Le 20 novembre aura lieu le Transgender Day Of Remembrance, ou journée de souvenir trans', qui vise à se souvenir et à visibliser les personnes trans' assassinées.

J'ai écrit un article qui a été mis en ligne sur le blog de la commission LGBTI du Nouveau Parti Anticapitaliste et je vous invite à le lire, en espérant que ce ne soit pas trop mauvais :) En particulier, j'ai essayé d'expliquer pourquoi, à mon avis, les droits des trans' sont une partie intégrante du féminisme :

Pourtant, même les violences spécifiques aux trans' ne concernent pas qu'eux et elles : donner des circonstances atténuantes à un meurtrier parce que sa victime l'a «trompé» sur son «vrai sexe» ou parce qu'elle avait «une force d'homme» lui permettant de se défendre, c'est aussi légitimer les argumentations patriarcales rendant responsables les victimes de violences et de viols ; permettre à des psychiatres de donner ou pas leur feu vert en fonction de l'«adéquation» au genre désiré, c'est légitimer les normes de genre pour tout le monde ; exclure une trans' d'un espace non-mixte parce qu'elle a un pénis, c'est légitimer le fait de réduire les femmes à leurs organes génitaux ; refuser aux trans' l'accès à des traitements hormonaux ou chirurgicaux, ou au contraire leur en imposer pour obtenir un changement d'état-civil, c'est attaquer le droit de tou-te-s à disposer de son corps.

Voilà, le reste de l'article est ici. Une liste des trans' assassiné-e-s en 2008 est consultable ici.

Sinon, il y aura aussi, le 25 novembre, la Journée internationale contre les violences faites aux femmes. Je ne sais pas si j'aurai le temps/courage de faire un billet là-dessus d'ici la semaine prochaine mais, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'à l'heure où l'assemblée nationale décrète une minute de silence pour quelqu'un qui a abattu une femme (et pas, mettons, pour cette femme), il y a encore du boulot à faire sur ce sujet.