Rangers & Bas résille

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Tag - enfants de mars et de vénus

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lundi, mars 8 2010

Enfants de Mars et de Vénus : le premier épisode

Un petit billet pour annoncer la publication du premier épisode (ou plus exactement du zeroième épisode) d'Enfants de Mars et de Vénus, roman policier fantastique lesbien publié sous forme de feuilleton tous les lundis.

Pour celles et ceux qui voudraient avoir le résumé de l'intrigue :

Au départ, quand Lev se retrouve avec une jolie blonde dans son lit, elle est plutôt contente.

Manque de pot, ensuite, tout va de travers : non seulement elle apprend que la fille avec qui elle vient de coucher est une transsexuelle non opérée, mais il se trouve qu'en plus elle est suspectée d'être une tueuse en série.

Du jour au lendemain, Lev se retrouve alors recherchée par les forces de Police, une secte occulte, des skinheads nazis et des cauchemars bizarres.

Et, à force de la chercher, ils risquent bien de la trouver.

Comme vous l'aurez sans doute noté, j'ai décidé de publier ce roman sur un autre site plutôt qu'ici ; par contre j'ai aussi estimé que ça pourrait être cool de livrer quelques réflexions sur mes dilemnes d'écrivaine (d'un point de vue féministe, pas «alors, j'ai galéré niveau répétition parce que trouver des synonymes c'est pas mon truc»).

Et du coup, je commence tout de suite, mais comme ça peu gâcher un peu le suspens, je recommande de lire l'épisode avant de regarder la suite.

Lire la suite...

samedi, février 20 2010

Teaser

mars_venus.png

Voilà, ce petit teaser à la pertinence douteuse pour dire que, ça y est, je me suis décidée à publier Enfants de Mars et de Vénus sous forme de feuilleton en ligne avec un épisode hebdomadaire, sur le site http://enfants-terribles.net (j'ai hésité à prendre l'adresse www.mars-venus.net, mais je me suis dit que j'aurais tous les fans de John Gray et que ça allait me gaver).

Je vais peut-être regretter (parce que c'est quand même un engagement), mais en attendant ça me motivera sûrement à me booster un peu.

Le premier épisode sera donc publié le 8 mars, et ensuite ce sera tous les lundis. En attendant je devrais mettre un peu de contenu «bonus» si j'ai pas trop la flemme.

Voilà pour l'instant, je remettrai sans doute un peu plus d'infos d'ici quelques jours.

samedi, novembre 21 2009

Teaser : Tendrement dialectique

Comme promis, un teaser débile sur le matérialisme dialectique, après le post-modernisme.


Alys était en train de se maquiller avec concentration devant un gigantesque miroir. Elle avait déjà enfilé une robe de soirée et lissé consciencieusement ses longs cheveux blonds, et était actuellement occupée à se passer du mascara sur les cils.

« Le problème, avec la sorcellerie, a-t-elle commencé alors qu'elle me tournait toujours le dos, c'est que la plupart des gens qui en ont l'usage sont ancrés dans des conceptions complètement idéalistes. »

Elle s'est arrêtée de parler quelques instants alors qu'elle passait à la pose de son rouge à lèvres. Lorsqu'elle a eu fini, elle a repris la parole, tout en se passant du blush sur les joues.

« Ils croient que le pouvoir de la sorcellerie se situe dans les rêves et les fantasmes, sous le prétexte fallacieux que c'est là qu'elle est le plus spectaculaire. Ils s'imaginent pouvoir tout résoudre comme ça et en viennent à nier complètement la matérialité du monde réel.»

Elle s'est tournée vers moi et m'a regardée d'un air interrogateur.

« Je suis comment ? a-t-elle demandé.

- Pas mal, ai-je répondu. Cela dit, les chaussures, c'est pas encore trop ça. »

Elle a baissé la tête vers ses grosses bottes de paras et s'est assise sur un tabouret pour les enlever.

« Il n'y a qu'une seule possibilité pour une véritable sorcière, a-t-elle repris, si elle veut comprendre vraiment ce qu'elle fait plutôt que de tenter un dangereux aventurisme onirique. »

Elle a laissé tomber négligemment ses grosses godasses et a entrepris d'enfiler à la place des talons aiguille.

« Pour moi, il n'y a pas de doute, une sorcière digne de ce nom, se doit de maîtriser les rouages du matérialisme dialectique. »

Elle s'est levée et m'a à nouveau interrogée du regard. Je me suis approchée d'elle et ai légèrement soulevé sa robe, afin de remonter de quelques centimètres l'étui à pistolet qu'elle avait fixé contre la cuisse, histoire qu'on ne l'aperçoive pas lorsqu'elle marcherait.

« Ça va ? a-t-elle demandé.

- Tu ressembles à un loup déguisé en agneau. »

Elle a eut un petit sourire hautain.

« Bien sûr, a-t-elle dit. C'est dialectique. »


Bon d'accord, ça n'a pas beaucoup de sens, mais comme le passage précédent je l'avais écrit en étant un peu fatiguée après une discussion sur le post-modernisme et le matérialisme dialectique à laquelle, rappelons-le, je n'avais pas tout pané.

Et puis en plus c'est un teaser, et pour le coup les teasers c'est normal qu'on ne comprenne pas, c'est une copine qui me l'a dit.

Bref, ce coup-ci, contrairement avec le post-modernisme, je n'ai pas trouvé de moyen de retomber sur Buffy contre les vampires (j'ai cherché, pourtant), donc je ne vais pas vraiment parler de matérialisme dialectique.

À la place, je voudrais donc faire une sorte d'étude de marché concernant ce roman en cours : en fait, je commence à vraiment envisager de le publier en ligne en feuilleton (avec des petits épisodes posés régulièrement), histoire de donner un peu mieux que des extraits dans le désordre, et puis avec l'idée que ça me motiverait un peu plus à bosser dessus.

Du coup, ce que je me dis, c'est que je vois trois options :

  • le mettre ici, vu que j'ai déjà un blog ça m'évite de créer un autre endroit à mettre à jour. Le problème c'est que ça risque de «polluer» le reste et accessoirement de pas être super lisible (genre, si je lis un roman en ligne j'imagine que je pourrais trouver ça un peu relou d'avoir, au plein milieu d'une scène d'action, un tract des flamands roses ou une discussion sur comment cirer ses rangers) ;
  • créer un autre blog spécialement rien que pour ça, ce qui peut avoir ses avantages pour avoir un thème, une ambiance, un titre plus adapté[1]. D'un autre côté ça demande plus de boulot, et puis du coup y'aura peut-être moins de lect·eur·ice·s, et une fois que l'histoire est finie c'est un peu poubelle.
  • créer un autre blog, mais pour mettre tous les textes de fictions de manière plus large, tant qu'à faire. Du coup c'est un peu la solution bâtarde par rapport aux deux premières, avec certains avantages et inconvénients des deux (je vous laisse trouver lesquels).

Voilà, donc si vous avez un avis, ne vous gênez pas.

Par ailleurs j'hésite aussi sur le nom, genre «Enfants de Mars et de Vénus», y'a en fait une référence tordue que j'aime bien mais ça fait quand même un peu «Les butches viennent de Mars et les fems de Vénus» et du coup c'est pas vraiment ce que je veux renvoyer. Sinon je pensais à un truc du genre «Hystériques collectives», mais bof. Ou «The Good, The Butch, and The Tranny», mais il me manque un personnage, du coup.

En tout cas voilà, ce post est un peu inutile, mais c'est juste pour dire que si j'ai pas mis grand chose en vrais extraits de romans dernièrement, il devrait quand même y avoir du nouveau pour bientôt.

Notes

[1] Quoique Rangers & Bas résille ça irait aussi pour ça, c'est ça qui est bien avec mon côté monomaniaque.

samedi, novembre 7 2009

Violemment post-moderne

Il y a quelques temps, je faisais chier pas mal de mes potes à leur demander ce que ça voulait dire «post-moderne», parce que quelqu'une m'avait dit que j'étais post-moderne (genre façon insulte, j'étais la lie de l'humanité à cause de ça), et une autre que je l'étais pas (genre façon insulte et lie de l'humanité, aussi, bizarrement).

Résultat, quelqu'un a fini par m'expliquer ; j'ai pas tout compris, et j'ai un peu oublié le peu que j'avais compris, mais j'avais promis que je ferais un billet dessus.

Du coup comme j'étais inspirée, je me suis dit que ça serait peut-être plus facile de le faire de manière fictionnelle, par la voix de Lev, et qu'en même temps ça pourrait servir de teaser (ou pas) pour le roman que j'arrive pas à écrire en ce moment :


« Je dois bien admettre que je n'ai jamais compris grand-chose aux théories compliquées concernant le queer et autres sujets du même acabit. La déconstruction, la performativité et les trucs comme ça : jamais rien pané. La performance et la construction, je vois encore, mais là, c'était too much pour moi. »

J'ai tiré un coup sur le démarreur, et le moteur a rugi brièvement avant de s'arrêter. Il faut croire qu'il était un peu rouillé.

« Pareil, l'autre jour, il y a un type qui essayait de m'expliquer ce qu'était le post-modernisme. Moi, j'étais un peu à l'ouest. Forcément, j'ai déjà du mal avec les vieux téléphones et à aller sur Internet, je ne dois même pas être considérée comme moderne tout court. »

Nouveau coup sur le démarreur. Là encore, ça n'a pas été suffisant pour lancer le moteur.

« Cela dit, j'ai quand même décidé de faire des efforts et de m'y mettre sérieusement. »

J'ai tiré une nouvelle fois. Toujours pas la bonne, mais je sentais que la prochaine allait le faire.

« Sauf que moi, j'ai toujours été plus douée en pratique qu'en théorie. Alors on va faire de la pratique plutôt que de la théorie. Je vais tous vous déconstruire, bande de trous du cul.»

Nouveau coup sur la démarreur. Cette fois-ci, le moteur de la tronçonneuse est bien parti. J'ai souri en levant la lame qui s'agitait devant moi.

« Ça va être un putain de carnage. Il va y avoir du sang sur les murs et de la cervelle à terre. Ça va être violemment post-moderne. »


Voilà, même pas honte. La semaine prochaine, nous aborderons le matérialisme dialectique avec Alys.

Sinon, depuis, j'ai quand même appris (par des recherches google simples) que la plupart des auteurs ou des bouquins que j'avais un peu tendance à plagier quand j'écrivais (genre, Neil Gaiman, Buffy, ou plus récemment Kim Harrison) étaient qualifiés de post-moderne, j'en ai déduit :

  1. que vu que je pompais honteusement sur elles/eux, je devais être post-moderne moi aussi, en tout cas pour ce qui est de mes écrits fictionnels ;
  2. que le post-modernisme devait avoir quelque chose à voir avec le fait de contenir des vampires.

jeudi, septembre 10 2009

Extrait de roman : pas aujourd'hui

Toujours un extrait du roman «Enfants de Mars et de Vénus»[1] dont des extraits ont déjà été postés sur ce blog précédemment ici, ici, ici , et .


Alys et moi, on a fait la tournée de quelques bars ensemble avant de rentrer nous coucher. J’y suis allée mollo sur l’alcool, sachant que je conduirais la moto pour rentrer, mais on était quand même plutôt joyeuses lorsqu’on s’est dirigées vers elle, vers deux heures du matin.

C’était une putain de bonne soirée.

Une voiture chargée de mecs a entrepris de nuire à notre bonne humeur lorsqu’on a atteint la bécane.

« Hé ! a fait un mec par la fenêtre, alors que la voiture ralentissait. Le bois de Boulogne, c’est pas par là ! »

J’ai imaginé que cette remarque était destinée à Alys plutôt qu’à moi.

« C’est un mec ou une fille ? » a alors demandé un des potes au gars concerné. Là, je n’étais plus trop sûre de qui il parlait.

« Qu’est-ce que ça peut te foutre, trou du cul ? » a répliqué ma copine en lui faisant un doigt d’honneur.

Les mecs de la bagnole ont rigolé, alors que je faisais descendre mon sac à dos de mon dos.

« C’est un travelo, a repris le premier mec à avoir parlé. Allez, sucez vous bien, les pédés. »

J’ai grogné. Qu’on me prenne pour un mec, à la rigueur, j’étais habituée, mais qu’on insinue que je pouvais envisager de coucher avec un, ça avait le don de m’énerver.

Cela dit, je n’ai rien eu le temps de répondre, vu que la voiture a redémarré. J’étais toujours occupée à fouiller dans mon sac.

« Pfff, a soupiré Alys. Il y a des jours, on regrette de ne pas avoir un flingue sur soi.

— Ouais, mais pas aujourd’hui », ai-je répliqué en sortant le pistolet à gaz de mon sac.

Travelotte a ouvert de grands yeux alors que je visais la voiture qui s’était arrêtée à un feu rouge, une vingtaine de mètres plus loin.

« Tu ne vas quand même pas... », a-t-elle commencé, mais elle n’a pas ressenti le besoin de terminer sa phrase lorsqu’elle a vu un des pneus exploser.

J’ai eu le temps d’en faire deux autres avant que les mecs descendent de leur bagnole, à moitié effrayés, à moitié en colère. Du coup, j’en ai profité pour tirer quelques plombs sur leur plage arrière.

« Tu es complètement tarée », a commenté Alys alors que je rangeais l’arme et entreprenais de faire démarrer la moto.

Elle est ensuite montée derrière moi et a placé ses mains d’une façon sensuelle autour de mon corps.

« Je t’aime », a-t-elle ajouté à mon oreille.

C’était vraiment une putain de bonne soirée.


Voilà, et en fait pour être honnête ce qui m'a motivée à écrire ce passage c'est parce qu'aujourd'hui, c'est un de ces jours, et que moi, j'ai pas de flingue (et ça explique le manque de relecture /o\)

Notes

[1] Même si en fait je pense que je vais changer le titre, vu que je trouve que ça risque d'être lu comme assez binaire, Mars l'hôm et Vénus la fâme.

jeudi, août 27 2009

Extrait de roman : rencontre

Voilà un nouveau début du roman «Enfants de Mars et de Vénus» sur lesquel j'essaie vaguement de travailler en ce moment, et dont vous avez peut-être déjà pu voir des extraits ici, ici et , et . Le but de cette scène est en fait d'introduire l'aspect gouino-trans du roman de manière plus soft, afin d'être plus mainstream et donc d'accrocher les lectrices et lecteurs hétéros plus facilement lorsqu'il sera vendu à la FNAC. Donc ce sera censé être le début du roman si un jour j'arrive à le terminer.


La première fois que j’ai rencontré Alys, c’était dans une manifestation contre des anti-avortement. Je l’avais un peu regardée lorsqu’elle gueulait « fachos, cathos, machos, vous nous cassez l’clito », avec sa tenue hyper-féminine, exception faite de ses bottes de combat aux lacets rouges. Je n’avais pas fait plus attention que ça, à ce moment là. J’aimais bien ses pompes mais, à part ça, ce n’était pas vraiment mon style : j’avais du mal avec les filles plus grandes que moi. Une sorte de jalousie, je suppose.

C’est quand les choses ont dégénéré que je l’ai revue. Les flics avaient balancé des lacrymos parce qu’on refusait de se disperser et que deux anars avaient commencé à jeter quelques pierres sur les fachos, par-dessus les policiers qui faisaient barrage.

Classique.

J’étais restée un peu comme une conne, alors que tout le monde se barrait en courant, pas si affectée que ça par le gaz des grenades. Et puis, mon regard s’est fixée sur une silhouette, debout sur un camion de police.

J’ai observé ses longs cheveux blonds, sa mini-jupe et ses jambes interminables à travers le brouillard lacrymogène. L’espace d’un instant, j’ai cru que j’étais morte et qu’une Valkyrie était venue me chercher pour m’emmener au Walhalla.

Et puis, trois types de la brigade anti-criminalité ont violemment interrompu ma rêverie en me plaquant au sol.


***

Quelques heures plus tard, après un moment pénible passé dans une fourgonnette, puis dans une cellule de garde-à-vue, l’officier de police judiciaire qui m’interrogeait me dévisageait d’un air sévère.

J’ai baissé les yeux, embarrassée, vers les menottes qui m’entravaient les poignets.

« Mademoiselle Lætitia Saffi, a-t-il lu. Vingt-neuf ans, journaliste.

— Lev, ai-je corrigé.

— Pardon ?

— C’est mon prénom. Lev. Y’a que les cons qui m’appelle Lætitia. »

L’homme est resté silencieux quelques instants, l’air de ne pas savoir quoi faire de l’information, aussi ai-je décidé d’en rajouter une couche.

« Et je ne suis pas une « mademoiselle ». Je ne suis pas libre pour les mecs.

— Très bien, madame Saffi, a répondu l’officier avec un petit sourire. Est-ce qu’on peut en venir aux faits, s’il vous plaît ?

— Allez-y. Vous me reprochez quoi ? »

Le type a levé un sourcil en regardant mon dossier, puis m’a dévisagée d’un air interrogateur.

« Avant de commencer, il est dit ici que vous avez été dans la police ?

— Ouais, ai-je répondu.

— C’est drôle. Je ne suis pas habitué à voir des anciennes policières dans les manifestations d’anarchistes.

— Ce n’était pas une manifestation anarchiste, ai-je répliqué. Simplement pour la défense du droit à l’avortement. Pour lequel je ne me sens pas forcément directement concernée, mais qui me semble important pour les nanas qui commettent l’erreur de coucher avec des mecs. Manifester était juste un comportement citoyen.

— J’ai un témoignage d’un de mes hommes qui dit vous avoir vu participer aux jets de pierres, a froidement répliqué l’officier. Ce n’est pas exactement ce que je qualifierais d’un geste citoyen. »

Je me suis reculée dans ma chaise et ai souri. Techniquement, sur les fachos qui se mettaient à genoux pour faire des prières aux fœtus assassinés par les méchantes féministes, je pensais que le pire que pouvait faire une pierre était encore de reconnecter par miracle leur deux neurones.

« Ben, ai-je finalement répondu, quand j’étais flic, j’étais payée pour aller dans les manifs et jeter des pierres au bon moment. C’est pas de ma faute si j’y ai pris goût, hein ? »


***

Je suis finalement ressortie du commissariat vers onze heures du soir, avec la promesse d’être convoquée au tribunal d’ici quelques mois. Ça faisait longtemps que je n’étais pas allée faire un tour dans ce genre d’endroit, tiens.

J’ai allumé une clope lorsque je suis arrivée sur le trottoir et ai commencé à marcher vers l’endroit où j’avais laissé ma moto quand j’étais venue à la manif. J’avais de la chance : ça ne devait pas être à plus de dix minutes à pied.

Alors que j’avançais, j’ai reconnu la blonde qui se dirigeait vers moi. Elle venait d’un kebab et avait un sandwich à la main.

« Hé ! m’a-t-elle lancé. T’es sortie aussi ?

— Ouais. »

J’ai regardé son visage souriant, malgré l’hématome qu’elle avait à la lèvre. Elle était vraiment canon, en fait.

« Tu veux une frite ? » m’a-t-elle demandé en me tendant une barquette.

J’ai tendu la main vers un morceau de patate plein de graisse et ai souri à mon tour en me demandant furtivement s’il y avait une chance qu’elle soit gouine.

« Je m’appelle Alys, au fait, a-t-elle dit entre deux frites.

— Lev.

— Ils t’ont pas trop emmerdée ? Les flics, je veux dire ?

— Non. Je vais juste être convoquée au tribunal. Et toi ?

— Ça va. À part quelques coups pendant l’arrestation et le fait qu’ils insistaient pour m’appeler monsieur. »

J’ai froncé les sourcils, ne comprenant pas trop la raison d’un tel traitement vu son apparence que je n’aurais que difficilement pu qualifie de masculine ou même d’androgyne — moi, à la limite, j’aurais compris. D’un autre côté, je me suis dit qu’il ne fallait parfois pas chercher la logique des raisonnements de certains flics.

« Dis, ai-je fait, je vais rentrer en moto. Je peux te déposer quelque part ? »

Elle m’a regardé avec un petit sourire et un regard qui m’ont fait penser qu’elle n’était sans doute pas hétérosexuelle.

« Je suis déçue, j’aurais cru que t’aurais un camion. »


Bon, en fait en relisant, ça me plaît moyen, mais d'un autre côté ça me fait toujours un peu cet effet là.

Sinon, tant que j'y suis, j'ai envie de vous annoncer deux idées projets en cours concernant l'écriture, que j'abandonnerai sans doute dans les semaines à venir, mais peut-être pas les deux, si ? :

  • la première, ce serait de faire un blog spécifique pour publier ce roman par épisodes, comme j'avais fait pour le dernier roman que j'avais réussi à finir, avec l'idée que ça me boosterait peut-être pour le finir (mais que du coup les éditeurs ils aiment pas, et au revoir le rêve de me faire lire par des hétéros à la FNAC)
  • le second, ce serait de faire quelques mini-(auto)-éditions papier de nouvelles concernant ce que j'ai pu écrire sur les trans, avec l'idée de plutôt faire genre une diffusion prix libre que de cibler la FNAC sur ce coup-là. Bon, pour l'instant j'ai pas grand-chose pour le contenu ni d'idée comment faire pour que ça me coûte pas la peau des couilles (j'en ai besoin si je veux me faire opérer), mais jai déjà une super idée de couverture (provisoire, je précise quand même).