En vrac : Radio / Pisse-debout
Par Butch Cassidyke le mardi, novembre 24 2009, 19:39 - Inclassable - Lien permanent
Radio
Alors, comme ça fait longtemps que je n'en ai pas fait la pub, je rappelle
que les Flamands
Roses, association transpédégouine groupe d'expression gaie et
lesbienne[1], animent toutes les semaines, le dimanche de
21h à 22h une émission, Homosapiens, sur Radio Campus, que vous pouvez soit écouter en
mettant votre radio sur 106,6FM si vous êtes dans la région lilloise, soit en
allant sur le site et en téléchargeant les archives.
Le dimanche dernier, on a parlé du Transgender Day of Remembrance, de la journée contre les violences faites aux femmes, et de la soirée Born In Flames qui avait eu lieu la veille. Vous pouvez télécharger l'émission ici pendant un mois.
À noter, sur Lille, qu'il y a aussi l'émission de radio Elles Causent, qui passe aussi sur Radio Campus le vendredi, de 20h à 21h (en alternance avec l'émission anarchiste «La voix sans maître» animée par le GDALE les autres vendredis).
Et ailleurs que sur Lille, je vous encourage à écouter aussi :
- Body Freaks, sur Radio Libertaire ;
- On est pas des cadeaux et Radio Lilith sur Radio Canuts.
Et sans doute plein d'autres que j'oublie :)
Atelier «fabrique et customise ton pisse-debout»
Il n'y a pas très longtemps, il y a eu au centre LGBT de Lille un atelier Fabrique et customise ton pisse-debout, dans le cadre du festival «Ô mots». Et vous pouvez y voir un compte-rendu, ainsi qu'une vidéo assez sympas, sur le site d'Urban Porn.
Du coup je ne vois pas grand chose à rajouter, si ce n'est que c'était un moment assez sympa, que j'ai appris à me servir d'une mini-perceuse[2], que je ne vois plus maintenant les cintres de la même manière (le pisse-debout se faisant à partir d'un cintres à large bords dont on coupe un bout) et que, comme j'avais déjà un pisse-debout fonctionnel[3], j'ai surtout fait de la customisation, avec un pisse-debout qui, j'en ai peur, n'est pas très utilisable (y'a des clous partout).

Sinon, j'ai une question existentielle : au pluriel, on dit quoi ? Des pisses-debout ? Des pisse-debouts ? (Quoi, c'est pas encore dans le dico de l'académie ?)
Notes
[1] Ben oui, c'est la description officielle. Mais par exemple y'a des trans quand même (et même des bis), contrairement à plein de trucs LGBT où le «T» est surtout là pour faire joli (bon, moins maintenant, quand même).
[2] Alors que je suis quand même hyper perceusophobe, à la base. Je ne sais pas pourquoi, ça me rappelle toujours vaguement mes séances de dentiste. Maintenant que j'ai vaincu cette peur, je sens que je peux affronter la suivante : celle de la scie.
[3] Et juste pour préciser, ce n'est pas un jeu de mot trans pour dire que je ne suis pas opérée : je parle d'un «vrai» pisse-debout, acheté d'ailleurs au Centre Culturel Libertaire de Lille pour 3€, si y'en a que ça intéresse et qui sont pas très «Do It Yourself».
Commentaires
Le verbe et l'adverbe sont invariables, donc "des pisse-debout".
Bon, y'a toujours quelques irréguliers : au pire, le mot deviendrait l'un des cauchemars orthographiques de la langue française.
Mais du coup, il se ferait haïr, et ça risquerait encore de créer un backlash.
mais pourquoi vouloir absolument pisser debout ? je trouve pas ça des masses pratiques ... les gens cherchent toujours et partout à s'asseoir, à la recherche de la "place assise", dans le métro, le bus, les administrations, etc. ... et même quitte à jouer des coudes brutalement parfois pour pouvoir poser ses fesses comme on dit ... mais pour soulager sa vessie ... là on doit revendiquer de rester debout ;o) j'avais lu des histoires de pisse debout chez des féministes, il parait même que ça se vend pour les femmes (bon peut être si il n'y a que des toilettes façon urinoir où elles doivent aller mais alors ça doit être "fun" ^^ de se retrouver avec cet ustensile à côté d'un type en train de faire son petit pipi tranquillou ... enfin 'fun' ... perso j'oserais pas ;o(
Ben, parce que bien souvent, les lunettes de toilettes sont repeintes à la pisse :p
Ce qui ne rend pas en soi le pisse-debout indispensable, dans la mesure où on peut pisser debout mais dos à la cuvette. Enfin, on, c'est moi, mais je suppose que ça marche aussi pour ma prochaine.
Ceci dit, quand il y a de looongues minutes d'attente aux toilettes "femmes", et que les toilettes "hommes" sont juste assez peuplées pour que les dits hommes ne laissent pas de créneau où utiliser "leurs" toilettes...
Ben, y'a souvent quand même des pissotières de libres, et, là, je le regrette, l' "ustensile" (ça doit effectivement intimider un peu la première fois, mais après tout, c'est une habitude à prendre, un peu comme utiliser les toilettes non-assignées à son sexe ou genre apparent)
Sans compter les bars où les toilettes fermées sont payantes (voire hors-service), et la pissotière gratos : pour en avoir utilisée sans pisse-debout, je peux garantir que c'est pas pratique.
Bref, j'ai pas d'autres grandes réflexions à faire sur ce sujet.
La copine qui animait cet atelier disait qu'elle avait trouvé ça vachement pratique dans des randonnées ou des trucs comme ça où il n'y a tout simplement pas de toilettes disponibles...
Après bon, je trouve quand même que faire pipi debout dans un urinoir à côté de mecs, ou contre un arbre demande une certaine confiance en soi (ou de le faire avec des potes), parce que je trouve qu'il y a aussi vachement le côté prise de place et rapport à l'espace public qui n'est pas juste une histoire d'aspect pratique ou anatomique...
D'après la dernière réforme de l'orthographe, qui est absolument confidentielle (tu m'étonnes), vu les règles d'accord des noms composés, ça doit être "pisse-debouts".
A part ça, je pense que pour les gens normaux (c'est-à-dire qui se foutent des réformes orthographiques de l'Académifrançaise), ça doit être invariable.
Bin non, il ne peut pas y avoir plusieurs "debout", c'est un état... et quel que soit le pisse-debout, c'est toujours le même état "debout"...
Donc des pisse-debout... Enfin je crois...
Bon, sinon je suis ultra déçu de n'avoir pas participé à l'atelier, surtout que les pisse-debout sont dans la vitrine du CGL, et qu'à chaque fois que je passe devant je me dit "Ouah! Qu'est ce que c'est joli! J'aurais bien voulu en faire un....."
Sinon, les premiers à en vendre en boutique en France, c'était le vieux campeur, donc effectivement une chaine de boutiques pour la randonnée.
Après vérification sur cette réforme : "2) Le singulier et le pluriel des noms composés comportant un trait d’union :
Les deux éléments des noms composés d’un verbe et d’un nom ou d’une préposition et d’un nom restent au singulier quand le nom composé est au singulier. Au pluriel, seul le second élément prend la marque du pluriel : un pèse-lettre, des pèse-lettres ; un abat-jour, des abat-jours. Cependant, quand l’élément nominal comporte une majuscule ou quand il est précédé d’un article singulier, il ne prend pas de marque de pluriel : des prie-Dieu, des trompe-l’œil, des trompe-la-mort."
http://www.academie-francaise.fr/la...
Ca ne concerne donc que les noms. D'un côté, ça me rassure ; de l'autre, c'est bien dommage pour moi, qui me voyais déjà hurler au complot de l'Académie française contre ma personne... "Il suffit que j'envoie un post sur l'orthographe pour qu'elle fasse passer des réformes débiles, elle me harcèle, me hait"... Raté !
Bon, sinon, j'avoue que j'avais même pas pensé aux situations d'extérieur sans toilettes, sinon ; c'est vrai que ça peut être bien pratique.
Et je plussoie, il faut évidemment une bonne confiance en soi/capacité à s'imposer pour l'utiliser dans des toilettes "publiques", bien plus que pour simplement utiliser les toilettes "hommes" quand on est "fâme" (ce que beaucoup n'ont déjà pas l'air d'oser faire).
Mais bon, d'une certaine façon, ça "se travaille" au fil du temps ; à grand renfort de vessie douloureusement pleine, toilettes femmes bondées, et toilettes hommes hors-service/occupées. L'apprentissage par la violence, quoi.