Je ne suis pas une théorie
Par Ellie le vendredi, octobre 23 2009, 22:39 - Réflexions - Lien permanent
Ceci est une lettre ouverte, destinée à tou·te·s les féministes, les queers, les révolutionnaires et autres progressistes en tout genre qui vénèrent, idolâtrent et, en fin de compte, exotisent les trans, vantant leur extrême subversivité d'un côté et de l'autre, les grondant et les paternalisant pour leur soi disant adhésion aux normes de genre.
Ceci est destiné à la personne qui m'a expliquée que, si j'étais féministe, je ne devais pas suivre d'hormonothérapie, parce que tout de même, c'était céder aux sirènes des normes de féminité ; à celle qui me trouvait subversive mais refusait de m'appeler «elle» parce que quand même, elle n'allait pas s'emmerder à retenir ça, et qu'il fallait bien comprendre, c'est pas évident ou (variante pseudo-queer) «ça déconstruit le genre»; à celle qui trouvait abominable l'idée que je puisse vouloir me faire opérer, sans prendre la peine de chercher à savoir si c'était effectivement le cas ; et, de manière plus générale, à toutes celles qui m'apprécient comme on peut apprécier les lions ou les girafes : c'est-à-dire, au zoo
Je sais - je pense - que vous ne vous considérez pas comme ces mecs hétéros qui se branlent sur des trans dans la pornographie straight, parce qu'une fille à bite, c'est vraiment trop «cool», bizarre et exotique, parce que ça permet de jouir sur une pseudo-subversion, à condition que celle-ci ne remette pas en cause les privilèges des dominants. Je le sais bien, que vous pensez être très différent·e·s, mais moi, je vous trouve assez semblables. À un détail près, c'est que le translover de base, lui, ne brandit pas ça comme un étendard et a plutôt tendance à le cacher, à en avoir honte. Vous, non, vous en êtes fi·er·ère·s et clamez sur tous les toits à quel point votre «acceptation» des trans fait de vous quelqu'un·e de bien.
Sauf qu'en fait, ce n'est qu'une arnaque, et votre soi-disant «acceptation», voire idolâtrie, n'est qu'une façade qui s'effrite rapidement dès que vous réalisez que, dans nos vies réelles, nous ne sommes pas toujours à la hauteur de vos fantasmes de subversion par procuration.
Je voudrais juste vous faire passer un petit message, très bref, dont j'apprécierais beaucoup qu'il rentre dans vos crânes :
JE NE VISPAS POUR VOUS.
Ma vie n'est pas destinée à ajouter un peu de sel, d'amusement, de piment ou de «subversion» dans les vôtres.
Mon identité et mon corps ne sont pas là pour que vous puissiez trouver cela génial ou, au contraire, me reprocher de «renforcer les normes de genre» parce que je me définis d'une certaine manière ou parce que je modifie certaines parties de mon anatomie.
Mon genre n'est pas à votre disposition pour que vous puissiez jouer avec, pour que vous puissiez trouver amusant de m'appeler «ille», «il/elle», etc. après que j'ai dit très clairement vouloir être appelée dans un féminin on ne peut plus classique. Si vous trouvez cela trop binaire pour vous, pas assez «queer», si vous voulez «déconstruire le genre» déconstruisez le vôtre. Sinon, cela a un nom, et ce nom n'est pas le mot «queer» ni «déconstrution» mais un autre, beaucoup plus banal : «oppression».
Les parties de mon corps qui sont intimes ne le sont pas moins parce que je suis trans ou parce que vous les considérez comme potentiellement «fausses». Par exemple, non, ce n'est pas subitement correct de demander ce que j'ai entre les jambes, si mes seins sont vrais, ou si je prends des hormones, alors qu'on n'est pas potes, juste parce que je suis trans et, par conséquent, que vous estimez que ces informations doivent être à votre disposition.
Mes choix n'ont pas à valider les vôtres, même si ça vous défrise, même si vous pensez que vraiment, quand même, ce serait mieux si je faisais ci, ou ça, si je suivais en marchant au pas les critères de soi-disant «émancipation» que vous voulez imposez.
Les troubles que vous pouvez ressentir face à moi, aux personnes trans, ou aux sujets trans de manière générale, sont vos problèmes et pas le mien : je ne suis ni une psy destinée à entendre tous les dilemmes que vous pouvez avoir, comme si c'était moi qui en étais responsable et pas votre transphobie ; ni une curée censée vous donner l'absolution lorsque vous confessez un préjugé ou un autre.
Je ne vis pas pour vous. Pas plus que je n'ai envie d'être l'objet de fantasmes sexuels pour des straights en quête de sensations fortes, je ne veux pas être l'objet de vos fantasmes pseudo-révolutionnaires. Je ne suis pas votre «Barbie® subversive». Bref, je ne suis pas une théorie ; apprenez à vivre avec, ou vous allez devoir réaliser que la semelle de mes godasses est, elle, bien concrète.
Commentaires
VLAN.
Très bon coup de pompe !
+1
Et je dirai même plus très bon coup de Rangers ;)
Tu sais décidément trouver les mots justes.
cette lettre ouverte devrait pouvoir être diffusée à tous les publics, notamment ceux et celles qui ne viennent pas forcément sur ton site pour avoir une chance d'apprendre et de comprendre que nous avons droit au même respect et à la même intimité que tout le monde…
Ce n’est pas la première fois que tu écris des mots si justes qu’ils mériteraient d’être largement diffusés.
Le seul point faible de tes billets, c’est leur emplacement. Ici sur ton site (que j’adore), tu prêches plus ou moins des convertis.
C’est facile de dire ça pour moi : contrairement à toi, je ne fais rien de spécial pour faire avancer les choses… à vrai dire, je ne sais pas trop quoi proposer pour arriver à informer des gens sur un sujet qui manifestement ne les intéressera jamais tant qu’ils n’y seront pas directement confrontés (et encore !!!)
Tous ces gens qui ne taperont jamais « transgenre » sur un moteur de recherche sont pourtant ceux et celles à informer en priorité (même si ce n’est absolument pas notre rôle)…
Comment faire ???
En tout cas merci et bravo pour ton travail !
Bises !
MERCIII!!!
C'est peut être le genre de texte que j'aimerais écrire et jeter à la face de ces universitaires blondes blanches et hétéras qui, il y a un an et demi, m'ont expliqué ce qu'était le "féminisme non-blanc" et pourquoi je devais y adhérer, cela malgré moi, malgré le fait que je ne me sens pas "non-blanche", que je ne les ai pas attendues pour vivre de manière politique mes origines.
En ce qui me concerne, je ne suis pas une théorie de l'articulation "sexe-race-sexualité"!
Donc, encore une fois, merci pour ce que tu écris.
S.
Je ne saurais mieux dire. Les abus et les agressions exotisantes (et pas qu'envers les trans, comme le souligne Sapito, loin de là !) se multipliant dans le milieu depuis quelques temps. Et tournant d'ailleurs à l'agression basique plus du tout exotisante et pseudo-bienveillante dès qu'on se rebiffe.
M'est-il ici permis de faire de la pub pour mon petit blog, sur lequel il en est un peu parlé, entre autres sujets épineux ?
http://lapetitemurene.over-blog.com
Pluplume
Un texte incisif et percutant dont je partage totalement le message: un rejet radical
des donneurs/ses de leçon es militantisme en tout genre, et de l'oubli des personnes et de leur vie singulière, derrière le symbôle, la théorie, l'exemplarité, bref une chosification et une injonction bien pensante à assumer une posture de radicalité permanente.
Cette non prise en compte des personnes ni de leurs désirs profonds, avec ce que celui ci peut charrier de contradictoire, de mouvance, d'histoire de vie spécifique et unique est effectivement un non respect aussi fort et AUSSI nocif que l'injonction traditionnelle de la norme.
Ce qui est vraiment subversif, révolutionnaire c'est d'éclater els cadres contraints, de "brouiller les genres", de refuser l'assignation et le binarisme imposé depuis des millénaires: jeune/vieux, homme/femme, sain d'esprit/fou, homo/hétéro/, gros/mince, etc.. Dès lors affirmer sa diffèrence, sans excès d'honneur ni indignité constitue LE vrai pas en avant comme libération pour tous les diffèrentEs, pour toutes celles et ceux qui subissent un exclusion de par ce qu'ils/elles SONT, ressentent, vivent.. en dehors des autoroutes balisés de la norme sociétale.
Mais subir une pression pour être comme ci ou comme ça, parce que sinon justement on ne serait pas vraiment libéréE, en quelque sorte on trahirait la cause, est tout aussi enfermant.
C'est juste une nouvelle norme soit disant progressiste et feministo intellectualisante qui se substitue à l'ancienne.. rien de neuf sous le soeil. Peut être pire encore car dissimulée sous d'hypocrites oripeaux.
Le parrallèle au niveau du fantasme établi par Elly me parait donc juste.. L'idée de la Trans Barbie Révolutionnaire aussi.. La Transidentité se voit soumise à une injonction de ne pas "décevoir ses parrains et marraines" , comme hier l'ouvrier d'usine, le jeune de quartier ou l'immigré, chargés collectivement de vertues révolutionnaires. Sinon, gare..!
Poser celà, n'interdit évidement pas le débat, on peut parler de tout, les idées peuvent s'échanger, et les désaccords de point de vue être enrichissants.. Discuter, échanger n'est pas imposer et la parole doit rester libre, sur TOUS les sujets.Sans tabous.
Je ne prône surtout pas un monde bisounours où personne n'ose dire son point de vue de peur de déplaire à l'Autre.
Le débat oui, l'"imposition de la scholastique bien pensante, fut elle feministe, queer, "progressiste"... non car elle représente juste une autre aliénation/domination... le texte d'Elly le dit très bien.
juste un petit rajout concernant" les fantasmes": nous ne sommes pas que des purs Etres de Raison, mille fois heureusement, et le fantasme fait totalement partie de nous... de ce qui nous fait vibrer, agir.. le fantasme est le sel de la vie, et il n'y a aucune honte à ressentir d'avoir des fantasmes (du fetichisme sexuel sur tel ou tel look ou apparence au rêve révolutionnaire du grand soir, par exemple!)... simplement le fantasme peut et doit se conjuguer avec le respect de l'AUTRE.
Je prefèrerai toujours unE Translover à unE Hater!
Le fantasme n'est pas malsain.. tant qu'il ne conduit pas à chosifier l'autre.. sinon... c'est alors , poussé à l'éxtrême, la logique pathologique des.. Serial Killers qui ont besoin pour prendre leur plaisir et tuer de dénier toute humanité à leurs victimes qui en sont plus alors qu' Objets de leurs fantasmes. Idem des sectes et des idéologies totalitaires où l'individu ne compte plus.
C'est très bien dit et très bien écrit, je trouve ça tout à fait génial de voir enfin quelqu'un couper le sifflet de ces "révolutionnaires" qui veulent révolutionner le monde des autres sans même savoir ce dont les autres en question ont besoin, qui placardent le dernier courant de pensée à la mode et fustigent sans discernement ceux qui n'y adhèrent pas totalement.
Ces personnes ne cherchent au final qu'à brandir des étendards pour l'image que cela leur renvoie d'elles-mêmes sans se rendre compte de l'extrémisme dans lequel elles tombent petit à petit. La liberté de genre ne veut pourtant pas dire que le genre doit être aboli à tout prix mais bien que chacun est libre de revendiquer son genre, y compris un genre du système binaire homme/femme.
Tu as bien raison de clamer haut et fort ce que tant ressentent tout bas. Ce que tu dénonces là est précisément ce qui me rebute dans le milieu associatif au-delà des sempiternelles querelles de clocher qu'on y trouve toujours. J'avais envie d'écrire un texte de ce genre il y a quelques temps mais je pense que je n'aurais pas fait mieux, ici on sent vraiment le vécu et c'est touchant autant qu'interloquant.
Tout est bien, jusqu'à la dernière phrase "vous découvrirez ma semelle etc.."
En légitimant TA violence contre ceux qui ne t'acceptent pas, tu légitime de facto la violence.
Puisque TON combat mériterait de te battre, évidemment, eux aussi.
Même si tu en meurs d'envie, même si c'est une tournure littéraire pour montrer ton désaccord profond ou ton évnervement que tu viens d'expliquer, ça décrédibilise tout ton propos.
Alors comme tu disais, déjà, c'est une tournure littéraire, une chute. C’est assez excessif de le prendre comme équivalent à une pure menace. Et, quitte à te faire hurler : je trouve ça plus libérateur que discréditant.
« Symboliquement », une formule comme «vous allez devoir réaliser que la semelle de mes godasses est, elle, bien concrète » permet de se poser comme sujet, de sortir d’un rapport de force qui laisse les autres décider, selon leur bon vouloir, de tenir compte ou pas de ce qui est exprimé. Libres de continuer à piétiner la volonté et l’intimité de leur cible, sans conséquence aucune.
Poser que leurs actes peuvent aussi avoir des conséquences SUR LEUR PERSONNE, du coup, c’est important, voire nécessaire...
Je parle symbolique, mais ce n’est parfois pas différent dans le réél.
Faudrait arrêter de considérer la violence comme une espèce d'entité en soi, toujours identique, indépendemment du contexte, et d'en exclure tout ce qui n'est pas directement physique. Le texte d’Elly le montre bien.
Pour passer directement à l’exemple concrêt, autobiographons :
Quand j’étais en primaire, l’un des nouveaux, venant de la DDASS, a été entouré dès la première récré d’une foule le harcelant de « Alors ta famille, c’est pas tes vrais parents », « Tes parents te frappaient, ne t’aiment pas » et autres « Ils ont sûrement touché ton sexe » (quoique pour cette dernière, je ne sois plus sûre ; en tout cas, elle m’a été servie quelques mois après, quand je suis sortie avec.).
Sa réaction ? Un coup de poing dans le nez de la première personne à portée, parmi tout ce beau monde. Non seulement je ne vois pas ce qu’il aurait pu faire d’autre, mais en plus, ce fut efficace (cessation du harcélement). Et quand j’y repense aujourd’hui, ça me semble le moindre mal possible.
Mettre ce coup sur le même plan que celui d’un individu en mal de domination, sensations fortes, ou que sais-je d’autre est indécent (sans même parler de sa comparaison à des violences répétées et « dominantes »).
Si Elly est entourée de militant(e)s/gens incapables, au mieux, de la respecter un minimum, au pire, de l’ignorer et lui foutre la paix, je ne vais pas lui faire des leçons de morale et de savoir-vivre si elle balance une beigne à un type/une nana/autre 20 fois prévenu.
(d’ailleurs, Elly : vas-tu faire de ce texte une brochure et le filer aux différents groupes/individus ?)
Et je ne parle même pas des personnes tenant à tel point à la "non-violence", à la pureté morale, au point de refuser la légitimité d'une réponse physique à la violence physique (Erwan, je ne dis absolument pas que c'est ton cas, mais ça existe -et c'est particulièrement énervant à entendre dans certains contextes, pour ne pas dire plus).
Bon, j'arrête de tartiner de la page web pour l'instant, c'est déjà pas mal long
Ouah, j'ai jamais eu autant de commentaires en si peu de temps :)
Alors merci à tout le monde, et en vrac (ça va être le message hyper-lisible, je sens):
@Cammy: «Le seul point faible de tes billets, c’est leur emplacement. Ici sur ton site (que j’adore), tu prêches plus ou moins des convertis.» Vu les mots-clés, je pense qu'il y a quand même un bon paquet de personnes qui viennent uniquement par fétichisme porno sur les trans :o) Cela dit, je suis pas sûre qu'ils lisent le texte... Après diffuser plus c'est toujours compliqué, et je sais pas si ça peut prendre la même forme selon le public...
@sapitoverde et @plume: oui, merci de rappeler que l'exotisation ne s'applique -malheureusement- pas qu'aux trans et peut-être simplement à tout ce qui sort de l'«universel». (sinon, plume, non le lien vers ton blog me gêne pas, au contraire :o - par contre l'autre qui essaye de refourguer son lien sur le féminisme de droite à chaque billet commence à me lourder)
xavierpulpe: je suis pas experte en étymologie, mais au départ le mot translover était baucoup utilisé pour désigner spécifiquement les mecs qui fétichisaient les trans (mtf en particulier) avec des comportements vraiment relous. Après que des personnes dans le milieu LGBT ou voisin reprennent ce terme (ou le féminin "transloveuse") pour elles-mêmes, c'est leur choix, mais je pense qu'il faut assumer l'historique aussi. Mais ce terme mériterait peut-être un débat à part :o
arrakis: merci pour l'explication sur la violence, qui est mieux que ce que j'aurais pu faire. Après dans la vraie vie je pense que je suis vraiment pas violente, mais même comme ça le simple fait de dire «non» et de remettre en cause certaines choses est déjà perçu comme être violente et extrêmiste, alors bon...
Aaah, l'extrémisme violent (et gauchiste, anarchiste ou léniniste selon l'obédience de notre interlocuteur ou notre orga). Le plus cocasse étant qu'il est souvent collé à qui, ,dans un groupe "révolutionnaire", voudrait qu'on évoque l'idée d'un changement social radical, et pas seulement l'augmentation des salaires.
Ben oui, le salariat, c'est l'exploitation, mais le peuple/prolétariat peut pas comprendre, ça l'effaroucherait, c'est une petite chose très fragile.
Nous, c'est pas pareil, on est l'élite de l'avant-garde des gentils.
M'est avis que, pour certains militants, l'engagement est surtout un moyen commode de se sentir quelqu'un de bien et d'important.
On l'est déjà, puisqu'on est "engagé" : pas besoin de se fatiguer à changer et remettre en cause ses comportements, ni l'orga dont on fait partie (voire "pas besoin de venir aux actions pour lesquelles on s'est engagé(s), même quand le nombre est primordial).
En plus, ça voudrait dire qu'on n'est pas tellement pure-élite-d'avant-garde, et c'est intolérable.
Ce qui explique à mon avis (en partie), au sein des cercles militants, pas mal de réactions outrées, et niant l'existence de tout problème. Ou l'admettant vaguement, de loin, à demi-mot, mais en niant son aspect "structurel" ; en transformant un fait chronique en événement isolé et "non-signifiant".
J'ai hésité à mettre des exemples précis et vécus, mais je ne crois pas qu'ils aient beaucoup apporté à ce post (en plus, il est déjà assez long).
Je ne sais pas si "le simple fait ... violente et extrêmiste" évoquait spécialement les milieux "militants", mais la phrase a tilté mon petit cerveau et son vécu.
J'ai, du coup, un peu l'impression d'utiliser ces commentaires comme "défouloir" (pour celui qui suit comme pour celui sur "la violence", d'ailleurs). Mais je crois arriver, quand même, à argumenter et me faire comprendre.
Et puis, aborder ce sujet ("l'égo politique") me semble nécessaire, et pourtant très peu fait...
Je me demandais comment c'était (perçu) ailleurs, si j'étais juste tombée au mauvais endroit, mauvaises personnes, mauvaises orgas, mauvais moment...
Bref, du coup, j'ai vilement sauté sur cette petite phrase.
Juste un oubli, donc je me permets le double post : Quand j'écris "qui, dans un groupe révolutionnaire, voudrait qu'on évoque", je ne parle pas des réunions internes, mais bien sûr des tracts, affiches et brochures. Je ne sais pas si c'était très clair.
Et, même si "l'économique" reste le domaine le plus abordé, ça vaut aussi pour les autres thèmes.
ben mince, je suis tombée sur ton blog sans le faire exprès. Je le savais, pourtant, que tu en avais un.
Pour dire que je suis très contente de lire tes articles qui sont bons, quand même.