Extrait de roman : pas aujourd'hui
Par Butch Cassidyke le jeudi, septembre 10 2009, 00:54 - Littérature - Lien permanent
Toujours un extrait du roman «Enfants de Mars et de Vénus»[1] dont des extraits ont déjà été postés sur ce blog précédemment ici, ici, ici là, et là.
Alys et moi, on a fait la tournée de quelques bars ensemble avant de rentrer nous coucher. J’y suis allée mollo sur l’alcool, sachant que je conduirais la moto pour rentrer, mais on était quand même plutôt joyeuses lorsqu’on s’est dirigées vers elle, vers deux heures du matin.
C’était une putain de bonne soirée.
Une voiture chargée de mecs a entrepris de nuire à notre bonne humeur lorsqu’on a atteint la bécane.
« Hé ! a fait un mec par la fenêtre, alors que la voiture ralentissait. Le bois de Boulogne, c’est pas par là ! »
J’ai imaginé que cette remarque était destinée à Alys plutôt qu’à moi.
« C’est un mec ou une fille ? » a alors demandé un des potes au gars concerné. Là, je n’étais plus trop sûre de qui il parlait.
« Qu’est-ce que ça peut te foutre, trou du cul ? » a répliqué ma copine en lui faisant un doigt d’honneur.
Les mecs de la bagnole ont rigolé, alors que je faisais descendre mon sac à dos de mon dos.
« C’est un travelo, a repris le premier mec à avoir parlé. Allez, sucez vous bien, les pédés. »
J’ai grogné. Qu’on me prenne pour un mec, à la rigueur, j’étais habituée, mais qu’on insinue que je pouvais envisager de coucher avec un, ça avait le don de m’énerver.
Cela dit, je n’ai rien eu le temps de répondre, vu que la voiture a redémarré. J’étais toujours occupée à fouiller dans mon sac.
« Pfff, a soupiré Alys. Il y a des jours, on regrette de ne pas avoir un flingue sur soi.
— Ouais, mais pas aujourd’hui », ai-je répliqué en sortant le pistolet à gaz de mon sac.
Travelotte a ouvert de grands yeux alors que je visais la voiture qui s’était arrêtée à un feu rouge, une vingtaine de mètres plus loin.
« Tu ne vas quand même pas... », a-t-elle commencé, mais elle n’a pas ressenti le besoin de terminer sa phrase lorsqu’elle a vu un des pneus exploser.
J’ai eu le temps d’en faire deux autres avant que les mecs descendent de leur bagnole, à moitié effrayés, à moitié en colère. Du coup, j’en ai profité pour tirer quelques plombs sur leur plage arrière.
« Tu es complètement tarée », a commenté Alys alors que je rangeais l’arme et entreprenais de faire démarrer la moto.
Elle est ensuite montée derrière moi et a placé ses mains d’une façon sensuelle autour de mon corps.
« Je t’aime », a-t-elle ajouté à mon oreille.
C’était vraiment une putain de bonne soirée.
Voilà, et en fait pour être honnête ce qui m'a motivée à écrire ce passage c'est parce qu'aujourd'hui, c'est un de ces jours, et que moi, j'ai pas de flingue (et ça explique le manque de relecture /o\)
Notes
[1] Même si en fait je pense que je vais changer le titre, vu que je trouve que ça risque d'être lu comme assez binaire, Mars l'hôm et Vénus la fâme.
Commentaires
le nombre de fois où je me suis dit intérieurement "ah j'aimerais être Schwarzenneger ;o)" ou mieux encore ... Hulk ! bref faire appel à quelque chose qui s'appellerait un peu la "Justice" quoi... puisque cette société ne respecte que le rapport de force !!! ça me rappelle aussi Spiderman, adolescent plutôt réservé, et bien entendu chahuté par les "gros durs" de l'école ... et qui piqué par une araignée va acquérir des pouvoirs ^^ on aimerait parfois que la "Justice"soit de notre côté... et on a le droit d'en rêver, au moins !
Sinon sans aller jusqu'à la violence, mon rêve ce serait que, trop occupé à mater et à insulter, le conducteur ne voit pas le parc-mètre/poteau/platane/obstacle quelconque et blam :)