Et régulièrement, ils participeront à notre liquidation, notre humiliation, notre invisibilisation, notre infériorisation, en nous expliquant qu'il ne s'agit jamais que de «maladresse», d'acte légèrement «déplacé», mais qu'il n'y a pas mort d'homme, que ce n'est pas un comportement de dominant, que ça partait de bonnes intentions, qu'ils ne pensaient pas à mal ; et ils nous reprocheront notre manque de politesse, notre hystérie, notre colère, notre absence de compréhension, notre extrémisme et notre violence ; ils nous expliqueront qu'avec un peu de douceur, de gentillesse, ils seraient plus à même de se corriger et d'amender leurs «erreurs».

Qu'ils aillent se faire foutre.

Je pisse sur cette gentillesse et sur cette douceur. J'aimerais avoir le privilège de pouvoir restes polie et calme et d'être écoutée et entendue, mais dans un monde où ils ne comprennent que la douleur, je ne vais pas tendre l'autre joue.

(Librement inspiré d'une citation de Carbone Modifié que j'aime bien)