Aujourd'hui, j'ai lu (en diagonale, parce que je suis pas franchement d'accord sur le fond et que je le trouve pas terrible) un article de libé sur «Ségolène».

L'auteur, Gabriel Cohn-Bendit liste un certain nombre d'hommes et de femmes politiques ou médiatiques. Et c'est instructif, l'air de rien :

* Ségolène
* Ségolène Royal
* Ségolène
* Sarkozy
* Sarkozy 
* Sarkozy
* Villiers
* Le Pen
* Sarkozy
* Ségolène
* Berlusconi
* Lang
* Strauss-Kahn
* Anne Sinclair 
* Fabius
* Miterrand
* Arlette 
* Besancenot
* Arlette 
* Besancenot
* Fabius 
* Strauss-Kahn
* Ségolène
* Ségolène (citation)
* Jospin
* Ségolène
* Ségolène
* Blair
* Strauss-Kahn 
* Jack Lang
* Ségolène
* Fabius
* (...) (J'arrête là parce que ça me lourde).

Gabriel termine son article par : Je serais heureux qu'un de mes derniers combats politiques permette l'accession d'une femme à la tête de la République française, qui reste encore très «machiste»

Est-ce que ce n'est pas aussi un peu machiste, aussi, de quasi-systématiquement utiliser le prénom pour les femmes et le nom de famille pour les hommes ? Alors soit, ni Ségolène, ni Arlette ne sont franchement des prénoms communs et il y a moins de problème d'ambiguité qu'avec «Lionel» ou «Laurent». Mais il me semble que Jean-Marie ou Silvio permettraient, vu le contexte, tout aussi bien de désigner les hommes politiques que Ségolène ou Arlette, et pourtant ce n'est pas fait. De la même manière qu'une fois l'ambiguité levée, il serait possible d'utiliser, à la phrase d'après, «Olivier» au lieu de «Besancenot» ou «Nicolas» au lieu de «Sarkozy». Alors, peut-être que tout ça n'est qu'une coincidence. Mais peut-être pas.

(Ce n'est pas spécifique à cet article, mais c'est dans celui-là que ça m'a paru le plus visible.)