Vernis & Sécateur

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi, janvier 2 2012

En vrac

Comme je n'ai pas trop le courage de faire des billets politiques en ce moment (crise de foi, peut-être), ni de raconter ma vie qui est franchement assez inintéressante, quelques news en vrac sur des projets passés, en cours ou à venir :

Écriture

Hell B☠tches : Bain de soleil

Cet été, j'avais écrit une nouvelle très courte qui se situait dans l'univers des Hell B☠tches (c'est-à-dire, des textes où les protagonistes sont des gouines motardes surnaturelles pas très portées sur le respect de la loi. Ça s'appelle Bain de soleil et vous pouvez le lire sur le site Rêveries. Pour situer le contexte, c'était à la base une nouvelle que je voulais envoyer à l'appel à textes «Vampire malgré lui», que je n'ai, comme la plupart des nouvelles que j'écris pour des appels à textes, jamais envoyée.

Une autobiographie transsexuelle (avec des vampires)

Pour les personnes qui n'auraient pas suivi les épisodes précédents : Une autobiographie transsexuelle (avec des vampires) est un roman/recueil[1] que j'ai sorti il y a quelques mois (sous le nom de Lizzie Crowdagger), et qui se situe aussi dans l'univers des Hell B☠tches citées précemment. Pour résumer brièvement, il y a des gouines, des motos, de la magie, des explosions, des flingues, des hormones, des vampires et des louves-garous. Ah, et des chatons, aussi.

Donc, quoi de nouveau ? Déjà, vous pouvez voir quelques images des principales protagonistes sur le site de Rose Butch, qui a réalisé les illustrations pour le livre. Il y a également quelques petits extraits pour certains personnages. Par ailleurs, Rose Butch a aussi fait les illustrations du recueil «S'lame de Fond» (recueil de slame féministe fait par des transpédégouines, dont j'avais déjà parlé), que vous pouvez également trouver sur son site.

Sinon, comme il fallait que je gagne de l'argent pour me payer mes cadeaux de Noël, il y a maintenant une version électronique d'Une autobiographie transsexuelle (avec des vampires) que vous pouvez acheter pour le prix «modique» de 2€99 si vous avez un Kindle et que vous achetez sur Amazon. Je ne sais pas s'il y a des gens qui ont un Kindle et qui achètent sur Amazon qui me lisent, mais bon, voilà.

(Bon, en vrai ça me plaît assez moyennement comme solution, et je ne suis pas très fan du format (MOBI) utilisé par Amazon, mais pour l'instant je ne vois pas grand-chose d'autre comme solution pour faire des ventes électroniques. Après, à terme, je pense que je mettrai une version en PDF gratuite sur Internet, mais j'attends d'avoir fini de payer les traites de ma nouvelle Harley les frais d'impression.[2])

Informatique

Et sinon, ça n'a pas grand-chose à voir, et je n'ai rien à montrer pour l'instant[3], mais comme avec des copines on passait beaucoup de temps à jouer au tarot, ben j'ai commencé à écrire un petit jeu de tarot qui est pour l'instant assez merdique, soyons honnête, mais vala. Vala, c'est d'ailleurs le langage dans lequel il est écrit. Je connaissais pas avant, le Vala, et je trouve ça assez chouette, comme langage, d'ailleurs.

Sinon, ça s'appellera sûrement Tini 'Nux Tarot, ce qui est un peu con parce que c'est pas spécialement conçu pour Linux, mais j'avais envie que ça fasse «TNT» et je voyais pas d'autre truc intéressant qui commençait par un N.

Pour finir...

Et sinon, tout de même, parce que c'est de saison, je vous souhaite une bonne année 11111011100 (ben ouais, je suis très binaire, moi.)

Notes

[1] Pour être précise, il s'agit de trois histoires assez longues qui sont vaguement indépendantes mais ont quand même une continuité forte puisqu'on y retrouve les mêmes personnages. Dans ma tête je verrais assez ça comme une saison composée de trois épisodes, mais je crois pas qu'il y ait des mots équivalents pour les bouquins.

[2] Après, si vraiment vous n'avez pas de quoi payer les 12€ pour acheter le bouquin en version papier (ni pour vous payer un Kindle) et que vous avez quand même vraiment envie de lire ce magnifique livre, quitte à ce que ce soit au format PDF, vous pouvez m'envoyer un mail et il y a moyen de s'arranger. Enfin, si j'oublie pas de répondre à mes mails, évidemment.

[3] Pour les textes en cours d'écriture je peux mettre des extraits, mais je ne suis pas sûre que copier/coller une vingtaine de lignes de code ne soit vraiment pertinent.

lundi, septembre 5 2011

I want you to hit me as hard as you can

C'est juste des réflexions et des interrogations en vrac, mais comme j'avais rien posté depuis longtemps, zou.


En ce moment, après avoir trop fréquenté de personnes pseudo-queer machin truc où c'est 100% autodéfinition, on peut être ce qu'on veut (homme lesbien, trans dans un corps de bio, tout est possible), j'ai tendance à être vachement critique de tout ça et à considérer que, ben, si tu vis pas quelque chose, c'est quand même abusé de te revendiquer de cette identité, même si peut-être tu le vivras un jour.

Et en même temps, des fois je me dis que si, quelques années plus tôt, au lieu de rencontrer des personnes peut-être un peu plus bisounours là-dessus, mon moi d'il y a cinq ans avait rencontré mon moi de maintenant et les copines qui tiennent à peu près le même discours, je suis pas sûre que j'aurais transitionné ni même que je serais encore de ce monde.

Et je ne suis vraiment pas sûre que ce serait un mal.


C'est drôle, je suis vachement critique des translovers et autre acabits du même genre (quand je vois des trucs de fat admirer sur Internet, par exemple, l'envie de vomir me fait plutôt maigrir). Et d'un autre côté, je me demande si je préférerais pas cotoyer un peu plus de gouines qui fantasment sur les meufs trans plutôt que d'avoir tant de copines gouines cis qui n'ont jamais eu de relations visibles qu'avec des gouines cis.


This is your life, doesn't get any better than this.

This is your life, and it's ending one minute at a time

Where you are now you can't even imagine what the bottom will be like

Stop trying to control everything and just let go! LET GO!

Pourquoi est-ce qu'il faut tout perdre pour être libre de faire quoi que ce soit ?


Je ne suis vraiment pas sûre que Fight Club soit vraiment le film que j'aurais dû revoir en période de légère déprime/angoisse. Surtout au moment de la livraison des catalogues Ikea.


D'ailleurs, on voit bien que Fight Club a été écrit par un mec. Parce que franchement, le truc que ce soit dur de déclencher un combat avec quelqu'un ? Quand t'es une meuf, j'ai l'impression qu'il suffit de répondre à un mec relou de la même manière que lui pour avoir de bonnes chances de se faire taper dessus.


Si une louve-garou transsexuelle fait du laser pour s'épiler définitivement le visage sous sa forme humaine, est-ce que ça s'applique aussi à sa forme de louve, et que du coup ça donne, genre, des poils partout, sauf à côté du museau ?

jeudi, mai 27 2010

En vrac : Rassemblement contre une agressions lesbophobe à Paris / Tract de la manif de nuit à Lille

Juste un petit billet pour passer quelques news.

Rassemblement contre une agression lesbophobe à Paris

Suite à l'agression de deux lesbiennes le samedi 23 mai devant le canal de l'Ourcq, il y a un appel aux lesbiennes à venir se rassembler pour un pique-nique solidaire, pour se réapproprier l'espace le samedi 29 mai entre 18h30 et 21h00 devant le restaurant «O KAY Café» au bord du canal.

Pour plus d'informations, voir par exemple ici.

Tract de la manif de nuit à Lille

Et si vous êtes plutôt à Lille ce samedi 29 mai (et si vous êtes une lesbienne, une meuf, une gouine ou en tout cas une quelquechose), il y a la manifestation de nuit qui partira à 21h devant l'opéra, et dont j'avais copié/collé le tract dans le billet précédent.

Tract qui est dorénavant disponible dans un format vachement plus joli sous forme de beau 4 pages, ce que je ne pouvais m'empêcher de vous faire partager.

vendredi, avril 2 2010

Billets inachevés (partie 1)

Quand je commence à écrire un billet pour ce blog, ça m'arrive souvent de ne pas le publier tout de suite, et de le mettre dans le purgatoire des «en attente». Parfois, je le termine, et parfois non.

Du coup, j'ai un tas de billets inachevés, dont le plus vieux date de plus de deux ans et ne sera probablement jamais achevé. Et donc voilà, j'ai décidé de publier ceux que je trouvais encore un tant soit peu intéressant, même s'ils n'étaient pas finis, même si maintenant j'écrirais les choses différement. Donc forcément, ça fait un peu fonds de tiroir,..

Privilège cis

(écrit en mai 2009)

Sexualisation

Tu me considères comme un objet de fantasme.

Tu penses que si je m'habille en fille, c'est pour aguicher les mecs et pouvoir mettre des boulets dans mon lit et pas, évidemment, uniquement pour moi.

Tu veux de l'hyperfémininité, être avec plus femme qu'une femme. Ou alors c'est juste que ton trip, c'est les femmes à bite.

Objectification

Tu me considères comme un fantasme d'une nuit, poupée gonflable jetable que tu n'irais pas présenter à tes copains, et encore moins à ta femme.

Subversivisme

Tu penses que je ne fais que renforcer les codes du genre.

Tu estimes que tu peux me dire que je ne dois pas modifier mon corps.

Tu me reproches de ne pas être assez radicale, ou peut-être justement que tu me trouves super radicale, d'une manière exotique.

Tu t'exclames que toi, tu ne sens pas spécialement dans ton genre - un peu comme un poisson ne se sent pas spécialement dans l'eau - et que tu ne vois pas pourquoi je pique des crises quand tu ne respectes pas le mien.

Droit de nommage

Tu t'énerves quand j'utilise le terme cis, parce que ça devient n'importe quoi.

Le manifeste travelo

Un spectre hante le monde : le spectre du travelottisme. Toutes les puissances du vieux monde se sont unies en une Sainte-Alliance pour traquer ce spectre : le pape et les psys, Zemmour et Raymond, les «radicales» américaines et les policiers du monde entier.

Quelle est la féministe qui n'a pas été accusée d'être travelotte par ses adversaires au pouvoir ? Quelle est l'opposition qui, à son tour, n'a pas renvoyé à ses adversaires butchs ou fems l'épithète infamante de travelotte ?

Il en résulte un double enseignement.

Déjà le travelottisme est reconnu comme une puissance par toutes les puissances du monde entier.

Il est grand temps que les travelottes exposent à la face du monde entier, leurs conceptions, leurs buts et leurs tendances; qu'elles opposent au conte du spectre travelo un manifeste travelo lui-même.

Statistiques bloguesques

(datant d'octobre 2009)

Bon, comme ça fait bien de montrer ses stats, voici mes stats sur le mois de septembre :

Visites : 630 (selon la police), 130000 (selon les organisateurs)

Et maintenant, passons à ce qui nous intéresse vraiment dans les stats (enfin moi, c'est mon trip) : les mots-clés ! Alors j'ai fait un petit pré-tri pour garder que le meilleur :

  • 1: transgirls vs féminisme. Alors je comprends pas trop, soit mon petit texte du même nom a eu un succès fou, soit il y a un nouveau courant dans le porno (qui m'apporte l'habitude l'essentiel de mes mots-clés), qui se base peut-être sur des combats dans la boue.
  • 2: porno trans. Eh oui, je suis quand même sixième sur google avec ce mot-clé, au milieu de plein de sites pornos, et c'est un peu ma fierté. Les mecs qui cherchent du porno trans et tombent sur des textes dogmatiques et illisibles payent pour toutes les fois où je suis tombée sur du porno quand je cherchais des textes militants trans. Nyark.
  • 4, 5 et 7: trans porn, porn trans, et trans porno, pour rester dans le même domaine
  • 6: masturbation feminine
  • 9: changer de sexe
  • 13: mtf porn : là c'est déjà les amateurs de porno plus raffinéEs, qui connaissent le terme «mtf».
  • 14 et 15: bas résille (avec ou sans accent)
  • 18: les lesbiennes ne sont pas des femmes (
  • 23: questions idiotes : c'est au bon endroit
  • 30: sarah connor : non, c'est à côté
  • 40: rangers fille
  • 51: gros culturiste
  • 53: transvestisme : yeah, ça fait tellement plus classe que "travestissement" ou "travelottage"
  • 70: travestissement : loser
  • 71: annonces parisiennes
  • 83: les lesbiennes c'est horrible : ben oui, on est sales, moches et méchantes
  • 87: operation de trans porno: euh... y'a vraiment des gens qui se branlent sur une vaginoplastie ?
  • 104: blague transsexuel : j'en ai une bonne. C'est quoi un queer édenté ? Un transcendant.
  • 109: castration
  • 112: castrer un mec
  • 117: comment mettre des lacets sur des rangers : euh... c'est vraiment si compliqué ?
  • 135: fessée déculottée
  • 151: ma femme est un trans
  • 178: rechche blog de filles nues à fortes poitrines avec des couches : hum, peut-être quand j'aurais des implants, hein ?
  • 193: transgenre cou : marrant, j'ai quand même vachement plus de requêtes pour d'autres parties du corps

Les gouines, les trans et la non-mixité, épisode 12

(écrit en novembre 2009, et non publié puisqu'il y a eu à la place une analyse sociologique des non-mixités par Vlad)

Non, ça ne va pas être un remake version lesbotrans de «le bon, la brute et le truand» (sinon, j'aurais appelé ça «The Good, The Butch and The Tranny», ça sonne quand même mieux[1]).

Bon alors, je sais ce que vous auriez envie de dire : encore un billet là-dessus ? T'en as pas un peu marre ?

Ce à quoi je répondrai d'abord que non, je ne m'en lasse pas, et ensuite que là, en fait, ça va être un peu différent puisque je ne vais pas dire du mal des mêmes personnes que d'habitude[2]

Ce qui est amusant, c'est qu'à première vue, les personnes dont je vais dire du mal aujourd'hui sont des mecs cisgenres (en général, peut-être pas tout le temps à 100%, mais assez souvent en tout cas pour que je ne m'emmerde pas à féminiser) qui, bizarrement, croient qu'on va être potes.

Bon, soit-dit en passant, la catégorie «mecs boulets qui pensent qu'on va être potes / coucher ensemble» est quelque chose d'assez vaste et mériterait sans doute un billet à part, voire un bouquin.

Ici, je me limiterai uniquement aux mecs qui te repèrent en tant que trans et qui, du coup, vont venir te confier sur un ton entendu que quand même, les gouines elles font un peu chier à se réunir en non-mixité, c'est du sectarisme de la ghettoisation, du communautarisme, une haine des mecs, bref tout le tintouin habituel, et qu'en plus c'est forcément transphobe.

Soit dit en passant, une parenthèse juste par mesquinerie, c'est le genre de trucs qui m'est pas mal arrivée avec des gays, non pas parce que les gays sont moins féministes que les mecs hétéros, mais parce qu'en général ces espaces ont plus souvent lieu à l'intérieur du vaste et grand «mouvement LGBT» que dans les milieux hétéros. Et ce qui est drôle, c'est que bien souvent, ces mêmes personnes qui n'ont pas de mots assez forts pour dénigrer la non-mixité des gouines passent quand même un certain temps dans des bars, saunas et autres back-rooms qui ne sont en fait pas tout le temps des supers exemples de mixité. Mais bon, hein, évidemment, ça n'a rien à voir. (Et bien sûr il va sans dire que ces endroits sont toujours hyper trans-friendly).

Mais revenons-ons à nos moutons. Alors, si on n'est pas rôdée, on peut se dire pendant un quart de fraction de seconde qu'au moins le souci que peuvent poser certains espaces non-mixtes pour les personnes trans a été entendu.

Et ensuite on se rend compte qu'en fait, ben non, on est juste instrumentalisée contre, non pas une éventuelle politique particulière qui exclurait les trans, mais la non-mixité de manière générale.

Ce qui est ironique, c'est que ces mecs en question font en fait exactement ce qu'ils reprochent aux espaces non-mixtes qui excluent les trans : c'est-à-dire qu'ils n'envisagent pas une seule demi-seconde que tu ne sois pas juste la trans de service pour justifier le «T» du «LGBT», et qu'en fait tu te reconnais aussi dans une identité gouine et que du coup, ben, tu te retrouves finalement pas trop mal dans cet espace[3].

Parce qu'en fait, ben oui, si je râle parfois contre l'exclusion ou le manque de clarté vis à vis des trans de certains espaces non-mixtes, c'est pas parce que je trouve que la non-mixité c'est pas bien, dangereux, anti-mecs, pouet-pouet, mais plutôt parce qu'il y a des momens où je n'ai pas envie d'avoir à me taper un espace où les mecs prennent toute la place, où il faut faire gaffe où on met ses pieds pour ne pas se faire marcher dessus, où quand t'es en train de discuter avec une copine faut qu'il y ait des mecs qui viennet se foutre au milieu pour toujours être le centre de l'attention.

Notes

[1] Mais c'est un titre que j'ai déjà réservé pour une potentielle future nouvelle, donc je ne vais pas le gâcher pour un billet de post vite fait, non mais.

[2] Enfin, par rapport à d'habitude si on se réfère aux fois précédents où j'ai parlé de gouines, de trans et de non-mixité (quoique, et encore) ; pas par rapport à d'habitude en général, vu qu'en fait je vais surtout dire du mal des mecs et que du coup c'est quand même pas spécialement rare. (Quoiqu'en fait je me trouve relativement modérée sur ce blog, l'air de rien)

[3] D'ailleurs je trouve ça drôle cette impression que pour certaines personnes je peux être catégorisée comme «gouine» ou comme «trans» mais difficilement les deux en même temps. Et bizarrement quand je suis catégorisée en tant que gouine j'ai l'impression d'être perçue comme vachement plus méchante par les mecs un peu misogynes, je trouve ça marrant ce qu'on associe à certaines identités.

mercredi, septembre 16 2009

En vrac (spécial lesbiennes)

Quelques liens dont je m'étais dit qu'il faudrait que je parle un de ces quatre, mais pour lesquels j'avais pas assez pour faire un billet séparé :

Mouvements lesbiens : ruptures et alliances

L'ILGA (International Lesbian & Gay Association) a publié une volumineuse brochure intitulée Mouvements lesbiens : ruptures et alliances. Elle est disponible en téléchargement sur le site et peut également être commandée mais, malheureusement, n'est (pour le moment ?) pas traduite et donc uniquement en anglais.

J'ai un peu du mal à lire des textes longs à l'écran, surtout s'ils sont en anglais, mais je l'ai survolée rapidement et elle aborde des choses intéressantes, comme le rapport au féminisme et au mouvement LGBT, la nécessité de visibilité lesbiennes, les questions sur l'intégrationnisme, le rapport au racisme, à l'internationalisme, aux trans, presente les portraits de quelques féministes lesbiennes, etc.

Genre, sexualité et société

Genre, sexualité et société est une revue créée récemment, consacrée à la sexualité et aux questions de genre, et dont les articles peuvent être lus en ligne, ce qui est, je trouve, plutôt cool. Le premier numéro (sorti au printemps 2009 était consacré aux lesbiennes, avec notamment deux articles parlant de Monique Wittig.

Lezspace

Ça fait un bout de temps que je voulais en dire deux mots, mais comme j'oublie tout le temps... enfin mieux vaut tard que jamais : Lezspace est un site qui regroupe les blogs de gouines, et propose notamment de voir les derniers articles publiés sur les différents blogs référencés. Parce que la visibilité lesbienne passe aussi par la blogosphère[1].

Bekhsoos

Bekhsoos est un hebdomadaire en ligne publié par l'association libanaise Meem, un groupe de lesbiennes, femmes bisexuelles ou en questionnement et personnes trans. Avec des articles en anglais et en arabe.

Notes

[1] Même si on n'est pas obligée d'utiliser le terme blogosphère, mais moi j'aime bien, ça fait hype 2.0.

jeudi, avril 2 2009

En vrac

Et ouais, ça faisait longtemps que j'avais pas fait un billet inutile dans le genre.

Concernant ce blog

J'ai rarement eu l'habitude d'avoir beaucoup de commentaires sur ce blog, mais j'en ai un peu plus qu'il y a un certain temps. Du coup, ben j'ai décidé d'assumer une politique relativement répressive (on est communiste autoritaire ou on ne l'est pas, hein).

moderation.jpg

En gros, pour citer la page «À propos» que j'ai mise à jour en conséquence :

Bien que je pense qu'il est utile qu'il y ait des espaces pour éduquer les gens qui n'ont pas forcément beaucoup d'éducation sur les sujets féministes et trans', même lorsque cela peut être un peu «chaud», ce n'est pas la vocation première de ce blog.

Autrement dit, s'il est possible d'exprimer des désaccords avec ce que j'ai dit, un certain nombre de choses ne sont pas tolérées :

* les propos racistes, sexistes ou homophobes ; même lorsqu'ils ne le seraient pas «assez» pour être légalement condamnables ; * les propos transphobes, et cela inclut le fait d'utiliser sciemment le mauvais genre pour parler de personnes trans' ; * les insultes.

Par ailleurs, mon anti-spam et moi supprimons aussi les spams. Lui comme moi pouvant faire des erreurs (surtout lui, quand même), il n'est pas impossible que des commentaires soient «mangés» par mégarde, même si j'essaie de vérifier.

Juste pour que ce soit clair.

Pour continuer dans la transparence bloguesque, je crois que c'est la semaine dernière que Vendredi m'a proposé de prendre un article de moi (à propos de l'autre chanteur dont tout le monde parle en ce moment). J'ai un peu hésité à accepter ou pas, mais ils m'offraient 50€ et en ce moment je n'ai pas trop envie de refuser. Oui, je suis vénale.

Par ailleurs j'ai ajouté une petite phrase à la con dans la colonne de droite qui est aléatoire. C'est gadget, je sais, mais on est féministe bling-bling ou on ne l'est pas.

Journée de la jupe

J'hésitais à parler de ce sujet, surtout que je n'ai pas vu le film, mais après la lecture du billet de Mademoiselle, Une jupe sur une jambe de bois, que je trouve fort pertinent, et de ses commentaires, que je trouve pour certains fort moins pertinents, mais qu'importe.

En dehors de l'aspect racisme à cibler spécifiquement le sexisme quand il est «pas bien d'chez nous» j'avoue que je suis relativement mitigée sur cette histoire.

D'un côté, je considère que c'est effectivement important de militer pour que la «féminité» ne soit plus dévalorisée (voire, à terme, que la notion de «féminité» ne soit plus, tout court, mais c'est un autre débat) et qu'on puisse effectivement porter des jupes sans se faire emmerder, siffler, etc. Et j'ai du mal avec l'impression que j'ai parfois dans le mouvement féministe que je suis d'une certaine façon pas vraiment féministe parce que je suis trop féminine (bon en tout cas avec «on» au lieu de «je», parce que vu mon fétichisme pour le treillis et les rangers, j'ai assez rarement ce reproche[1])

D'un autre côté, quand je lis :

Car la partie n’est pas gagnée. Il note les signes de coquetterie qui disparaissent au collège pour une tenue «unisexe» et les «baskets-blouson pour être tranquille».

Ça me met vraiment mal à l'aise, parce que j'ai quand même l'impression qu'il faudrait que les filles soient coquettes et n'aient surtout pas de tenue unisexe.

Et puis bien sûr, la jupe, c'est bien que les filles puisent en mettre, mais ça ne va pas être pour les garçons, quand même : on ne va pas les forcer à se dégrader en s'habillant comme des femmes, berk. Faut pas déconner.

Pour continuer dans le genre qui me met mal à l'aise, il y a aussi un commentaire en réaction à un billet d'Olympe sur le printemps de la jupe :

Dans mon village, au collège de mon fils, il y a la journée chique. Chaque élève s'habille chic, le garçon en costume, la jeune fille en robe, le tapis rouge est déroulé, la politesse et la courtoisie sont de mise, et l'élève le mieux habillé et le plus courtois est récompensé.

Mon fiston prend cet évènement très au sérieux et il aime bien car c'est un moment de sérénité où chacun prend soin de respecter l'autre.

J'ai l'impression qu'on serait censée dire «ouah, trop bien, quelle promotion du respect» mais... euh, sérieusement, ça me donne juste envie de dire «au secours». Ça ressemble plutôt à un cauchemar qu'à un rêve, pour moi...

Notes

[1] Sauf sur Internet, quand je dis que je suis trans' et qu'on m'imagine bizarrement forcément avec 15 cm de talon, une mini-jupe affriolante et un maquillage même pas râté.