Vernis & Sécateur

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Faut tous les buter

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jeudi, novembre 24 2011

Il va falloir trouver un terme plus fort que «LGTeuBé»

Le conseil d'administration de L'Egide a décidé à l'unanimité d'intégrer SOS PAPA Nord Picardie au sein de sa maison régionale.

Pour celles qui ne connaissent pas forcément, L'Egide se définit comme «Maison régionale des associations Lesbiennes Gays Bis Trans», à Lille.

Sos Papa, de son côté, c'est une association masculiniste.

Donc voilà, faut vraiment trouver un terme plus forte que «LGTeuBé», parce que là, ça ne suffit plus à décrire la situation.

Chiotte, même sur le site de Têtu, pourtant pas forcément une référence de conscience féministe chez les LGBT, on trouve des articles qui montre que SOS Papa, c'est pourri... (Il faut dire que, oh, quelle surprise, ils sont homophobes aussi...)

jeudi, octobre 27 2011

Le contraire d'hystérique

À la base, ça devait être un monologue pour un personnage de roman, mais je n'ai pas trouvé où caser le passage, et comme je n'avais pas envie de l'avoir écrit pour rien, je me suis dit que je pouvais le faire partager.


Vous nous regardez avec un air plein de dédain et vous nous dites : vous n'êtes qu'une bande d'hystériques.

Vous n'avez aucune idée d'à quel point vous avez tort.

La vérité, c'est que nous n'avons rien d'«hystériques». La vérité, c'est que nous vous écraserons, nous vous réduirons en miettes, vous arracherons les testicules auxquels vous accordez tant de valeur, nous vous les ferons avaler de force, nous vous regarderons agoniser lentement et vous vider lentement de votre sang. Nous vous réduirons en cendres et nous les éparpillerons aux quatre vents.

Et tout cela, nous le ferons de sang froid, de façon calme, détendue et zen.

Vous nous regardez d'un air plein de dédain et vous nous dites : vous n'êtes qu'une bande d'hystériques, mais la vérité, c'est que vous ne méritez même pas notre hystérie. Uniquement l'élimination brutale, violente et on ne peut plus définitive.

dimanche, octobre 16 2011

Je pisse sur votre douceur

Et régulièrement, ils participeront à notre liquidation, notre humiliation, notre invisibilisation, notre infériorisation, en nous expliquant qu'il ne s'agit jamais que de «maladresse», d'acte légèrement «déplacé», mais qu'il n'y a pas mort d'homme, que ce n'est pas un comportement de dominant, que ça partait de bonnes intentions, qu'ils ne pensaient pas à mal ; et ils nous reprocheront notre manque de politesse, notre hystérie, notre colère, notre absence de compréhension, notre extrémisme et notre violence ; ils nous expliqueront qu'avec un peu de douceur, de gentillesse, ils seraient plus à même de se corriger et d'amender leurs «erreurs».

Qu'ils aillent se faire foutre.

Je pisse sur cette gentillesse et sur cette douceur. J'aimerais avoir le privilège de pouvoir restes polie et calme et d'être écoutée et entendue, mais dans un monde où ils ne comprennent que la douleur, je ne vais pas tendre l'autre joue.

(Librement inspiré d'une citation de Carbone Modifié que j'aime bien)

samedi, mai 21 2011

De l'incapacité à donner dans le constructif

Ça fait un certain temps que j'ai pas écrit ici. Non pas qu'il n'y ait pas des sujets qui auraient mérité que je le fasse ou sur lesquels j'aurais envie de parler. Au rang de ce qui m'écoeure et me donne envie de réagir, il y a notamment toutes les réactions pro-viol suite à l'inculpation de DSK, ou encore cette agression hyper-violente d'une prostituée trans suivie de sa réassignation dans son genre de naissance par les médias transphobes, (au rang desquels le Parisien, le Figaro et Têtu).

Seulement, je me rends compte que je suis incapable de faire dans le constructif, l'argumenté, etc. en ce moment. Alors, du coup, je me contente de mettre un petit morceau de musique :

(Otep - Menocide)

No compassion ! Kill your masters ! Menocide !

vendredi, octobre 29 2010

Devinettes...

1

Je suis un blog politique où, pour humilier un adversaire politique (ou plutôt un «allié» trop mou), j'utilise les mots «gros enculé», tout en précisant «je ne suis pas homophobe».

Dans mes commentaires apparaissent des réactions telles que :

où va se nicher le perversité ! il y a des mecs qui se déguisent en femme pour se prendre un grand coup de ****... et il y en a qui se déguisent en syndicaliste par amour pour l'oligarchie... enculé c'est une insulte homophobe ? et si tu dis "chien", c'est zoophobe ? et jaune ? c'est xanthophobe ?

ou encore

'enculé c'est une insulte homophobe ?'

Non. Même pas de dire gros PD de temps en temps, ce qui est juste une façon inconsciente de réaffirmer sa propre hétéro sexualité.

La tolérance à tout crin étant à l'inverse, le comble d'un narcissisme qui pousse ceux qui en sont affectés, à finir par mépriser tout le monde.

Je suis je suis je suis...

  1. un blog de droite dure, style François De Souche ?
  2. un blog de militant anticapitaliste ?

2

Je suis un syndicat troublé par la présence d'un petit cortège transpédégouine devant moi, dont certaines personnes envoient des regards méchants quands certains de mes militants gueulent «Sarko, on t'encule».

Je commence d'abord par signifier aux militantEs transpédégouines qu'ils ne sont pas à leur place dans le cortège, puis j'envoie deux militants faire passer la banderole de tête devant.

Parmi ceux-ci en figure un qui a agressé des nanas féministes à coup d'insultes sexistes et homophobes, en justifiant que c'était parce qu'elles avaient organisé une manif féministe avant et que du coup forcément ça créait des tensions.

Après quoi je fais virilement passer mes troupes et ma camionnette devant histoire que l'ordre soit conservé et constate avec satisfaction que les militantEs transpédégouines ont laissé tomber et sont alléEs se réfugier derrière les partis politiques mous.

Je suis je suis je suis...

  1. la CGT dans les années 70 ?
  2. la CNT en 2010 ?

mardi, octobre 19 2010

Aujourd'hui...

Aujourd'hui, j'ai envie de casser le nez à ceux pour qui «gay» et «LGBT» sont interchangeables, histoire de voir s'ils sont encore capables d'ignorer les gouines malgré la douleur physique.

J'ai envie de broyer les couilles de ces prétendus militants anars et de gauche qui sont des connards sexistes et homophobes et à cause de qui je ne me sens plus «safe» pour aller en manif toute seule.

J'ai envie d'arracher la langue aux connards qui m'agressent dans la rue à chaque fois que je sors et à cause de qui, parfois, je ne sors plus, ou en faisant gaffe sur ma façon de m'habiller, ou par par où je vais passer.

Et au final je ne fais rien à part me détruire lentement, et c'est eux qui gagnent.

Comme tous les jours.

samedi, septembre 25 2010

L'auto-défense préventive, ça a du bon

La nuit (et le jour aussi, d'ailleurs, mais un peu moins), quand je me déplace, j'ai toujours mon baladeur qui me fout de la musique assez fort et pas toujours très fine dans les oreilles. Et du coup, je n'entends pas forcément les gens quand ils me parlent, ce qui est parfois le but, notez bien.

La question c'est donc : comment sait-on quand un mec dit des trucs relous, quand on ne peut pas entendre ce qu'il dit ?


Tout à l'heure (ou plutôt il y a quelques mois, maintenant, parce que ce billet est passé dans le warp temporel des «billets en attente» entretemps), en fin d'après-midi, je discutais avec une copine du fait que depuis mon agression de jeudi dernier (pareil donc, jeudi d'il y a trois mois, en fait), j'étais vachement sur la défensive et que j'avais un peu l'impression que des fois j'étais prête à insulter un mec ou à me défendre physiquement alors qu'il voulait juste me demander une clope.

Et après on s'était mises à déconner ensemble sur le fait que ce n'était au final pas très grave, puisque même si le gars n'était pas relou sur le moment, il y avait quand même de bonnes chances qu'il ait eu des comportements sexistes, lesbophobes ou transphobes dans sa vie.

Et du coup, juste alors que je rentrais chez moi, avec donc de la musique assez forte dans les oreilles, un type attire mon attention en voulant visiblement me parler. Et là, je suis super sur la défensive, mais en enlevant mes écouteurs je réalise alors que tout ce qu'il veut, c'est une clope.

Je m'en veux un peu de l'avoir immédiatement catalogué comme connard relou et lui explique gentiment que non, je fume pas. Il part alors et me dit bonne soirée et je me dis que, bon voilà je n'avais pas de quoi stresser, finalement.

Et puis ensuite, après avoir fait trois pas, le gars commence à me reparler et se met à me gonfle avant de me demander «une gâterie» (non sérieux c'est ce qu'il a dit, moi non plus je pensais pas qu'il y avait des gens assez ploucs pour brancher quelqu'un en employant ce terme) et évidemment de se montrer assez insistant et pénible.

Du coup je me dis que quand même, c'est assez fou, j'ai l'impression que je m'attends souvent au pire venant des mecs que je ne connais pas, et que malgré ça ils arrivent quand même à encore me décevoir.


Voilà, donc pour revenir à la question «comment sait-on quand un mec dit des trucs relous, quand on ne peut pas entendre ce qu'il dit ?», j'ai l'impression que passé une certaine heure, la réponse est tout simplement «ses lèvres bougent».