Vernis & Sécateur

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vendredi, février 3 2012

Soirée apocalipstick (en non-mixité meufs trans et/ou gouines)

Apocalipstick vient de se créer et pour fêter ça organise une soirée trop la classe en non-mixité meufs trans et/ou gouines. Au progamme, bar, boum, bouffe… bonheur ! C’est le vendredi 10 février à 21h au Centre LGBTQIF de Lille (19, rue de Condé, Métro porte d’Arras) Faites tourner à vos copines !

Voici une petite présentation du groupe :

Nous en avions marre d’être invisibles et inaudibles ou examinées au microscope exotisant par :

  • des pénibles en mal de relations sexuelles distrayantes
  • des militants qui veulent nous transformer en barbies subversives pour faire caution dans leur vitrine théorique
  • des curieux/curieuses qui nous prennent pour des moteurs de recherche à leur disposition sur les questions trans et lesbiennes
  • des sociologues tout frétillants d’avoir dégoté le dernier sujet à la mode.

Nous en avions marre d’être mal à l’aise ou poussées vers la sortie (plus ou moins pernicieusement) d’espaces et/ou de groupes qui sont aussi les nôtres.

Nous en avions marre d’être obligées de mettre de l’adoucissant quand on passait nos oppresseurs à la machine sous prétexte que "les pauvres petits, quand même…" .

Nous avions envie de lutter entre copines, sans avoir à nous censurer, sans complaisance vis à vis des dominants et sans attendre leur validation.

Apocalipstick est un groupe féministe matérialiste en non-mixité meufs trans et/ou gouines. Apocalipstick est un groupe autonome qui lutte contre la société hétéropatriarcapitaliste, raciste, cissexiste et validiste (et ouais, carrément !)

mercredi, janvier 25 2012

Appel à documents sur l'irréversibilité du Traitement Hormonal de Substitution

Une camarade transsexuelle, Kelly Carjack, qui demandait son changement de prénom à l'État-civil (qui la reconnait toujours sous son prénom de naissance, Brandon) ainsi qu'une rectification de la mention du sexe s'est vue débouter de ses demandes par le tribunal de grande instance de Lille parce qu'elle n'avait pas subi d'opérations chirurgicales, et parce que le traitement homonal de substitution (estrogènes+anti-androgènes) ainsi que l'épilation au laser ne présentaient pas un caractère «irréversible».

Elle a fait appel de cette décision et recherche pour nourrir son dossier des documents (articles scientifiques, rapports d'autorités médicales, etc) démontrant les aspects irréversibles de ces traitements hormonaux.

Si vous avez connaissance de tels documents, ou de passages spécifiques dans des documents «faisant autorité», ce serait super chouette si vous pouviez les envoyer à l'adresse <cassidyke at reveries point info>, ou alors dans les commentaires de ce billet.

(Oui, je sais, il y a Google, mais entre les documents de 150 pages, les articles scientifiques pas toujours disponibles gratuitement, ce n'est pas toujours évident.)

mardi, janvier 3 2012

Oh, mince

Je suis tombée là-dessus, via un certain réseau social : Ducon, euh, pardon, Dukan (vous savez, le gars qui vous vend ses régimes choc et qui partagera sans doute une cellule avec le fabriquant du Mediator dans quelques années quand on se sera rendu compte qu'en fait, c'est pas très bon pour la santé), qui écrit une lettre ouverte à Sarkozy, pour, en gros, lui suggérer notamment que les gros·se·s perdent des points au Bac parce qu'ils sont gros·se·s, histoire, dit-il, «de sensibiliser les ados à l'équilibre alimentaire».

Bon, déjà, même si l'époque du lycée ça commence à remonter, il y a deux objections que je peux formuler :

  1. les gros·se·s qui perdent des points au bac parce qu'ils et elles sont gros·se·s, ça existe déjà : ça s'appelle les cours de sport.
  1. il faut quand même être assez bisounours pour croire que donner des notes, mettre des points et des barèmes permet vraiment «de sensibiliser les gens» à quoi que ce soit.

Cela dit, pour les gens qui sont vraiment préoccupée par l'idée de faire maigrir les gros·se·s, moi j'ai une idée de régime que je trouve assez classe, là, comme ça : on me met toutes les semaines dans un espace clos, moi et juste un gars qui veut me faire maigrir, moi avec une batte, et je suis persuadée que je serai assez fortement motivée pour dépenser quelques-unes de ces calories superflues que j'ai tendance à emmagasiner.

dimanche, novembre 20 2011

Journée du souvenir trans

Aujourd'hui, c'est le 20 novembre, journée du souvenir trans (Trans Day Of Remembrance en anglais), pour se rappeler de toutes les personnes trans assassinnées.

Pas le courage de faire un vrai billet cette année, alors juste une petite image :

tdor2011-small.png

Et, plus sérieusement, un morceau d'un texte que j'avais écrit il y a maintenant trois ans ; je l'écrirais peut-être un peu différemment maintenant, mais vu que maintenant tout de suite je suis un peu trop blasée pour écrire, c'est mieux que rien.


Les meurtres des personnes trans' ne sont pas des évènements isolés, mais sont révélateurs de l'omniprésence de la transphobie. Alors qu'une étude aux USA montre que les trans' ont 18 fois plus de chances que la moyenne de se faire assassiner, les peines obtenus pour les meurtriers sont souvent légères : ainsi le 14 août 2008, au Royaume-Uni, le meurtrier présumé de Kellie Telesford était acquitté après que la défense soit parvenue à jeter le discrédit sur la victime ; le 23 août, aux États-Unis, le meurtrier d'Alexis King obtenait des circonstances atténuantes ; un an plus tôt, dans le même état, le meurtre d'Erica Keel, heurtée à quatre reprises par la voiture de son assassin, était considéré comme un accident, tandis qu'au Portugal en 2006 les meurtriers de Gilberta Salce avaient été condamnées à des peines légères de 11 à 13 mois.

S'il ne s'agit que d'exemples, ces jugements affirment que les trans' n'ont pas les même droits que les autres être humains, qu'assassiner une personne parce qu'elle est trans' n'est pas un crime de haine mais une circonstance atténuante. La défense place le blâme sur les victimes, qui «se font passer pour ce qu'elles ne sont pas» et l'ont forcément un peu cherché. La majorité des médias va également dans ce sens, s'acharnant à utiser les prénoms et le genre assignés à la naissance pour parler des personnes trans', légitimant ainsi la défense des meurtriers.

Mais le vecteur principal de transphobie vient encore des états eux-mêmes, qui, en plus de ne pas reconnaître la transphobie comme une discrimination, rendent généralement extrêmement difficile le changement d'état-civil, requiérant, pour changer la mention du sexe, des opérations chirurgicales de «réassignation sexuelle»ou, comme en Belgique, la stérilisation. En plus de mettre des bâtons dans les roues des trans', ce refus de changer l'état-civil peut avoir des conséquences catastrophiques, en risquant de les «outer» dans un milieu transphobe ; un autre exemple dramatique où l'état est directement complice des violences transphobes est la situation dans les prisons, où les femmes trans' sont enfermées avec des hommes, en faisant des cibles privilégiées d'humiliations, de violences et de viols.

La médecine n'est pas en reste puisque, la transsexualité étant considérée comme une maladie mentale, l'accès pour les trans' aux hormones ou à la chirurgie dépend du bon vouloir des psychiatres et des médecins, tandis que les trans' subissent également des discriminations dans les accès aux soins.

Les trans' sont aussi des victimes particulières du capitalisme puisque, discriminé-e-s à l'embauche, ils et elles sont souvent dans des situations précaires. Un nombre important de femmes trans' doit ainsi recourir à la prostitution, ce qui les expose encore plus particulièrement aux risques de violence.

Même dans les espaces progressistes et de soutien, la transphobie est parfois présente : par exemple, si les femmes trans' subissent, autant que les autres femmes, le sexisme et la misogynie, les espaces réservés aux femmes (qu'il s'agisse d'espaces militants ou de centres d'accueil ou d'écoute pour des femmes ayant subi des violences) leur sont parfois fermés, les placant dans des situations de vulnérabilité accrue et les privant d'un soutien vital.

Pourtant, même les violences spécifiques aux trans' ne concernent pas qu'eux et elles : donner des circonstances atténuantes à un meurtrier parce que sa victime l'a «trompé» sur son «vrai sexe» ou parce qu'elle avait «une force d'homme» lui permettant de se défendre, c'est aussi légitimer les argumentations patriarcales rendant responsables les victimes de violences et de viols ; permettre à des psychiatres de donner ou pas leur feu vert en fonction de l'«adéquation» au genre désiré, c'est légitimer les normes de genre pour tout le monde ; exclure une trans' d'un espace non-mixte parce qu'elle a un pénis, c'est légitimer le fait de réduire les femmes à leurs organes génitaux ; refuser aux trans' l'accès à des traitements hormonaux ou chirurgicaux, ou au contraire leur en imposer pour obtenir un changement d'état-civil, c'est attaquer le droit de tou-te-s à disposer de son corps.

La haine des trans' ne nait pas de rien ; elle est le fruit du système patriarcal qui impose à tout le monde, en fonction d'un détail anatomique, un genre rigide qui doit déterminer toute notre vie : rose ou bleu, jupe ou pantalon, attirée par les hommes ou attiré par les femmes, opprimée ou privilégié. La lutte pour la libération des trans', comme celle des homosexuel-le-s ou des intersexes, n'est par conséquent pas dissociable du combat féministe et doit être pleinement prise en compte dans le combat pour un monde sans oppressions.

mercredi, octobre 12 2011

Festival Ô Mots des Flamands Roses, Saison 9 (Automne 2011)

omotslowres.png

Le neuvième Festival Ô Mots, festival littéraire des genres et des sexualités organisé par les Flamands Roses, aura lieu à Lille du 20 octobre au 12 novembre 2011. Vous pouvez retrouver le programme détaillé sur le site des Flamands Roses.

Je n'ai pas réussi à copier/coller facilement l'ensemble ici sans que ça pourrisse la mise en page, désolée, mais voici au moins un récapitulatif des évènements :

  • Infokiosque
    Sur toute la durée du festival, au J'en Suis J'y Reste
  • Vente de livres auto-édités
    Sur toute la durée du festival, au J'en Suis J'y Reste
  • Exposition Sur toute la durée du festival, au J'en Suis J'y Reste
  • Apéro-concert
    Jeudi 20 octobre à 20h au J'en Suis J'y Reste
  • Femmes trans en prison
    Vendredi 21 octobre à 20h au J'en Suis J'y Reste
  • Atelier slam
    Jeudi 27 octobre de 15h à 18h au J'en Suis J'y Reste
  • Pink washing : racisme sauce LGBTF
    Vendredi 28 octobre à 19h30 au J'en Suis J'y Reste
  • Soirée «Nos Mots »
    Samedi 29 octobre à 20h30 au J'en Suis J'y Reste
  • Soirée concert et boum
    Lundi 31 octobre à 21h au Centre Culturel Libertaire
  • «Se dire lesbienne»
    Vendredi 4 novembre à 19h au J'en Suis J'y Reste
  • Le privilège cissexuel
    Samedi 5 novembre à 18h au J'en Suis J'y Reste
  • Soirée cocktail
    Samedi 5 novembre à 21h au J'en Suis J'y Reste
  • Atelier Drague entre gouines
    Dimanche 6 novembre à 15h au J'en Suis J'y Reste
  • Repas séro-solidaire
    Samedi 12 novembre à 19h au J'en Suis J'y Reste

Et en bonus, la version non-officielle et non retenue de la page de garde, parce que moi je l'aimais bien :

omots_lowres_old.png

lundi, octobre 10 2011

Deux événements du collectif MTF (Misandres Terroristes Féministes)

Dans le cadre du Festival Ô Mots des Flamands Roses, dont le programme devrait être disponible en ligne incessamment sous peu.

Les deux événements auront lieu au J'en Suis J'y Reste, centre LGBTQIF de Lille/Nord-Pas-de-calais, 19 rue de Condé, Lille

Femmes trans en prison

Vendredi 21 octobre à 20h au J'en Suis J'y Reste

Présentation d’une brochure publiée récemment en français, où figurent des témoignages de femmes trans incarcérées ou ayant été incarcérées, ainsi que des textes relatant et analysant la situation des femmes trans incarcérées, les liens avec la justice, les responsabilités des activistes, etc…

Projection d’un film documentaire (60min – anglais sous-titré français) analysant la situation des femmes trans incarcérées aux USA…

Soirée proposée par le collectif MTF (Misandres Terroristes Féministes).

Le privilège cissexuel

Lancement de la campagne « Start Cis Pathologization »

Samedi 5 novembre à 18h au J'en Suis J'y Reste

Le collectif MTF (Misandres Terroristes Féministes) organise une discussion sur le privilège cissexuel, en se basant notamment sur le chapitre 8 du livre Whipping Girl de Julia Serano.

Dans ce chapitre, elle s'attarde sur les privilèges cissexuels ainsi que sur les mécanismes que les personnes cissexuelles mettent en place pour justifier et maintenir leurs privilèges. L'idée est de mettre en lumière un statut opprimant (en l'occurence, le statut cis), pour l'étudier et en comprendre les fonctionnements. Ce qui permet, pour une fois, de ne pas placer les personnes transsexuelles comme objets d'étude, mais à l'inverse de mettre les personnes cissexuelles et leurs comportements sous la loupe d'une analyse matérialiste visant à questionner la norme.

Lors de cette rencontre sera présentée une nouvelle brochure reprenant ce chapitre, pour la première fois traduit en français.

samedi, août 27 2011

La «gauche» qu'en a dans le pantalon

Bon, j'avoue, je ne m'intéresse pas vraiment aux élections de 2012. Et particulièrement pas à qui va bien pouvoir représenter le PS parce que bon, faut bien le dire, pour moi tous les sociaux-traitres se ressemblent un peu.

N'empêche, qu'à défaut d'avoir un programme révolutionnaire, il faut leur reconnaître un truc : ils en ont dans le slibard.

La preuve : Cambadélis, sur son blog, explique que «la période n’est pas aux « chochottes » !».

Ce à quoi Le Guen répond, «Effectivement, ne soyons pas des chochottes. Nous, nous ne sommes pas des chochottes !».

Chochotte, ça veut dire quoi, déjà, exactement ?

chochotte féminin

1. (Familier) Garçon douillet, maniéré, efféminé.

2. (Familier) Homosexuel efféminé.

Bref, au Parti Socialiste, au moins c'est clair, c'est pas des pédales, pas un parti de tafioles, que des mecs, des vrais.

Remarquez, au moins on peut leur reconnaître une certaine cohérence politique : après s'être félicités en choeur de l'arrêt des poursuites contre Strauss-Kahn, autant assumer le machisme hétérosexiste jusqu'au bout.

vendredi, août 26 2011

Recueil S'lame de fond

Un petit peu de publicité pour le bouquin S'lame de fond, recueil féministe de textes de slam écrits par des transpédégouines.


 S'LAME DE FOND

Recueil de textes écrits lors des ateliers réalisés  aux UEEH (Universités d’été euro-méditerranéennes des homosexualités) à Marseille en 2009 et 2010 ainsi qu’à la Titanik, squat féministe et queer à Montreuil - ce lieu est désormais fermé- et au centre LGBTQIF « j’en suis, j’y reste » à Lille à l'occasion du festival « ô mots », festival littéraire organisé par Les Flamands Roses autour des questions des genres et des sexualités en 2010. Les textes ont été dits aux mêmes endroits lors de scènes ouvertes. Toutes les personnes ayant souhaité publier leurs textes figurent dans ce recueil DIY. Nous avons également récolté des textes au gré des rencontres sur diverses scènes slam entre 2009 et 2011.

Les illustrations ont été réalisées par Rose Butch. Rose butch est une gouine peintre qui vit à Lille, entourée d'un troupeau de chats. Dans son travail, elle a décidé de partir d'elle-même et de s'imprégner de ce que d'autres gouines lui renvoient (elle ne peint pas des identités ou des parcours qui ne font pas partie directement de sa vie), et ce afin d'éviter les travers exotisants qu'ont parfois certaines démarches artistiques.

Prix libre à partir de 3 euros

Contact:slamedefond@yahoo.fr


DÉDICACE

Aux âmes mutilées, mutines,

aux mutantEs du système qui démilitarisent,

déminent ce monde même à mi-temps,

éliminent le manteau élimé de nos pères,

MotivéEs malgré le marteau qui frappe, démonte, craque le crâne.

Aux mélanges matinaux qui travestissent les genres à la lueur de l'aube.

Aux allées et venues de l'amitié,

Aux aléas de la vie qu'on ne dit qu'à demi-mots.

A la pointe d'humour qui persiste et signe,

Aux miettes d'espoir de notre pain de colère.

Aux muettes que guettent des tumeurs malignes.

Aux lâche-riens qui se chérissent au creux des reins, quand même, envers et contre tous,

qui contournent les réacs, rage au poing, du tac-o-tac les lattent, arborent les carreaux de leurs chemises.

Aux camionneuses, butchs, bikeuses qui sabotent la virilité à grands coups de tronçonneuse.

Aux panthères à talons qui enterrent avec talent de médiocres misos, se battent becs et ongles vernis.

Aux reines du bordel.

Aux fems qui mordent, que jamais on aborde et qui sabordent les machos.

Aux héroïnes anonymes, sorcières modernes, fières égoïstes et solidaires,

ayant chassé la peur et la soumission de leur tanière.

Aux amantes alitées, loin d'leur sale mentalité.

A celles qui débordent, hors normes, trop grandes, trop larges,

qui dérangent les gens, les genres.

A ceux qui ont fini par faire avaler son divan au psy.

A celles qui dégomment à la kalach' ceux qui les appellent Monsieur.

Aux millions de folles alliées, de trublions, de ta voisine de palier aux femmes en prison...

A celles qui slamment, rappent, content,

quand d'autres s' la racontent.

A la rébellion, à la rage de vivre, à la force qu'on tire de la lutte...Aux mots qui nous délivrent...

Audrey et Caillou

mercredi, juin 15 2011

True Blood

Hier, l'Assemblée nationale a voté contre le mariage pour les homos.

Hier, c'était aussi la jourmée mondiale du don du sang[1], l'occasion de rappeler que les gays sont toujours exclus du don du sang. Pour être exacte, la formulation qu'on peut voir dans le questionnaire du don du sang est :

Si vous avez eu des relations sexuelles entre hommes.

Ce qui est à mon avis intéressant de noter, et qui prouve bien qu'il s'agit de discrimination et pas juste de «prise en compte de risques blabla taux de prévalence bla», c'est que contrairement au fait d'avoir :

  • Changé de partenaire sexuel(le),
  • Eu plus d’un(e) partenaire sexuel(le),
  • Eu une relation sexuelle avec un(e) partenaire occasionnel(le)
  • Eu une infection sexuellement transmissible (IST) dont la syphilis.

qui est gênant «uniquement» si c'est dans les quatre derniers mois, le fait d'avoir une une relation sexuelle «entre hommes» semble être rédhibitoire à vie, carrément.

Bref, voilà, les gays peuvent toujours pas donner leur sang, on peut le lire dans la presse (enfin, sur Internet, la presse papier c'est plus chiant de faire les copier/coller) :

Alors bon, voilà, oui, je pense que dans la situation actuelle les dispositions de l'Établissement Français du Sang sont discriminatoires, oui je pense que c'est bien d'en parler, mais quand même, il y a une question qui me trotte dans la tête à chaque fois que je lis ce genre d'articles.

L'exclusion du don du sang ne concerne a priori «que» les hommes gays (si t'es lesbienne ou trans t'as des chances de te faire virer par un médecin réac, mais c'est pas prévu dans le cadre et il est complétement en tort). Du coup je me demandais : si y'avait une mesure qui concernait que les lesbiennes, est-ce que tous ces médias seraient aussi prompts à parler en général «des homos», «des personnes homosexuelles» ? Certes, grammaticalement l'expression «les homosexuels» peut aussi bien signifier «les hommes homosexuels» que «les hommes et les femmes homosexuel-le-s». C'est la beauté d'avoir une grammaire sexiste. Sauf que du coup, ça donne un peu l'impression que les questions qui concernent uniquement les gays deviennent les questions des gays et des lesbiennes ; ce qui en soit ne serait pas très gênant si ça allait dans les deux sens, mais le fait que les questions spécifiquement gays deviennent «les questions homos» et que les questions spécifiquement lesbiennes restent «les questions lesbiennes», je crois que ça ne me va pas.

Bon et sinon, pour justifier un peu le titre et parce que malgré le bémol précédent je pense que c'est important d'être solidaire des copains pédés là-dessus, une petite image :

eric.png

Notes

[1] Eh ouais, le titre est juste racoleur : en fait c'est un billet sur un truc chiant, et pas sur la série True Blood. Mais promis, je ferai aussi un billet sur cette série un de ces quatre.

mardi, février 1 2011

Ça me rappelle quelque chose...

Je ne sais pas si vous avez vu, mais je suis tombée via internet sur l'information, relayée de façon plus ou moins exotisante et transphobe selon les médias, qu'une compagnie aérienne thaïlande aura des hotesse de l'air trans.

Ce qui est drôle, c'est que les quelques liens que j'ai vus présentaient ça comme un truc super cool, une avancée pour les droits des trans, youpi, tralala.

Et puis je tombe sur la même news en anglais, et là je lis la chose suivante :

The transsexual staff will wear a special gold ’3rd sex’ name tag that will help other PC Air workers and travelers identify their gender.

Le personnel transsexuel portera une étiquette de nom spéciale dorée «3ème sexe» pour aider les autres travailleurs de PC Air et les voyageurs à identifier leur genre.

Ou, autrement dit, pour ne pas que des cisgenres puissent par erreur les confondre avec des «vraies fâmes» et risquer d'être «trompé sur la marchandise»...

Bref, si t'es trans et que tu veux bosser, il faut que tu sois clairement stigmatisable comme trans, et c'est une super avancée sociale, youpi.

Enfin bon, on m'objectera que ça pourrait être pire : ils auraient pu choisir le triangle rose.

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