Y'a pas que des soutifs que j'ai envie de brûler
Par Butch Cassidyke le mercredi, décembre 28 2011, 05:14 - Réflexions - Lien permanent
Ce que j'aime bien, avec les fêtes de Noël, c'est aller faire les magasins,
parce que je suis une sale consumériste aliénée. Ben ouais, j'assume. Et j'aime
bien m'acheter des fringues. Sauf qu'en fait, pour ça, faut que je puisse, d'un
point de vue technique, m'acheter des fringues. Ce qui ne marche pas quand les
vendeurs de fringues sont des gros minces bâtards grossophobes,
c'est-à-dire dans 95% des cas (surtout que, comme le deuxième truc que j'aime
bien avec les fêtes de Noël, c'est la bouffe, bon, je vous fais pas un
dessin).
Prenons les soutifs, par exemple. J'ai un scoop, pour les fabriquants de soutifs : le fait d'être grosse sans avoir de gros einss[1] ne veut pas dire que j'aime le beige ou le blanc. J'ai un certain standing, tout de même.
Par ailleurs, je crois qu'il y a une chose qui m'énerve plus que les saloperies de magasins à brûler qui ne vendent que des fringues qui s'arrêtent au 40, c'est les magasins qui affichent sur leur devanture un joli panneau «rayon grandes tailles», et qui ont effectivement plein de fringues en L, XL et tarpin-de-X-L, et pour qui un truc «XXXL», c'est, genre, du 42-44.
Non, mais sérieux, quoi. Ça fait vraiment «non seulement je ne vais pas m'abaisser à vendre des fringues pour toi, sale grosse, mais en plus je vais bien te faire comprendre que ton tour de taille est absolument inenvisageable y compris dans un rayon grande taille».
(Oui, je sais, vu la période ça aurait peut être été plus pertinent politiquement de faire un billet pour critiquer les fêtes de Noël, aspect capitaliste, valorisation de la famille, tout ça, mais comme le père Noël est gros je l'épargne pour cette année.)
Notes
[1] Voire d'être grosse tout court, mais j'ai l'impression que pour mon tour de poitrine, il y a un tout petit peu de choix un bonnet au-dessus.
Commentaires
"new look" va jusqu'au 46 ou 48
un grand rayon et c'est pas moche
(ça s'appelle "inspire" le rayon)
ils font aussi 6 longueurs de pantalon, des jambes très courtes aux très longues
bises
"j'en ai marre que l'argument ultime pour me refourguer une fripe soit "et puis t'as moins l'air de ce que tu es là-dedans"."
Habsolument ! Et je ne saurais mieux dire.
Pour ma part, j'ai dans ma défroque tout à fait l'air de ce que je suis, savoir une vieille bab hargneuse et butée, et il faut dire que personne ne me le conteste. D'ailleurs je mords.
Mais comme je l'avais déjà dit, eh ben pas facile non plus de trouver de nos jours des fringues avec de vraies couleurs, vives et violentes, qui ressemblent pas à celles des carrosseries d'autos, quoi.
Plume