La suspension de la semi-liberté de Jean-Marc Rouillan vient d'être confirmée en appel. Ce n'est pas forcément une décision très surprenante, mais ça n'en fait pas moins chier.
Je trouve ça quand même ironique, qu'on renvoie un type en détention parce qu'il a osé insinuer qu'il ne crachait pas sur tout ce qu'il avait pu faire, alors que, quelques semaines plus tôt, un type comme Vanneste était être «blanchi» de ses accusations d'homophobie au nom... de la liberté d'expression.
Bien entendu, il fallait comprendre : la liberté pour le dominant d'exprimer son mépris pour les dominé-e-s, la liberté d'expression de celui qui est du côté du manche, la liberté d'expression de l'oppresseur pour dénigrer l'opprimé-e, et jamais l'inverse.
Et pendant ce temps, deux autres personnent restent, elles aussi, en taule, Julien Coupat et Yldune, les terroristes des caténaires, sur des preuves assez fumeuses. Mais il est vrai qu'ils ont édité un bouquin anarchiste, alors...
Liberté d'expression hein ? En tout cas lorsqu'il s'agit de les considérer comme des terroristes ; pas, manifestement, lorsqu'il s'agit de les défendre, comme l'ont démontré les arrestations et perquisitions menées contre un comité de soutien belge aux arrêtés du 11 novembre.
Alors évidemment, ça met en colère, mais je vais éviter de le dire trop fort, pas envie de finir au poste.
Et merci de ne pas laisser de traîner de copies de ce billet près des voies ferrées.