Sauf qu'en fait il est même plus dimanche soir ni une heure du mat, mais je m'en fous, je garde le titre quand même.

  • Pourquoi est-ce que dans la FNAC la plus proche de chez moi, la catégorie «films gays et lesbiens» ne contient que les films gays, alors que les films lesbiens sont rangés dans la catégories «films érotiques» ?
  • Pourquoi est-ce que j'ai un jour eu la #&@! d'idée à la con de transitionner ?
  • Pourquoi est-ce que malgré le fait que je me demande si je ferais pas mieux d'arrêter tout ça, ça me fait mal quand on m'appelle «monsieur» ?
  • Est-ce que je peux vraiment me dire lesbienne alors que je n'ai pas envie de me «faire opérer» de l'excroissance bizarre que j'ai entre les jambes ?
  • Si oui, est-ce qu'il y a une chance que ça marche comme dans Bound si je fais tomber ma boucle d'oreille dans l'évier du centre gay et lesbien (et bi et trans', mais je les invisibilise) ?
  • Pourquoi est-ce que les outils qui classent les blogs (le dernier en date étant blogonet, mais peu importe) me rangent dans la catégorie «divers» et pas, mettons, «politique» ? (à cause de billets dans ce genre ?)
  • Qu'est-ce que je s/f/erai dans un an ?

Sérieusement, en ce moment je me pose pas mal de questions, j'ai plein de doutes. Ce qui se voit pas forcément, mais voilà. Je me demande si j'ai «transitionné» pour de bonnes raisons, et en même temps je me dis qu'on s'en fout des raisons, mais bon, des fois je sais pas, j'ai l'impression que c'était limite un accident, une erreur. Et puis, y'a toute cette histoire par rapport à l'Opération, aussi. Moi, j'en veux pas, mais j'ai l'impression que, quand même, pour une MtF, surtout lesbienne, ben quand même, c'est un peu supposé comme allant de soi. Je pense que je suis hypersensible en ce moment, mais j'ai du mal à encaisser qu'on suppose tout le temps que je tienne à m'en débarrasser, que les remarques sur comment une bite c'est trop horrible sont pas censées me toucher, etc.

Des fois, je me dis que j'aurais mieux fait d'être «juste» une pédée travelottée, que là au moins j'aurais pas les problèmes par rapport au fait d'avoir une bite bio. Ou juste de pas transitionner, de me concentrer sur ma thèse que j'aurais peut-être pu finir au lieu d'abandonner.

Mais bon, on fait des choix, on paie le prix.

Et après on déprime doucement en s'empiffrant de junk food et en écoutant de la musique sombre et en s'en voulant, en plus du reste, de faire sa gothique dépressive boulimique (qui blogue dessus, en plus, c'est vraiment la loose).