Vernis & Sécateur

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mardi, mars 24 2009

Je vous ressers un peu de misogynie ?

Il y a quelques mois j'avais déjà parlé d'Orelsan (dont j'étais tombée sur les paroles grâce au forum la vache Queery), qui s'était déjà illustré par ses paroles sexistes et homophobes sur un morceau intitulé «Changement» :

(...)

En boîte la CC circule, les pédés gesticulent,

(...)

Les mecs fashion sont plus pédés qu'la moyenne des phoques

(...)

Les mecs s'habillent comme des meufs et les meufs comme des chiennes

Elles kiffent les mecs effeminés comme si elles étaient lesbiennes

(...)

Cette fois-ci, comme l'ont relevé un certain nombre de blogueuses, ce charmant jeune homme a récidivé avec les paroles d'une chanson sobrement intitulée «Sale pute» qui elle est «juste» misogyne mais qui, par contre, reconnaissons-le, ne l'est pas à moitié.

Intro : Attends bouges pas j'ai un mail d'Orel j'te rappelle

Ce soir j'suis rentré du taff plus tôt que d'habitude

Je suis passé chez toi pour te faire une surprise

Quand j'suis arrivé t'étais dans ton hall avec l'autre type qui est en cours avec toi

Et je vous ai vu...

Je vous ai vu vous jeter sur l'autre il passait les mains sous ton pull pendant que tu l'embrassais

Putain j'avais envie de vous tuer j'étais choqué j' croyais que tu étais différente des autres pétasses

J'te déteste j'te hais

J'déteste les petites putes genre Paris Hilton les meufs qui sucent des queues de la taille de celle de Lexington

T'es juste bonne à te faire péter le rectum même si tu disais des trucs intelligents t'aurais l'air conne

J'te déteste j'veux que tu crèves lentement

J'veux que tu tombes enceinte et que tu perdes l'enfant

Les histoires d'amour ça commence bien ça fini mal

Avant je t'aimais maintenant j'rêve de voir imprimer de mes empreintes digitales

Tu es juste une putain d'avaleuse de sabre une sale catin

Un sale tapin tout ces mots doux c'était que du baratin

On s'tenaient par la main on s'enlassaient on s' embrassaient

On verra comment tu fais la belle avec une jambe cassée

On verra comment tu suces quand j'te déboiterais la mâchoire

T'es juste une truie tu mérites ta place à l'abattoir

T'es juste un démon déguisé en femme j'veux te voir briser en larme

J'veux te voir rendre l'âme j'veux te voir retourner brûler dans les flammes

Refrain x2

Poupée je t'aimais mais tu m'as trompé

Tu m'as trompé tu l'as pompé tu es juste une sale pute

Une sale pute une sale pute une sale pute une sale pute

J'déteste les sales traînées comme Marjolaine

Les petites chiennes les chichiteuses les filles à problèmes

J'rêve de la pénétrer pour lui déchirer l'abdomen

Je t'emmènerai à l'hôtel je te ferai tourner dans ma villa romaine

Tu suces pour du liquide tu te casses à marrée basse

Pétasse tu mériterais seulement d'attraper le DAS

Le seul liquide que je t'ai donné c'est mon sperme

Si j'te casse un bras considère qu'on s'est quittés en bons termes

J't'aime j'ai la haine j'te souhaite tout les malheurs du monde

J'veux que tu sentes la chaleur d'une bombe j'veux plus jamais que tu me trompes

J'étais trop fidèle (sale pute)

J'ai les nerfs en pelote (sale pute)

J'vais te mettre en cloque (sale pute)

Et t'avorter à l'opinel

Oh mais c est de ta faute t'étais jamais là pour moi

Oh je m'en bas les couille c'était de la faute à qui

J'te collerai contre un radiateur en te chantant tostaky

J'veux que tu pleures tout les soirs quand tu t' endors parce que t'es du même acabit que la pute qu'à ouvert la boite de pandore

Refrain x2

J ai la haine j'rêve de te voir souffrir

J ai la haine j'rêve de te voir souffrir baby

J ai la haine j'rêve de te voir souffrir

J ai la haine j'rêve de te voir souffrir baby

Alors moi, ça ne se voit pas forcément sous mon look de castratrice de base, je suis assez du genre, quand c'est un truc artistique, à essayer de chercher le sens caché, de dire que si ça se trouve c'est plutôt de la dénonciation, et tout ça.

Mais là, je vois pas. Ou plutôt si : c'est présenté vaguement comme du second degré parce que l'auteur ne veut pas vraiment démolir son ex-copine au moment où il chante ça, mais qu'en fait (attention, c'est là qu'il faut voir le second degré, il faut suivre, parce que ça va se passer très vite : ) c'est une façon d'évoquer ce que ressent un pauvre mec malheureux qui découvre que sa copine le trompe, et qui du coup veut la démolir.

Bon, je le refais si vous avez raté la nuance :la défense de l'auteur (ou en tout cas de son fan-club sur les commentaires du clip youtube) c'est que ce n'est pas du premier degré parce qu'en fait le message ce n'est pas censé être que c'est normal de démolir sa copine parce qu'elle vous a «trompé», mais (attention, ahah, le second degré) simplement que c'est normal de vouloir démolir sa copine parce qu'elle vous a «trompé».

Et là, je crois qu'on est censé dire (en tout cas d'après les arguments de ses défenseurs) «aaah, ok, alors ça va, waaw, trop fort ton second degré, mec, t'es balèze» (accolade virile dans le dos).

Mais bon, je dois vraiment trop être une castratrice totalitaire, parce qu'en fait, je trouve toujours que c'est à vomir. Bizarre, non ?

samedi, décembre 13 2008

Sale temps pour les femmes

Je ne sais pas ce qu'il y a en ce moment, mais ça fait coup sur coup plusieurs mauvaises nouvelles :

D'abord, la censure du film «les bureaux de Dieu» par des anti-avortements (via LeZ Strasbourg) :

CENSURE ET MOUVEMENTS ANTI-CHOIX

Bonjour à toutes et à tous,

Le LEM, petite salle d'Art et Essai de Tassin, s'est vu déprogrammer le film « les Bureaux de Dieu » de Claire Simon par une association catholique car celui-ci serait « blasphématoire » et « prônant l'avortement ».

L'association catholique dirigée par le père Matteo Lo Gioco est bien connue des associations féministes puisqu'il faisait partie des organisateurs des commandos anti-IVG qui ont à plus de 100 reprises, en France, fait entrave aux droits des femmes de disposer librement de leur corps.

Le LEM est lié par une clause du bail stipulant que « le preneur exploitera la salle pour la projection de films de bonne tenue morale choisis par Chrétiens Média ou tout autre organisme qui lui serait substitué par les autorités ecclésiastiques ».

Qu'une salle paroissiale décide de son programme, soit. Mais le LEM fait partie du réseau du GRAC(1) et à ce titre est subventionnée par la Région Rhône-Alpes et la DRAC. Cette censure à cause de convictions religieuses est inadmissible.

Le MFPF du Rhône dénonce cette censure et derrière, la remise en cause d'un droit fondamental pour les femmes.

Le MFPF du Rhône apporte son soutien aux bénévoles et aux salarié-e-s qui ont dénoncé et se sont oppposé-e-s à cette censure.

Le film est reprogrammé cette semaine :

a.. Le jeudi 11 décembre 2008 à 21h00

b.. Le samedi 13 décembre 2008 à 18h30

c.. Le dimanche 14 décembre 2008 à 19h15 en présence de Claire Simon, la réalisatrice, et Françoise Laurent Présidente du MFPF et d'une représentante du MFPF du Rhône.

Cinéma Le Lem

62 avenue du 8 Mai 1945

69160 TASSIN LA DEMI LUNE

L'association catholique et le père Mattéo Lo Gioco seront présents à la séance de dimanche.

Nous vous invitons à dénoncer cette censure, à réaffirmer le droit à l'avortement et plus globalement les droits des femmes et à soutenir les bénévoles et les salarié-e-s en venant débattre avec nous le dimanche 14 décembre 2008.

En ces temps de remise en question des droits individuels et collectifs, nous devons plus que jamais être vigilent-e-s et solidaires.

Amitiés féministes

Pour le MFPF 69

Marion ATHIEL, membre du CA du MFPF du Rhône

et membre du CA Confédéral du MFPF.

(1) Groupement Régional d'Actions Cinématographiques

Malika MEHENNAOUI

MFPF 69

mfpf69m.mehennaoui@laposte.net


Ensuite, un couple de lesbiennes s'est vu, en appel, refuser le partage de l'autorité parentale sur leurs enfants . Entre ça et le «blanchiment» de Vanneste, on dirait que la justice est très sensible à l'homophobie en ce moment...


Enfin, le viol et l'homicide d'une femme à Marseille par quatre personnes, dont visiblement au moins une qu'elle connaissait, qui l'ont forcée à boire (voir articles du Post , du Point et de la Provence). Si cette nouvelle n'était pas suffisante pour nous donner envie de vomir, on pourrait se rabattre avec les commentaires en ligne puant le racisme et la misogynie. Ou encore, ce petit extrait de l'article de la Provence :

Sur le trajet, est-ce de son plein gré que la jeune femme a ingurgité une bouteille entière de vodka ? Ivre morte dès son arrivée à l'hôtel, a-t-elle vraiment accepté de se soumettre aux volontés sexuelles de ces quatre hommes ?

C'est ce qu'affirment les deux mis en cause. Mais Cécilia n'est plus là pour donner sa version. Ce soir-là, de l'aveu même des violeurs présumés, elle va alterner les pertes de connaissance. Ce qui n'empêchera pas ses quatre "partenaires" de poursuivre leurs assauts.»

où l'on pourra noter l'utilisation du terme «violeur présumé» alors qu'ils avouent au moins avoir «poursuivi leurs assauts» après qu'elle ait perdu connaissance : il faudra m'expliquer comment quelqu'un qui a perdu connaissance pourrait donner un consentement.

Certes, ce n'est qu'un «fait divers», mais qui est malheureusement révélateur des violences systémiques contre les femmes... et de la façon dont elles sont traitées.

jeudi, novembre 13 2008

Foutage de gueule

La cour de cassation a «blanchi» (c'est le terme utilisé par les médias) Christian Vanneste sur ses déclarations homophobes.

Alors j'entends déjà les remarques : certes, il a dit que l'homosexualité était inférieure à l'hétérosexualité, dangereux pour l'humanité si poussé à l'universel, etc. Mais bon, d'un autre côté, c'est la liberté d'expression, blablabla.

Sauf que la liberté d'expression ne vaut manifestement, dans ce pays, que pour ceux qui sont du côté du manche, puisqu'on se rappellera que le 11 avril dernier Act-Up Paris avait été condamnée en diffamation contre la psychiatre transphobe[1] Colette Chiland.

On a donc d'un côté la situation suivante :

  • nos charmants dirigeants n'arrêtent pas de nous dire qu'ils luttent contre les discriminations. Il y a même une loi contre (enfin, contre l'homophobie, la transphobie n'est pas dans la loi par exemple), c'est dire ;
  • cependant, lorsqu'un député dit quelque chose d'homophobe, il n'est pas condamné, au nom de la liberté d'expression ;
  • cependant, lorsqu'une association dénonce la transphobie de quelqu'un, la défense de la liberté d'expression semble avoir disparu.

Mais à part ça, ce n'est pas du tout du foutage de gueule.

Notes

[1] C'est risqué de le dire, mais bon.

lundi, novembre 10 2008

Récolte homophobe du jour

En fait, les deux sont des choses qui datent d'il y a un peu plus de temps, mais je n'en ai eu d'échos qu'aujourd'hui, ce qui me les fait classer en «cru du jour».

Et niveau homophobie, il faut être honnête, il n'est pas mal, le cru du jour.

Pour commencer, prenons les propos de M. Homophobe du jour n°1, j'ai nommé Gérard Longuet. Citation :

J'avais une question malicieuse, mais je la poserai plus tard... c'est de savoir où commençait et où s'arrêtait l'homophobie... mais enfin, ça c'est un autre sujet (...) C'est extrêmement réjouissant de savoir que l'on promeut en effet des formes nouvelles de sexualité dans l'école et qu'on combat en même temps la pédophilie... Il y a quand même un moment où il faut savoir sur quelles valeurs on s'arrête.

La vidéo est disponible sur les deux liens que j'ai mis juste avant, et ça permet d'avoir l'espèce de petit sourire en coin en plus que l'on goûtera si l'on aime ressentir la supériorité du mec blanc hétéro sénateur.

Donc après cet amalgame très original entre l'homosexualité et la pédophilie, ancien ministre de l'industrie et membre de l'UMP (tiens, encore un homophobe dans ce parti, étrange), passons au suivant, M. Homophobe du jour n°2, alias «Orelsan», qui lui préfère exprimer l'homophobie (et le sexisme pour ne rien gâcher) par le rap, dans son clip «Changement» que par les débats sénatoriaux. Chacun son style.

...

En boîte la CC circule, les pédés gesticulent,

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Les mecs fashion sont plus pédés qu'la moyenne des phoques

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Les mecs s'habillent comme des meufs et les meufs comme des chiennes

Elles kiffent les mecs effeminés comme si elles étaient lesbiennes

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(Via le forum La Vache Queery)

Changement donc, mais qui garde les valeurs sexistes et homophobes classiques. Ce qui tendrait à prouver que Snake Plissken disait vrai :

Plus les choses changent et plus elles restent les mêmes.

mardi, mai 15 2007

Selon qu'on choisisse de considérer que c'est un choix...

(Désolée pour le titre bidon).

Jeudi, c'est la journée internationale contre l'homophobie. Bien sûr c'est très important de lutter contre l'homophobie, la lesbophobie, et la transphobie, qui non seulement sont toujours présentes, mais toujours relayées par l'état, avec la discrimination au niveau du mariage et de la parentalité, la psychiatrisation des trans et les difficultés à les reconnaître dans le genre choisi.

Cela dit, je ne vais pas vous parler de ça aujourd'hui (tout au plus, par souci boutiquier, vous aiguillerai-je vers l'article de Rouge en parlant).

En fait, c'est le site qui parle de cette journée (je ne sais pas si c'est un site «officiel» ou quoi, mais à vrai dire peu importe) qui me fait réagir, et surtout leurs affiches montrant un bébé portant un bracelet «homosexuel» avec le slogan «On ne choisit pas son orientation sexuelle».

Leur texte développe un peu plus :

L’homosexualité est innée ou acquise? Vient-on au monde avec son orientation sexuelle ou devient-on homosexuel, lesbienne, bisexuel ou bisexuelle selon ses expériences, son éducation ou au gré d’influences? Plusieurs chercheurs ont voulu trouver une explication à l’homosexualité. Ainsi, de nombreuses études ont été menées sur la question. De multiples théories sont avancées, mais il n’y a pas de consensus. Peu importe les théories, on peut affirmer qu’il y a consensus sur le fait que l’on ne choisit pas son orientation sexuelle

Déjà, bon, je trouve que leur affiche est complètement en porte-à-faux vis à vis de ce texte, vu qu'un bébé a assez peu d'expérience, d'éducation, ou d'influence et que du coup l'étiqueter dès la naissance revient un tout petit peu à considérer que c'est génétique, ce qui est un peu étonnant, vu que ceux qui ont sorti ce genre de trucs récemment, je les rangeais pas tellement dans la catégorie des défenseurs des homosexuels (notamment un type qui refuse d'exclure un homophobe condamné de son partie, suivez mon regard).

Mais bon, soit, restons-en sur le texte fort heureusement plus nuancé.

«on peut affirmer qu’il y a consensus sur le fait que l’on ne choisit pas son orientation sexuelle»

Alors bon, on peut peut-être affirmer qu'il y a consensus, n'empêche que moi, je suis pas trop d'accord.

Bon déjà, orientation sexuelle, je ne sais pas trop ce que ça veut dire exactement. Par exemple, est-ce qu'être homosexuel c'est

  • coucher ou avoir couché (en appréciant) avec une personne de même sexe ?
  • avoir envie de coucher / être attiré par une personne de même sexe ?

La deuxième catégorie est plus vaste que la première. Et c'est vrai que si on part de là ça paraît pas aberrant à prime abord de dire qu'on choisit pas. J'en suis pas persuadée pour autant, parce qu'il me semble que dans pas mal de cas en se remettant en question, et notamment en question les préjugés qui font que par défaut on est quand-même plutôt hétéro, on va de fait s'ouvrir éventuellement à un désir avant. Alors bon certes on peut dire que c'et juste une découvert et pas un choix, qu'on a pas choisi, au final, d'apprécier l'expérience ou pas. Mais bon, je pense que déjà le fait de remettre en question certaines choses, de se dire «tiens, je suis toujours parti du principe que j'étais pas attiré par les mecs, mais si j'essayais un coup de voir si je pouvais pas être attiré par un gars ?», bref, d'essayer sans partir du principe qu'on va pas aimer, c'est déjà, je trouve, un choix en soi. Mais bon, cela dit si l'homosexualité c'est juste l'attirance d'une personne du même genre , ben je peux comprendre qu'on dise que c'est pas un choix. (Ça me parait quand même pas très malin de mettre le dessin d'un bébé, mais bon, soit).

Bon si c'est la première définition, ça me paraît assez évident de dire qu'au final c'est un choix, même si on peut dire que y'a toujours un déterminisme et que rien n'est vraiment un choix, mais dans ce cas faudrait mettre comme slogan «Rien n'est un choix» plutôt que «L'homosexualité n'est pas un choix» ; donc je vais pas m'attarder dessus.

Maintenant, que ce soit un choix ou pas, ce qui est finalement très philosophique, et à mon avis, ne peut PAS avoir de réponse de manière scientifique (puisque dans un cas extrême comme dans l'autre, il suffit de dire d'un côté «c'est un choix inconscient même si on a pas l'impression de choisir» ou «c'est un choix illusoire».), et, moi j'aurais tendance à dire qu'il peut y avoir des cas où il y a un choix et des cas où non, pas vraiment. Par exemple, c'est pas l'orientation sexuelle mais je pense que c'est lié, mon identité de genre j'ai l'impression qu'il y a tout de même un choix, peut-etre pas le choix de pas me sentir bien le rôle masculin, mais celui de ne plus chercher à rentrer dedans et à essayer de m'y sentir bien. Je sais qu'il y a aussi beaucoup de trans qui disent «la transsexualité n'est pas un choix», mais moi, mon ressenti, c'est que je ne sais pas trop si dans 20 ans je serai un homme, une femme, ou quelque chose entre les deux, mais je pense qu'il y aura eu une part de choix (un choix contraint, mais un choix quand meme) dedans.

Mais bon, finalement, que ce soit un choix ou pas, c'est pas la question.

J'ai pratiqué des jeux de rôle à une époque ; au moment où ça commençait à ne plus être trop mal vu mais où ça l'était encore pas mal. Y'a jamais eu de grande campagne contre la rolistephobie, bien sûr, mais les arguments employés par les rolistes, les revues, etc., c'était que ce n'était pas dangereux d'etre roliste, qu'on ne faisait de mal à personne, et, merde foutez nous la paix. À aucun moment personne n'a songé à dire qu'on ne choisissait pas les jeux de rôle ou pas. Pourtant, à mon avis, on choisit pas plus d'apprécier une partie de Donjons&Dragons que d'être attiré par les hommes.

Je joue encore pas mal aux jeux vidéos, et il y a toujours, voire de plus en plus, une espèce de son de cloche chez certains pour dire que les jeux vidéos c'est dangereux. Les arguments pour la défense des jeux, ça n'a jamais été de dire que c'est pas un choix d'aimer les jeux vidéos ou pas.

Du coup, je trouve assez étrange de mettre en avant le fait que ce ne soit pas un choix spécifiquement pour l'homosexualité ; et derrière ça, meme si je pense pas que ce soit la volonté des rédacteurs de l'affiche, je lis un peu «excusez-nous, on en a honte, mais c'est pas de notre faute, on n'a pas le choix» ; que s'il y avait le choix, finalement, on pourrait discriminer les homos, ce serait pas gênant.

Alors qu'à mon avis, ce qu'il faudrait dire en substance, c'est que, que ce soit un choix ou pas, que ce soit conscient ou inconscient, s'il y a des gens que ça défrise que d'autres couchent avec des personne de même genre ou vivent dans un genre qui n'est pas ceui associé à leur sexe, et bien qu'ils aillent au Diable.

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