Vernis & Sécateur

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mardi, janvier 3 2012

Oh, mince

Je suis tombée là-dessus, via un certain réseau social : Ducon, euh, pardon, Dukan (vous savez, le gars qui vous vend ses régimes choc et qui partagera sans doute une cellule avec le fabriquant du Mediator dans quelques années quand on se sera rendu compte qu'en fait, c'est pas très bon pour la santé), qui écrit une lettre ouverte à Sarkozy, pour, en gros, lui suggérer notamment que les gros·se·s perdent des points au Bac parce qu'ils sont gros·se·s, histoire, dit-il, «de sensibiliser les ados à l'équilibre alimentaire».

Bon, déjà, même si l'époque du lycée ça commence à remonter, il y a deux objections que je peux formuler :

  1. les gros·se·s qui perdent des points au bac parce qu'ils et elles sont gros·se·s, ça existe déjà : ça s'appelle les cours de sport.
  1. il faut quand même être assez bisounours pour croire que donner des notes, mettre des points et des barèmes permet vraiment «de sensibiliser les gens» à quoi que ce soit.

Cela dit, pour les gens qui sont vraiment préoccupée par l'idée de faire maigrir les gros·se·s, moi j'ai une idée de régime que je trouve assez classe, là, comme ça : on me met toutes les semaines dans un espace clos, moi et juste un gars qui veut me faire maigrir, moi avec une batte, et je suis persuadée que je serai assez fortement motivée pour dépenser quelques-unes de ces calories superflues que j'ai tendance à emmagasiner.

mercredi, décembre 28 2011

Y'a pas que des soutifs que j'ai envie de brûler

Ce que j'aime bien, avec les fêtes de Noël, c'est aller faire les magasins, parce que je suis une sale consumériste aliénée. Ben ouais, j'assume. Et j'aime bien m'acheter des fringues. Sauf qu'en fait, pour ça, faut que je puisse, d'un point de vue technique, m'acheter des fringues. Ce qui ne marche pas quand les vendeurs de fringues sont des gros minces bâtards grossophobes, c'est-à-dire dans 95% des cas (surtout que, comme le deuxième truc que j'aime bien avec les fêtes de Noël, c'est la bouffe, bon, je vous fais pas un dessin).

Prenons les soutifs, par exemple. J'ai un scoop, pour les fabriquants de soutifs : le fait d'être grosse sans avoir de gros einss[1] ne veut pas dire que j'aime le beige ou le blanc. J'ai un certain standing, tout de même.

Par ailleurs, je crois qu'il y a une chose qui m'énerve plus que les saloperies de magasins à brûler qui ne vendent que des fringues qui s'arrêtent au 40, c'est les magasins qui affichent sur leur devanture un joli panneau «rayon grandes tailles», et qui ont effectivement plein de fringues en L, XL et tarpin-de-X-L, et pour qui un truc «XXXL», c'est, genre, du 42-44.

Non, mais sérieux, quoi. Ça fait vraiment «non seulement je ne vais pas m'abaisser à vendre des fringues pour toi, sale grosse, mais en plus je vais bien te faire comprendre que ton tour de taille est absolument inenvisageable y compris dans un rayon grande taille».

(Oui, je sais, vu la période ça aurait peut être été plus pertinent politiquement de faire un billet pour critiquer les fêtes de Noël, aspect capitaliste, valorisation de la famille, tout ça, mais comme le père Noël est gros je l'épargne pour cette année.)

Notes

[1] Voire d'être grosse tout court, mais j'ai l'impression que pour mon tour de poitrine, il y a un tout petit peu de choix un bonnet au-dessus.