Soirée sur le genre à Arras

Le groupe d'Arras du CGL de Lille (oui ça fait un peu bizarre dit comme ça) organisait jeudi 12 une soirée sur le genre, avec d'abord un atelier drag-king puis un débat.

Je n'ai malheureusement pas pu participer à l'atelier drag-king (dommage, j'aurais bien aimé me refaire des favoris comme quand j'essayais d'être un mec) mais le débat sur le genre était super intéressant, avec les personnes qui expliquaient ce qu'elles ressentaient dans cet atelier, mais aussi les rapports au genre de chacun, les question de masculin/féminin, de domination masculine, du rapport entre sexualité et politique, etc.

Ce serait long de tout raconter, surtout que je n'ai pas pris de notes, et que du coup j'ai pu oublié pas mal, mais en tout cas c'était super intéressant.

Au niveau anecdote personnelle, un des (rares) mecs présents m'a dit qu'il ressentait surtout de la masculinité en moi (faut dire que pour une fois, j'avais mis un pantalon). Comme d'habitude, je sais pas trop comment le prendre, entre «bouhouhouhou je suis encore un mec» ou «ben ouais, je suis gouine quand même».

(Mise à jour : mince, j'avais oublié de préciser la nouvelle la plus importante : à Arras, "butch" se prononce "beutche" et pas "boutche")

Débat «féminisme et antiracisme» à Paris

J'ai aussi assisté à un débat samedi 14 à Paris sur «le féminisme peut-il être antiraciste» avec Christine Delphy, organisé par Collectif Féministe Pour l'Égalité.

Bon déjà c'était en non-mixité, du coup je psychotais, parce que je psychote un peu facilement, sur le fait qu'en tant que trans' je serais peut-être pas acceptée et tout ça. Bon en fait ça s'est bien passé, mais après je me suis interrogée sur le fait que «non-mixité» c'était pas précisé quoi, et que pour un débat sur «féminisme et antiracisme» ben ça aurait peut-être aussi pu être aussi une non-mixité de personnes racisées, et que du coup le fait que je stressais en tant que trans' parce que je n'étais pas une vraie fâââme mais que je n'imaginais même pas qu'en tant que blanche ça pouvait poser problème c'était peut-être révélateur sur l'intégration d'une oppression d'un côté et d'un privilège de l'autre... Voilà ça c'est pour ma réflexion perso.

Après le débat était là aussi intéressant, même si la salle était petite et qu'on était toutes serrées. Ça a pas mal tourné autour de la loi sur le voile et de la notion de laïcité très étendue, l'utilisation du féminisme et des droits des femmes à des fins impéralistes/racistes/colonialistes (ce qui est en fait une arnaque, d'un point de vue féministe, vu que stigmatiser les «autres» (notamment arabes) comme sexistes c'est aussi, tel que c'est fait, une bonne façon de faire croire que le patriarcat n'existe plus chez les bons blancs), mais aussi par exemple sur la nécessité (ou pour certaines le risque) d'avoir des statistiques «raciales» pour être capable de mesurer des discriminations.

Pareil, je n'ai pas pris de notes, donc c'est un compte-rendu très succint.