Vernis & Sécateur

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mercredi, octobre 12 2011

Festival Ô Mots des Flamands Roses, Saison 9 (Automne 2011)

omotslowres.png

Le neuvième Festival Ô Mots, festival littéraire des genres et des sexualités organisé par les Flamands Roses, aura lieu à Lille du 20 octobre au 12 novembre 2011. Vous pouvez retrouver le programme détaillé sur le site des Flamands Roses.

Je n'ai pas réussi à copier/coller facilement l'ensemble ici sans que ça pourrisse la mise en page, désolée, mais voici au moins un récapitulatif des évènements :

  • Infokiosque
    Sur toute la durée du festival, au J'en Suis J'y Reste
  • Vente de livres auto-édités
    Sur toute la durée du festival, au J'en Suis J'y Reste
  • Exposition Sur toute la durée du festival, au J'en Suis J'y Reste
  • Apéro-concert
    Jeudi 20 octobre à 20h au J'en Suis J'y Reste
  • Femmes trans en prison
    Vendredi 21 octobre à 20h au J'en Suis J'y Reste
  • Atelier slam
    Jeudi 27 octobre de 15h à 18h au J'en Suis J'y Reste
  • Pink washing : racisme sauce LGBTF
    Vendredi 28 octobre à 19h30 au J'en Suis J'y Reste
  • Soirée «Nos Mots »
    Samedi 29 octobre à 20h30 au J'en Suis J'y Reste
  • Soirée concert et boum
    Lundi 31 octobre à 21h au Centre Culturel Libertaire
  • «Se dire lesbienne»
    Vendredi 4 novembre à 19h au J'en Suis J'y Reste
  • Le privilège cissexuel
    Samedi 5 novembre à 18h au J'en Suis J'y Reste
  • Soirée cocktail
    Samedi 5 novembre à 21h au J'en Suis J'y Reste
  • Atelier Drague entre gouines
    Dimanche 6 novembre à 15h au J'en Suis J'y Reste
  • Repas séro-solidaire
    Samedi 12 novembre à 19h au J'en Suis J'y Reste

Et en bonus, la version non-officielle et non retenue de la page de garde, parce que moi je l'aimais bien :

omots_lowres_old.png

vendredi, août 26 2011

Recueil S'lame de fond

Un petit peu de publicité pour le bouquin S'lame de fond, recueil féministe de textes de slam écrits par des transpédégouines.


 S'LAME DE FOND

Recueil de textes écrits lors des ateliers réalisés  aux UEEH (Universités d’été euro-méditerranéennes des homosexualités) à Marseille en 2009 et 2010 ainsi qu’à la Titanik, squat féministe et queer à Montreuil - ce lieu est désormais fermé- et au centre LGBTQIF « j’en suis, j’y reste » à Lille à l'occasion du festival « ô mots », festival littéraire organisé par Les Flamands Roses autour des questions des genres et des sexualités en 2010. Les textes ont été dits aux mêmes endroits lors de scènes ouvertes. Toutes les personnes ayant souhaité publier leurs textes figurent dans ce recueil DIY. Nous avons également récolté des textes au gré des rencontres sur diverses scènes slam entre 2009 et 2011.

Les illustrations ont été réalisées par Rose Butch. Rose butch est une gouine peintre qui vit à Lille, entourée d'un troupeau de chats. Dans son travail, elle a décidé de partir d'elle-même et de s'imprégner de ce que d'autres gouines lui renvoient (elle ne peint pas des identités ou des parcours qui ne font pas partie directement de sa vie), et ce afin d'éviter les travers exotisants qu'ont parfois certaines démarches artistiques.

Prix libre à partir de 3 euros

Contact:slamedefond@yahoo.fr


DÉDICACE

Aux âmes mutilées, mutines,

aux mutantEs du système qui démilitarisent,

déminent ce monde même à mi-temps,

éliminent le manteau élimé de nos pères,

MotivéEs malgré le marteau qui frappe, démonte, craque le crâne.

Aux mélanges matinaux qui travestissent les genres à la lueur de l'aube.

Aux allées et venues de l'amitié,

Aux aléas de la vie qu'on ne dit qu'à demi-mots.

A la pointe d'humour qui persiste et signe,

Aux miettes d'espoir de notre pain de colère.

Aux muettes que guettent des tumeurs malignes.

Aux lâche-riens qui se chérissent au creux des reins, quand même, envers et contre tous,

qui contournent les réacs, rage au poing, du tac-o-tac les lattent, arborent les carreaux de leurs chemises.

Aux camionneuses, butchs, bikeuses qui sabotent la virilité à grands coups de tronçonneuse.

Aux panthères à talons qui enterrent avec talent de médiocres misos, se battent becs et ongles vernis.

Aux reines du bordel.

Aux fems qui mordent, que jamais on aborde et qui sabordent les machos.

Aux héroïnes anonymes, sorcières modernes, fières égoïstes et solidaires,

ayant chassé la peur et la soumission de leur tanière.

Aux amantes alitées, loin d'leur sale mentalité.

A celles qui débordent, hors normes, trop grandes, trop larges,

qui dérangent les gens, les genres.

A ceux qui ont fini par faire avaler son divan au psy.

A celles qui dégomment à la kalach' ceux qui les appellent Monsieur.

Aux millions de folles alliées, de trublions, de ta voisine de palier aux femmes en prison...

A celles qui slamment, rappent, content,

quand d'autres s' la racontent.

A la rébellion, à la rage de vivre, à la force qu'on tire de la lutte...Aux mots qui nous délivrent...

Audrey et Caillou

jeudi, juin 23 2011

Quelques exemples de lesbophobie

Des fois, on se fait traiter de «sale gouine» et c'est clair, net et indiscutable que c'est de la lesbophobie[1]. Cependant, bien souvent, ça s'exprime de façon plus subtile, et plein de comportements qui sont en fait lesbophobes ne vont pas être considérés comme tels. Ce dont j'avais envie dans cet article, ce n'était pas de viser l'exhaustivité, mais juste de montrer quelques exemples de lesbophobie «ordinaire», parce qu'autant il est de bon ton de glisser «lesbophobie» ou que «les lesbiennes sont particulièrement opprimées» dans un tract, autant je trouve ça rare qu'on discute vraiment d'en quoi ça consiste.

  • Quand un gars te drague en te demandant «non, mais vraiment, si t'as jamais essayé de coucher avec un mec, comment tu peux savoir que t'aimeras pas ?», c'est de la lesbophobie.
  • Quand des gens parlent «des homos» pour parler uniquement des gays, c'est aussi de la lesbophobie.
  • Quand des féministes parlent «des meufs» pour parler uniquement des hétérosexuelles, c'est aussi de la lesbophobie.
  • Quand on te demande «mais pourquoi tu veux ressembler à un garçon ?» quand t'es butch et que tu veux juste ressembler à une butch, c'est aussi de la lesbophobie.
  • Quand on te dit «non, mais elle elle ressemble à une hétérosexuelle quand même !» en parlant d'une fem qui ressemble juste à une fem, c'est aussi de la lesbophobie.
  • Quand on reproche bizarrement toujours aux gouines d'être trop méchantes, trop agressives, trop violentes, c'est aussi de la lesbophobie.
  • Quand un gars t'explique «mais moi aussi je suis lesbienne, je suis attiré par les femmes» ou prétend être un «homme lesbien», c'est aussi de la lesbophobie.
  • Quand une nana hétérosexuelle qui n'a des relations qu'avec des mecs se présente comme «simili lesbienne» ou «lesbienne politiquement», c'est aussi de la lesbophobie.
  • Quand tu tiens la main à ta copine et qu'un gars vient se coller entre vous, c'est aussi de la lesbophobie.
  • Quand une nana vient te proposer de lui rouler des pelles pour exciter son mec, c'est aussi de la lesbophobie.
  • Quand on te demande «mais du coup, pourquoi transitionner ?» quand t'es une meuf trans qui annonce qu'elle est lesbienne, c'est aussi de la lesbophobie.
  • Quand un mec t'explique que deux meufs qui baisent ensemble, ça l'excite, c'est aussi de la lesbophobie.
  • Quand on t'explique que les butchs et les fems cherchent à «imiter le couple hétérosexuel» (alors que toute personne sensée sait que c'est l'inverse), c'est aussi de la lesbophobie.
  • Quand des féministes hétéras en quête de respectabilité cherchent absolument à ne pas être associées aux sales lesbiennes, c'est aussi de la lesbophobie ; et quand des lesbiennes en quête d'intégration cherchent absolument à se dissocier des sales camionneuses, c'est toujours de la lesbophobie.
  • Quand on te reproche de «baiser comme un mec» parce que t'aimes bien les godes, c'est aussi de la lesbophobie.
  • Quand on t'explique que les lesbiennes ont la vie vachement plus facile que les gays, c'est aussi de la lesbophobie.

Notes

[1] Et encore, même là, pas toujours pour tout le monde...

mercredi, juin 22 2011

Hey, bébés, vous voudriez pas être plus révolutionnaires que nous ?

Je trouve ça amusant cette tendance qu'ont parfois des gays cis ou des lesbiennes cis à réaliser d'un coup que les personnes trans ne sont pas aussi subversivement révolutionnaires que dans leurs fantasmes et s'exclament du coup «oh, mais les trans sont des caricatures sexistes qui sont à fond dans les normes de genre».

Je veux dire, c'est vrai qu'il y a des trans sexistes qui veulent ressembler à des femmes soumises ou à des machos, tout comme il y a des trans féministes, de même qu'il n'y a pas de raison qu'il n'y ait pas des trans bourges comme des trans prolos, des trans de droite comme des trans de gauche, des trans hippies comme des trans skins, etc. Il faut de tout pour faire un monde, comme disait ma grand-mère[1].

Mais le problème, à ce petit jeu-là, c'est que si on commence à parler «des trans» en général, faut aussi parler «des gays» ou «des lesbiennes» en général, et du coup question «on correspond bien aux normes de genre», la visibilité majoritaire c'est quand même plutôt ça :

6a00d83451d8ee69e201538e841d02970b-800wi.jpg

d'un côté et ça :

the_l_word_personnages_shane1.jpg

de l'autre. Et le pire dans le dernier cas, c'est qu'il y a des vraies lesbiennes du vrai monde réel pour qui c'est une digne représentante de la visibilité «butch», ce qui est tout de même intrigant.

Alors bon, le message «les trans cherchent trop à correspondre aux normes de genre alors que les gays et les lesbiennes les combattent», c'est bien beau, mais dans un monde où la visibilité gay, c'est surtout les coverboys, et où Shane fait de la visibilité butch, ben c'est quand même pas trop crédible.

Alors peut-être qu'on pourrait arrêter de parler «des trans» qui font ci ou ça (qu'il s'agisse de la version «les trans sont trop subversifs» ou «les trans sont trop conformistes») et plutôt s'interroger sur qui fabrique vraiment l'image censée représenter «les gays», «les lesbiennes», «les trans»... Peut-être qu'on réaliserait alors, pour paraphraser Karl, que la visibilité dominante est la visibilité donnée par les classes dominantes, et pas forcément celle choisie par la majorité d'un groupe donné.

(Et sinon dans le genre «exotisation», mention spéciale pour Agnès Giard, qui explique dans un billet que «le sexisme, ça existe aussi chez les trans» (et l'eau mouille aussi les trans, je vais faire un billet là-dessus d'ailleurs) en disant :

On attendrait plutôt d'eux/elles une remise en cause de la dualité binaire mâle-femelle. Mais non. Au lieu de clamer (puisqu'ils/elles en sont la preuve évidente) : «Dans la nature on ne rencontre pas que deux sexes», les transgenres sont parfois les premiers à tomber dans le discours de leurs propres détracteurs: ils reproduisent en l’accentuant une vision très conformiste de la différence homme-femme.

Bref, les trans «devraient» remettre en cause le système binaire parce qu'ils et elles en sont la «preuve». Mais comme ils et elles ne se révèlent pas à la hauteur de leurs exotisateurs cisgenres, ils se contentent d'être très conformistes...

Bon, ça c'est pas super original, comme discours. Mais ce que je trouve tout de même magnifique, c'est que ce discours de «vous reproduisez une image conformiste des normes de genre» est tout de même porté par quelqu'un qui, quelque temps plus tôt, avait écrit un article sur des meufs trans en l'illustrant avec des photos de meufs trans... provenant d'un site porno destiné aux mecs hétéros (et donc, bizarrement, présentant des meufs qui correspondent aux clichés de ce qu'un mec attend d'une meuf dans du porno). C'est quand même beau d'accuser les autres de reproduire les normes de genre quand toi-même tu les enfonces dedans...)

Notes

[1] Qui précisait tout de même parfois «chacun chez soi, et les vaches seront mieux gardées», parce qu'il faut pas abuser non plus de la tolérance des braves gens.

mardi, juin 7 2011

En vrac : ma life, pride, et Oi!

36 15 My Life : nouvelle coupe

Jeudi dernier (je crois que c'était jeudi, en tout cas ; je suis plus tout à fait sûre, moi et la mémoire des dates), je me suis fait tondre par des copines gouines. J'ai pas le crâne complétement rasé, mais quand même vachement plus qu'il l'était avant, puisque c'est à peu près une coupe Chelsea (la coupe notamment pas mal portée par les meufs skins, avec une frange devant, des pattes sur les côtés et tondu pour tout le reste), sauf que ça fait des mèches au lieu d'une frange.

Au niveau du regard dans la glace, j'ai pas eu de mal à m'y habituer, vu que de face j'ai presque la même tête qu'avant (pas de profil ou de dos, par contre), mais c'est fou ce que ça change sur la confiance en moi et la peur du regard des autres, d'avoir une nouvelle coupe que j'avais jamais assumé avant. Entre la peur d'être prise pour une skinhead (enfin, plus exactement, la peur d'être prise pour une skin nazie par des non-skins et la peur d'être prise pour une skin antifa par les nazis), le questionnement sur «est-ce qu'on va encore m'appeler Madame maintenant que j'ai le crane rasé à 90%?» (quoique dans l'absolu j'aime pas spécialement qu'on m'appelle Madame, j'ai toujours l'impression qu'on me prend pour quelqu'un de vaguement respectable ; mais c'est toujours mieux que Monsieur), ben voilà, les premières sorties je me suis pas trop sentie à l'aise.

Et puis je tiens des propos un peu contradictoires, du genre :

« J'ai peur qu'on m'appelle Monsieur» suivi deux minutes après de «En fait je me raserais bien aussi les mèches de devant, ça fait trop féminin»

Bref, voilà, je mettrais bien une photo parce que je l'aime bien, ma nouvelle coupe, mais comme je suis un peu parano là-dessus je vais m'abstenir.

Pride and prejudice

Sinon, samedi dernier, c'était la marche des fiertés à Lille. Comme d'habitude, c'est l'évènement où y'a plein de trucs que j'aime, et plein de trucs que j'aime pas. Je trouve l'aspect visibilité super classe, le fait que c'est une des rares manifs où tu peux marcher le soutif à l'air (voire les seins à l'air, mais j'avais besoin du soutif pour ranger mon paquet de clopes) sans que ce soit trop relou, le fait qu'il y ait un bon crew de transpédébigouines et allié·e·s sur des positions politiques radicales, les pancartes chouettes qu'on avait faites aux Flamands Roses. D'ailleurs, vu que ma tradition dans mes compte-rendus de manifs, c'est de mettre les slogans que j'ai bien aimés, en voici quelques uns (je mets que les nouveautés de l'année) :

  • Voter pour un Parti Sexiste et raciste pour pouvoir me marier ? Non !
  • Sauvez un-e trans, bouffez du bio
  • Nous ne marchons par pour devenir des hétéros comme les autres
  • Notre lutte ne passe pas par les urnes : lesbianisme et anarchie
  • En 2011 je marche, en 2012 je cours... après les illusions
  • Je ne pense pas que couper les couilles des machos les rendent moins relous, mais au moins ça leur fait mal (avec un beau ciseau dessiné ; je précise que c'était une pancarte strictement personnelle cautionnée par aucune association)

Voilà ; les trucs moins chouttes, c'est les 90% de la manif composés de chars qui passent de l'electro sans aucune revendication, la batucada devant qui joue le même refrain pendant 3h et t'empêche de gueuler des slogans, les organisateurs qui gueulent sur et poussent les militant·e·s pour que le camion d'une radio de merde puisse passer...

Enfin bon, c'est important d'y être, ça reste plutôt sympa quand y'a un cortège politisé et revencatif assez gros.

 Une petite musique pour finir

Voilà, pour conclure, un petit morceau de musique pas du tout féministe ni transpédégouine, mais franchement, après s'être tapée de la batucada pendant toute la pride et même après, il faut bien ça :

(Redweiler - Un hippie, une triplex)

lundi, avril 25 2011

J'aurais jamais cru que t'en étais

Il y a des phrases auxquelles on a droit, parfois, du genre quelqu'un qui discute avec un gay ou une lesbienne, puis qui sort au milieu de la discussion :

«J'aurais jamais cru que t'étais homo.»

C'est souvent censé être un compliment : ça veut dire que tu corresponds pas au cliché, bravo, tu es aussi «intégrable» qu'un·e hétéro comme les autre.

Il y a aussi l'inverse, quelqu'un qui pense qu'une autre personne est homo, et qui se rend compte qu'elle est hétéro :

«Oh, je suis désolé d'avoir dit que t'étais homo.»

Dans les communautés LGBT, globalement, même s'il y a des exceptions, on se rend bien compte que c'est de la merde. Que, sous-entendu, ça pose le truc qu'être hétéro est mieux qu'être homo, que si t'es homo il faut pas que ça se voit, que c'est absolument horrible qu'on te pense homo si t'es hétéro, etc. Nos potes hétéros, on n'a pas envie, quand il se trouve qu'on les prend pour des homos, qu'ils s'offusquent parce qu'on les a insultés de la sorte, qu'ils s'empressent de présiser que, non, non, ils sont vraiment 100% hétéros.

Bref, on se rend bien compte que la logique derrière ce genre de phrase, c'est de l'homophobie.

Et pourtant, dans les même communautés, c'est toujours vu comme un super compliment de sortir à une personne trans qui te dit qu'elle l'est au milieu de la discussion :

«J'aurais jamais cru que t'étais trans.»

Et à l'inverse si on a l'outrecuidance d'avoir cru qu'une authentique personne cisgenre était trans, il est de bon ton de s'excuser platement de l'avoir pris pour un·e de ces gens-là. Et on comprend qu'elle soit vexée, cette pauvre personne, on n'irait pas penser que si elle s'offusque qu'on puisse penser qu'elle est trans, c'est qu'elle est peut-être un peu transphobe sur les bords.

Mais bon, allez faire comprendre que, ça, c'est de la merde aussi...

mardi, février 9 2010

Coming-in

Normalement, on dit «coming-out», ce qui veut dire en gros «dévoiler», «sortir du placard», ou quelque soit la façon dont on peut le traduire. Ça veut dire rendre son identité (qu'il s'agisse d'homosexualité, de trans-identité, d'addiction au BDSM, etc.) publique.

Bien sûr, c'est lié à des personnes, à un groupe, etc. : par exemple on fait son coming-out à ses parents, et/ou à ses ami·e·s, et/ou à ses collègues, etcaetera. À moins d'être une superstar, le fait d'avoir fait son coming-out une fois ne voudra pas dire que tout le monde sur la planète est au courant, et par conséquent on fait plutôt des coming-out.

L'outing est, par ailleurs, la pratique consistant à faire cette «révélation» concernant une personne sans demander l'avis de celle-ci, voir contre son gré. Ça peut être fait de façon volontaire (dévoiler que telle personnalité politique est homo) ou involontaire (par exemple en le disant à quelqu'un·e dont on pense qu'il·elle est au courant).

Le fait d'être out veut dire que son identité est publique : par exemple, sur le fait que je suis gouine, j'estime que je suis out et qu'il n'y a pas de problème à ce qu'on en informe une personne pas au courant. Là aussi, je pense que c'est quand même toujours lié à un certain milieu : ce n'est pas exactement pareil qu'on dise que je suis gouine d'un côté à des ami·e·s, à des «camarades de lutte», etcaetera, que, de l'autre, à mes parents, à mon employeur, ou encore à un inconnu dans la rue qui est en train de m'emmerder. En général cela dit dans la «communauté LGBT», j'ai l'impression que les gens sont capables de faire preuve d'un certain bon sens et comprennent que le fait qu'une personne soit «out» concernant son homosexualité ne veut pas forcément dire que c'est malin de fournir des munitions à des homophobes.

En général, dans le milieu LGBT, quelque soit le type de «coming-out», c'est vu comme quelque chose de plutôt positif, ce qui est assez compréhensible dans l'absolu : c'est mieux de pouvoir revendiquer et assumer son identité que d'avoir à la cacher.

Cela dit, j'ai du mal à considérer que ce soit exactement la même chose concernant l'identité trans, et en ce moment (et depuis un certain temps) j'ai vraiment envie de faire un «coming-in», c'est-à-dire de dire «le fait que je sois trans n'est pas (plus) public, je ne vous autorise absolument pas à le dévoiler à d'autres personnes».

La première raison, c'est que je trouve qu'y compris (et peut-être surtout, en fait) dans le milieu LGBT, mon identité «trans» a un peu trop souvent tendance à éclipser les autres. Ce n'est évidemment pas le cas de tout le monde, mais pour beaucoup de personnes je sais que le fait de savoir que je suis trans avant même de me connaître va faire que je vais être perçue comme «une trans» et pas grand-chose d'autre. Or, en vrai c'est pas l'identité qui a le plus d'importance pour moi actuellement, et quitte à choisir je préfererais plutôt être catégorisée comme «une gouine», ou «une féministe», etc. Parce que ce sont des identités qui sont importantes pour moi actuellement, qui correspondent à ce que je suis et à ce que je fais, alors que j'ai de plus en plus l'impression que l'identité «trans» correspond plus à ce que j'ai été.

La seconde raison, c'est que je ne fais absolument pas confiance à n'importe qui pour ne pas être un poil transphobe sur les bords, y compris dans le milieu LGBT (et particulièrement chez les LGB cis) et que quand il y a des gens que je ne sens pas, je préfère être en capacité de choisir de le dire ou pas plutôt qu'être devant le fait accompli. Un bon exemple de ça c'est toutes les personnes cisgenres qui se sentent légitimes à poser des tas de questions sur la vie privée des personnes trans, et dans certains cas le fait qu'une personne parle de moi à une autre en casant au passage le fait que je suis trans, ça veut dire que je vais devoir me coltiner un boulet.

Un autre exemple c'est le fait qu'un certain nombre de personnes ont beaucoup plus de mal à respecter ton genre et à ne pas se tromper quand ils savent que tu es trans. Évidemment le fait que j'ai un passing imparfait implique que je ne suis jamais complétement maîtresse de ce que les gens savent de moi ou pas, mais ce n'est pas une raison pour leur filer des munitions (et par ailleurs même si quelqu'un qui pense que je suis sûrement trans peut déjà être relou, le fait qu'il en soit sûr et qu'il ait l'impression que ce soit public ne peut faire que l'encourager à franchir le pas).

La troisième raison, c'est que j'ai quand même pas mal l'impression qu'il y a une logique qui voudrait que les personnes cisgenres aient, en gros, «le droit de savoir» qui est trans, histoire de ne pas risquer d'être «trompé·e sur la marchandise».

Bref, voilà, je crois que je n'ai plus envie d'être complètement «out» concernant ma transidentité. Ce qui ne veut pas dire le cacher, et de fait je pense que j'en parle assez ouvertement et régulièrement, en tout cas aux personnes en qui j'ai confiance ; ça veut simplement dire me donner à moi-même le droit de ne pas le dire, de ne pas avoir à mettre ça en préalable à toute interaction avec quelqu'un·e. Pour moi c'est refuser la transphobie intériorisée qui tend à me faire penser que si je ne «passe» pas parfaitement, je n'ai pas le droit à cette «intimité».

Du coup, je ne suis pas encore super au clair là-dessus, et je ne sais pas à quel point j'ai envie de demander aux gens que je connais de respecter certaines de ces choses ou pas, mais actuellement je crois que ce que je voudrais c'est :

  • ne plus considérer qu'une personne à qui je n'ai rien dit est en quelque sorte automatiquement au courant que je suis trans, ou doit l'être si par miracle elle ne l'était pas ;
  • ne pas répondre si on me demande si je suis trans ou pas* ;
  • ne pas me justifier en disant que je suis trans lorsqu'on se trompe sur mon genre ; ce que je fais déjà dans le milieu straight mais que j'ai encore parfois un peu tendance à faire dans le milieu LGBT ;
  • que les personnes qui savent que je suis trans ne le communiquent pas*, à moins que ce soit à des personnes/groupes pour qui je suis OK qu'elles le sachent ;
  • que les personnes qui savent que je suis trans ne répondent pas si on leur demande si je suis trans* ;
  • que les personnes à qui je n'ai jamais dit que je suis trans ne présupposent pas que je suis trans uniquement à cause de mon apparence et/ou de mes comportements, ou au minimum qu'elles se retiennent de faire comme si je les avais mises au courant et que c'est parfaitement OK d'en parler ;
  • que les personnes à qui je n'ai jamais dit que je suis trans ne présupposent pas que je suis cis uniquement à cause de mon apparence et/ou de mes comportements ;
  • que des personnes qui ne savent pas si je suis trans ne me le demandent pas*.

(*: Sauf circonstances particulières où ça a vraiment un sens pour la personne de le savoir. Par exemple si une fille trans ressent le besoin d'échanger avec une autre fille trans ça me pose moins de problème qu'on m'oute que si c'est uniquement pour satisfaire la curiosité d'une personne cisgenre. De la même manière dans les discussions je pense que ce qu'on dit peut ne pas avoir exactement le même sens selon la position sociale qu'on occupe, et dans certains cas ça peut être justifié de vouloir savoir si je suis cis ou trans.)

Voilà, c'est quelques réflexions en vrac sur mon rapport actuel avec le fait d'être «out» en tant que trans, sachant que je me pose aussi beaucoup de questions par rapport au fait de ne plus du tout me revendiquer du terme «trans», avec lequel j'ai de plus en plus de mal pour différentes raisons (que j'expliciterai sans doute dans un billet ultérieur). C'est pas un truc définitif, plus une réflexion en cours.

mercredi, janvier 27 2010

Étude sociologique des non-mixités du milieu LGBT

Note d'Ellie : étant quelque peu en panne sèche de billets en ce moment, je me permets de combler ce vide avec une contribution (à laquelle je n'ai pu m'empêcher de rajouter quelques notes personnelles) d'un de mes fidèles lecteurs, Vlad, qui se trouve être un sociologue étudiant la domination féminine à l'intérieur du mouvement LGBT.

La non-mixité, comme cela a été démontré[1][2][3], est communautaire et ghettoisante[4] et devrait être évitée absolument[5][6]. Pourtant, malgré tous les efforts de la communauté LGBT pour s'ouvrir et s'intégrer à la société hétéropatriarcapitaliste normale et respectable[7][8][9], des personnes que l'on ne peut que difficilement que qualifier d'autre chose que d'intégristes continuent à prôner non seulement un ghetto[10][11], mais même des non-mixités, autant-dire des sous-ghettos, à l'intérieur[12].

Cet article a pour objectif de les recenser d'une manière impartiale, ce qui est possible car, à la différence d'un certain nombre d'auteurs publiant sur le sujet, étant moi-même hétérosexuel j'ai l'avantage d'être neutre[13][14].

Non-mixité lesbienne

La non-mixité lesbienne[15] est basée sur une haine, refoulée ou assumée, des hommes[16]. Le succès de cette formule est assez incompréhensible de nos jours, puisque ce sont justement les hommes qui se sont démenés pour ouvrir aux lesbiennes le milieu LGBT[17][18], où elles sont, toujours grâce aux hommes gays, beaucoup plus nombreuses qu'avant[19], voire pour ne pas dire le nouveau groupe dominant (des études[20] avancent le chiffre élevé de jusqu'à 5% dans une soirée).

Peu reconnaissantes, les lesbiennes continuent pourtant à vouloir se retrouver entre elles, parfois pour parler politique[21], ce qui est d'autant plus ridicule. Politique féminazie[22] et totalitaire[23], cela va sans dire.

Par ailleurs, la non-mixité lesbienne est par essence[24] et dans toutes ses incarnations[25], transphobe[26], quoi que puissent en dire les différentes lesbiennes trans[27] qui se retrouvent dans ces espaces, à qui les hommes gays rendent d'ailleurs pourtant service en leur expliquant qu'on va les mettre dehors même si elles sont les bienvenues[1]. C'est en opposition complète à la communauté LGBT de manière plus large qui respecte pourtant toujours parfaitement les identités des homosexuels refoulés qui choisissent de devenir hétéros par facilité personnes trans[28][29].

Malgré cela, on retrouve tout de même parfois des espaces «femmes/lesbiennes/trans»[30], ce qui tend surtout à prouver que l'objectif de cette non-mixité est plus de dénigrer les véritables hommes biologiques que de se retrouver ensemble[31][32].

Non-mixité gay

À l'inverse, on ne peut pas vraiment parler de non-mixité gay[33][34]. On devrait plutôt, en fait, parler de pas-non-mixité[35] gay, puisque jamais un bar gay ne se revendique non-mixte, ce qui prouve bien qu'il est, lui, ouvert à tout le monde, et en particulier à la communauté LGBT[35].

Ainsi, les saunas, backrooms et certains bars ne sont pas une forme de non-mixité ghettoisante comme peuvent la pratiquer les lesbiennes[36], mais bien une forme d'ouverture à toute la communauté LGBT[37], même si en pratique seuls les hommes sont admis[38], ce qui est assez compréhensible étant donné l'effort qu'ils ont déjà fourni pour ouvrir le reste du mouvement LGBT aux femmes et aux trans (voir ci-dessus).

Non-mixité trans

La non-mixité trans est, elle, plutôt inspirée de la non-mixité lesbienne[39], sauf qu'au lieu de dire du mal des hommes, elle consiste à dire du mal des gens biologiques[40][41]. Cela dit, il est reconnu que la non-mixité trans est tout de même moins ghettoïsante[42], puisqu'en pratique n'importe qui peut y entrer, vu qu'on est finalement tous un peu transgenre[43].

L'intérêt principal d'un espace non-mixte trans est donc de venir débattre des thématiques concernant les gays normaux (enfin, biologiques, pas trans, quoi)[44][45][2], qui sont souvent malheureusement invisibles dans la communauté LGBT[46][47][48]. Certes, certains trans hystériques vont traiter les personnes biologiques de «cissegenre», ce qui relève de l'insulte, car consistant à coller une étiquette, ce qui ne se fait pas (qualifier une personne de trans sans lui demander son avis n'ayant évidemment rien à voir, puisque dans ce cadre il ne s'agit pas de coller une étiquette mais simplement de bon sens[49]).

Conclusion

Nous avons couvert de manière détaillée la façon dont la notion de non-mixité nuisait à l'idéal républicain d'universalisme blanc cisgenre hétéro masculin et avons prouvé à quel point elle était nuisible, sauf lorsqu'elle était abordée de manière plus objective par les hommes. Cet article soulève également la question encore taboue, que nous aborderons de manière plus approfondie lors d'un prochain papier, de l'oppression, à l'intérieur du mouvement LGBT, des hommes gays par les lesbiennes et les trans.

Notes

[1] NdEllie : C'est du vécu. Après, vu tous les billets que j'ai écrits sur la non-mixité, je vais pas prétendre que l'inclusion des trans est réglée et résolue, mais ça ne rend ni légitime qu'un mec instrumentalise ça pour son anti-féminisme, ni de créer un problème à des endroits où il n'y en a pas.

[2] NdEllie : C'est aussi du vécu... Cela dit, dans l'histoire, il y avait aussi une lesbienne cisgenre.

mardi, août 25 2009

En vrac

Pasbilan post-UEEH

Voilà, à un moment donné, j'étais motivée pour faire un bilan des Universités Euromediterrannées d'Été des Homosexualités sur ce blog. Et pis finalement, non, j'ai trop la flemme. Du coup, je me contente de citations de gens sur le grand 'ternet (majoritairement des gays qui sont nostalgiques de quand il y avait plus de diversité, c'est-à-dire quand il y avait 95% de gays bio, 3 gouines et une personne trans) :

Au mieux vous aurez droit à une réprobation affichée par un mépris « solidaire », au pire vous aurez droit à une séance de tribunal populaire communément appelé AG « solidaire » sic...

.beaucoup moins de monde et souvent les mêmes têtes. Sans parler des ateliers annulés sous prétexte qu'ils ne conviennent pas à une minorité totalitaire......l

sous le couvert d'une pseudo "autogestion", les UEEH sont passées à une Polpoterie vide de tout sens universitaire.

Je pense qu'il ne faut pas laisser la place aux extrémismes les plus divers.

Faudrait peut-être remettre les choses à l'endroit, si des gens "mesurés" se sont barrés, c'est parce qu'ils n'étaient plus les bienvenus dans ce gourbit de gauchistes hurleurs et à peine drôles....

Les ueeh ne sont plus un espace de liberté ni de convivialité, il y règne un climat de Terreur rose-rouge ultra-gauchiste anti-mecs, on se croirait derrière le Rideau de fer !

Voilà, tout ça pour dire que les personnes qui me connaissent un peu, en lisant ça, auront deviné que moi, j'ai vraiment apprécié :o

Cheveux

Et sinon, aux UEEH une aimable personne m'a gentiment permis d'avoir une nouvelle coupe de cheveux. Et comme je mets jamais de photos de moi ou presque, ben voilà, je vous la montre :

PENTAX Image

(Oui, c'est flou et on me voit pas vraiment, mais j'ai pas encore vaincu ma paranoïa d'apparaître en photo sur internet)

Censsure

Tant que j'en suis à revendiquer une identité stalinienne, je voudrais tout de même préciser une fois pour toutes, puisqu'il y a déjà plusieurs personnes qui m'ont accusée de les avoir censurées, et peut-être d'autres qui ont pensé la même chose sans le dire :

Je ne supprime pas les commentaires. Jamais. D'accord, je les censure parfois, mais je supprime juste le contenu (en le remplaçant généralement par un lolcat). Donc si votre commentaire n'apparaît tout simplement pas, ça n'est pas moi. C'est le blog qui l'a mangé (soit en le considérant comme du spam, soit parce qu'il était juste en prévisualisation et que vous l'avez pas validé, soit pour une raison inconnue).

Donc oui, je revendique mon identité de censureuse castratrice, mais pas sur les commentaires que c'est pas moi la responsable, non mais.

Police de genre

C'est le truc sportif dont on parle actuellement dans les médias : Caster Semenya, sud-africaine médaillée d'or en athlétisme, est-elle une vraie fâme© qui a le droit de courir dans la catégorie vraies fâmes© ? C'est ce que devra révéler un «test de féminité» (rien que le nom est une horreur), c'est-à-dire qu'une équipe constituée de médecins savants devra dire si biologiquement elle n'est pas intersexe, par exemple.

Et si c'est le cas, la guillotine de la police de genre s'effondrera sur elle et, comme le dit Pierre Weiss, secrétaire de la IAAF (Fédération Internationale d'Athlétisme) :

S’ils révélaient qu’elle n’est pas une femme, son nom serait rayé des résultats et les médailles redistribuées

Apparemment, non seulement donc si elle est intersexe on lui retirera sa médaille, mais apparemment sa légitimité à être femme. Parce que bien sûr, pour être fâme, c'est la biologie qui compte avant tout.

Mais pourquoi est-ce qu'on se pose tant de questions sur elle et pas, mettons, sur celle qui détient encore le record du monde ou sur n'importe quel autre championne ? Parce que Caster Semenya est jugée trop «masculine». Il y a «un doute visuel». Ben tiens, ouais, qu'une femme soit athlétique, d'accord, mais faut qu'elle reste féminine. Genre Lara Croft, quoi, faut pas déconner non plus. Et si les performances d'une athlète sont bizarrement élevées, on ne va pas l'accuser de se doper, comme peuvent le faire, c'est dur de le nier, un certain nombre de sportifs ; non, dans le cas d'une athlète, le doute sur ses performances ne vient pas de produits divers qu'elle aurait pu prendre, mais du fait qu'elle serait un mec, en fait, OMG, ça vaut le coup que tous les journaux parlent de ça.

Police de genre (bis)

Et pendant ce temps, chez Manpower (qui porte bien son nom), aux US, on demande à une nana trans de montrer ses organes génitaux pour pouvoir continuer à bosser. Ouais, rien que ça, normal quoi, à côté de la photo sur le CV. À mi-chemin entre le test de féminité sus-mentionné et le harcèlement sexuel plus classique, on doit tout de même noter cette façon d'innover continuellement dans les manières de stigmatiser les personnes qui ne rentrent pas dans les normes de genre/sexe.

Save me

Et pour finir, parce que voilà, une copine me disait que parce qu'elle lisait mon blog elle avait l'impression que j'étais hyper maniaque de la transidentité, ben hop, un truc qu'a rien à voir : la musique que j'écoute juste maintenant (qui s'appelle Save me, d'où le titre de cette partie).


KMFDM - Save me

dimanche, juillet 26 2009

Post rapide depuis les UEEH

Quelques notes très rapides et très en vrac, vu que je suis actuellement pas trop dispo pour internet :

  • du coup, je dois avoir un bon millier de mail en attente, donc 99% de spam. Si vous avez envoyé un mail faisant partie du pourcent restant, désolée, mais n'espérez pas de réponse immédiate ;)
  • je suis très déçue de la non-mixité gouine et du rapport aux trans. J'avais entendu parler de rumeurs de "vérification de contenu de culotte" pour les trans, et c'est un peu ce qui m'interessait, mais en fait pas du tout. C'est quand meme vachement frustrant.
  • c'est d'ailleurs drole comment je peux dire "il faut etre explicite pour dire qu'on inclut les trans sinon ça exclut de fait" et faire exactement l'inverse quand c'est à moi de rédiger le truc. Je ferai peut-etre un billet plus détaillé la-dessus, tiens.
  • je suis assez contente d'avoir réussi à oser faire un atelier, finalement intitulé "transgirls vs féminisme", et je ferai sans doute un billet plus détaillé la-dessus aussi.
  • et il y aurait plein d'autres trucs à dire, mais là, pas le temps.

- page 1 de 5