Voilà, je me disais que ça faisait trop longtemps que j'avais pas fait de billet typiquement bloguesque, donc afin de satisfaire mon côté narcissique, en voici un.
Hier, donc, je suis allée chez le coiffeur. Ça faisait un certain temps que j'avais envie de changer un peu de coiffure ; cette envie avait culminé la nuit de la veille, à deux heures du matin, quand j'ai décidé de me couper les cheveux moi-même.
Alors les conseil beauté d'Ellie pour se couper les cheveux, en fait, c'est assez simple :
- On mouille tout (le shampooing est accessoire)
- Pour la frange, on rassemble toute la frange en une espèce de grande mèche au milieu. Ensuite on sort les ciseaux, et on coupe.
- En théorie, une fois qu'on resépare la mèche, ça permet d'avoir un joli dégradé (les cheveux loin du centre sont un peu plus longs que ceux au centre). En pratique, il y a toujours des mèches qui arrivent à dépasser, mais on vit avec.
- Pour couper derrière, c'est tout aussi facile : il suffit d'attacher les cheveux avec un élastique, et puis on reprend les ciseaux et on coupe juste après l'elastique. Là aussi, c'est censé donné un joli dégradé ; là non plus, ça ne marche pas vraiment en pratique.
Bref, toujours est-il que j'étais moyennement satisfaite du résultat, et que j'ai décidé de laisser faire les pros.
Donc, je suis allée chez un coiffeur où y'avait pas besoin de rendez-vous, et c'est une coiffeuse qui s'est occupée de moi. Alors là, je me dis que c'est un peu comme chez la dentiste, où j'étais retournée après des années d'évitement, je me suis dit qu'on allait me reprocher le laisser-aller et l'état déplorable dans lequel j'étais[1].
Alors d'abord, il y a le shampooing. Normal, quoi. Sauf que, là, elle veut me faire un soin en plus. Comme je sais pas dire non, ben, je dis pas non, pis comme ça en plus j'aurais les cheveux châtoyants et resplendissants. Et là, y'a la question : «vous faites des soins, de temps en temps» ?
Là, je me dis que, bon, ça a vaguement l'air de rendre les cheveux châtoyants vu le nom, j'ai aucune idée de ce que c'est. D'où une hésitation dans la réponse :
- C'est pas faux (mais là je suis quand même censée répondre par «oui ou non»)
- Ben, je mets du shampooing, c'est déjà pas mal, non ? (mais là je passe vraiment pour la plouc de service)
- Oh oui, bien sûr (mais là vu qu'elle est pro du cheveu elle va peut-être voir qu'en fait mes cheveux sont pas super bien soignés et que du coup me fous de sa gueule)
- Euh, pas souvent.
J'opte sagement pour la réponse 4, qui me permet d'accéder à la partie coupe, qui se passe sans problème.
Ensuite, elle me demande si je veux qu'elle me les lisse. Et je me dis «cool, j'ai toujours rêvé d'avoir les cheveux lisses». Donc je dis oui.
Là, vient encore une question piège : «vous les lissez régulièrement ?» et là, ahah, je suis quand même vachement fière, parce que je m'étais achetée un machin à lisser pas cher (alors que j'ai encore jamais sorti mon sèche cheveux de la cantine depuis mon dernier déménagement, mais bon...), et que je m'amusais de temps en temps à me lisser les mèches de devant (pas le reste, trop chiant). Donc je suis en mesure de répondre : « Oui, j'ai un lisseur, mais pas souvent.» Ce à quoi elle m'explique qu'effectivement, ça les abime et qu'il faut éviter, ce qui me fait dire que c'était vraiment la bonne réponse («Oui, mais j'ai la flemme» l'aurait peut-être moins fait).
Enfin bref, tout ce billet absolument inintéressant pour dire qu'hier, j'avais les cheveux super lisses. Et que je me suis rendue compte que c'est comme dans les contes de fée, où quand les voeux se réalisent ils tournent super mal : en fait, j'aime pas avoir les cheveux lisses. J'ai l'impression d'avoir une perruque, ça fait chelou. Je me suis quand même prise en photo avant de commencer à essayer de les secouer dans tous les sens pour les délisser, mais rien n'y a fait avant que je prenne une nouvelle douche.
Voilà, et donc pour vous récompenser d'avoir lu toutes ces réflexions inutiles, une photo (inutile aussi) de la coiffure en question [2] :

Notes
[1] Bon, le passage «coiffeur» était moins pénible que le passage «dentiste», surtout que j'en ai toujours pas fini ; même s'il y a un côté excitant à voir quelqu'une enfiler un gant en latex et annoncer «avec celui-là, ça va vibrer».
[2] De dos toujours, parce que, 1) la coiffure fait un peu plus butch de dos, et que j'intériorise vachement le truc comme quoi il faut pas que je sois trop féminine, et tout ça et, 2), parce que je suis parano et que montrer mon visage sur mon blog public, non merci.