Pour rigoler un peu avec les trans' et la psychiatrie
Par Rednera le mardi, février 20 2007, 14:58 - Lien permanent
Allez, pour rigoler un peu, pour changer.
Je viens de tomber sur une super blague sur les trans'. C'est super marrant.
C'est un transexuel qui vient de changer de sexe. D'homme, il est devenu femme. Il (sic. Ben oui quand on fait ce genre de blagues sur les gens, on va pas les respecter en les appelant par le genre dans lequel ils se considèrent)se fait interviewer à la télé. Le présentateur demande au transsexuel si le changement de sexe est une expérience douloureuse.
Le transexuel répond:
Ben, quand ils m'ont coupé le pénis et qu'ils m'ont fabriqué un vagin, ça allait encore. Même quand ils m'ont implanté du silicone dans la poitrine, ça allait aussi....
Alors on ne peut pas dire que vous ayez vraiment souffert physiquement?
Ah si! J'ai eu mal à en mourir quand ils m'ont enfoncé cette aiguille dans la tête et qu'ils m'ont aspiré toute la cervelle!
Bon ok, c'est pas franchement drôle, mais en fait c'était surtout pour introduire un autre «récit» sur une personne a priori trans', qu'on pourrait prendre pour une blague, mais en fait non :
Observation. - L..., âgé de 22 ans, entre à la maison de santé de Ville-Evrard le 26 septembre 1946, après un an de traitement psychanalytique. ... D'après ses parents, les troubles mentaux auraient débuté à l'âge de 22 ans, mais en fait ils se sont développés beaucoup plus tôt, comme le montrent les renseignements donnés par le malade lui-même. A son entrée à l'hôpital, on se trouve ne présence d'un jeune homme qui porte une chevelure longue à type féminin. Il nous dit que, dès l'âge de 4 ans, il était une femme et qu'il avait honte d'être habillé en garçon. A l'école, ses camarades le regardaient drôlement. Il aurait essayé dans la suite de réagir contre cette idée de se croire femme et de se persuader qu'il est un homme, mais en vain. Il a pris des habitudes féminines, il, a laissé pousser ses cheveux; plusieurs fois il s'est habillé en femme et s'est maquillé. Il s'est fait épiler la barbe et les poils. A 17 ans, il a "fait le trottoir"; plusieurs fois il s'est fait accoster par des hommes, avec lesquels il eut des rapports homosexuels, jouant le rôle du personnage passif. A 18 ans, il eut cependant des rapports sexuels avec une femme, mais il conservait l'idée qu'il était une femme....
L... est soumis au traitement suivant : 20 comas insuliniques avec électro-chocs associés. Aucun résultat. En janvier et février 1947, 2° série de 31 comas avec électro-chocs associés, puis une 3° série de 34 comas avec électro-chocs associés. Non seulement on n'obtint aucune amélioration, mais l'état mental s'aggrava progressivement. ...Une leucotomie est pratiquée le 10 mars 1949 ...
En août 1950, 7 séances d'électro-chocs prolongés sont sans aucun effet. En janvier 1951, devant l'échec de ces divers traitements, on entreprend un traitement par électro-narcose à raison de deux séances par semaine. Les neuf premières séances se passent sans incident. Le 14 février, au cours de la dixième séance, à la troisième minute, syncope bleue (cyanose de la face); apnée irréductible et arrête du cœur; tentative de réanimation pendant trois heures. Le malade meurt 23 mois après la lobotomie.
Et oui, voilà une petite tranche de notre belle psychiatrie française d'il y a cinquante ans. Ah ah! À l'époque, ils savaient s'amuser. (Oui là on dirait pas quand on lit mais c'était en démocratie, dans la république de notre glorieuse France, et pas dans le régime nazi)
Bon d'accord, tout ça n'était pas très drôle, en fin de compte, mais heureusement, les choses ont changé, en quelques dizaines d'années.
Maintenant, la transsexualité n'est plus considérée comme une maladie psychiatrique, et on ne peut plus faire interner quelqu'un juste parce qu'il proteste un peu fort. Ah ? En fait, si. Marrant, hein ?