Vernis & Sécateur

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mardi, juin 7 2011

En vrac : ma life, pride, et Oi!

36 15 My Life : nouvelle coupe

Jeudi dernier (je crois que c'était jeudi, en tout cas ; je suis plus tout à fait sûre, moi et la mémoire des dates), je me suis fait tondre par des copines gouines. J'ai pas le crâne complétement rasé, mais quand même vachement plus qu'il l'était avant, puisque c'est à peu près une coupe Chelsea (la coupe notamment pas mal portée par les meufs skins, avec une frange devant, des pattes sur les côtés et tondu pour tout le reste), sauf que ça fait des mèches au lieu d'une frange.

Au niveau du regard dans la glace, j'ai pas eu de mal à m'y habituer, vu que de face j'ai presque la même tête qu'avant (pas de profil ou de dos, par contre), mais c'est fou ce que ça change sur la confiance en moi et la peur du regard des autres, d'avoir une nouvelle coupe que j'avais jamais assumé avant. Entre la peur d'être prise pour une skinhead (enfin, plus exactement, la peur d'être prise pour une skin nazie par des non-skins et la peur d'être prise pour une skin antifa par les nazis), le questionnement sur «est-ce qu'on va encore m'appeler Madame maintenant que j'ai le crane rasé à 90%?» (quoique dans l'absolu j'aime pas spécialement qu'on m'appelle Madame, j'ai toujours l'impression qu'on me prend pour quelqu'un de vaguement respectable ; mais c'est toujours mieux que Monsieur), ben voilà, les premières sorties je me suis pas trop sentie à l'aise.

Et puis je tiens des propos un peu contradictoires, du genre :

« J'ai peur qu'on m'appelle Monsieur» suivi deux minutes après de «En fait je me raserais bien aussi les mèches de devant, ça fait trop féminin»

Bref, voilà, je mettrais bien une photo parce que je l'aime bien, ma nouvelle coupe, mais comme je suis un peu parano là-dessus je vais m'abstenir.

Pride and prejudice

Sinon, samedi dernier, c'était la marche des fiertés à Lille. Comme d'habitude, c'est l'évènement où y'a plein de trucs que j'aime, et plein de trucs que j'aime pas. Je trouve l'aspect visibilité super classe, le fait que c'est une des rares manifs où tu peux marcher le soutif à l'air (voire les seins à l'air, mais j'avais besoin du soutif pour ranger mon paquet de clopes) sans que ce soit trop relou, le fait qu'il y ait un bon crew de transpédébigouines et allié·e·s sur des positions politiques radicales, les pancartes chouettes qu'on avait faites aux Flamands Roses. D'ailleurs, vu que ma tradition dans mes compte-rendus de manifs, c'est de mettre les slogans que j'ai bien aimés, en voici quelques uns (je mets que les nouveautés de l'année) :

  • Voter pour un Parti Sexiste et raciste pour pouvoir me marier ? Non !
  • Sauvez un-e trans, bouffez du bio
  • Nous ne marchons par pour devenir des hétéros comme les autres
  • Notre lutte ne passe pas par les urnes : lesbianisme et anarchie
  • En 2011 je marche, en 2012 je cours... après les illusions
  • Je ne pense pas que couper les couilles des machos les rendent moins relous, mais au moins ça leur fait mal (avec un beau ciseau dessiné ; je précise que c'était une pancarte strictement personnelle cautionnée par aucune association)

Voilà ; les trucs moins chouttes, c'est les 90% de la manif composés de chars qui passent de l'electro sans aucune revendication, la batucada devant qui joue le même refrain pendant 3h et t'empêche de gueuler des slogans, les organisateurs qui gueulent sur et poussent les militant·e·s pour que le camion d'une radio de merde puisse passer...

Enfin bon, c'est important d'y être, ça reste plutôt sympa quand y'a un cortège politisé et revencatif assez gros.

 Une petite musique pour finir

Voilà, pour conclure, un petit morceau de musique pas du tout féministe ni transpédégouine, mais franchement, après s'être tapée de la batucada pendant toute la pride et même après, il faut bien ça :

(Redweiler - Un hippie, une triplex)

mardi, août 25 2009

En vrac

Pasbilan post-UEEH

Voilà, à un moment donné, j'étais motivée pour faire un bilan des Universités Euromediterrannées d'Été des Homosexualités sur ce blog. Et pis finalement, non, j'ai trop la flemme. Du coup, je me contente de citations de gens sur le grand 'ternet (majoritairement des gays qui sont nostalgiques de quand il y avait plus de diversité, c'est-à-dire quand il y avait 95% de gays bio, 3 gouines et une personne trans) :

Au mieux vous aurez droit à une réprobation affichée par un mépris « solidaire », au pire vous aurez droit à une séance de tribunal populaire communément appelé AG « solidaire » sic...

.beaucoup moins de monde et souvent les mêmes têtes. Sans parler des ateliers annulés sous prétexte qu'ils ne conviennent pas à une minorité totalitaire......l

sous le couvert d'une pseudo "autogestion", les UEEH sont passées à une Polpoterie vide de tout sens universitaire.

Je pense qu'il ne faut pas laisser la place aux extrémismes les plus divers.

Faudrait peut-être remettre les choses à l'endroit, si des gens "mesurés" se sont barrés, c'est parce qu'ils n'étaient plus les bienvenus dans ce gourbit de gauchistes hurleurs et à peine drôles....

Les ueeh ne sont plus un espace de liberté ni de convivialité, il y règne un climat de Terreur rose-rouge ultra-gauchiste anti-mecs, on se croirait derrière le Rideau de fer !

Voilà, tout ça pour dire que les personnes qui me connaissent un peu, en lisant ça, auront deviné que moi, j'ai vraiment apprécié :o

Cheveux

Et sinon, aux UEEH une aimable personne m'a gentiment permis d'avoir une nouvelle coupe de cheveux. Et comme je mets jamais de photos de moi ou presque, ben voilà, je vous la montre :

PENTAX Image

(Oui, c'est flou et on me voit pas vraiment, mais j'ai pas encore vaincu ma paranoïa d'apparaître en photo sur internet)

Censsure

Tant que j'en suis à revendiquer une identité stalinienne, je voudrais tout de même préciser une fois pour toutes, puisqu'il y a déjà plusieurs personnes qui m'ont accusée de les avoir censurées, et peut-être d'autres qui ont pensé la même chose sans le dire :

Je ne supprime pas les commentaires. Jamais. D'accord, je les censure parfois, mais je supprime juste le contenu (en le remplaçant généralement par un lolcat). Donc si votre commentaire n'apparaît tout simplement pas, ça n'est pas moi. C'est le blog qui l'a mangé (soit en le considérant comme du spam, soit parce qu'il était juste en prévisualisation et que vous l'avez pas validé, soit pour une raison inconnue).

Donc oui, je revendique mon identité de censureuse castratrice, mais pas sur les commentaires que c'est pas moi la responsable, non mais.

Police de genre

C'est le truc sportif dont on parle actuellement dans les médias : Caster Semenya, sud-africaine médaillée d'or en athlétisme, est-elle une vraie fâme© qui a le droit de courir dans la catégorie vraies fâmes© ? C'est ce que devra révéler un «test de féminité» (rien que le nom est une horreur), c'est-à-dire qu'une équipe constituée de médecins savants devra dire si biologiquement elle n'est pas intersexe, par exemple.

Et si c'est le cas, la guillotine de la police de genre s'effondrera sur elle et, comme le dit Pierre Weiss, secrétaire de la IAAF (Fédération Internationale d'Athlétisme) :

S’ils révélaient qu’elle n’est pas une femme, son nom serait rayé des résultats et les médailles redistribuées

Apparemment, non seulement donc si elle est intersexe on lui retirera sa médaille, mais apparemment sa légitimité à être femme. Parce que bien sûr, pour être fâme, c'est la biologie qui compte avant tout.

Mais pourquoi est-ce qu'on se pose tant de questions sur elle et pas, mettons, sur celle qui détient encore le record du monde ou sur n'importe quel autre championne ? Parce que Caster Semenya est jugée trop «masculine». Il y a «un doute visuel». Ben tiens, ouais, qu'une femme soit athlétique, d'accord, mais faut qu'elle reste féminine. Genre Lara Croft, quoi, faut pas déconner non plus. Et si les performances d'une athlète sont bizarrement élevées, on ne va pas l'accuser de se doper, comme peuvent le faire, c'est dur de le nier, un certain nombre de sportifs ; non, dans le cas d'une athlète, le doute sur ses performances ne vient pas de produits divers qu'elle aurait pu prendre, mais du fait qu'elle serait un mec, en fait, OMG, ça vaut le coup que tous les journaux parlent de ça.

Police de genre (bis)

Et pendant ce temps, chez Manpower (qui porte bien son nom), aux US, on demande à une nana trans de montrer ses organes génitaux pour pouvoir continuer à bosser. Ouais, rien que ça, normal quoi, à côté de la photo sur le CV. À mi-chemin entre le test de féminité sus-mentionné et le harcèlement sexuel plus classique, on doit tout de même noter cette façon d'innover continuellement dans les manières de stigmatiser les personnes qui ne rentrent pas dans les normes de genre/sexe.

Save me

Et pour finir, parce que voilà, une copine me disait que parce qu'elle lisait mon blog elle avait l'impression que j'étais hyper maniaque de la transidentité, ben hop, un truc qu'a rien à voir : la musique que j'écoute juste maintenant (qui s'appelle Save me, d'où le titre de cette partie).


KMFDM - Save me

mercredi, juin 3 2009

Coming-out

Il faut le reconnaître : depuis tout ce temps, tous ces billets et toutes ces années, je me fais passer pour ce que je ne suis pas. C'est un travestissement (aha) de la réalité. Ni plus, ni moins.

Je fais croire que je suis une féministe, subversive, gouine, queer, révolutionnaire et toutes le tintouin dans le genre.

Pas une vraie fâme, vous y croyiez vraiment ? Une trans et fière de l'être, qui ne cherche pas à «passer» ?

La vérité, c'est que je paierais cher pour pouvoir «passer» pour que personne, absolument personne, ne puisse se douter que je sois trans. La seule raison qui fait que je ne me paye pas ce genre de chirurgie, c'est, en dehors de l'aspect financier, toute la transphobie intériorisée qui dit que les trans qui font de la chirurgie, c'est Maaal.

La vérité, c'est que je suis tellement sûre du fait que je n'ai rien à prouver en tant que trans que la moindre remarque, même en blaguant, sur mon physique ou mon éducation masculine me fera chialer une heure dans mon lit comme une conne.

Fière, gouine, moche et masculine. Ben tiens.

La vérité, c'est que je passe mon temps à me regarder dans le miroir pour vérifier si, par hasard, je ne serais pas devenue un peu moins moche.

Pas honte de mes rondeurs ?

La vérité, c'est que je déteste être grosse. Mais bon, c'est plus facile de dire «je suis grosse et fière» que d'admettre que je bouffe de la merde pour compenser le vide sidéral de mon existence et qu'ensuite, je me fais vomir, en espérant que ça me permettra d'éviter la punition de la balance. Et que, malheureusement, ça ne marche même pas.

Les trucs comme quoi je suis courageuse, prête à me défendre en donnant des coups de rangers ?

La vérité, c'est que je suis tout juste capable de raser les murs et de changer de trottoir parce que j'ai peur des réflexions qu'on me fera.

La vérité, c'est que la seule personne que j'ai jamais réussi à blesser physiquement après avoir subi une agression, c'est moi-même.

Toutes les blagues sur le cul, le jeu sur le BDSM, le côté comme quoi je serais vachement libérée ?

La vérité, c'est que je suis incapable d'avoir la moindre relation affective qui va au-delà des blagounettes parce que je déteste trop mon corps et que j'ai un manque totale de confiance en moi.

La vérité, c'est que je suis vierge à 26 ans.

Tous les trucs comme quoi il n'y a pas à avoir honte ?

La vérité, c'est que la seule raison pour laquelle je n'ai jamais eu le courage d'en finir en m'ouvrant les veines c'est, précisément, que je n'ai pas de courage.

Bref, de manière générale, la vérité, c'est que tout ce que je raconte sur ce blog est une véritable farce, tant ma vie est à l'opposé.

Ma seule consolation c'est qu'il y en a qui y ont eu cru. Aha. Je vous ai bien eus. Mais rassurez-vous : la minute de lucidité ne devrait pas durer, et demain, je serais sans doute à nouveau capable de m'imaginer que je suis féministe et libérée.

vendredi, mars 20 2009

Non-mixité

J'avais prévu depuis un certain temps d'écrire un petit article sur la non-mixité et comment je la voyais. Les discussions que j'ai pu (a)voir récemment sur le rapport entre féminisme et trans(phobie) m'ont poussée à m'y mettre enfin. Bien que je n'en sois pas entièrement satisfaite, j'ai décidé de le publier, parce que je ne me vois pas le reprendre dans deux mois.


J'avais prévu de citer des féministes réputées ; mais parfois, une petite anecdote vaut mieux que de longs discours.

Je participais, l'autre jour, à une soirée féministe fort sympathique organisée dans un local libertaire. Après une partie «slam» puis la projection d'une interview de Simone de Beauvoir, des copines présentaient un site pour coordonner des féministes. Ce site était non-mixte : pas destiné aux hommes.

Un homme dans la salle a inévitablement posé la question : mais pourquoi vouloir faire ça en non-mixité ? Alors que les personnes impliquées dans le projet lui expliquaient leur démarche, il reprenait à plusieurs reprises la parole, expliquant que ça excluait les hommes, était-ce vraiment nécessaire ?

Et il m'a semblé, à le voir, une bouteille de bière à une main, couper les personnes qui esssayaient de se justifier, que la réponse était dans la question ; ou, plus exactement, dans la façon de la poser, de monopoliser la parole, et de ne pas franchement écouter la réponse.

Oui, la non-mixité est nécessaire, parce que les mecs sont construits pour dominer, et les femmes pour être soumises. Les mecs pour s'affirmer, les femmes pour s'effacer. Ce n'est pas en le niant et en prétendant que ça n'existe pas qu'on pourra lutter contre.

La non-mixité est nécessaire pour ne pas avoir à se justifier en permanence : «oui, mais les mecs, là-dedans ?», bref, pour pouvoir s'organiser entre personnes partageant une même oppression ; mais aussi, tout simplement, pour pouvoir prendre confiance plus facilement.

Et puis, la non-mixité femmes, c'est aussi lutter contre quelque chose qui arrive souvent : une non-mixité entre mecs, c'est-à-dire que les femmes, à défaut d'être formellement exclues, sont de facto poussées dehors. Au final, c'est précisément grâce à la non-mixité choisie qu'il est envisageable d'avoir des instants de «mixité» réelles.

La question des trans' et de la non-mixité a souvent été source de débats, parfois houleux. Cette soirée en fournit, là encore, un bon exemple, puisqu'un homme est venu voir la copine qui récupérait les adresses e-mails des personnes intéressées en lui demandant : «et si un homme se considère femme à l'intérieur ?».

Ce qui est une façon particulièrement dramatique de poser la question qui, dans ce cadre, ne peut amener à mon avis qu'une seule réponse : «non».

Je ne sais pas ce que cette personne avait en tête en demandant cela : instrumentaliser les trans' pour «montrer» que la non-mixité est réactionnaire et excluante, ou un désir sincère de poser la question pour une hypothétique trans' ? Si c'est la seconde possibilité, en tant que trans' hypothétique située à moins de trois mètres pendant que le court débat que cela engendrait avait lieu (mais à qui personne n'a eu l'idée de demander l'avis), il me semble que c'est le genre d'alliés avec qui on se passe d'ennemis.

Parce qu'évidemment, considérer qu'une trans' est «un homme», même s'il se considère comme femme «à l'intérieur», est profondément transphobe et revient finalement à dire que les trans' vivent une sorte de fantasme bizarre mais restent des hommes.

En réalité, le genre n'est pas qu'une question d'organes génitaux ou de chromosomes. On est, dans la vie de tous les jours, catégorisée dans l'une des deux classes suivantes : homme, ou femme. Contrairement à ce que l'imagination des essentialistes pourraient laisser croire, cela se fait rarement sur la base de ce qu'on a entre les jambes, mais plutôt sur l'apparence et le comportement global.

Autrement dit, non, la présence d'un pénis entre les jambes ne permet pas, comme un crucifix porté autour du cou, de se protéger magiquement de la domination masculine. Les femmes trans' sont, en tout cas après une certaine période de transition, catégorisées dans la classe «femme» au quotidien.

Et la construction de genre est quelque chose qui se fait tous les jours, depuis la façon de se faire gentiment tenir la porte par galanterie en échange d'un sourire forcé à l'agression sexuelle, en passant par la drague «subtile» qui vous fait sentir que, XX ou XY, vous êtes avant tout un morceau de viande, par la façon de vous couper la parole systématiquement mais de vous sermonner si, par malheur, vous essayez de faire de même à un moment, ou encore par toute l'idéologie véhiculée par les télés, les journaux, les affiches et les «bonnes blagues» qui vous rappelle votre rôle en tant que «catégorisée femme».

Une trans' a donc sa place dans un espace non-mixte «femmes», non pas parce qu'elle se sentirait «femme à l'intérieur», mais parce qu'elle subit une oppression en tant que femme qui vient, bien au contraire, de l'extérieur (même si elle est aussi intériorisée, comme toute oppression).

Certaines féministes pensent qu'il faut exclure les femmes trans' des espaces non-mixtes parce qu'elles n'ont pas été éduquées, dès leur jeunesse, à ce rôle. Mais qu'elles se rassurent : le patriarcat n'est pas radin sur les cours de rattrapage.

Par ailleurs, s'il y a en commun une oppression de tous les jours à être catégorisée dans la mauvaise classe de sexe, l'expérience des «femmes» (au sens de personnes dans cette catégorie, qu'elles se revendiquent femmes ou pas) est très différente : cultures différentes, âges différents, orientations sexuelles différentes, façon d'exprimer un genre différents, etc.

Ce qui veut dire qu'il faut reconnaître que la non-mixité «femmes» n'est pas non plus un hâvre de paix, et qu'il y a encore des oppressions et des conflits en interne. Par conséquent des formes de non-mixité à l'intersection de plusieurs oppressions sont aussi légitimes : non-mixité lesbiennes, non-mixité femmes racisées, etc.

Mais il est nécessaire, à mon avis, de garder en tête qu'il s'agit d'un cadre de luttes et pas d'une fin en soi.

Pour moi, la non-mixité est donc avant tout une façon de lutter contre un système d'oppressions, et non pas d'espérer le fuire. C'est donc une non-mixité qui doit avant tout se baser sur le façon dont on est catégorisée par ce système, et non pas sur des caractéristiques, notamment biologiques, qui ne servent en fait que de prétexte à ce système pour justifier une classification et une domination. Si on se fait avoir à ce piège, il me semble qu'en prétendant combattre un système, on finit par le renforcer.