Vernis & Sécateur

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Tag - flamands roses

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mercredi, octobre 12 2011

Festival Ô Mots des Flamands Roses, Saison 9 (Automne 2011)

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Le neuvième Festival Ô Mots, festival littéraire des genres et des sexualités organisé par les Flamands Roses, aura lieu à Lille du 20 octobre au 12 novembre 2011. Vous pouvez retrouver le programme détaillé sur le site des Flamands Roses.

Je n'ai pas réussi à copier/coller facilement l'ensemble ici sans que ça pourrisse la mise en page, désolée, mais voici au moins un récapitulatif des évènements :

  • Infokiosque
    Sur toute la durée du festival, au J'en Suis J'y Reste
  • Vente de livres auto-édités
    Sur toute la durée du festival, au J'en Suis J'y Reste
  • Exposition Sur toute la durée du festival, au J'en Suis J'y Reste
  • Apéro-concert
    Jeudi 20 octobre à 20h au J'en Suis J'y Reste
  • Femmes trans en prison
    Vendredi 21 octobre à 20h au J'en Suis J'y Reste
  • Atelier slam
    Jeudi 27 octobre de 15h à 18h au J'en Suis J'y Reste
  • Pink washing : racisme sauce LGBTF
    Vendredi 28 octobre à 19h30 au J'en Suis J'y Reste
  • Soirée «Nos Mots »
    Samedi 29 octobre à 20h30 au J'en Suis J'y Reste
  • Soirée concert et boum
    Lundi 31 octobre à 21h au Centre Culturel Libertaire
  • «Se dire lesbienne»
    Vendredi 4 novembre à 19h au J'en Suis J'y Reste
  • Le privilège cissexuel
    Samedi 5 novembre à 18h au J'en Suis J'y Reste
  • Soirée cocktail
    Samedi 5 novembre à 21h au J'en Suis J'y Reste
  • Atelier Drague entre gouines
    Dimanche 6 novembre à 15h au J'en Suis J'y Reste
  • Repas séro-solidaire
    Samedi 12 novembre à 19h au J'en Suis J'y Reste

Et en bonus, la version non-officielle et non retenue de la page de garde, parce que moi je l'aimais bien :

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mercredi, novembre 24 2010

Journée du souvenir Trans & Rassemblement Pro-IVG : ma journée du samedi 20 novembre

Samedi 20 novembre dernier, il y avait deux évènements militants, sur Lille comme dans d'ailleurs pas mal d'autres régions de France. La Journée du souvenir trans, ou Transgender day of remembrance, d'un côté, histoire de se rémémorer et de visibiliser les personnes trans assassinées ; de l'autre côté, des rassemblements anti-avortement organisés par «Sos Tout Petits», association d'extrême droite catholique qui aime prier les fétus morts, et du coup des contre-rassemblemens organisés pour défendre le droit à l'avortement.

D'un point de vue chronologique, c'était la journée du souvenir trans qui arrivait en premier, avec un rassemblement organisé par les Flamands Roses à midi, au marché Sébastopol. Déploiement d'une grande banderole «La transphobie tue», ainsi qu'une plus petite des Flamands Roses, diffusion de tracts dont je vous avais fait suivre le contenu il y a quelques jours ; c'est pas énorme, mais on est quand même entre dix et vingt[1], ce qui, sur ce genre de rassemblement, me paraît plutôt pas mal.

Petit détour pour manger un casse-croûte léger[2] avant d'aller au deuxième rassemblement, cette fois-ci pour défendre l'avortement, à 13h30 devant le Parvis Saint-Maurice.

Après environ une demi-heure à poirauter et à entendre la même question revenir dans la bouche de plein de militantEs : «ils sont où, les autres ?» (c'est-à-dire, rappelons-le, les cathos intégristes de SOS Tout Petits), on finit par apprendre qu'ils se sont réunis devant le planning familial. Du coup on finit par aller les «rejoindre», tout de même séparés par une centaine de mètres et pas mal de flics. On peut tout de même apercevoir la petite vierge qu'ils ont mis sur un tabouret, c'est-y-pas mignon.

Et du coup, pour couvrir leurs prières et leurs paroles anti-IVG, on [3] gueule des slogans féministes et humoristiques comme (oui, j'aime bien faire les listes de slogans) :

  • Avortement, contraception, libres, gratuits, et accessibles !
  • Ah si Marie avait connu l'avortement, on aurait pas tous ces emmerdements !
  • Moins de dieu, plus de godes !
  • Jouir, jouir, plutôt que reproduire !
  • Phallus partout, jouissance nulle part !
  • C'est l'orgasme final, Fistons-nous et demain, Les trans, les gouines et les pédales, Seront le genre humain (sur l'air de l'Internationale)
  • Le lesbianisme est une solution à la reproduction !
  • Mon corps m'appartient, que votre Christ garde le sien !
  • Si votre dieu engrosse nos copines, on lui coupera la pine, à ce vieux misogyne
  • Face aux machos, ni oubli ni pardon
  • Première, deuxième, troisième aspiration, nous sommes toutes, des salopes avortées !

Un groupe plutôt dynamique et avec une visibilité féministe bien présente (notamment grâce aux mégaphones prêtés par Sud, si je ne me trompe pas), ce que j'ai trouvé plutôt classe. J'avais un peu peur que, comme ça se passe quelques fois, les slogans se centrent sur l'antifascisme et «zappent» la thématique féministe (surtout vu les tensions qu'il y a concernant le féminisme dans le milieu libertaire Lillois actuellement, mais ça mériterait un autre billet) mais au final on a pu prendre la parole et se faire entendre et c'était plutôt chouette, même si ça fait chier que les fachos aient pu s'installer devant le planning familial au lieu de devant leur église.

Voilà, et oui, c'est tard pour en parler, et non, j'ai pas de photos.

Notes

[1] Avertissement : ne travaillant pas aux Rassemblements Généraux et ayant tendance à estimer que «les mathématiques, c'est pas une science exacte», les estimations du nombre de militantEs peuvent être plus qu'approximatives.

[2] Je sais, s'il y a des personnes qui lisent mon blog et qui ont vu le casse-croûte en question, elles vont se dire qu'on n'a pas la même notion de «léger».

[3] C'est-à-dire, un groupe de féministes, certains slogans étant plus ou moins repris par les autres militantEs.

vendredi, novembre 19 2010

La transphobie tue ! T-DOR, 20 novembre 2010 (Lille)

(Pour continuer dans le copié/collé de tracts, voici l'appel des Flamands Roses pour la journée du souvenir trans de 2010)

La transphobie tue

T-DOR, 20 novembre 2010

Rassemblement marché Sébastopol à Lille samedi 20 novembre 2010 à midi

Nous sommes ici aujourd'hui car le 20 novembre 2010 a lieu pour la douzième fois le «Transgender Day Of Remembrance», journée du souvenir trans, dont l'objectif est de se souvenir et de visibiliser les personnes trans assassinées.

Organisé pour la première fois pour dénoncer le meurtre de Rita Hester en 1998, cet événement est devenu international et est l'occasion de rassemblements dans de multiples pays. En France, des événements ont notamment lieu à Paris, Strasbourg...

Les personnes trans ne se reconnaissent pas dans le genre qui leur a été attribué à la naissance. Les hommes trans sont des hommes assignés à la naissance dans le genre féminin, effectuant une transition du féminin au masculin, et les femmes trans sont des femmes assignées à la naissance dans le genre masculin, effectuant une transition du masculin au féminin. Certaines personnes trans se reconnaissent aussi hors des identités "homme" et "femme". Ils et elles sont contraintes à la fois par l'Etat, la médecine et les normes sociales. Ce système de normes entraîne et légitime la violence à l'égard des personnes trans.

Les meurtres des personnes trans ne sont pas des événements isolés, mais sont révélateurs de l'omniprésence de la transphobie. Alors qu'une personne trans est assassinée tous les trois jours dans le monde, les peines obtenues par les meurtriers sont souvent légères : ainsi le 14 août 2008, au Royaume-Uni, le meurtrier présumé de Kellie Telesford était acquitté après que la défense fut parvenue à jeter le discrédit sur la victime ; le 23 août, aux États-Unis, le meurtrier d'Alexis King obtenait des circonstances atténuantes ; un an plus tôt, dans le même Etat, le meurtre d'Erica Keel, heurtée à quatre reprises par la voiture de son assassin, était considéré comme un accident, tandis qu'au Portugal en 2006 les meurtriers de Gilberta Salce avaient été condamnés à des peines légères de 11 à 13 mois.

S'il ne s'agit que d'exemples, ces jugements affirment que les personnes trans n'ont pas les mêmes droits que les autres être humains, qu'assassiner une personne parce qu'elle est trans n'est pas considéré comme un crime de haine mais comme une circonstance atténuante. La défense fait peser la culpabilité sur les victimes, prétendant qu'elles se «feraient passer pour ce qu'elles ne sont pas» et l'auraient forcément un peu cherché. La majorité des médias va également dans ce sens, s'acharnant à utiliser les prénoms et le genre assignés à la naissance pour parler des personnes trans, légitimant ainsi la défense des meurtriers.

Mais le vecteur principal de transphobie vient encore des Etats eux-mêmes, qui, en plus de ne pas reconnaître la transphobie comme une discrimination, rendent généralement extrêmement difficile le changement d'état-civil, requérant la stérilisation pour changer la mention du sexe. En plus de mettre des bâtons dans les roues des personnes trans, ce refus de changer l'état-civil peut avoir des conséquences catastrophiques, en risquant de les «outer» dans un milieu transphobe ; un autre exemple dramatique où l'Etat est directement complice des violences transphobes est la situation dans les prisons, où les trans sont placé·e·s quasi-systématiquement en isolement, et où les femmes trans sont enfermées avec des hommes, devenant des cibles privilégiées d'humiliations, de violences et de viols.

La prétendue « dépsychiatrisation » des trans clamée par le gouvernement n'est qu'un effet d'annonce : seul le nom de catégories de remboursement ALD change, et non pas l'obligation d'être « diagnostiqué » par un psychiatre pour avoir accès aux hormones et aux opérations, tandis que les trans subissent également des discriminations dans les accès aux soins. De plus, le non-remboursement de certains actes liés à la transition, ainsi que les discriminations à l'embauche ou encore dans l'accès au logement exposent particulièrement les trans à la précarité. Ainsi, un nombre important de femmes trans ont recours à la prostitution, et sont par conséquent encore plus exposées aux risques de violence.

Les violences spécifiques aux personnes trans ne concernent pas qu'eux et elles : donner des circonstances atténuantes à un meurtrier parce que sa victime l'a «trompé» sur son «vrai sexe» ou parce qu'elle avait «une force d'homme» lui permettant de se défendre, c'est aussi légitimer les argumentations patriarcales rendant responsables les victimes de violences et de viols ; permettre à des psychiatres de donner ou pas leur feu vert en fonction de l'«adéquation» au genre désiré, c'est légitimer les normes de genre pour tout le monde ; refuser aux trans l'accès à des traitements hormonaux ou chirurgicaux, ou au contraire leur en imposer pour obtenir un changement d'état-civil, c'est attaquer le droit de tou-te-s à disposer de son corps.

La haine des trans ne naît pas de rien ; elle est le fruit du système patriarcal qui impose à tout le monde, en fonction d'un détail anatomique, un genre rigide qui doit déterminer toute notre vie : rose ou bleu, jupe ou pantalon, attirée par les hommes ou attiré par les femmes, opprimée ou privilégié. La lutte pour la libération des trans, comme celle des homosexuel-le-s ou des intersexes, n'est par conséquent pas dissociable du combat féministe et doit être pleinement prise en compte dans le combat pour un monde sans oppressions

Nous exigeons :

  • la dépsychiatrisation des trans, sans expertEs censéEs séparer les vraiEs trans du reste de la population ;
  • Arrêt des traitements imposés aux intersexes, accès libre et remboursé aux actes liés à la transition, contraception et avortement libres, gratuits et accessibles ; l'arrêt des pressions exercées par la médecine et l’Etat pour imposer la chirurgie génitale ;
  • l’accès à une véritable information sur les traitements, pour permettre aux trans d'être acteurICE de leur suivi médical ;
  • la dissolution des équipes officielles et le libre choix des médecins ;
  • la prise en charge des soins par la Sécurité Sociale ;
  • la reconnaissance officielle et légale de la transphobie et la mise en place de réelles campagnes de prévention contre les discriminations sexistes et LGBTIphobes ;
  • la suppression de la mention du sexe à l’état-civil et le droit pour chacunE de modifier son identité légale s’il ou elle le désire.

Rassemblement marché Sébastopol à Lille samedi 20 novembre 2010 à midi

jeudi, septembre 16 2010

Liens en vrac

Violences domestiques commises sur les personnes trans

Via The F Word, les associations britanniques LGBT domestic abuse project et Scottish Transgender Alliance publient (en anglais) une étude sur les violences domestiques faites aux personnes trans.

L'étude montre des taux de violence domestique particulièrement élevés : 80% des personnes interrogées ont été victimes d'agressions 45% des personnes interrogées ont été agressées physiquement par leur partenaire, et 47% sexuellement.

Par ailleurs 73% des personnes interrogées déclarent avoir été victime de comportements transphobes de la part de leur partenaire, qu'il s'agisse d'un empêchement à prendre des hormones ou accéder à la chirurgie (7%), la menace d'outing à d'autres personnes (13%) ou au contraire empêcher de parler de son parcours trans (30%) ou faire se sentir honteux·se ou coupable d'être trans (52%)...

Première de Tata Bigoudi

Dimanche dernier a eu lieu la première émission de «Tata bigoudi», l'émission qui défrise l'hétérocratie, anciennement Homosapiens, émission des Flamands Roses qui a lieu tous les dimanches de 21h à 22h sur Radio Campus 106.6 FM. On a parlé, ben du sujet précédent (l'étude sur les violences domestiques faites aux personnes trans), d'opéra, et de Doctor Who et de Torchwood. Et vous pouvez télécharger l'émission ici.

Appel à la préparation d'une manif de nuit à Paris, en novembre

Le collectif Rage de Nuit appelait à la préparation d'une manif de nuit non-mixte le 10 septembre. Il ne vous échappera pas que la date de la réunion est quelque peu passée, mais le texte de présentation est plutôt classe et ça donne en tout cas envie de se tenir au courant pour novembre...


Voilà, pis si vous avez d'autres liens, n'hésitez pas à les mettre dans les commentaires.

dimanche, septembre 27 2009

Programme festival Ô mots littéraires + Pub

Un petit billet rapide pour dire que la programmation du festival Ô mots littéraires des Flamands roses est à peu près bouclée, et que par conséquent le programme est disponible, que je mets ci-dessous (je referai peut-être un billet avec plus de description, si j'ai pas la flemme) :

Samedi 24 octobre

  • Tenues vestimentaires des voyageuses au XIX ème siècle, le travestissement mis en question
    • conférence par N. J. étudiante à l’EHESS
    • 15h au J’En Suis, J’Y Reste 19 rue de Condé à Lille.
  • Soirée cabaret
    • 20h30 accueil
    • 21h spectacle Atteintes aux genres publics par les Drag Kings de Bruxelles
    • 22h30 discussion
    • 23h30 convivialité
    • au Centre Culturel Libertaire 4 rue de Colmar à Lille.

Dimanche 25 octobre

  • Dialogues avec mon trou du cul
    • atelier d’écriture animé par SuperTapette,
    • 17h-19h au J’En Suis, J’Y Reste 19 rue de Condé à Lille.

Mardi 27 octobre

  • Préparation du repas séro-solidaire du 3 novembre
    • 19h au J’En Suis, J’Y Reste 19 rue de Condé à Lille.

Mercredi 28 octobre

  • Accueil par les Flamands Roses puis assemblée générale hebdomadaire
    • 18h30 au J’En Suis, J’Y Reste 19 rue de Condé à Lille.

Vendredi 30 octobre

  • ExpulséEs et A people with memory is a rebel people ou ballades dans les fresques de la Maison des femmes et des rues de San Francisco,
    • exposition de photographies.
    • Inauguration à 19h au J’En Suis, J’Y Reste 19 rue de Condé à Lille.

Samedi 31 octobre Soirée concert et festive :

  • 21h : Lucile en concert puis soirée Hallo-Gouine,
    • accueil dès 20h au J’En Suis, J’Y Reste 19 rue de Condé à Lille.

Dimanche 1er novembre

  • Projection du documentaire de Nicolas Barrachin sur les 30 ans des Soeurs de la perpétuelle indulgence à San Francisco.
    • En présence du réalisateur (sous réserve) et des Soeurs du Couvent de Paname et du Couvent du Nord.
    • 17h à L’Univers, rue Danton à Lille.

Mardi 3 novembre

  • Repas séro-solidaire.
    • Inscription et réservation indispensables : lesflamandsroses@yahoo.fr ou 06 81 48 50 48.
    • 20h au J’En Suis, J’Y Reste 19 rue de Condé à Lille.

Mercredi 4 novembre

  • Les femmes ayant aimé des femmes durant la seconde guerre mondiale.
    • Atelier par Mémoires en chantier et lectures du livre Le journal de Ruth Maier, de 1933 à 1942 une jeune femme face à la terreur nazie (K&B 2009).
    • De 20h à 21h au J’En Suis, J’Y Reste 19 rue de Condé à Lille.
    • Puis à 21h30 assemblée générale des Flamands Roses.

Jeudi 5 novembre

  • Et toi, tu lis quoi en ce moment ?
    • Rencontre proposée par le Groupe d’Arras du centre LGBT à l’Ambassade, Grand-Place à Arras de 19h à 21h.
    • arras@jensuisjyreste.org

Vendredi 6 novembre

  • Comment peut-on être hétérosexuelLE ?
    • Conférence-débat avec Louis-Georges Tin, à propos de son ouvrage l’invention de la culture hétérosexuelle (Autrement 2008).
    • 19h accueil
    • 19h30 apéro tartines
    • 20h conférence débat
    • au J’En Suis, J’Y Reste 19 rue de Condé à Lille.

Samedi 7 novembre

  • Fabrique et customise ton pisse-debout
    • atelier de 15h à 17h30 - accueil dès 14h30 au J’En Suis, J’Y Reste 19 rue de Condé à Lille.
    • Soirée de clôture
    • 21h au J’En Suis, J’Y Reste 19 rue de Condé à Lille.

Voilà, par ailleurs j'en profite pour faire inglourious.png ma pub et dire (mais je ferai un billet plus détaillé avec fichier PDF et tout ce qu'il faut) que durant tous ces évènements, Ignominieuses Travelottes, un petit recueil «Do It Yourself» de nouvelles publiées sur ce blog, sera disponible à prix libre dans l'infoquiosque. Encore mieux que la Fnac \o/ En attendant je vous laisse le super projet de couverture en guise de mise en bouche.

lundi, mai 18 2009

Communiqué des Flamands Roses sur le rapport de la Haute Autorité de Santé

Comme j'étais occupée ces derniers jours, j'ai un peu oublié de mettre ici le communiqué des Flamands Roses concernant le rapport de la HAS. Le voilà donc.


Communiqué des Flamands Roses sur le rapport de la HAS concernant la prise en charge des personnes trans en France

La Haute Autorité de Santé (HAS) a rendu un rapport provisoire concernant la prise en charge des trans en France. Nous dénonçons la façon dont ce rapport a été élaboré, qu’il s’agisse de ses conclusions, du non-respect de l’identité des personnes trans dans l’emploi du masculin et du féminin, ou encore de la méthode de consultation utilisée. En effet, la HAS n’a consulté que des médecins émanant des équipes officielles (médecins auto-proclaméEs spécialistes des trans ; alors qu’ils et elles ne suivent qu’une minorité des personnes trans) et une majorité de trans sélectionnéEs par ces équipes. Des associations ont aussi été consultées, mais leurs parole est dénigrée, sous couvert de manque de neutralité scientifique. Les conclusions du rapport vont à l’encontre des revendications associatives. Le rapport se base sur la CIM 10 (Classification Internationale des Maladies) et le DSM IV (Manuel diagnostic et statistique des maladies mentales, en français), qui estiment que les personnes trans sont atteintes d’une maladie mentale qu’il convient de traiter.

Le rapport dénigre les équipes médicales étrangères qui pratiquent des opérations de type vaginoplastie (création d’un vagin chez les MTF) ou phalloplastie (création d’un pénis chez les FTM). Or les techniques employées en France accusent plusieurs décennies de retard : plusieurs personnes trans ont vu leur vie gâchée à cause d’opérations ratées. Pourtant, le rapport préconise à terme de décourager les opérations à l’étranger, où les résultats sont satisfaisants et opérationnels. Le rapport présente les opérations de réassignement génitales comme le but ultime de la transition. La HAS préconise un traitement hormonal en « deux phases » : la première est une phase de supression des hormones sexuelles avant une deuxième phase introduisant les hormones féminisantes (oestrogènes) pour les MTF ou les hormones masculinisantes pour les FTM (testostérone). La première phase est de durée indeterminée, soumise au bon vouloir de l’équipe et est dangereuse pour la santé. En effet, des études montrent qu’une déficience en hormones sexuelles induit une ostéoporose (les os se fragilisent) ; une des molécules utilisées pour les MTF (acétate de cyprotérone) est reconnue comme pouvant causer des problèmes de santé lorsqu’elle est prise seule. Cette première phase est la seule autorisée durant l’« expérience de vie réelle » préconisée par la HAS. Celle-ci peut s’étaler sur une durée allant de trois mois à deux ans, voire plus, selon le bon vouloir de l’équipe. Elle impose le coming-out brutal de la personne trans à tout son entourage (famille, amiEs, travail...), qui aura des conséquences sur leur vie sociale. Durant cette période, la personne ne reçoit aucune aide à la féminisation ou la virilisation, ce qui l’exposera particulièrement à la transphobie. Cela la forcera à adopter un comportement et une apparence stéréotypée du genre d’arrivée, commandés par les psychiatres. Dans ce cadre, peut-on vraiment parler de « vie réelle » pour une personne ne rentrant pas dans la norme hétérosexiste ?

En effet, le rapport préconise que soient prises en compte, pour « la réussite de l’expérience », les pratiques sexuelles de la personne trans, ainsi que sa réussite socio-professionnelle. Nous pensons que les pratiques sexuelles ainsi que le travail n’ont rien à voir avec l’identité de genre. De plus, de nombreux psychiatres sont homophobes : des trans ont été rejetéEs des protocoles à cause de leur homosexualité. D’autres qui ont été mariéEs et ont eu des enfants ont subi le même sort, tout comme des séropositifVEs ou des travailleurSEs du sexe et prostituéEs. Quant à l’évaluation du traitement hormonal, celui-ci se base notamment, pour les MTF, sur la taille des seins ; les MTF doivent ne pas avoir de poils et les FTM doivent en avoir ; autant de critères culturels, arbitraires et hétérosexistes qui assoient les normes de genre. Ce protocole exclut les personnes intersexes (personne dont le sexe génital, chromosomique est considéré ambigu par les médecins), qui sont considérées comme malades. Sont aussi excluEs du protocole toutes les personnes ne rentrant pas dans les normes de genre, ou qui ne se retrouvent pas dans les catégories binaires « homme » et « femme ». Les trans mineurEs ne sont pas prisES en compte par la HAS. Avec les préconisations du rapport, toute personne rejetée par une équipe officielle, le sera aussi par les autres, qui communiqueront entre elles, en violation du secret médical. La généralisation prônée des équipes officielles va à l’encontre de la liberté de choisir ses médecins, pourtant prévue par le code de la santé. De plus, toutE professionnelLE de santé en contact avec la personne trans devra coopérer avec l’équipe officielle, pour n’importe quel acte médical.

Nous rejetons ce rapport. Nous ne sommes ni des victimes, ni des malades mentauxALEs. Nos identités ne sont pas réductibles à des catégories imposées par la société hétéronormée, sexiste et patriarcale. Nous exigeons de pouvoir disposer librement de nos corps, sans contrôle des médecins, ni de la loi qui impose que les trans soient stériles pour accéder au changement d’état-civil. Nous voulons pouvoir choisir de nous faire opérer et hormoner, si nous le souhaitons et quand nous le souhaitons. Nous refusons le chantage qui nous est fait : être considéréEs comme malades mentauxLEs ou ne pas être prisES en charge par la sécurité sociale. Pourtant, les personnes enceintes sont prises en charge sans pour autant être considérées comme malades, tandis que de la même manière l’avortement et certains contraceptifs sont partiellement remboursés, ainsi que les traitements hormonaux post-ménopause. Nous exigeons donc que cette prise en charge soit étendue, avec un remboursement à 100% de tous les actes liés à la transition et de tous les moyens de contraception.

Nous exigeons :

  • la dépsychiatrisation des trans , sans expertEs censéEs séparer les vraiEs trans du reste de la population ;
  • le droit à disposer de nos corps : arrêt des traitements imposés aux intersexes, accès libre et remboursé aux actes liés à la transition, arrêt des pressions exercées par la médecine et l’état pour imposer la chirurgie génitale, contraception et avortement libres, gratuits et accessibles ;
  • la fin du traitement hormonal en deux phases et l’accès à une véritable information sur les traitements, pour permettre aux trans de participer pleinement à leur traitement ;
  • la dissolution des équipes officielles et le libre choix des médecins ;
  • la prise en charge des soins par la Sécurité Sociale ; la reconnaissance officielle et légale de la transphobie et la mise en place de réelles campagnes de prévention contre les discriminations sexistes et LGBTIphobes ;
  • la suppression de la mention du sexe à l’état-civil et le droit pour chacunE de modifier son identité légale s’il ou elle le désire.

Évidemment d'autres associations ont fait des communiqués, notamment Chrysalide et Support Transgenre Strasbourg. Pour plus d'infos vous pouvez aussi regarder la «revue de presse» qui a été fait sur LeZ Strasbourgeoises.

vendredi, février 27 2009

Annonces pour les Lilloises

Quelques petites dates pour les Lilloises

28/02 : Festival de la digne rage

Le collectif de la Digne rage qui vient de se constituer à Lille en échos au Premier Festival de la Digne Rage organisée par les zapatistes à la fin décembre 2008 et au début janvier 2009 vous invite le samedi 28 février à la Halle Au Sucre, 33 avenue du Peuple Belge dans le Vieux Lille

13h30 : table rondes et débats ; 17h15 : film, La IVéme Guerre Mondiale, de Big Noise Films (EUA) ; 19h00 : apéritif musical suivi d’un repas (avec réservation) ; dont le bénéfice financerait une partie des frais de déplacement du groupe d’observateurs Animation Musical : MANIFIESTA ! Patchamama Sound-anti-system Invité(sous réserve) : une personne ayant participé audit festival.

Le Premier Festival de la Digne Rage a été organisée par les zapatistes pour le 25ème anniversaire de l’EZLN, le 15ème anniversaire des communautés autonomes zapatistes, le 5ème anniversaire des Conseils de Bon Gouvernement et le 3ème anniversaire de l’Autre Campagne et de la Zezta Internacional.

Il avait pour thème : « Un autre Monde, Un Autre Chemin : en bas et à gauche ». Il s’est déroulé dans le district fédéral de Mexico, dans le Caracol d’Oventik, au Chiapas et à San Cristobl de las Casas au Chiapas également.

Face au calendrier de mort et à la géographie de destruction que nous imposent les classes dirigeantes du Capitalisme Mondialisé, Face à la résignation, à la déroute, à l’abandon prêchée par les mêmes classes, nous n’avons à opposer que notre RAGE, notre DIGNITE, si seule. Certes, qui s’oppose au cynisme, à l’implacable destruction de la planète, est poursuivi, emprisonné, assassiné. Au Mexique, sont jetés en prison les paysans qui défendent leur terre comme à San Salvador Atenco où certains, en s’opposant à l’expropriation de leur terre pour la construction d’un aéroport, ont été condamnés à plusieurs dizaines d’années d’incarcération. En Italie, sont poursuivis et traités comme terroristes les opposants à l’installation de bases militaires. Dans la France de la « Liberté, Egalité, Fraternité », les êtres humains sont libres, égaux et frères...à condition d’avoir des papiers. En Grèce, la jeunesse est un vice qu’il faut éradiquer. Dans l’Espagne de la moderne Union Européenne des journaux sont fermés et une langue, l’euskera, criminalisée, pensant qu’en tuant la parole on tue ceux qui la prononcent. En Asie, aux demandes paysannes on répond par les blindés. Dans la souveraine Union Américaine, née du sang des immigrés, sont poursuivis et assassinés les autres couleurs qui y travaillent. Dans la grande douleur qui s’appelle l’Amérique Latine, le sang brun qui, pourtant, la soutient est déprécié et humilié. Dans la Caraïbes insoumises, un peuple, le cubain doit se soumettre à un blocus impérial qui n’est rien d’autre qu’un crime impuni.

A ce fanatisme opposons notre Rage. Une Rage créatrice. Une Rage qui peint déjà les couleurs des chemins d’en bas et d’à gauche dans les cinq continents.

C’est de ce message que nous voulons nous faire l’écho en vous invitant le 28 février 2009 à la Halle Au Sucre à une initiative du Collectif de la Digne Rage lilloise.

07/03 : Cocktail des flamands roses

Le samedi sept mars aura lieu le cocktail mensuel des Flamands roses, au J'en suis j'y reste, centre lesbien, gay, bi et trans de Lille, 18 rue de Condé (métro Porte d'Arras). À partir de 21h.

08/03 : Brunch du centre LGBT

Et le lendemain, dimanche 8 mars, toujours au même endroit (J'en suis j'y reste, 18 rue de Condé, donc), à partir de midi, aura lieu le brunch du centre LGBT de Lille.

mardi, février 3 2009

En vrac

Manifestation du 29 janvier

La manif de jeudi dernier était très sympa, à Lille. J'étais dans le cortège des flamands roses, qui était situé au milieu des cortèges plus ou moins anarchistes ou libertaires, et c'était plutôt cool, avec des slogans plutôt sympas qu'on entend pas en général dans ce genre de manif et qui étaient pour certains repris par les cop-a-in-e-s des autres cortèges (pas tous non plus :p).

On a bien rigolé avec les types de la BAC qui essayaient de repérer de mystérieux lanceurs de tomates sur les vitrines des banques, et qui faisaient genre «on est pas des flics, on est in-co-gni-tos» alors que tout le monde les regardait. Bon malheureusement ça a quand même un peu fritté sur la fin et il y a eu quelques arrestations.

Bref, la revendication «Plus de caresses, plus du tout de CRS !» ne semble pas encore acquise.

À part ça, mes troubles d'identité politiques ne s'arrangent pas vraiment : une copine m'a demandée de porter son drapeau noir pendant une partie de la manifestation, et ben je me sentais toute drôle.

Je sais pas si on peut aller voir un psy pour ce genre de cas, genre «bonjour je suis marxiste à la base mais j'aime porter des drapeaux anars, vous pensez que je devrais transitionner ou alors juste limiter ça aux soirées un peu chaudes ?». Mouais, c'est quand même pas gagné.

Laser

Aujourd'hui, j'ai eu droit à ma première séance de Laser pour me faire épiler ces poils en trop. Ce qui est plutôt drôle, parce que en commençant ma «transition», il y a plus de deux ans, la première chose que j'avais fait c'était demander une adresse de laser, et puis finalement j'avais dû trouver ça moins urgent (étant donné qu'il faut éviter de s'exposer au soleil, c'est pas plus mal de le faire à Lille qu'à Marseille, cela dit).

Verdict: ça fait mal. Vraiment. Il parait que la première séance est la plus dure, ben j'espère bien. Et ça pue le cochon grillé, en plus. Et c'est cher (il parait qu'on peut des fois se faire rembourser une partie si on arrive à obtenir une ALD, mais déjà que je n'ai pas réussi à déclarer mon médecin traitant, là ça va être un peu dur pour moi).

Du coup je me disais que quand même, l'aliénation de «souffrir pour être belle» et la norme qui dit qu'une nana doit pas avoir de barbe, ben je la sentais passer, et que peut-être que d'un point de vue poliitque, féministe, subversif et tout ça, j'aurais dû continuer à attendre.

Mais d'un autre côté, et j'admets que c'est sans doute de l'hétérosexisme ou du cissexisme intériorisé, avoir un visage sans poils, ça me plaît bien[1], et peut-être que ça vaut quand même le coup, finalement.

Notes

[1] Même si les favoris j'ai peur de les regretter un de ces quatres, quand même.

lundi, janvier 26 2009

En vrac, un peu plus militant

29 janvier

La population qui lit ce blog est sans doute déjà au courant, mais, le jeudi 29 janvier, il y a une grève interprofessionnelle nationale et une manifestation pour que ce ne soit pas aux travailleuses de payer la crise du capitalisme et au patronat d'empocher nos milliards.

À Lille, si je ne me trompe pas (mais c'est évidemment au moment où je rédige le billet que je ne retrouve plus de tract...), le départ de la manifestation aura lieu à 14h, Porte de Paris.

Lille

Et comme je pense rarement à relayer des infos «locales» sur ce blog, j'en profite pour signaler aux éventuelles lectrices sur Lille intéressées par les questions LGBTI qu'il y aura, comme chaque semaine, une permanence des Flamands roses de 18h30 à 20h, suivie d'une AG (au J'en suis j'y reste, centre gay et lesbien, 19 rue de Condé). Par ailleurs, le jeudi 29 janvier, le soir après la manifestation, donc, il y aura un papotage avec SOS hépatites pour discuter hépatites, modes de transmission, traitements, etc. Toujours au Centre Gay et Lesbien, 19 rue de Condé.

Radio

Par ailleurs, tant que j'en suis à parler du centre gay et lesbien de Lille et des Flamands roses, j'en profite pour faire un peu de publicité pour l'émission de radio animé par cette association, «Homosapiens», qui passe tous les dimanches de 21h à 22h sur Radio Campus Lille, 106.6 Mhz, et qu'on peut aussi écouter sur Internet en direct ou en téléchargeant les archives. Et comme je participe de temps en temps, vous aurez peut-être même le privilège exquis d'entendre ma voix, c'est pas génial ?