios et trans' FtM. Gay Non Mixte

Samedi 11 Avril :

  • À partir de 15h : Conférence-débat avec Elsa Dorlin, philosophe à l'Université Paris I.

Dimanche 12 Avril :

  • À partir de midi : Venez bruncher au J'en Suis, J'y Reste. Auberge espagnole/Prix Libre
  • À partir de 15h : Lectures : Partagez un texte qui vous a plu pour un moment de lectures
  • À partir de 17h : Le thé sera servi par le collectif Garsenic et vieilles dentelles
  • De 21h à 22H : Homosapiens l'émission des Flamands Roses sur Radio Campus 106,6FM

Lundi 13 Avril :

  • À partir de 20h : Rencontre-débat à l'occasion du lancement du programme d'actions Ma Santé est Politique proposé par le J'en Suis, J'y Reste

Mardi 14 Avril :

  • À partir de 20h : Rencontre-débat sur le sujet de la déportation pour motif d'Homosexualité pendant la seconde guerre mondiale.

Mercredi 15 Avril :

  • De 18h30 à 20 : Les Flamands Roses vous accueillent au CGL de Lille.
  • À partir de 20h : L'Assemblée Générale publique des Flamands Roses.

Jeudi 16 Avril :

  • À 20h : projection-débat du film Harvey Milk de Gus Van Sant au Cinéma le Mélies (centre commercial Tiolo, rue traversière à Vilneuve d'Ascq) proposé par les Flamands Roses et la commission LGBT d'Amnesty International.

Samedi 18 Avril :

  • À partir de 20h30 : Les Amis des Jardins vous proposent une rencontre-débat sur la question des lieux de drague homosexuelle suivi d'un casse-croûte et d'une sortie.

mardi, février 3 2009

En vrac

Manifestation du 29 janvier

La manif de jeudi dernier était très sympa, à Lille. J'étais dans le cortège des flamands roses, qui était situé au milieu des cortèges plus ou moins anarchistes ou libertaires, et c'était plutôt cool, avec des slogans plutôt sympas qu'on entend pas en général dans ce genre de manif et qui étaient pour certains repris par les cop-a-in-e-s des autres cortèges (pas tous non plus :p).

On a bien rigolé avec les types de la BAC qui essayaient de repérer de mystérieux lanceurs de tomates sur les vitrines des banques, et qui faisaient genre «on est pas des flics, on est in-co-gni-tos» alors que tout le monde les regardait. Bon malheureusement ça a quand même un peu fritté sur la fin et il y a eu quelques arrestations.

Bref, la revendication «Plus de caresses, plus du tout de CRS !» ne semble pas encore acquise.

À part ça, mes troubles d'identité politiques ne s'arrangent pas vraiment : une copine m'a demandée de porter son drapeau noir pendant une partie de la manifestation, et ben je me sentais toute drôle.

Je sais pas si on peut aller voir un psy pour ce genre de cas, genre «bonjour je suis marxiste à la base mais j'aime porter des drapeaux anars, vous pensez que je devrais transitionner ou alors juste limiter ça aux soirées un peu chaudes ?». Mouais, c'est quand même pas gagné.

Laser

Aujourd'hui, j'ai eu droit à ma première séance de Laser pour me faire épiler ces poils en trop. Ce qui est plutôt drôle, parce que en commençant ma «transition», il y a plus de deux ans, la première chose que j'avais fait c'était demander une adresse de laser, et puis finalement j'avais dû trouver ça moins urgent (étant donné qu'il faut éviter de s'exposer au soleil, c'est pas plus mal de le faire à Lille qu'à Marseille, cela dit).

Verdict: ça fait mal. Vraiment. Il parait que la première séance est la plus dure, ben j'espère bien. Et ça pue le cochon grillé, en plus. Et c'est cher (il parait qu'on peut des fois se faire rembourser une partie si on arrive à obtenir une ALD, mais déjà que je n'ai pas réussi à déclarer mon médecin traitant, là ça va être un peu dur pour moi).

Du coup je me disais que quand même, l'aliénation de «souffrir pour être belle» et la norme qui dit qu'une nana doit pas avoir de barbe, ben je la sentais passer, et que peut-être que d'un point de vue poliitque, féministe, subversif et tout ça, j'aurais dû continuer à attendre.

Mais d'un autre côté, et j'admets que c'est sans doute de l'hétérosexisme ou du cissexisme intériorisé, avoir un visage sans poils, ça me plaît bien[1], et peut-être que ça vaut quand même le coup, finalement.

Notes

[1] Même si les favoris j'ai peur de les regretter un de ces quatres, quand même.

mercredi, novembre 26 2008

Pensée diverses (ou d'hiver)

Froid (1)

Il paraît qu'avec les oestrogènes, on ressent plus le froid qu'avec la testostérone.

Eh bien, je confirme. Carrément. Cette année, j'ai beaucoup plus froid que l'année dernière à la même date, avant que je ne commence mon traitement hormonal.

À moins que ça n'ait plutôt à voir avec la transition Marseille-to-Lille, en fin de compte.

Froid (2)

Cela dit, je suis contente d'avoir enfin résolue mon problème de binarité : jupe ou pantalon ? Cet hiver, une solution dialectique s'impose, conjugant les deux camps : ce sera jupe ET pantalon.

Transphobie, mais pas de moi, hein, tu comprends ?

Même avec le pantalon en dessous, cela dit, on m'a quand même fait remarquer au boulot que ma tenue c'était «un peu trop». Ce qui est drôle, c'est que les gens qui me font des remarques ne le font jamais pour elles, mais parce que pour d'autres personnes, ça ne passerait pas. Là, c'est les élèves à qui je vais donner des cours, pour mon père c'est les voisins... bref, c'est toujours à cause des autres.

Les autres, les autres, des fois, ils ont bon dos, quand même.

Je veux bien que l'un ait un problème avec la façon dont je me fringue mais il faudrait admettre que

  1. c'est son problème à lui, et pas celui des «autres» de manière dépersonnalisée ;
  2. c'est son problème à lui, et pas le mien.

Transphobie gay

La transphobie, dans la vie, ça me casse les pieds. Quand des médias utilisent quasi-systématiquement le mauvais genre pour parler des trans', ça me gonfle.

Mais alors quand ça vient d'un média «gay», en l'occurrence e-llico...

Entendons-nous bien: je comprends parfaitement qu'on puisse être ignorant-e sur les questions trans'. Maintenant, j'avais personnellement envoyé du feedback lors de leur article sur le meurtre de Kellie Telesford, et au moins une autre personne a fait de même ; j'en ai renvoyé en voyant que l'habitude persistait d'utiliser le masculin pour parler des trans' MtF (il y avait un article sur un rôle de Nicole Kidman et un autre article que je ne retrouve pas). Mais voilà qu'ils recommencent pour parler du fait que Vladimir Luxuria a gagné une émission de télé-réalité, en parlant d'elle au masculin (mais pas dans tout l'article, reconnaissons qu'ils sont incohérents).

Alors on va me dire que c'est toujours de l'ignorance, ou peut-être même des dépeches d'agence qu'ils reprendraient... à vrai dire, je n'en sais rien et je m'en cogne. Ce que je sais, c'est que véhiculer la transphobie alors qu'on dénonce à côté l'homophobie de Vanneste ou de Gérard Longuet, ça démontre bien qu'on n'a pas de figure.

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