Enfants de Mars et de Vénus : le premier épisode
Par Ellie le lundi, mars 8 2010, 04:40 - Enfants de Mars et de Vénus - Lien permanent
Un petit billet pour annoncer la publication du premier épisode (ou plus exactement du zeroième épisode) d'Enfants de Mars et de Vénus, roman policier fantastique lesbien publié sous forme de feuilleton tous les lundis.
Pour celles et ceux qui voudraient avoir le résumé de l'intrigue :
Au départ, quand Lev se retrouve avec une jolie blonde dans son lit, elle est plutôt contente.
Manque de pot, ensuite, tout va de travers : non seulement elle apprend que la fille avec qui elle vient de coucher est une transsexuelle non opérée, mais il se trouve qu'en plus elle est suspectée d'être une tueuse en série.
Du jour au lendemain, Lev se retrouve alors recherchée par les forces de Police, une secte occulte, des skinheads nazis et des cauchemars bizarres.
Et, à force de la chercher, ils risquent bien de la trouver.
Comme vous l'aurez sans doute noté, j'ai décidé de publier ce roman sur un autre site plutôt qu'ici ; par contre j'ai aussi estimé que ça pourrait être cool de livrer quelques réflexions sur mes dilemnes d'écrivaine (d'un point de vue féministe, pas «alors, j'ai galéré niveau répétition parce que trouver des synonymes c'est pas mon truc»).
Et du coup, je commence tout de suite, mais comme ça peu gâcher un peu le suspens, je recommande de lire l'épisode avant de regarder la suite.
Je dois dire que je suis un peu mitigée sur l'introduction de ce roman. Le problème - qui se retrouve dans d'autres endroits du roman - est que j'aime bien jouer avec les stéréotypes qu'on retrouve dans la fiction, mais que je ne suis jamais sûre de comment ça peut être pris.
En l'occurrence, le roman jouant pas mal avec certaines représentations des trans et certains clichés du genre «tromperie sur la marchandise», de la trans qui meurt systématiquement, je trouvais que placer cette scène au départ était une façon de lancer la thématique.
Et d'un autre côté, je ne peux pas m'empêcher de penser que les filles trans qui se font buter parce que le type attiré par elles a découvert qu'elles étaient trans, ou les violences conjugales, sont un sujet grave et que je ne devrais pas utiliser ça pour déconner ou en faire un élément scénaristique.
Du coup j'étais un peu réticente à l'idée d'inclure cette ça, surtout au tout début. Le truc, c'est que j'aime bien la structure en «flash-back» avec une situation pourrie au départ et dont on se demande à la fois comment on a pu en arriver là et comment ça va vraiment se terminer. Y compris quand c'est fait façon «série B» et que le suspens est relativement plus limité.
Et puis bon, j'espère que ça lance le truc de manière un peu punchy.
Commentaires
Le lien marche pas!!!*fait ses yeux de cocker*
Non en fait j'ai rien dit tu viens de le mettre en ligne ;)
Ouais, y'a eu une petite merde au moment de la mise en ligne, désolée.
Ecrivant moi-même à mes (nombreuses) heures perdues, je comprends tout à fait ton dilemne. Le politiquement correct n'a que peu d'intérêt, car il flirte avec la censure. Mais le politiquement incorrect n'est pas aisé à manier, parce qu'il se rapproche de certains clichés, et parce qu'on ne peut pas s'empêcher de penser qu'on va peut-être trop loin justement...
Finalement, dans tes textes, ce jeu des stéréotypes est à la fois ce qui me plait et ce qui me déplait. Ca a un côté parodique et grinçant (ça j'aime) mais en même temps par moment je trouve que ça fait trop... scène de film.
Enfin si ça peut te rassurer, les pours pèsent plus que les contres :)
En tout cas, moi, je kiffe.
Et puis faire un roman sans jouer sur les stéréotypes (ne serait-ce que pour les contredire ou les interroger), c'est à peu près impossible, non ? Tu n'écris pas à partir de rien, tu as un arrière-plan culturel partagé par ton lecteur, tu ne peux pas t'en abstraire comme ça, je pense...
Jordi: oui effectivement, surtout que même si je parodie parfois, je reste quand même vachement influencée par tout un tas de trucs (des films effectivement, des bouquins, etcaetera) qui sont pas forcément des plus intellos ou des plus révolutionnaires. (Ce qui explique que ça fasse «scène de film» par moment, comme dit Prose, mais ça j'assume assez :o) )
Après ce que je trouve difficile c'est d'admettre qu'un texte «marche» mieux (du point de vue évidemment d'un certain nombre de codes propres au genre en question) s'il correspond un peu moins à ce que je mettrais si j'écrivais un essai politique.