Rangers & Bas résille

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jeudi, juillet 8 2010

La sociologie est un sport de combat (en tout cas y'a des sociologues qu'on verrait bien se prendre des tartes)

Il y a un énième bouquin dont je n'ai pas spécialement envie de parler qui est quelque peu homophobe ce qui, du coup, a suscité quelques réactions de personnes qui dénoncent l'homophobie.

Il s'appelle «700 millions de (gays) geis », et on peut voir ce qui lui est reproché plus spécifiquement sur le site Yagg, mais ce n'est pas vraiment ce dont j'ai envie de parler ici[1].

Non, ce dont je voudrais parler, c'est la réponse de l'éditeur (que l'on retrouve aussi sur le site Yagg) , l'Harmattan, tellement je la trouve puante.

Après cette douloureuse lecture, Yagg a souhaité interroger la maison d’édition. Denis Pryen, directeur des éditions L’Harmattan, nous l’affirme: « La vente du livre a été suspendue parce que dans la puce, c’est-à-dire le petit résumé du livre que l’on pouvait trouver sur le site, il manquait une phrase qui faisait que le propos portait à confusion. On a eu de nombreuses réactions de sociologues très remontés par ce qu’il ont pu lire dans la puce ».

Ce qui est intéressant, c'est que perso j'ai pas mal entendu parler de ce bouquin et d'appel à le dénoncer par Internet et divers réseaux sociaux. Jusqu'à preuve du contraire, malgré mes travaux sur les connards de rues, je ne suis pas sociologue, et je ne suis pas persuadée que c'était plus le cas des personnes qui relayaient cet appel à boycott.

À vrai dire, je pense même que la plupart des gens étaient des personnes concernées par les propos (c'est-à-dire des homos) et pas spécialement des sociologues. Mais non, visiblement, là, il n'y a que l'avis des sociologues qui compte...

« Je comprend que cela puisse choquer. C’est un livre qui est à la frange, ajoute-t-il. Les propos de l’auteur reposent sur sa propre croyance et sa propre perception des choses. Mais ses arguments, si on les lit bien, sont plutôt des appels à la tolérance. Notre position est que l’on a une liberté totale. Tant que l’auteur appelle à la tolérance et ne prononce pas de discours haineux ».

Et c'est là qu'on voit la beauté de cette logique de tolérance de merde : le dominant reste tolérant et gentil, puisqu'il ne prononce pas de propos haineux, alors que ça va être les oppriméEs qui vont se voir accuser d'intolérance, de censure, de discours haineux (accusation de sexisme anti-homme, de misandrie, de racisme anti-blanc, d'hétérophobie[2]). Certes ce n'est pas tout à fait les propos qu'il tient ici, mais c'est cette logique que me renvoie cette notion de «tolérance».

« C’est un bouquin écrit de Tunisie et il faut bien avoir ça en tête. Il tente de lutter contre les discriminations qui existent à l’égard des homosexuels dans son pays. Il s’intéresse juste à ce sujet. Notre position est de travailler avec de nombreux écrits de pays arabes et la façon dont ces sujets sont traité peuvent sembler ici rétrogrades mais pas là-bas. Il attire l’attention sur les questions de genre inversé, il provoque une étude de ces questions et ce livre émane d’une zone où il y a une forte répression contre les homosexuels. Lui appelle à la tolérance. Le contexte dans lequel il est écrit est important et ce n’est pas un livre destiné au grand public, il est dans une collection particulièrement destinée aux sociologues, et les sociologues comprennent parfaitement bien le contexte qui entoure ce livre. Pour nous, il est important qu’il y ait de plus en plus de livres dans ces pays-là sur ses sujets. »

Y'a que moi qui trouve ça puant ? L'espèce de logique coloniale «bon ok c'est homophobe, mais bon, c'est un tunisien qui l'a écrit, il faut le comprendre», mêlée à l'argument de merde «on est entre sociologues, pourquoi diable est-ce que nos sujets d'études veulent parler avec nous ?»

Et ce qui m'interpelle c'est : on va vraiment me faire croire qu'il n'y a personne en Tunisie qui a des trucs vachement plus intéressants à dire, et qui peut-être aurait moins accès au monde de l'édition, à la notoriété, à la visibilité de ce qu'il ou elle écrit ? Quelqu'unE qui serait en fait directement concernéE par le sujet ? Ah, mais ouais, pardon, il ou elle serait peut-être pas sociologue...

Plus le temps passe, plus je croise des gens qui viennent nous (LGBT en l'occurrence) étudier en tant que sociologue/psychologue/machinologue, plus je trouve que la notion de scientifique qui parle à la place des autres et prétend tout mettre sur le même niveau sous couvert de soi-disant «neutralité» me fait gerber...

Et du coup, quand je vois ça :

Nous publions également une revue sur les questions de genre. Pour nous cette diversité et la liberté totale des opinions est importante. C’est tout cela qui est intéressant. Et notre position est très claire, nous sommes pour le respect et la tolérance de tous et de toutes les sexualités », conclut-il.

je crois que moi, vraiment, désolée, mais je suis de plus en plus «intolérante».

Notes

[1] Si ce n'est pour dire que du coup, d'après les travaux de l'auteur, en tant que trans gouine je devrais être une âme d'homme enfermé dans un corps de femme enfermée dans un corps d'homme. (<geek>Y'a un moment où j'ai peur d'avoir une erreur STACK OVERFLOW.</geek>)

[2] En tant que cisphobe, je me sens du coup un peu invisibilisée.

jeudi, juin 10 2010

Le courage des connards de rue (suite)

Un petit billet un peu à chaud que je vais peut-être regretter de poster, mais bon... (MàJ: maintenant en fait un petit billet un peu moins à chaud et écrit avec un style un peu moins pourri.)

Je me suis faite agresser physiquement tout à l'heure par environ huit connards qui se trouvaient sans doute par un pur un hasard être tous des mecs.

Ça a d'abord commencé par des insultes verbales alors que je rentrais chez moi en passant par l'avenue du peuble belge ; j'avais croisé un groupe de jeunes mecs, autour de huit, dont l'un d'eux a cru fort intelligent de me lancer au passage «oh, tu prends combien».

Alors certes, c'est une rue où il y a du tapin mais estimant que :

  • les putes tapinaient rarement en se déplaçant à allure relativement rapide et avec un sac à dos ;
  • quand bien même, on peut parler de manière polie aux prostituées ;
  • le sourire goguenard et le déplacement en bande ne faisait pas croire à une proposition de sexe tarifée mais plus un truc du genre «aha, les nanas on peut les traiter de pute de manière fort subtile, c'est trop drôle et ça prouve qu'on est des mecs virils» ;

je me suis retournée vers lui et lui ai rétorqué que, pour eux il n'y aurait pas moyen et qu'ils n'auraient pas assez, n'ayant pas tellement plus de répartie sur le coup.

Ils se sont alors mis à m'insulter : «connasse», «pute» aussi je crois (visiblement c'est le summum de l'insulte), et j'ai répliqué en les traitant de connards, ce qui n'était toujours pas la preuve d'une grande répartie, mais on fait avec ce qu'on a.

Un des types a alors demandé quelque chose comme «c'est un travelo ?» à ses camarades, tandis qu'un autre s'approchait de moi et jouait au gars viril dans la façon de s'avancer menaçante, tout en demandant «oh tu veux quoi» en prenant une voix grave. Je lui ai répondu que ça me soulait qu'on agresse les nanas et que ça me gonflait les mecs qui faisait chier avec leur testo de merde. Après en vrai je suis pas d'accord pour dire «c'est la faute de la testo», et je trouve ça un peu essentialiste et facile puisque ça donne des excuses aux mecs, mais sur le coup c'est ce qui m'est venu.

Un autre gars s'est alors approché de moi et m'a traité de pédé - peut-être était-ce le même qui demandait à ses potes si j'étais un «travelo», je ne sais pas trop. J'ai répondu en le traitant je crois de «connard», avec peut-être un «va chier», je ne sais pas trop, et c'est là qu'il m'a craché dessus.

Et là, j'ai fait ce qui était absolument intolérable et, vu sa tête, absolument inimiginable. J'ai répliqué en pratiquant le même mode de communication, c'est-à-dire en lui crachant aussi dessus à mon tour, parce qu'il n'y a pas de raison.

Là, étonnamment, j'ai réalisé qu'autant une meuf qui se faisait cracher dessus était censée rester impassible ou au pire s'éloigner d'un pas vif, autant l'inverse était absolument intolérable et méritait sanction. Le type m'a alors foncé dessus et m'a donné un coup de pied un peu au dessus du genou, dans un geste qui était, je dois dire, assez impressionnant - avec un bond et tout - quoique assez peu efficace.

J'ai essayé de me défendre en sortant un objet contondant de mon sac à main (eh oui, même les sacs à mains roses avec des petits dessins rigolos peuvent contenir des objets contondants), ce qui a fait reculer le bonhomme, pendant qu'un de ses copains me cognait dans la tempe sans que je ne pût le voir venir - sans doute un coup de poing.

Le coup sur la tempe m'a assommée un peu et je crois que j'ai titubé, à moins que mon manque d'équilibre n'ait été dû aux coups que les acolytes du bonhomme me donnaient dans le dos (et c'est là que j'étais contente d'avoir mon sac à dos, et surtout de ne pas avoir mis de trucs fragiles dedans).

J'ai, à ce moment là, rangé mes lunettes dans mon sac à main parce que je sentais que ça allait mal se finir et que c'est cher les lunettes et que vu comme je suis myope je suis mal barrée pour vivre en attendant de faire refaire les verres.

Je me suis encore pris quelques coups pendant que les voitures passaient avenue du peuble belge. Aucune ne s'est arrêtée.

Finalement, les types se sont mis à se barrer. Je les ai suivis un peu en sortant un téléphone pour essayer d'appeler le 112 (ou éventuellement leur cogner dessus à mon tour, j'avoue que ça m'a traversé l'esprit), mais ils couraient plus vite que moi et je me voyais mal continuer l'opération sans mes lunettes (oui, je suis vraiment myope).

Finalement je suis rentrée chez moi sans savoir trop quoi faire (porter plainte pour me taper la transphobie des policiers en plus de la transphobie, du sexisme, et de l'homophobie de ces connards ?), envisageant l'achat d'une bombe lacrymo.

Heureusement, je vais bien, mes lunettes aussi, j'ai donc pu faire ma redescente d'adrénaline en bouffant de la junk food et en regardant un épisode d'une série télé quelconque.

(Et sinon, parce que la pub éhontée ce n'est jamais déplacé, même sur un sujet comme ça, dans ce que j'écris, il y a aussi des fois où certes c'est un peu de la fiction mais où on peut voir de la gouine latter du connard de manière autrement plus convaincante que dans mes compte-rendus d'agressions : c'est sur Enfants de Mars et de Vénus.)

jeudi, mars 18 2010

APPEL À RASSEMBLEMENT VENDREDI 19 MARS 2010 à 9H30 DEVANT LE PALAIS DE JUSTICE AVENUE DU PEUPLE BELGE à LILLE EN SOUTIEN À M.S. HOMOSEXUEL SÉNÉGALAIS ARRÊTÉ A LILLE POUR LA SECONDE FOIS ET EN PROCÉDURE D'EXPULSION.

Nouveau copié/collé d'un communiqué des Flamands Roses


Nous, les Flamands Roses, venons d'apprendre la nouvelle arrestation de M.S, de nationalité sénégalaise, membre des Flamands Roses, ce mercredi 17 mars. Il a été arrêté alors qu'il faisait la queue devant un centre médical. Il vient d'être transféré au Centre de Rétention Administrative de Lesquin et est expulsable à tout moment.

M.S avait été précédemment arrêté le vendredi 5 mars 2010 en début d'après-midi dans le quartier de Wazemmes à Lille et avait été placé en garde à vue. Par la suite, il avait été relâché par la Juge des Libertés et de la Détention. Une mobilisation est urgente car M.S. risque à nouveau d'être expulsé.

Le harcèlement policier dont M.S est victime l'empêche de faire régulariser sa situation. Il a été arrêté pour situation irrégulière il y a 11 jours, et sa situation n'ayant pas évolué entre temps, il se retrouve à nouveau au Centre de Rétention Administrative. Nous demandons que la Préfecture clarifie sa position vis-à-vis de M.S : il doit pouvoir effectuer les démarches nécessaires à sa régularisation sans être continuellement inquiété par la police.

Nous, les Flamands Roses, exigeons la libération immmédiate de M.S.

Nous, les Flamands Roses, exigeons que la France accorde le droit d'asile à M.S.

Nous appelons toutes les personnes et toutes les organisations à se mobiliser en faveur de M.S.

RASSEMBLEMENT DEVANT LE PALAIS DE JUSTICE AVENUE DU PEUPLE BELGE à LILLE VENDREDI 19 MARS à 9H30.

Les Flamands Roses 03 20 52 28 68 lesflamandsroses@yahoo.fr 19 rue de condé 59000 Lille


Ci-dessous un modèle de lettre à envoyer ou à faxer à la Préfecture du Nord et au Minstère de l'Immigrataion et de l'Identité Nationale.

Les Flamands Roses 03 20 52 28 68 lesflamandsroses@yahoo.fr 19 rue de condé 59000 Lille

Modèle de lettre

Monsieur Le Préfet,

Nous venons d'apprendre l'arrestation à Lille de M.S, de nationalité sénégalaise, membre des Flamands Roses. Il a été arrêté ce mercredi 17 mars 2010 alors qu'il faisait la queue devant un centre médical pour recevoir des soins.

M.S. est arrivé en France en octobre 2009 car il a fui le Sénégal où il se trouvait en danger à cause de son homosexualité. Comme cela a été largement médiatisé en France et en Europe, le contexte social est très défavorable aux homosexuels au Sénégal : suite à la publication en février 2008 dans la presse sénégalaise d’un article accompagné de photos au sujet d’une fête lors de laquelle aurait été célébré un “mariage gay”, de nombreux représentants politiques ou religieux avaient exprimé publiquement leur hostilité contre les homosexuels. Ceci avait conduit la population à se livrer à une véritable chasse aux homosexuels dans le pays, laquelle dure encore aujourd’hui.

Lorsqu'il était encore au Sénégal, M.S. a été l’objet de menaces et de persécutions : il a reçu des lettres de menaces, son appartement a été saccagé, et le 3 octobre 2009 il a été violemment agressé par un groupe de personnes en raison de son homosexualité.

Arrivé en France en octobre 2009, il a formulé une demande d’asile qui lui a malheureusement été refusée. M.S. a déposé un recours en décembre dernier et attend la réponse de la CNDA. Suite à une première arrestation par la police, il lui a été notifié un APRF. Il a été libéré du Centre de Rétention Administrative par la Juge des Libertés et des Détentions. Cependant, l'APRF a été maintenu par le tribunal administratif de Lille. Suite à une nouvelle arrestation aujourd'hui mercredi 17 mars, il se trouve actuellement au Centre de Rétention Administrative de Lesquin. Nous sommes extrêmement inquietEs que M.S. puisse être expulsé, alors que sa demande d'asile est actuellement examinée.

Nous exigeons la libération immédiate de M.S. et exigeons que la France accorde le droit d'asile à M.S. : conformément à l’article 6 de la directive 2004/83/CE, le statut de réfugié, au titre de l’asile conventionnel ou de la protection subsidiaire, doit être accordé aux personnes LGBT ayant été ou risquant d’être persécutées par les pouvoirs publics de leur pays d’origine, ou par quelque autre acteur non étatique.

Recevez, Monsieur le Préfet, l'assurance de notre considération militante.

à envoyer et à faxer à :

Préfecture du Nord :

Préfet du Nord-Pas-de-Calais : Jean Michel BERARD Fax 03 20 30 52 52 prefecture.nord@nord.pref.gouv.fr

Directeur de cabinet du Préfet du Nord : marc.chappuis@nord.pref.gouv.fr

Directeur de cabinet du Préfet du Nord : marc.chappuis@nord.pref.gouv.fr

Directrice adjointe du Préfet du Nord : anne.gabrelle@nord.pref.gouv.fr Secrétariat du cabinet de la Préfecture du Nord : secretariat.dircab-lille@nord.pref.gouv.fr Secrétaire général de la Préfecture du Nord salvador.perez@nord.pref.gouv.fr

Ministère de l’immigration et de l'Identité Nationale :

Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00

Secrétaire général du Ministère :

secretariat.general@iminidco.gouv.fr stephane.fratacci@iminidco.gouv.fr

fax : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00

Ministre : eric.besson@iminidco.gouv.fr

"Les Flamands Roses" constituent un groupe d'expression gaie et lesbienne. http://www.lesflamandsroses.com Centre Lesbien, Gay, Bi et Trans de Lille "J'En Suis, J'Y Reste", 19 rue de Condé 59000 Lille (métro Porte d'Arras) tél.: 03.20.52.28.68. Ils animent "Homosapiens", l'émission qui pense homo, le dimanche de 21h à 22h sur le 106.6 FM et via Internet : http://www.campuslille.com.

mardi, mars 9 2010

M.S libéré lundi 8 mars

Pour faire suite aux deux billets précédents concernant la situation de notre camarade sénégalais menacé d'expulsion, voici un nouveau copié/collé du site des Flamands Roses, cette fois-ci pour une (relative) bonne nouvelle :

M.S. libéré lundi 8 mars 2010

Mis en ligne le lundi 8 mars 2010.

M.S. a été libéré ce lundi 8 mars 2010 par le Juge des Libertés et de la Détention. Sa situation n’est pas entièrement régularisée pour autant. Merci aux personnes qui ont manifesté leur soutien.

lundi, décembre 14 2009

Dialogues

Ce que j'aime le plus avec le fait d'être une fille, maintenant, c'est que cela permet de rencontrer des gens charmants à des moments complètement inopinés et d'avoir des discussions super enrichissantes.

Par exemple, avant, quand j'étais considérée comme un garçon, les dialogues que j'avais dans le métro se résumaient très souvent à :

<--- Ceci est un vide symbolisant de manière très post-moderne[1] l'absence de discussion.

Alors que maintenant, en étant une fille, j'ai l'occasion d'échanger sur ma vie avec des personnes géniales. Par exemple :

— Oh, mademoiselle !

— ...

— Oh, tu suces ?

— ...

— Salope !

Ma vie en tant que garçon me conduisait aussi à marcher à pied une fois qu'il n'y avait plus de métro. Alors que maintenant, je peux profiter de l'aimable galanterie toujours désintéressée des hommes :

— Madame, vous voulez que je vous raccompagne ?

(Sentant venir le truc foireux) — Euh, non merci.

— Allez, on va faire l'amour !

Mais ce qui est vraiment génial, c'est qu'en plus de ces échanges certes intenses mais finalement peu approfondis, c'est parfois l'occasion d'avoir de longues discussions sur l'avancée des luttes LGBT :

— Oh, je t'avais vu, toi. C'était une soirée plutôt de pédés, d'ailleurs.

(Pédagogique) — Euh, pédé, c'est un peu une insulte, quand même.

— Mais toi, t'es un pédé, hein ?

(Là, c'est un peu l'inconvénient de la tenue pantalon/rangers/blouson en cuir, c'est que ça nuit à mon passing. Ce qui est en fait un peu un avantage parce que ça permet parfois d'éviter les «tu suces». Malheureusement, ça n'est pas efficace à 100%...)

— Euh, non, je suis gouine.

— Ça veut dire quoi ?

— Euh, lesbienne. Je suis une nana qui aime les nanas.

(Bon, en fait ça a pris plus de temps que ça, l'explication, parce que c'était entrecoupé de «non, mais faut que j'y aille, là, j'ai un métro à prendre» et de «non, mais je vais te suivre, je suis cool» «euh mais t'es pas obligé, etc. qui ne sont pas vitaux à la compréhension de la discussion)

— Et du coup t'aimes pas les mecs ?

(La question piège, où on a envie de répondre «Carrément, je veux leur extinction». Fort heureusement, ma formation de préparation aux entretiens d'embauche offerte par Pôle emploi (et qui mériterait un billet à part) m'a permis de répondre de manière plus... euh... hypocrite ?)

— Ben, non, c'est pas ça, c'est juste que je n'ai pas de relation sexuelle avec eux.

— Ouais, moi tu vois je couche avec tout le monde, je m'en fous.

— Euh, ben, moi pas.

— Mais tu veux pas que je te raccompagne quand même ?

— Euh, non.

— Tiens, prends mon numéro quand même.

— Euh, d'accord, si t'insistes... (Je compresse encore un peu la discussion, là, parce que c'était plutot genre une demi heure pour m'en débarasser)

— Mais t'es sure que tu veux pas coucher avec moi ? Je te ferai pas de mal...

Voilà, c'est quand même trop cool d'être une nana, on peut avoir l'assurance qu'un mec va pas nous faire de mal (et quand ce mec nous suit depuis un certain temps et a une attitude hyper dominante, il n'y a vraiment aucune raison de mettre sa parole en doute). Bon, le concept de «nana qui couche avec des nanas» a quand même étrangement plus de facilité à passer que celui de «nana qui ne couche pas avec des mecs», mais je suis persuadée que des mecs aussi attentionnés que ça finiront par le comprendre et que c'est juste parce que c'est quand même un peu compliqué.

Et c'est quand même mieux que de s'ennuyer en rentrant toute seule chez soi le soir, il n'y a pas à dire.

Bref, être une fille c'est vraiment trop génial, je le conseille à tout le monde.

Notes

[1] Je suis fan de ça en ce moment, au cas où vous n'auriez pas remarqué.

jeudi, mars 26 2009

Retour sur «l'affaire» Orelsan

Bon étant donné que j'en ai parlé et que, comme dirait le Web 2.0, ça «buzze» beaucoup sur le sujet, je voudrais revenir deux secondes sur le «cas» Orelsan, parce qu'évidemment ,quand les médias s'emparent d'un truc féministe, il faut qu'ils s'empressent de l'instrumentaliser à des visées plus ou moins racistes.

Ainsi de l'article «Des bloggeuses révoltées contre un rappeur», qui explique gentiment que c'est symptomatique du rap en faisant le lien avec les cités, mais explique aussi que sexisme, haine de la police et de Zemmour, meme combat :

Entre les appels à la haine de la police, les contrats mis sur la tête d’Eric Zemmour et OrelSan qui menace d’avorter sa copine à l’Opinel, on est ici dans une culture de la provocation très djeunes, peut-être même un canular. Les plus offensifs, diront même qu’on s’attaque à la culture des cités et que la jeunesse est décidément incomprise.

Valérie, sur son blog, a déjà dénoncé cet amalgame douteux, mais je tiens à y mettre aussi mon petit grain de sel, parce que c'est le genre de chose qui me gonfle.

Le problème n'est pas qu'un morceau de musique comme «Sale pute» d'Orelsan (qui est une liste des horreurs qu'il voudrait faire à la nana qui l'a trompé) serait une exception limitée aux «técis» dont sortiraient forcément tous les rappeurs. Bien au contraire. Le problème est, justement, qu'il ne s'agit en rien d'une exception, d'un accident, mais au final de ce qui relève de l'idéologie dominante, à savoir que n'importe qu'elle femme peut se faire traiter de «pute», que «pute» est censé être un qualificatif particulièrement infâmant, et surtout, surtout, qu'il est parfaitement légitime de se sentir le propriétaire de sa compagne, et donc que, si elle a le malheur de coucher ou d'échanger avec quelqu'un d'autre, il est parfaitement naturel de réagir et de vouloir la violer, la mutiler, la torturer.

Après tout, c'est normal, c'est la faute de la femme, elle avait qu'à rester fidèle, la chienne.

Et ce n'est pas propre au rap: quand Johnny Hallyday dit

Je l’aimais tant que pour la garder je l’ai tuée

c'est moins vulgaire, mais ça revient de fait au même : aimer une femme, c'est en faire sa propriété, et donc avoir le droit de la tuer pour la «garder».

De la même manière quand Orelsan est homophobe et dit :

Les mecs fashion sont plus pédés qu'la moyenne des phoques

ou encore

  Les mecs s'habillent comme des meufs

C'est exactement la même chose que justement défend Eric Zemmour, que l'article de France-Infos place en opposition : halte à la féminisation de la société ! Vive l'homme fort, pas, en gros, la tapette qui laisse sa femme le tromper. Et le morceau «Sale pute», qui glorifie le désir de violence masculine, n'est finalement pas si différent de phrases comme

Le poil est une trace, un marqueur, un symbole. De notre passé d'homme des cavernes, de notre bestialité, de notre virilité. De la différence des sexes. Il nous rappelle que la virilité va de pair avec la violence, que l'homme est un prédateur sexuel, un conquérant.

Là encore, c'est moins vulgaire, mais finalement, c'est exactement la même idéologie.

Il ne s'agit donc pas, contrairement à ce que voudraient faire croire certains, de stigmatiser le rap parce qu'on n'y comprendrait rien, ou de considérer que le rap est particulièrement sexiste.

Il s'agit juste de dénoncer et de lutter contre le sexisme, l'homophobie et la transphobie, qu'ils viennent de rappeurs, mais aussi de chanteurs «classiques», de «philosophes», de députés, de sénateurs, du pape ou de n'importe qui d'autre.

mardi, mars 24 2009

Je vous ressers un peu de misogynie ?

Il y a quelques mois j'avais déjà parlé d'Orelsan (dont j'étais tombée sur les paroles grâce au forum la vache Queery), qui s'était déjà illustré par ses paroles sexistes et homophobes sur un morceau intitulé «Changement» :

(...)

En boîte la CC circule, les pédés gesticulent,

(...)

Les mecs fashion sont plus pédés qu'la moyenne des phoques

(...)

Les mecs s'habillent comme des meufs et les meufs comme des chiennes

Elles kiffent les mecs effeminés comme si elles étaient lesbiennes

(...)

Cette fois-ci, comme l'ont relevé un certain nombre de blogueuses, ce charmant jeune homme a récidivé avec les paroles d'une chanson sobrement intitulée «Sale pute» qui elle est «juste» misogyne mais qui, par contre, reconnaissons-le, ne l'est pas à moitié.

Intro : Attends bouges pas j'ai un mail d'Orel j'te rappelle

Ce soir j'suis rentré du taff plus tôt que d'habitude

Je suis passé chez toi pour te faire une surprise

Quand j'suis arrivé t'étais dans ton hall avec l'autre type qui est en cours avec toi

Et je vous ai vu...

Je vous ai vu vous jeter sur l'autre il passait les mains sous ton pull pendant que tu l'embrassais

Putain j'avais envie de vous tuer j'étais choqué j' croyais que tu étais différente des autres pétasses

J'te déteste j'te hais

J'déteste les petites putes genre Paris Hilton les meufs qui sucent des queues de la taille de celle de Lexington

T'es juste bonne à te faire péter le rectum même si tu disais des trucs intelligents t'aurais l'air conne

J'te déteste j'veux que tu crèves lentement

J'veux que tu tombes enceinte et que tu perdes l'enfant

Les histoires d'amour ça commence bien ça fini mal

Avant je t'aimais maintenant j'rêve de voir imprimer de mes empreintes digitales

Tu es juste une putain d'avaleuse de sabre une sale catin

Un sale tapin tout ces mots doux c'était que du baratin

On s'tenaient par la main on s'enlassaient on s' embrassaient

On verra comment tu fais la belle avec une jambe cassée

On verra comment tu suces quand j'te déboiterais la mâchoire

T'es juste une truie tu mérites ta place à l'abattoir

T'es juste un démon déguisé en femme j'veux te voir briser en larme

J'veux te voir rendre l'âme j'veux te voir retourner brûler dans les flammes

Refrain x2

Poupée je t'aimais mais tu m'as trompé

Tu m'as trompé tu l'as pompé tu es juste une sale pute

Une sale pute une sale pute une sale pute une sale pute

J'déteste les sales traînées comme Marjolaine

Les petites chiennes les chichiteuses les filles à problèmes

J'rêve de la pénétrer pour lui déchirer l'abdomen

Je t'emmènerai à l'hôtel je te ferai tourner dans ma villa romaine

Tu suces pour du liquide tu te casses à marrée basse

Pétasse tu mériterais seulement d'attraper le DAS

Le seul liquide que je t'ai donné c'est mon sperme

Si j'te casse un bras considère qu'on s'est quittés en bons termes

J't'aime j'ai la haine j'te souhaite tout les malheurs du monde

J'veux que tu sentes la chaleur d'une bombe j'veux plus jamais que tu me trompes

J'étais trop fidèle (sale pute)

J'ai les nerfs en pelote (sale pute)

J'vais te mettre en cloque (sale pute)

Et t'avorter à l'opinel

Oh mais c est de ta faute t'étais jamais là pour moi

Oh je m'en bas les couille c'était de la faute à qui

J'te collerai contre un radiateur en te chantant tostaky

J'veux que tu pleures tout les soirs quand tu t' endors parce que t'es du même acabit que la pute qu'à ouvert la boite de pandore

Refrain x2

J ai la haine j'rêve de te voir souffrir

J ai la haine j'rêve de te voir souffrir baby

J ai la haine j'rêve de te voir souffrir

J ai la haine j'rêve de te voir souffrir baby

Alors moi, ça ne se voit pas forcément sous mon look de castratrice de base, je suis assez du genre, quand c'est un truc artistique, à essayer de chercher le sens caché, de dire que si ça se trouve c'est plutôt de la dénonciation, et tout ça.

Mais là, je vois pas. Ou plutôt si : c'est présenté vaguement comme du second degré parce que l'auteur ne veut pas vraiment démolir son ex-copine au moment où il chante ça, mais qu'en fait (attention, c'est là qu'il faut voir le second degré, il faut suivre, parce que ça va se passer très vite : ) c'est une façon d'évoquer ce que ressent un pauvre mec malheureux qui découvre que sa copine le trompe, et qui du coup veut la démolir.

Bon, je le refais si vous avez raté la nuance :la défense de l'auteur (ou en tout cas de son fan-club sur les commentaires du clip youtube) c'est que ce n'est pas du premier degré parce qu'en fait le message ce n'est pas censé être que c'est normal de démolir sa copine parce qu'elle vous a «trompé», mais (attention, ahah, le second degré) simplement que c'est normal de vouloir démolir sa copine parce qu'elle vous a «trompé».

Et là, je crois qu'on est censé dire (en tout cas d'après les arguments de ses défenseurs) «aaah, ok, alors ça va, waaw, trop fort ton second degré, mec, t'es balèze» (accolade virile dans le dos).

Mais bon, je dois vraiment trop être une castratrice totalitaire, parce qu'en fait, je trouve toujours que c'est à vomir. Bizarre, non ?

samedi, décembre 13 2008

Sale temps pour les femmes

Je ne sais pas ce qu'il y a en ce moment, mais ça fait coup sur coup plusieurs mauvaises nouvelles :

D'abord, la censure du film «les bureaux de Dieu» par des anti-avortements (via LeZ Strasbourg) :

CENSURE ET MOUVEMENTS ANTI-CHOIX

Bonjour à toutes et à tous,

Le LEM, petite salle d'Art et Essai de Tassin, s'est vu déprogrammer le film « les Bureaux de Dieu » de Claire Simon par une association catholique car celui-ci serait « blasphématoire » et « prônant l'avortement ».

L'association catholique dirigée par le père Matteo Lo Gioco est bien connue des associations féministes puisqu'il faisait partie des organisateurs des commandos anti-IVG qui ont à plus de 100 reprises, en France, fait entrave aux droits des femmes de disposer librement de leur corps.

Le LEM est lié par une clause du bail stipulant que « le preneur exploitera la salle pour la projection de films de bonne tenue morale choisis par Chrétiens Média ou tout autre organisme qui lui serait substitué par les autorités ecclésiastiques ».

Qu'une salle paroissiale décide de son programme, soit. Mais le LEM fait partie du réseau du GRAC(1) et à ce titre est subventionnée par la Région Rhône-Alpes et la DRAC. Cette censure à cause de convictions religieuses est inadmissible.

Le MFPF du Rhône dénonce cette censure et derrière, la remise en cause d'un droit fondamental pour les femmes.

Le MFPF du Rhône apporte son soutien aux bénévoles et aux salarié-e-s qui ont dénoncé et se sont oppposé-e-s à cette censure.

Le film est reprogrammé cette semaine :

a.. Le jeudi 11 décembre 2008 à 21h00

b.. Le samedi 13 décembre 2008 à 18h30

c.. Le dimanche 14 décembre 2008 à 19h15 en présence de Claire Simon, la réalisatrice, et Françoise Laurent Présidente du MFPF et d'une représentante du MFPF du Rhône.

Cinéma Le Lem

62 avenue du 8 Mai 1945

69160 TASSIN LA DEMI LUNE

L'association catholique et le père Mattéo Lo Gioco seront présents à la séance de dimanche.

Nous vous invitons à dénoncer cette censure, à réaffirmer le droit à l'avortement et plus globalement les droits des femmes et à soutenir les bénévoles et les salarié-e-s en venant débattre avec nous le dimanche 14 décembre 2008.

En ces temps de remise en question des droits individuels et collectifs, nous devons plus que jamais être vigilent-e-s et solidaires.

Amitiés féministes

Pour le MFPF 69

Marion ATHIEL, membre du CA du MFPF du Rhône

et membre du CA Confédéral du MFPF.

(1) Groupement Régional d'Actions Cinématographiques

Malika MEHENNAOUI

MFPF 69

mfpf69m.mehennaoui@laposte.net


Ensuite, un couple de lesbiennes s'est vu, en appel, refuser le partage de l'autorité parentale sur leurs enfants . Entre ça et le «blanchiment» de Vanneste, on dirait que la justice est très sensible à l'homophobie en ce moment...


Enfin, le viol et l'homicide d'une femme à Marseille par quatre personnes, dont visiblement au moins une qu'elle connaissait, qui l'ont forcée à boire (voir articles du Post , du Point et de la Provence). Si cette nouvelle n'était pas suffisante pour nous donner envie de vomir, on pourrait se rabattre avec les commentaires en ligne puant le racisme et la misogynie. Ou encore, ce petit extrait de l'article de la Provence :

Sur le trajet, est-ce de son plein gré que la jeune femme a ingurgité une bouteille entière de vodka ? Ivre morte dès son arrivée à l'hôtel, a-t-elle vraiment accepté de se soumettre aux volontés sexuelles de ces quatre hommes ?

C'est ce qu'affirment les deux mis en cause. Mais Cécilia n'est plus là pour donner sa version. Ce soir-là, de l'aveu même des violeurs présumés, elle va alterner les pertes de connaissance. Ce qui n'empêchera pas ses quatre "partenaires" de poursuivre leurs assauts.»

où l'on pourra noter l'utilisation du terme «violeur présumé» alors qu'ils avouent au moins avoir «poursuivi leurs assauts» après qu'elle ait perdu connaissance : il faudra m'expliquer comment quelqu'un qui a perdu connaissance pourrait donner un consentement.

Certes, ce n'est qu'un «fait divers», mais qui est malheureusement révélateur des violences systémiques contre les femmes... et de la façon dont elles sont traitées.

jeudi, novembre 13 2008

Foutage de gueule

La cour de cassation a «blanchi» (c'est le terme utilisé par les médias) Christian Vanneste sur ses déclarations homophobes.

Alors j'entends déjà les remarques : certes, il a dit que l'homosexualité était inférieure à l'hétérosexualité, dangereux pour l'humanité si poussé à l'universel, etc. Mais bon, d'un autre côté, c'est la liberté d'expression, blablabla.

Sauf que la liberté d'expression ne vaut manifestement, dans ce pays, que pour ceux qui sont du côté du manche, puisqu'on se rappellera que le 11 avril dernier Act-Up Paris avait été condamnée en diffamation contre la psychiatre transphobe[1] Colette Chiland.

On a donc d'un côté la situation suivante :

  • nos charmants dirigeants n'arrêtent pas de nous dire qu'ils luttent contre les discriminations. Il y a même une loi contre (enfin, contre l'homophobie, la transphobie n'est pas dans la loi par exemple), c'est dire ;
  • cependant, lorsqu'un député dit quelque chose d'homophobe, il n'est pas condamné, au nom de la liberté d'expression ;
  • cependant, lorsqu'une association dénonce la transphobie de quelqu'un, la défense de la liberté d'expression semble avoir disparu.

Mais à part ça, ce n'est pas du tout du foutage de gueule.

Notes

[1] C'est risqué de le dire, mais bon.

lundi, novembre 10 2008

Récolte homophobe du jour

En fait, les deux sont des choses qui datent d'il y a un peu plus de temps, mais je n'en ai eu d'échos qu'aujourd'hui, ce qui me les fait classer en «cru du jour».

Et niveau homophobie, il faut être honnête, il n'est pas mal, le cru du jour.

Pour commencer, prenons les propos de M. Homophobe du jour n°1, j'ai nommé Gérard Longuet. Citation :

J'avais une question malicieuse, mais je la poserai plus tard... c'est de savoir où commençait et où s'arrêtait l'homophobie... mais enfin, ça c'est un autre sujet (...) C'est extrêmement réjouissant de savoir que l'on promeut en effet des formes nouvelles de sexualité dans l'école et qu'on combat en même temps la pédophilie... Il y a quand même un moment où il faut savoir sur quelles valeurs on s'arrête.

La vidéo est disponible sur les deux liens que j'ai mis juste avant, et ça permet d'avoir l'espèce de petit sourire en coin en plus que l'on goûtera si l'on aime ressentir la supériorité du mec blanc hétéro sénateur.

Donc après cet amalgame très original entre l'homosexualité et la pédophilie, ancien ministre de l'industrie et membre de l'UMP (tiens, encore un homophobe dans ce parti, étrange), passons au suivant, M. Homophobe du jour n°2, alias «Orelsan», qui lui préfère exprimer l'homophobie (et le sexisme pour ne rien gâcher) par le rap, dans son clip «Changement» que par les débats sénatoriaux. Chacun son style.

...

En boîte la CC circule, les pédés gesticulent,

...

Les mecs fashion sont plus pédés qu'la moyenne des phoques

...

Les mecs s'habillent comme des meufs et les meufs comme des chiennes

Elles kiffent les mecs effeminés comme si elles étaient lesbiennes

...

(Via le forum La Vache Queery)

Changement donc, mais qui garde les valeurs sexistes et homophobes classiques. Ce qui tendrait à prouver que Snake Plissken disait vrai :

Plus les choses changent et plus elles restent les mêmes.

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