Vernis & Sécateur

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Enfants de Mars et de Vénus

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samedi, janvier 28 2012

On ne peut pas faire confiance aux démons

Un peu de publicité pour soi-même ne faisant jamais de mal, j'en profite pour signaler qu'une nouvelle nouvelle[1] est disponible à la lecture sur mon site le site de Lizzie Crowdagger, RêveriesOn ne peut pas faire confiance aux démons. On y retrouve les personnages d'Alys et Lev, que vous avez peut-être déjà croisées si vous lisez ce blog régulièrement.

Bon, honnêtement, je ne trouve pas exactement que ce soit la meilleure nouvelle que j'ai jamais écrite, vu que notamment c'était censé être la scène d'ouverture pour un prochain roman, mais d'un autre côté c'est gratuit et vu que Megavideo a été fermé, il faut bien que vous vous occupiez, non ?

Notes

[1] Ouais, je trouve aussi que ça sonne mal comme formulation, «nouvelle nouvelle». Mais «nouveau texte court», ce n'est guère mieux.

dimanche, juin 19 2011

Petit extrait

Vu qu'aujourd'hui, pour la première fois depuis longtemps, j'ai réussi à me motiver un peu pour écrire, j'avais envie de vous le faire partager. Pour situer, il s'agit a priori d'un roman, et ce sera la «suite» d'Enfants de Mars et de Vénus (en tout cas, Lev en est toujours l'héroïne, ou du moins la narratrice).

(Comme souvent, certaines de mes «lubies» du moment ont tendance à se retrouver dans ce que j'écris. Saurez-vous les retrouver ?)


L’informaticienne m’a ensuite rendu mon téléphone et on a encore discuté pendant une dizaine de minutes. Elle m’a expliqué qu’elle avait annoncé à son « amoureux » qu’elle était trans et qu’il avait très bien réagi, ce qui, selon elle, laissait présager une belle et longue histoire d’Amour. Ne pouvant plus supporter autant de gnan-gnan, je lui ai expliqué qu’il fallait que j’y aille et on est allées payer au comptoir avant de sortir.

À peine dehors, j’ai allumé une cigarette et m’apprêtais à dire au revoir à Mel lorsqu’un des étudiants en école de commerce s’est approché de nous. J’ai alors réalisé qu’eux aussi avaient pris le temps de se fumer une clope devant le bistro avant de partir.

Avant qu’il n’ouvre la bouche, j’avais déjà évalué la situation : ils étaient quatre, tous des mecs, dont un avait l’air potentiellement costaud. Les trois autres rentraient dans ce que je considère comme la catégorie « maigrichons ».

« Excuse-moi, a fait un des trois rachitiques en s’adressant à Mel. T’es quoi, un mec ou une fille ? T’es un travelo, ou quoi ? »

Il faut préciser quelque chose au sujet de mon amie : elle n’a absolument aucune répartie. Lorsqu’elle est confrontée à ce genre de situation, elle bloque en cherchant un truc à répondre, et se contente de regarder la personne avec un grand sourire idiot.

D’un autre côté, vu que son sourire fait peur à cause de ses dents pas droites, qu’elle mesure un mètre quatre-vingt-dix, qu’elle a le crâne rasé et une sale cicatrice sur le visage, elle n’a pas souvent besoin de répartie. Pourtant, je suis tout de même venue à sa rescousse.

« Qu’est-ce que ça peut te faire, connard ? ai-je demandé. Je te demande, moi, si t’es vraiment en école de commerce, ou alors si t’as juste la gueule de cul qui va avec ? »

Comme souvent dans ce genre de situations, les trois autres types, jusque-là restés spectateurs, se sont approchés, et c’est le plus grand qui s’est collé en face de moi.

« Ça va, pourquoi tu t’énerves ? » a-t-il demandé.

C’est ce que je trouve magnifique, avec les machos : leur tendance à te considérer comme de la viande (si t’es baisable) ou de la merde (si tu l’es pas), à estimer qu’ils ont le droit de venir t’emmerder, sans être le moins du monde capable de comprendre pourquoi cela peut t’énerver.

« Et toi, c’est pareil ! » a renchéri celui qui voulait absolument savoir qui était un garçon et qui était une fille. « T’es quoi, au juste ?

— Je suis Léviathan, ai-je répondu avec un grand sourire. La grande bête de l’apocalypse. Alors maintenant, si vous tenez à garder vos dents, vous fermez votre gueule et vous vous barrez en courant. »

À ma grande surprise, ils se sont concertés du regard et ont commencé à s’écarter, pas franchement en courant, mais au moins en trottinant.

« Hey, ai-je mollement protesté, vous êtes pas vraiment censés partir. Vous êtes censés joués aux durs et vous faire maraver la tête.

— Tu veux qu’on les course ? » a demandé Mel.

Je me suis alors tournée vers elle, et j’ai réalisé qu’elle avait sorti la triplex qui lui servait de ceinture. À ma grande déception, ce n’était pas tirade qui les avaient fait détaler, mais plutôt les trois chaînes de vélo soudées ensemble qu’agitaient mon amie.

« Non, ai-je soupiré. Je suis trop grasse pour courir. »

dimanche, mars 27 2011

Clair de lune

Voici un petit texte que j'avais déjà posté dans les bonus d'Enfants de Mars et de Vénus. À vrai dire, la raison qui fait que je le reposte ici est surtout bassement un test sur une façon d'intégrer des nouvelles sur blog sans trop m'emmerder et j'avais envie de voir le résultat.

Pour situer le contexte d'écriture, c'était vers la fin des UEEH 2010 où j'avais l'impression d'avoir trop de pulsions de violence féministe pour l'ambiance «oui mais il faut pas être violente, la paix sociale entre les communautés c'est important» et que du coup je me suis défoulée par l'intermédiaire de Lev, qui ne s'embarrasse pas de ce genre de considération. J'avais envisagé à un moment de caser ce passage dans la suite d'Enfants de Mars et de Vénus, mais finalement ce ne sera pas le cas.

Pour finir avant de mettre le texte, je signale que si vous aimez les montées de violence de Lev, elle a aussi écrit un nouveau billet sur son blog : De l'usage du mot «travelo».

Et maintenant, le texte en question :

mercredi, octobre 27 2010

Les règles sont faites pour être brisées...

Il y a des règles tacites que je me suis fixée, en tant qu'écrivaine, histoire de bien différencier la réalité de la fiction et mes personnages de moi, parce que j'ai toujours eu un peu peur que, sans ça, je finisse à confondre les deux et à me prendre pour une de mes héroïnes de fiction...

Et du coup, là, je crois que j'en ai un peu brisé une en créant le blog de Lev (l'héroïne d'Enfants de Mars et de Vénus, pour celles qui ne suivraient pas tout ce que j'écris), sur Yagg, intitulé Sexe, Genre & Fusil à pompe.

Bon en fait c'est à moitié pour faire une sorte de pub pour faire parler d'Enfants de Mars et de Vénus, à moitié pour mettre des scènes sur la vie LGBT que j'ai coupées dans le roman, et à moitié pour caser des billets que j'assume pas ici parce que pas politiquement correct.

(Oui, je sais, ça fait trois moitiés. C'est post-moderne.)

Je sais pas si ce truc va durer, vu que j'ai un peu peur que ça finisse par faire un «Vernis & sécateur bis», je sais pas si ça va rester sur Yagg vu que la pub me gonfle déjà, mais voilà, en attendant ça m'amuse quand je m'ennuie.

lundi, mars 8 2010

Enfants de Mars et de Vénus : le premier épisode

Un petit billet pour annoncer la publication du premier épisode (ou plus exactement du zeroième épisode) d'Enfants de Mars et de Vénus, roman policier fantastique lesbien publié sous forme de feuilleton tous les lundis.

Pour celles et ceux qui voudraient avoir le résumé de l'intrigue :

Au départ, quand Lev se retrouve avec une jolie blonde dans son lit, elle est plutôt contente.

Manque de pot, ensuite, tout va de travers : non seulement elle apprend que la fille avec qui elle vient de coucher est une transsexuelle non opérée, mais il se trouve qu'en plus elle est suspectée d'être une tueuse en série.

Du jour au lendemain, Lev se retrouve alors recherchée par les forces de Police, une secte occulte, des skinheads nazis et des cauchemars bizarres.

Et, à force de la chercher, ils risquent bien de la trouver.

Comme vous l'aurez sans doute noté, j'ai décidé de publier ce roman sur un autre site plutôt qu'ici ; par contre j'ai aussi estimé que ça pourrait être cool de livrer quelques réflexions sur mes dilemnes d'écrivaine (d'un point de vue féministe, pas «alors, j'ai galéré niveau répétition parce que trouver des synonymes c'est pas mon truc»).

Et du coup, je commence tout de suite, mais comme ça peu gâcher un peu le suspens, je recommande de lire l'épisode avant de regarder la suite.

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