Comme promis, un
teaser débile sur le matérialisme dialectique, après le
post-modernisme.
Alys était en train de se maquiller avec concentration devant un gigantesque
miroir. Elle avait déjà enfilé une robe de soirée et lissé consciencieusement
ses longs cheveux blonds, et était actuellement occupée à se passer du mascara
sur les cils.
« Le problème, avec la sorcellerie, a-t-elle commencé alors qu'elle me
tournait toujours le dos, c'est que la plupart des gens qui en ont l'usage sont
ancrés dans des conceptions complètement idéalistes. »
Elle s'est arrêtée de parler quelques instants alors qu'elle passait à la
pose de son rouge à lèvres. Lorsqu'elle a eu fini, elle a repris la parole,
tout en se passant du blush sur les joues.
« Ils croient que le pouvoir de la sorcellerie se situe dans les rêves
et les fantasmes, sous le prétexte fallacieux que c'est là qu'elle est le plus
spectaculaire. Ils s'imaginent pouvoir tout résoudre comme ça et en viennent à
nier complètement la matérialité du monde réel.»
Elle s'est tournée vers moi et m'a regardée d'un air interrogateur.
« Je suis comment ? a-t-elle demandé.
- Pas mal, ai-je répondu. Cela dit, les chaussures, c'est pas encore trop
ça. »
Elle a baissé la tête vers ses grosses bottes de paras et s'est assise sur
un tabouret pour les enlever.
« Il n'y a qu'une seule possibilité pour une véritable sorcière,
a-t-elle repris, si elle veut comprendre vraiment ce qu'elle fait plutôt que de
tenter un dangereux aventurisme onirique. »
Elle a laissé tomber négligemment ses grosses godasses et a entrepris
d'enfiler à la place des talons aiguille.
« Pour moi, il n'y a pas de doute, une sorcière digne de ce nom, se
doit de maîtriser les rouages du matérialisme dialectique. »
Elle s'est levée et m'a à nouveau interrogée du regard. Je me suis approchée
d'elle et ai légèrement soulevé sa robe, afin de remonter de quelques
centimètres l'étui à pistolet qu'elle avait fixé contre la cuisse, histoire
qu'on ne l'aperçoive pas lorsqu'elle marcherait.
« Ça va ? a-t-elle demandé.
- Tu ressembles à un loup déguisé en agneau. »
Elle a eut un petit sourire hautain.
« Bien sûr, a-t-elle dit. C'est dialectique. »
Bon d'accord, ça n'a pas beaucoup de sens, mais comme le passage précédent
je l'avais écrit en étant un peu fatiguée après une discussion sur le
post-modernisme et le matérialisme dialectique à laquelle, rappelons-le, je
n'avais pas tout pané.
Et puis en plus c'est un teaser, et pour le coup les teasers c'est normal
qu'on ne comprenne pas, c'est une copine qui me l'a dit.
Bref, ce coup-ci, contrairement avec le post-modernisme, je n'ai pas trouvé
de moyen de retomber sur Buffy contre les vampires (j'ai cherché, pourtant),
donc je ne vais pas vraiment parler de matérialisme dialectique.
À la place, je voudrais donc faire une sorte d'étude de marché concernant ce
roman en cours : en fait, je commence à vraiment envisager de le publier
en ligne en feuilleton (avec des petits épisodes posés régulièrement), histoire
de donner un peu mieux que des extraits dans le désordre, et puis avec l'idée
que ça me motiverait un peu plus à bosser dessus.
Du coup, ce que je me dis, c'est que je vois trois options :
- le mettre ici, vu que j'ai déjà un blog ça m'évite de créer un autre
endroit à mettre à jour. Le problème c'est que ça risque de «polluer» le reste
et accessoirement de pas être super lisible (genre, si je lis un roman en ligne
j'imagine que je pourrais trouver ça un peu relou d'avoir, au plein milieu
d'une scène d'action, un tract des flamands roses ou une discussion sur comment
cirer ses rangers) ;
- créer un autre blog spécialement rien que pour ça, ce qui peut avoir ses
avantages pour avoir un thème, une ambiance, un titre plus adapté[1]. D'un autre côté ça demande plus de boulot,
et puis du coup y'aura peut-être moins de lect·eur·ice·s, et une fois que
l'histoire est finie c'est un peu poubelle.
- créer un autre blog, mais pour mettre tous les textes de fictions de
manière plus large, tant qu'à faire. Du coup c'est un peu la solution bâtarde
par rapport aux deux premières, avec certains avantages et inconvénients des
deux (je vous laisse trouver lesquels).
Voilà, donc si vous avez un avis, ne vous gênez pas.
Par ailleurs j'hésite aussi sur le nom, genre «Enfants de Mars et de Vénus»,
y'a en fait une référence tordue que j'aime bien mais ça fait quand même un peu
«Les butches viennent de Mars et les fems de Vénus» et du coup c'est pas
vraiment ce que je veux renvoyer. Sinon je pensais à un truc du genre
«Hystériques collectives», mais bof. Ou «The Good, The Butch, and The Tranny»,
mais il me manque un personnage, du coup.
En tout cas voilà, ce post est un peu inutile, mais c'est juste pour dire
que si j'ai pas mis grand chose en vrais extraits de romans dernièrement, il
devrait quand même y avoir du nouveau pour bientôt.