(Vegan Black Metal Chef - Episode 2 : Easy meal ideas of the ages)
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mardi, janvier 24 2012
Par Butch Cassidyke le mardi, janvier 24 2012, 17:58
(Vegan Black Metal Chef - Episode 2 : Easy meal ideas of the ages)
mercredi, novembre 16 2011
Par Butch Cassidyke le mercredi, novembre 16 2011, 18:10
Toi aussi, tu te fais régulièrement chier dans des conférences organisées par des universitaires où tu ne comprends strictement rien ?
Alors, voici la solution : le bingo universitaire !

Le principe est simple : à chaque mot prononcé qui est inscrit sur ton bulletin de bingo, tu le coches, et lorsque tu as réussi à en aligner cing sur une ligne, une colonne, ou une diagonale, tu peux crier «Bingo!».
Comme ça, tu comprendras pas plus l'exposé, mais au moins tu t'ennuieras un peu moins.
Par Butch Cassidyke le mercredi, novembre 16 2011, 12:47

(Si je ne peux pas headbanger, ce n'est pas ma révolution)
Par Butch Cassidyke le mercredi, novembre 16 2011, 12:17
vendredi, septembre 16 2011
Par Butch Cassidyke le vendredi, septembre 16 2011, 23:15
Pour celles qui n'auraient pas suivi l'histoire, suite à l'inclusion dramatique des notions d'identité de genre et d'orientation sexuelle dans les manuels de SVT, Christine Boutin s'est amusée à faire des images pour montrer à quel point «l'idéologie du gender» est horrifiante et qu'être trans et aberrant. Ce à quoi HES et une autre association LGBT ont à leur tour détourné ces images pour dire à quel point les trans et les homos étaient discriminé·e·s. Le tout peut être vu sur un article de Yagg, si le coeur vous en dit.
Comme moi aussi j'aime jouer avec les images, et que mon amie Lev avait déjà joué à flirter avec le point Godwin, je me suis dit que c'était intéressant de répondre à l'idée horrifiante répandue par les cathos que nous, méchantes transpédégouines, allions par l'intermédiaire de notre idéologié néfaste, détruire la famille et détourner leurs petit enfants hétéros.
Et de répondre : ben, ouais.

(En français : «Pourquoi chercherions-nous l'égalité des droits ? Vous n'êtes pas nos égaux. Nous allons vous bouffer, après avoir bouffé vos enfants.»)
(Pour celles qui ne suivraient pas, il s'agit bien évidemment d'une référence à True Blood, cf cet extrait vidéo)
mercredi, juin 8 2011
Par Butch Cassidyke le mercredi, juin 8 2011, 02:34


Images réalisées d'après le fichier «Diagram of the menstrual cycle» disponible sur Wikipedia. Afin de respecter la licence, ces deux images sont donc distibuées sous la licence Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported, au cas où il vous viendrait l'étrange idée d'en faire quelque chose.
vendredi, décembre 17 2010
Par Butch Cassidyke le vendredi, décembre 17 2010, 01:50
Avertissement : j'ai conscience que ce billet pourrait éventuellement paraître un peu transphobe à certaines personnes, et complètement incompréhensibles à d'autres qui auraient eu le mauvais goûte de ne jamais ni voir ni lire Entretien avec un vampire ; mais tant pis, je souhaitais quand même développer ce parallèle.
Quel parallèle ? Eh, bien, celui entre les autobiographies transsexuelles, et les romans «Chroniques des vampires» d'Anne Rice (ou d'autres, d'ailleurs, elle a un peu lancé une mode quand même). Il m'est notamment apparu qu'à quelques variations près, on pouvait faire d'Entretien avec un vampire une autobiographie transsexuelle :
En effet, on commence avec l'inévitable partie «avant transition», qui est relativement courte mais sert à montrer quand même une idée du personnage tant qu'il est mortel/cisgenre. Évidemment, le protagoniste en question est quelque peu tourmenté et suicidaire et cherche la mort sans vouloir se la donner lui-même.
S'ensuit alors un passage où le protagoniste rencontre unE autre vampire/trans et décide alors de devenir également lui-même vampire/trans à son tour. Selon les personnes, cela peut être un moment enthousiaste ou horrifiant.
Dans une perspective militante, la question que l'on peut entendre posée à chaque débat est évoquée : est-on vampire/trans par choix ? Comme l'explique Lestat, il n'est pas forcément nécessaire d'en faire une généralité, et différentes personnes peuvent le vivre différemment :

Je vais te donner le choix. Le choix que je n'ai jamais eu.
Après sa transition, le narrateur réalise alors ce qu'il est devenu et ne l'assume alors pas vraiment. Période de rejet de son identité de vampire/trans, côté «je suis tourmenté et ténébreux et je me lamente sur mon sort». Certains finissent par sortir de cette période, d'autres pas, et Louis d'Entretien avec un vampire fait définitivement partie de la seconde catégorie.
Se pose alors la question épineuse des relations affectives lorsqu'on est vampire/trans : comment annoncer à l'autre ? Va-t-on être rejeté ? Peut-on avoir autre chose qu'un partenaire d'un soir ? Etc. Dans Entretien avec un vampire, le narrateur répond à la question en ayant une relation avec une autre personne dans la même situation que lui.
En effet, les vampires/trans peuvent aussi avoir des enfants. On réalise alors que, si l'enfant lui-même accepte en général plutôt bien le fait que ses parents soient vampires/trans, l'entourage a parfois des difficultés à accepter la situation. (Surtout lorsqu'il se fait dévorer, ce qui, pour le coup, n'est pas exactement une situation transposable aux trans).
Arrive le moment de la rupture, où l'on voit au passage que les violences conjugales concernent aussi les vampires/trans. Le narrateur décide alors de partir en quête identitaire : y-a-t-il d'autres personnes comme lui ? D'où vient l'origine du vampirisme/de la transidentité ?
Il finit, après moultes années, par trouver un groupe de personnes concernées par la même problématique identitaire. Il y a une brève période d'euphories : enfin, des amis !
Malheureusement, il lui faut ensuite se rendre à l'évidence : non seulement il n'y a pas de réponse à la question de l'origine du vampirisme/de la transidentité , mais en plus les autres vampires/trans n'ont aucune solidarité et préfèrent se taper dessus et s'entretuer parce que les autres ne respectent pas les codes que doivent suivre les vrais vampires/trans.
Finalement, le narrateur est isolé et en est réduit à s'exposer aux médias pour obtenir un peu de reconnaissance. Malheureusement, les journalistes ne sont capables que d'exotisation et ne comprennent pas le malheur que vit la personne vampire/trans.
Finalement, c'est uniquement sur la fin que la structure narrative diverge : à ma connaissance, Jean-Luc Delarue ne s'est pas encore fait bouffer par Lestat sur fond sonore de Sympathy for the Devil.
Et c'est bien dommage.
Voilà, et pour faire un peu teaser, j'en profite pour annnoncer que, pour rester dans cette thématique, vous aurez probablement droit avant la fin de l'année à une nouvelle vaguement inspirée d'Entretien avec un vampire et centrée évidemment sur une vampire transsexuelle.
samedi, novembre 27 2010
Par Butch Cassidyke le samedi, novembre 27 2010, 20:34
Pour changer un peu des billets sérieux, tout en faisant néanmoins de la visibilité trans, voici un top five personnel des cinq meilleurs personnages trans apparaissant dans des films et des séries télés.
Commençons par Jessica, de True Blood. À vrai dire, je n'ai pas besoin d'en dire beaucoup : d'autres l'ont déjà fait.

Et effectivement il suffit de voir la vidéo pour être convaincue que Jessica est bien un personnage trans, et qui a la classe. Il faut dire que c'est une vampire, alors forcément.
On notera d'ailleurs comment la série gère brillamment le fait qu'au début de sa transition, Jessica croit encore qu'elle est hétéro, alors qu'elle est sûrement gouine.

Le capitaine Jack Harkness, qui apparaît dans Doctor Who et est le leader charismatique de la série Torchwood, est déjà réputé dans les cercles LGBT pour être un personnage «omnisexuel», plutôt sexy qui plus est. Mais en plus de ça, tout comme Thomas Beatie, il fait partie des hommes à avoir été enceint, comme il l'admet dans le premier épisode de Torchwood :
There you go! I can taste it! Estrogen. Definitely estrogen. Take the pill, flush it away, it enters the water cycle. Feminizes the fish. Goes all the way up into the sky then falls all the way back down onto me. Contraceptives in the rain. Love this planet. Still, at least I won't get pregnant. I'm never doing that again.

Hellboy veut être un homme, mais à plusieurs reprises on lui reproche de ne pas avoir eu le bon corps à la naissance. Heureusement, il fini par trouver une nana qui l'accepte comme il est et avec qui ils auront même des enfants. Youpi. Tout content, Hellboy se rend compte qu'il n'a finalement pas besoin de se faire opérer et arrête de se limer les cornes.
Certes un conte trans à base de dénouement hétéro-familial, mais il mérite tout de même une deuxième place parce qu'il fume le cigare et que le cigare, c'est classe.

Comme beaucoup de meufs trans, Cameron a commencé par essayer d'infiltrer le mouvement féministe. Heureusement, elle a ensuite été reprogrammée par la résistance féministe et envoyée dans le passé pour protéger Sarah Connor (et un peu son fils, John, mais on s'en fout) et accesoirement la faire devenir gouine. La série oscille donc entre des scènes au collège où Cameron essaie avec plus ou moins de succès à passer et à s'adapter à son nouveau genre, et des scènes où elle vole des camions et des gros flingues pour les offrir à Sarah Connor.
En 1978, Starbuck ressemblait à ça :

En 2004, après sa transition, elle ressemble à ça :

Et évidemment, elle a la classe en tant que meilleure pilote de la fracking flotte, surtout qu'elle, elle fume des cigarillos, et que les cigarillos c'est classe aussi. Number one, du coup, avec le petit bémol que même s'il est évident qu'elle est gouine, les scénaristes ont bizarrement choisi de ne la faire coucher qu'avec des mecs, ce qui est un peu étrange.
(Billet modifié le 28 novembre parce qu'effectivement, comme on me l'a fait remarquer, il est contre-révolutionnaire de placer Hellboy avant Cameron)
lundi, août 9 2010
Par Butch Cassidyke le lundi, août 9 2010, 13:38
Il y a une série américaine qui avait été critiquée il y a quelques semaines/mois par la «communauté LGBT» parce que ce qui était pensé par l'auteur comme un portrait «sympathique» d'une personne trans n'était pas vu comme tel par la communauté en question.
Notamment parce qu'il y avait le bon vieux cliché un peu éculé «le mec hétéro qui découvre qu'il a couché avec une trans et qui vomit».
Au passage, c'est marrant, mais autant je peux tout à fait comprendre ça comme une blague transphobe sur le fait que les corps trans soient dégueulasses, LOL !, moi ça me fait surtout l'effet d'une blague qui que les mecs hétéros sont très cons, LOL.
Comme souvent dans ce genre de choses, l'auteur s'est vaguement justifié, et comme souvent dans ce genre de justifications, il aurait mieux fait de se taire, puisqu'il explique :
Brian happens to be a heterosexual character, as I am. If I found out that I had slept with a transsexual, I might throw up in the same way that a gay guy looks at a vagina and goes, “Oh, my God, that’s disgusting.” It’s just the way we’re biologically wired.
Brian se trouve être un personnage hétéro, comme moi. Si je découvrais que j'avais dormie avec une transsexuelle, je pourrais vomir de la même façon qu'un mec gay regarde un vagin et fait «Oh mon Dieu c'est dégoûtant». C'est juste la façon dont nous sommes branchés biologiquement.
Bon, on ne va pas analyser ces propos plus en détail, ça n'en vaut pas la peine, si ce n'est qu'apparemment, ce n'est pas une histoire de blague, les mecs hétéros sont cons, ils sont branchés comme ça.
Ceci étant dit, le but de ce billet n'est pas de discuter de transphobie, ni de féminisme ; je ne me positionne ici pas en tant que militante, mais simplement en tant que moi aussi auteure de certains textes où il y a des blagues, et parfois avec des trans.
Ceci est donc un message qui vise à rehausser un peu le niveau de production d'humour à ce sujet parce que bon, en dehors de l'aspect transphobe, il y a quand même un truc fondamental qui doit être dit :
LE PERSONNAGE DE MEC HÉTÉRO QUI VOMIT PARCE QU'IL A APPRIS QU'IL AVAIT COUCHÉ AVEC/EMBRASSÉ/FANTASMÉ SUR (RAYEZ LES MENTIONS INUTILES) UNE FILLE TRANS, C'EST COMPLÈTEMENT ÉCULÉ.
Alors pitié, si vous vous sentez vraiment obligé de caser une blague avec la révélation de la transidentité et du vomi, essayez au moins de faire vaguement original.
Quelques variantes possibles (bon du coup dans les médias classiques c'est genré avec le mec hétéro cisgenre et la fille hétéra trans, mais comme ça aussi c'est éculé on n'est pas obligé de reproduire ça, du coup j'utilise un féminin neutre) :
Voilà, amiEs scénariste, j'espère que vous serez maintenant capable d'écrire des scénarios avec des personnages trans un tout petit peu moins déjà-vus. La prochaine fois, nous verrons pour quelles raisons un personnage trans peut bien vouloir économiser de l'argent en dehors de l'Opération (il risque d'y avoir un certain nombre de photos de Harleys).
vendredi, juillet 30 2010
Par Butch Cassidyke le vendredi, juillet 30 2010, 18:17
Pour me faire pardonner mes aigreurs contre les sociologues, je relaye un questionnaire de mon amie Butch Cassidyke, docteur en zoosociologie et spécialiste de l'exotisme, qui étudie donc assez logiquement les personnes cisgenres.
Merci de votre participation !
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